Ibid., p
3. Beitrag zur Biographie Heinrich Pestalozzïs und zur Beleuchtung seiner neuesten Schrift : « Meine Lebensschicksale u.s.f. », nach dessen eigenen Briefen und Schriften bearbeitef; Saint-Gall, Wegelin et Râtzer,
comédien, accusé d'immoralité et de mensonge. Bien que Niederer et sa femme n'aient pas directement collaboré à la rédaction de ce livre impie *", ce sont eux qui ont fourni à Biber les matériaux dont il s'est servi, et ils doivent porter avec lui la responsabilité de cette mauvaise action. Nous ne pouvons les en absoudre, si grands qu'aient pu être les torts de Pestalozzi et de Schmid à leur égard : rien ne saurait justifier cle semblables représailles.
Lorsque Pestalozzi eut lu le pamphlet de Biber, il fut pris d'une fièvre violente. Il comprit qu'il lui était impossible de se réfugier plus longtemps dans le silence du mépris. Un journal zuricois disait de lui : ce II paraît que Pestalozzi fait comme certains animaux, qui se cachent sous le poêle lorsqu'on leur montre le bâton, autrement il répondrait à ces attaques 2 ». 11 voulut prendre la plume; mais il tomba malade et dut se mettre au lit. Il demanda alors à son médecin combien il lui restait de temps à vivre ; et comme celui-ci répondait qu'on ne pouvait pas le savoir : ce II faut absolument, dit Pestalozzi, que je vive encore six semaines pour réfuter cet infâme calomniateur3 ». Malgré ses souffrances, il essaya d'écrire; mais il ne put rédiger, dans les heures qu'il dérobait à son mal, que quelques feuillets sans suite4. Bientôt cette imprudence
i. Dans sa préface (p. v), Biber fait cette déclaration: « M. Niederer n'a pas en la moindre part à la rédaction de cet écrit ». M. Morf affirme néanmoins que « le livre de Biber est sorti de la plume de Niederer » (t. IV, p. 541), et il appuie sa conviction sur des preuves indirectes tirées de la correspondance échangée par Niederer avec plusieurs de ses amis à cette occasion.
3. Emmanuel Frôhlich, Erinnerung an Vater Pestalozzi (dans les Pàdagogische Blàlter de Eehr, 1881, p. 125).
4. Ces feuillets ont été conservés ; quelques fragments en ont été publiés par Bandlin, Der Genius von Vater Pestalozzi, pp. ,33{J-3iO.
aggrava son état. L'affection dont il souffrait nécessitait une intervention chirurgicale fréquente : le médecin proposa de le transporter de Neuhof à Brugg, afin de l'avoir près de lui. Pestalozzi y consentit. Avant son départ, le 15 février 1827, jugeant sa fin prochaine, il dicta au pasteur de Birr ses dernières volontés. Voici les passages essentiels de ce testament :
Je suis tout près de la mort. J'aurais désiré vivre quelques mois de plus, pour mon œuvre et pour ma justification et celle de Schmid; mais je me suis résigné, et je meurs sans regret. Joseph Schmid prendra ma place et sera le père de mes enfants. Il continuera à veiller avec une affection paternelle sur mon petit-fils, sur sa femme et leur enfant... Il a tout sacrifié pour moi, sans recevoir de moi autre chose que la nourriture et l'habillement. Je suis son débiteur et donnerais volontiers ma vie pour lui. Quoi que puissent dire contre lui ses ennemis et les miens, il est mon sauveur et le sauveur de ma maison. Là où il a manqué, il a manqué par complaisance pour moi. Il a voulu, pour me complaire, réaliser l'impossible. Par Tordre et une sage économie, par le meilleur emploi possible des ressources disponibles, il a voulu payer les dettes de ma maison, et fonder encore une école de pauvres pour donner satisfaction à mes vœux. Il a accompli la première partie de cette tache : il m'a sauvé financièrement; il a payé toutes les dettes de ma maison. Il n'a pu accomplir la seconde. Il n'a pu fonder l'école de pauvres, par ce motif, sans parler d'autres causes qui ont nui à l'entreprise, que beaucoup de souscriptions promises n'ont pas été payées. Schmid