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Société helvétique eut lieu à Langenthal (26 avril) ; Pestalozzi présidait 1 ; le discours qu'il avait préparé, mais qu'il ne put prononcer lui-même à cause de sa longueur, fut lu par le secrétaire, le pasteur Schuler; au banquet, un hymne en l'honneur du noble vieillard, composé par le pasteur Frohlich, de Brugg, fut chanté en chœur par tous les convives; la première strophe disait :
Vois tes fils debout autour de toi ; — Accepte notre chant en ton honneur, — Pour tout ce que tu nous as enseigné — Sans te laisser vaincre par d'amères souffrances, — Pendant toute la durée d'une vie terrestre.
Le discours de Pestalozzi a été imprimé au quatorzième volume de l'édition Gotta des Œuvres complètes, sous ce titre : Discours quefai prononcé à Langenthal comme président de la Société helvétique 2. Ce discours ne remplit que la première partie du programme annoncé par l'auteur : il est consacré tout entier à la patrie, au souvenir de ses gloires passées, aux espérances de l'avenir. Mais Pestalozzi avait préparé aussi un travail sur l'éducation, dont il ne fut pas donné lecture. Ce travail n'a pas été recueilli dans ses Œuvres ; il est imprimé dans le volume des Verhandlungen der Helvetischen Gesellschaft zu Langenthal, 1826 3, et a été reproduit dans les Pestalozzi- Blàtter de Zurich (1882). Ce mémoire, intitulé Essai d'une esquisse de ce qui constitue Vidée de V éducation élémentaire, expose avec beaucoup de clarté le programme d'éducation de Pestalozzi pour les six ou sept premières années de
1. Il venait de recevoir un autre témoignage de sympathie et de respect : le Grand Conseil du canton d'Argovie lui avait conféré la naturalisation d'honneur (4 avril 1826).
2. Rede, die ich als diesjiihriger Prusident der Helvetischen Gesellschaft den %6. April 1828 in Langenthal gehalten.