n'a point détruit soit l'un, soit l'autre de mes instituts d'Yverdon, comme le prétendent ses ennemis et tes miens, qui ont répandu à ce sujet d'incroyables calomnies. Les hostilités qui m'ont été suscitées pendant les dernières années de mon séjour à Yverdon sont le motif qui m'a engagé à fermer mon institut; et c'est bien en pure perte que nos ennemis font tant de bruit à ce sujet, car cet institut ne répondait pas aux premières aspirations de ma vie. Je me suis retiré dans mon cher Neuhof, pour me consacrer désormais exclusivement à celles-ci. C'est à cette œuvre que je travaillais, et toutes
DERNIÈRES ANNÉES DE PESÏALOZZI A NEUHOF. 431
les injures contre Schraid et contre moi, que les journaux ont si complaisamment accueillies, n'ont pu troubler ma tranquillité ni me détourner de mon travail. Il était déjà assez avancé, et j'osais espérer que mes livres élémentaires, lorsqu'ils auraient vu le jour, obtiendraient le suffrage des psychologues impartiaux, et conduiraient aux expériences que je désire si vivement voir tenter. Ce que je souhaitais n'est pas arrivé : mon travail reste inachevé. Je laisse à mes amis le soin de voir quel usage peut en être fait.
Quelles que fussent la joie et l'ardeur avec lesquelles je travaillais à cette œuvre, mes ennemis ont enfin réussi à me les gâter. Le livre de Biber et la lettre de Fellenberg publiée dans le n° 10 de la Neue Zùrcher Zeitung 1 me provoquèrent à une réponse. Chose qui ne m'était pas arrivée depuis des années, je pris la plume moi-même; mais mes forces me trahirent. J'espérais, ma réponse achevée, pouvoir dire à tous, amis et ennemis : « Me connaissez-vous mieux? » et obtenir justice pour moi et pour mon ami Schmid. La Providence en a décidé autrement, et je m'incline. Mais, comme je ne pourrai plus parler dans la tombe, je somme aujourd hui tous mes ennemis, ouverts ou cachés, nommément Fellenberg, qui, sous prétexte de me défendre, veut me faire passer pour un coquin ou un imbécile; Biber, qui, à l'inverse de Fellenberg, m'attaque en adversaire déclaré, mais dont j'aurais facilement paré les coups si l'arme n'avait échappé à ma main défaillante; ISïederer, Krîisi et Mf, qui me paraissent avoir mis Biber en avant — quoique celui-ci ne veuille pas en convenir — ■ pour se donner l'avantage d'une apparence pacifique, bien qu'ils soient les auteurs de tous les scandales qui ont empoisonné les dernières années de ma vie; je les somme tous, sur mon lit de mort et au nom de la justice du ciel, de porter leurs accusations devant les tribunaux, et de faire faire par l'autorité compétente une enquête sévère sur tous les méfaits qu'ils imputent à Schmid et à moi. Schmid trouvera dans mes papiers toutes les pièces qui doivent servir à sa justification et à la mienne, et je l'autorise à en faire l'usage qu'il jugera nécessaire pour son honneur et pour le mien. Puisse ma cendre faire taire enfin la haine de mes ennemis, et mon suprême appel les engager
L Celait une nouvelle attaque de Fellenberg, en janvier 1827,
à suivre avec calme et dignité la voie de la justice! Puisse la paix que je vais trouver donner aussi la paix à mes ennemis! En tout cas je leur pardonne. Je bénis mes amis, et j'espère qu'ils se souviendront avec affection de celui qui n'est plus, et qu'après sa mort ils continueront à consacrer leurs efforts à la réalisation des aspirations de sa vie *-.
Transporté à Brugg dans un traîneau fermé, par une froide journée d'hiver, il fut installé dans une petite chambre de l'hôtel Zum rothen Haus, au rez-de-chaussée; il avait auprès de lui sa petite-fille par alliance, la plus jeune sœur de Schmid, et son petit-fils Gottlieb ; Schmid, absent depuis le mois de septembre, était retenu à Paris. Le lendemain 46, il eut une crise très pénible et fut pris de délire; le 47 au matin, il expira 2.
Deux jours après, on l'enterra dans le cimetière de Birr ; la bière était portée par les instituteurs du voisinage; quelques amis, parmi lesquels Nabholz, accouru d'Aarau3, et les enfants de l'école du village, formaient tout le cortège. Pendant longtemps, la tombe de Pestalozzi fut ombragée par un simple rosier; en 4846, le
1. Ce testament a été publie par Schmid. Fellenberg's Klage, pp. 59-63.
2. Les principaux documents relatifs aux derniers moments de Pestalozzi sont une lettre de son secrétaire Steinmann à Mme Halder, née Schulthess, nièce de Pestalozzi; une lettre de Gottlieb Pestalozzi à cette même parente : et un rapport adressé par le vicaire Fisch, de Brugg, à l' Amtsburgermeister Herzog. Ces trois pièces ont été imprimées dans le Korrespondenzblatt des Archivs der schweîzerischen permanenten Schulausstellung in Zurich, année 1878, pp. 9-12.
3. Nabholz était depuis 1822 directeur de l'école normale d'instituteurs du canton d'Argovie. M. Morf (t. IV, p. 564) a publié une lettre de Nabholz à Niederer, du 20 février 1817, dans laquelle il déclare expressément que, de l'avis des personnes présentes aux funérailles, l'assignation lancée par la commission de l'orphelinat de Gais, et le pamphlet de Biber, ont été les causes directes de la mort de Pestalozzi.
gouvernement argovien fit ériger sur l'une des faces de la nouvelle école de Birr un monument funéraire, sous lequel repose aujourd'hui la dépouille cle l'ami des pauvres et des enfants.
La mort presque subite de Pestalozzi ne lui avait pas permis de mettre la dernière main aux divers ouvrages dont il avait annoncé la publication ; mais d'autres, tels que la cinquième partie de Léonard et ~Gertru.de, étaient entièrement achevés. Ces manuscrits inédits n'ont pas vu le jour : Gottlieb Pestalozzi. ayant voulu les envoyer, en 1842, à Joseph Schmid, qui s'était établi à Paris, la caisse qui les contenait se perdit en route sans qu'il ait été possible d'en retrouver les traces.
11 nous reste à indiquer brièvement comment s'acheva là carrière de Kriïsi et de Niederer, et de ceux que Pestalozzi avait crus destinés à continuer son œuvre après lui.
Kriisi, comme on Fa vu, avait quitté Yverdon dès 1822 pour prendre la direction de l'école cantonale d'Appenzell Rhodes-Extérieures, à ïrogen. Onze ans plus tard, en 1833, il renonça à cet emploi pour fonder, avec le concours du canton, une école normale à Gais; il joignit à cet établissement une Realschule et une école de jeunes filles. Il consacra à la direction de ces divers établissements les dernières années de sa vie, et mourut en 1844 à l'âge de soixante-huit ans. Pendant quatre ans (1832-1835) il avait fait paraître, en collaboration avec Tobler, une publication périodique intitulée : Contributions aux moyens d'instruction populaire dans l'esprit de l'éducation humaine (Beitrâge zu clen Mittcln cler Yolkserziehung im déiste der Mensrfienbildung , Zurich et Trogen). Nous avons dit plus haut (p. 195) qu'en 1829 il publia des extraits d'un manuscrit de Pestalozzi qui se trouvait entre ses mains, sous ce titre : Enseignements d'un père sous forme d'explications morales du vocabulaire ; testament du père Pestalozzi à ses élèves (Vaterlehren in sittlichen Wortdeutungen. Ein Vermàchtniss vom Vater Pestalozzi an seine ZGglinge; Trogen, Meyer et Zuber-
biihler). Il a inséré en 4828 clans un journal pédagogique dirigé par J.-P. Rossel (Allgemeine Monatschrift fur Erziehung und Unterricht, Aix-la-Chapelle) des souvenirs sur Pestalozzi (reproduits dans les PestalozzCsche Blàtter de Niederer, qui contiennent encore plusieurs autres articles de lui). Il a laissé en outre deux écrits relatifs à Pestalozzi et à sa méthode; le premier est intitulé : Souvenirs de ma vie et de mon activité pédagogique, avant, pendant et après mon association avec Pestalozzi {Erinnerungen aus meinem pàdagogischen Leben und Wirken, vor meiner Vereinigung mit Pestalozzi, wàhrend derselben und seither; Stuttgart, Cast, 1840) ; le second a pour titre : Mes tentatives et mes expériences dans le domaine de V éducation populaire (Meine Bestrebungen und Erfahrungen im Gebiete der Volkserziehung; Gais, 1842).
Niederer, dès qu'il eut appris que Pestalozzi n'était plus, s'empressa de déclarer publiquement, en son nom et au nom de ses amis, que la querelle était désormais apaisée et que tous les collaborateurs de Pestalozzi ne voulaient plus voir en lui que l'homme d'autrefois. Pendant les aimées 1828 et 1829, il publia, dans la Monatschrift de Rossel, diverses études, ainsi que quelques manuscrits inédits de Pestalozzi; ces matériaux, joints à d'autres travaux de Krûsi, de Tobler et de Nàgeli, ont été réunis sous le titre de PestalozzVsche Blàtter. L'institut de jeunes filles dirigé par Niederer et sa femme n'avait pas cessé de prospérer; en 1837, Niederer le transporta à Genève. C'est dans cette ville qu'il mourut en 1843, à l'âge de soixante-cinq ans. Sa veuve continua à diriger l'institut de jeunes filles jusqu'à 1850, puis elle se retira à Zurich, où elle est morte en 1857, en léguant à la bibliothèque de la ville de Zurich les papiers de son mari, parmi lesquels se trouvaient de nombreux manuscrits de Pestalozzi, et en particulier toute la correspondance de celui-ci avec sa fiancée Anna Schulthess.
Joseph Schmid, qui se trouvait à Paris au moment de la mort de Pestalozzi, revint à Neuhof pour peu de temps, puis se fixa définitivement à Paris, où il fut attaché à l'institution Morin comme professeur; il donna des leçons de mathématiques dans d'autres établissements encore (par exemple à l'institution Bussy fils) et chez des particuliers. En 1832 et 1833, il conclut avec Emile de Girardin et Boutmy des traités l'autorisant à publier une édition allemande du
Journal des connaissances utiles et du Musée des familles; mais cette entreprise n'eut pas de succès, et dut être interrompue au bout de quatre ans. Parmi les personnes avec lesquelles Joseph Schmid s'était lié à Paris, nous citerons la princesse Galitzine, née Ismaïloff, qu'il aida dans la publication d'un ouvrage intitulé Analyse de la force, la famille de Villamil, à Passy, et le directeur de l'école Turgot, Pompée, auquel il fournit des documents pour son mémoire sur Pestalozzi. En 1846, à l'occasion des fêtes données en Allemagne et en Suisse pour le centenaire de la naissance de Pestalozzi, Schmid fit paraître un prospectus en langue allemande annonçant l'ouverture d'une souscription à une nouvelle édition des œuvres choisies du grand éducateur. L'année suivante, il écrivit une brochure intitulée Pestalozzi und sein Neuhof (imprimée en allemand chez Paul Renouard, rue Garancière, à Paris, et mise en vente chez l'éditeur Schulthess, à Zurich); il y exposait un plan pour la création d'une école normale modèle à Neuhof; il annonçait en même temps la prochaine publication (qui n'eut pas lieu) d'un second volume encore inédit des Lebensschicksale de Pestalozzi, destiné à faire la lumière, au moyen de documents authentiques, sur les faits qui avaient amené la ruine de l'institut d'Yverdon. Enfin, en 1848, Schmid publia une brochure en français, intitulée Introduction 'des mathématiques dans V instruction populaire (Paris, Lacrampe fils); il y annonçait l'intention de donner une nouvelle édition allemande des œuvres de Pestalozzi, ainsi qu'une traduction française des manuels consacrés à l'enseignement élémentaire des mathématiques. Aucun de ces divers projets ne fut réalisé. Joseph Schmid est mort à Paris le 14 février 1851, à l'âge de soixante-cinq ans.
L'aînée des sœurs de Schmid, Marie, qui avait rempli pendant de longues années les fonctions de maîtresse à l'institut d'Yverdon, et qui devint plus tard Mme Reidel, se brouiila avec son frère après la mort de Pestalozzi, et ne se réconcilia jamais avec lui.
Gottlieb Pestalozzi continua pendant quelques années, après la mort de son grand-père, à habiter le domaine de famille avec son épouse, Catherine Schmid. Plus tard, il vendit Neuhof et se fixa à Zurich; il est mort dans cette ville en 18G3. Son fils, le colonel Karl Pestalozzi, professeur
436 PESTÂLOZZl.
à l'École polytechnique de Zurich, né à Neuhof en 1825, est aujourd'hui Tunique descendant du grand philanthrope dont il porte le nom.
Le domaine de Neuhof avait été vendu par Gottlieb Pestalozzi à M. Jàger-Custer, de Brugg.il passa ensuite aux mains d'un agriculteur de Birr, M. Seeberger, qui le revendit en 186i à M. Vogt, de Râmigen. En 1858, un incendie a détruit la maison d'habitation construite par Pestalozzi en 1770, ainsi que la grange à laquelle avait été annexé en 1774 l'atelier des enfants. Le bâtiment dont Pestalozzi avait commencé la construction pour y installer une école de pauvres a été achevé par son petit-fils : c'est aujourd'ui une ferme, qu'habite le propriétaire du domaine *.
1. Morf, I, pp. 108 et 125. notes. Le propriétaire actuel de Neuhof est M. Schneider Hérisson. Pestalozzi élève de J.-J. Rousseau, p. 13. note 3).
A. — Éditions des ouvrages de Pestalozzi.
Nous avons, au cours de ce volume, indiqué le titre de tous les écrits de Pestalozzi dans leur ordre chronologique, et mentionné la première édition de chacun d'eux, leurs réimpressions du vivant de Fauteur, ainsi que leurs traductions françaises; il nous reste à énumérer les autres éditions totales ou partielles qui en ont été faites.
La première édition des œuvres complètes de Pestalozzi est celle de Gotta (Pestalozzi' s sàmmtliche Schriften, Stuttgart et Tubingue, 15 vol. in-8), qui a paru de 1819 à 1826. Elle laisse beaucoup à désirer sous le rapport de la correction du texte. Plusieurs écrits de Pestalozzi n'y ont pas trouvé place. Quelques-uns de ses ouvrages les plus importants ont subi des modifications considérables. Léonard et Gertnide, en particulier, a été complètement remanié : le roman occupe les quatre premiers volumes de l'édition; mais ces quatre volumes correspondent seulement aux trois premières parties de l'ouvrage; la quatrième partie a été entièrement laissée de côté.
Kriïsi a donné deux éditions de Léonard et Gertrude, en rétablissant le texte des éditions originales de 1781, 1783, 1785 et 1787 : la première en 1831 (Trogen, 4 vol.), la seconde, ne comprenant que les deux premières parties, en 1844 (Zurich, Meyer et Zeller, un vol., avec des dessins à la
plume, par H. Bendel) ; une réimpression de cette dernière édition a été faite à Zurich en 1857.
M. Fr. Mann a publié dans la Bibliothek pâdagogischer Classiker de H. Beyer, à Langensalza, un choix des principales œuvres de Pestaiozzi : J.-H. Pestalozzi's ausgewàhlte Werke, mit Pestalozzi's Biographie; 4 vol. in-32, 1871. Un second tirage de cette édition a été fait en 1878, en quatre volumes in-8. L'édition de M. Mann comprend les ouvrages suivants : Léonard et Gertrude ; la Soirée d"un solitaire ; des extraits du Schweizerhlatt; la Lettre sur le séjour à Stanz; Comment Gertrude instruit ses enfants ; Opinions et expériences concernant Vidée de V instruction élémentaire; Discours 'prononcé à Lenzbourg en 4809 ; Discours de Pestaiozzi à sa maison, 1808, 1809, 1810, 1811, 1812, 1818; le Chant du Cygne. Les textes donnés par Mann sont ceux des éditions originales.
M. L.-W. Seyffarth, alors recteur et vicaire à Luckenwalde (depuis pasteur à Liegnitz), a publié, de 1869 à 1873, la seule édition complète des œuvres de Pestaiozzi qui ait été donnée depuis celle de Gotta : Pestaiozzi1 s sdmmtliche Werke, geslchtet, vervollstàndlgt und mit erlàuternden Einleitungen versehen von L.-W. Seyffarth, Rector und Hilfsprediger zu Luckenwalde; Brandebourg, Adolf Mûller; 18 vol. in-16. Cette édition donne en seize volumes et deux volumes supplémentaires tous les ouvrages de Pestaiozzi que M. Seyffarth a pu se procurer; elle est beaucoup plus complète que celle de Gotta, et le texte est conforme aux éditions originales, excepté pour Léonard et Gertrude : M. Seyffarth a cru malheureusement devoir adopter, pour cet ouvrage, le texte remanié des quatre premiers volumes de l'édition Gotta, qui sont devenus, dans son édition, les première, deuxième, troisième et quatrième parties du roman; et il y a ajouté, sous le titre de cinquième partie, la quatrième partie telle qu'elle a été publiée en 1787, que l'édition Gotta avait omise.
Enfin, la commission du Musée pestalozzien de Zurich a fait paraître, à l'occasion du centenaire de la publication de Léonard et Gertrude, une nouvelle édition de cet ouvra'ge, en 2 vol. in-8 : Lienhard und Gertrud, erster und zwciter The'd, neu herausgegeben zum Jubildum der Original-Ausgabe vom Jahr 4781 ; Zurich, F. Schulthess, 1881 ; — Dritter und vierter Theil, neu herausgegeben als Fortsetzung der Jubilàum-Aus-
gabe des ersten und zweiten Theils, von der Kommission fur das Pestalozzi-Stûbchen; Zurich, F. Schnlthess, 1884. Cette édition est accompagnée de deux études sur « l'histoire de la composition de Léonard et Gertrude », par le Dr 0. Hunziker. La même commission a publié en 1886 (Zurich, F. Schulthess) une édition critique des Nachforschungen ùber den Gang der Natur in der Entioicklung des Menschengeschlechts, qui prend pour base le texte de 1797, et donne en note les variantes de 1821.
B. — Ouvrages formant les sources originales a consulter pour la biographie et l'oeuvre de Pestalozzi.
Nous aurions pu dresser une liste très considérable d'ouvrages relatifs à Pestalozzi ; mais nous n'avons pas cru qu'un catalogue de ce genre eût ici une utilité réelle. Nous nous sommes contenté d'indiquer ci-dessous les titres des écrits qui forment, avec les œuvres de Pestalozzi lui-môme, les sources originales auxquelles il convient de puiser pour l'étude des questions relatives à la biographie du célèbre éducateur et à ses doctrines.
L'ordre suivi est l'ordre chronologique.
Les lettres M. P., placées entre parenthèses à la suite du titre d'un ouvrage, indiquent qu'il se trouve à la bibliothèque du Musée pédagogique de Paris. Cet établissement possède l'une des collections les plus complètes d'écrits relatifs à Pestalozzi, provenant, pour une large part, de la bibliothèque de M. Rapet, acquise par le Musée en 1880.
Der Erinnerer, journal publié à Zurich en 1765 et 1766.
Isaac Iselin, Ephemeriden der Menschheit, journal publié à Baie de 1776 à 1782.
R. Schinz, Brief an einen Freund ùber Pestalozzi; 12 avril 1783. Imprimé pour la première fois dans les Verhandlungen der helvetischen Gesellschaft zn Schinznach im Jahre 4827, pp. 23-31. Réimprimé dans les Pestalozzi-Blàtter de Zurich, année 1881, pp. 42-47.
Schnell, Bezirksstatthalter in Burgdorf, an seinen Freund K. ùber Pestalozzi' s Lehranstalt. Berne, Gessner, 1800. Le texte de cette brochure, devenue très rare, a été réimprimé dans les Pestalozzi-Blàtter de Zurich, année 1888.
Herbart, Pestalozzïs Idée eines ABC der Anschauung untersucht und wissenschaftlich ausgefûhrt. Gôttingen, Rôwer, 1802. (M. P.)
Id., Ueber Pestalozzïs neueste Schrift : « Wie Gertrud ihre Kinder lehrt ». Article dans la revue allemande Irène, 1802. Imprimé à part en une brochure, 1802. (M. P.)
Ith, Amtlicher Bericht ùber die Pestalozzische Lehranstalt und die neue Lehrart derselben. Berne et Zurich, H. Gessner,
Gutsmuths. Article sur Pestalozzi dans la Bibliotheh der pàdagogischen Literatur, mai 1802. A été réimprimé en partie par M. Morf, t. I, pp. 316-318.
Hempel, Pestalozzïs Menschenlehre aus seinen « Nachforschungen u. s. w. » gezogen und katechetisch-dialogisch bearbeitet. Leipzig, Steinacker, 1803. (M. P.)
Himly, Yersuch einer Einleitung in die Grundsdize des pestalozzïschen Elementar-Unterrichts. Berlin, Haude et Spener,
Schwarz, Pestalozzïs Méthode und ihre Anwendung in Volksschulen. Brème, Seyffert, 1803. (M. P.)
Soyaux, Pestalozzi, seine Lehrart und seine Anstalt, mit Bemerkungen und i Tabellen begleitet. Leipzig, Gerhard Fleischer, 1803. (M. P.)
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[Feierabend], Kritik aller Untersuchung der pestalozzischen Méthode. Francfort et Leipzig, 2 vol., 1811. (M. P.)
Niederer, Das Pestalozzische Institut an das Pnblikum. Mit cinem Briefe Pestalozzïs als Vorrede. Yverdon, 1811. (M. P.)
Ghristmann, Versuch einer Mctakritik der Weltverbesserung , oder ein Wort ùber Pestalozzi und Pestalozzismus. Elberfeld et Leipzig, Biischler, 1812. (M. P.)
Niederer, Pestalozzïs Erziehungsunternehmuny im Verhàltûiss zuv Zeitkultur. Ein historisch-kritischer Beltrag zur Kenniniss und Beriehtigung der ôffentlichen Beurtheilung dièses Gegenstandes. Yverdon, et en commission chez Cotta à Stuttgart. Erste A btheilung, 1812; Zweite Abtheilung, 1813. (M. P.)
Bremi, Ueber die Scfirift : « Pestalozzïs Unternehmung im Verhàltniss zur Zeitkultur », frùher genannt « Das Pestalozzische Institut an das Publikum ». Erste Abtheilung, enthaltend die Beleuchtung der Beschiddigungen des H. J. Niederers gegen den Verfasser. Zurich, David Bûrkli, 1812. (M. P.) — La seconde partie de l'ouvrage n'a pas été publiée.
Jullien de Paris, Précis de l'institut d'éducation d'Yverdun, organisé et dirigé par Pestalozzi. Milan, imprimerie royale, 1812. (M. P).
1d., Esprit de la méthode d'éducation de Pestalozzi. Milan, imprimerie royale, 2 vol., 1812. (M. P.) — Nouvelle édition sous le titre à. Exposé de la méthode d'éducation de Pestalozzi. Paris, Hachette, 1 vol., 1842. (M. P.)
Verhandlungen der schweizerischen Gesellschaft fur Erziehung; 1808-1812.
Plamann, Beitrdge zur Vertheidigwig der Pestalozzischen Méthode. Leipzig, Rein. ltcs Heft, 1812. 2tcs Heft, 1815. (M. P.)
Ladomus, Ueber Pestalozzi's Grund-Idee der Erzichung und ùber dessen Méthode. Heidelberg, Mohr et Zimmer, 1813. (M. P.)
Mmc Guizot, Nos 24, 25, 26 et 27 du « Journal adressé par
une femme à son mari sur l'éducation de ses deux filles », dans les Annales de l'éducation, t. V, Paris, 1813. (M. P.)
N.egeli, ErUdrung an Hottinger als Ankldger der Vreundc Pestalozzïs. Zurich, 1813.
Niederer, Schliessliche Rcchtfertigung des Pestalozzischen Instituts gegen seine Verldumder. Nebst Pestalozzïs ErUdrung aus dcm zweiten Bande der Schrift « Pestalozzi's Erziehungsunternehmung im Verhdltniss zur Zeitkultur » bcsonders abgedruckt. Yverdon, 1813. (M. P.)
G. -M. Raymond, Lettre sur rétablissement d'éducation d'Yverdun, fondé et dirigé par M. Pestalozzi. 1814, sans nom de lieu. (M. P.)
MmeDE STAëL, De l'Allemagne, 1814. (M. P.) Le chapitre xix de la première partie, intitulé « Des institutions particulières d'éducation et de bienfaisance », est consacré presque en entier à Pestalozzi et à l'institut d' Yverdon.
Abs, Pestalozzïs Anstrengungen fur Menschenbildung gcschichtlich dargestellt. Halberstadt, Bureau fur Literatur und Kunst, 181 o. (M. P.)
[Synge], A biographical sketch of the struggles of Pestalozzi lo establish his System; compiled and translated chiefly from his own works, by an Irish traveller. Dublin, 1815.
[Id.], A sketch of the System of intuitive calculation of Pestalozzi. Dublin, 1815.
Henning, Mittheilungen uber Pestalozzïs Eigenthùmlichkeit, Leben und Erziehungsanstalten. Publié dans le journal de Harnisch, der Schulrath an der Oder, années 1816 et 1817. Réimprimé par extraits dans les Pestalozzi-Blâtter, année 1 885.
[Synge], On the description offorms and their relations, aftcr the principles, of Pestalozzi. Dublin, 1817.
Fellenberg, Einige Worte uber Pestalozzi. Aarau, Sauerliinder, 1818.
Krûsi, A coup- d 'œil on the gênerai means of éducation, foilowed by a notice of a new institution foryoung boys. Yverdon, 1818. (M. P.)
Joseph Schmid, Rede gehalten ara 72. Geburtstage Pestalozzi s. Zurich, 1818,
Joseph Schmid, Wahrheit und Irrthum in Pestalozzïs Lebensschicksalen, durch Thatsachen dargelegt. Yverdon (Heidelberg), juillet 1822. (M. P.)
J . Meyer , Wie Herr Joseph Schmid clic Pestalozzi 'sche
Anstalt leitet. Ein Seitenstùck zu dem Bûche : « Wie Gertrud ihre Kinder lehrt ». Stuttgart, Metzler, 1822. (M. P.)
Id., Aux amis de Pestalozzi. Réponse aux injures et fausses allégations publiées par le sieur Joseph Schmid, chargé de la direction de l'Institut Pestalozzi, dans le supplément à une brochure intitulée : Vérité et Erreur, etc. Paris, David, juin 1823. (M. P.)
Verhandlungen der helvetischen Gesellschaft in Langenthal ira Jahr 4826. Zurich, Fr. Schulthess, sans date. (M. P.)
Verhandlungen der helvetischen Gesellschaft in Schinznach im Jahre 1827. Ibid.
Biber, Beitrag zur Biographie Heinrich Pestalozzi s und zur Beleuchtung seiner neuestcn Schrift : « Meine Lebensschicksale u. s. f. », nach dessert eigenen Briefen und Schriften bearbeitet, und mit anderweitigen TJrkunden belegt. Saint-Gall, Wegelin et Ràtzer, 1827. (M. P.)
Du Thon (Mm0 Adèle), Notice sur Pestalozzi. Genève, Cherbuliez, 1827. (M. P.)
Ch. Monnard, Notice sur Pestalozzi, insérée dans la Revue encyclopédique, t. XXXVI, p. 29o. Paris, 1827.
Joseph Schmid, Fellenberg's Klage gegen Pestalozzi, gewùrdigt und beleuchtet clurch von diesem hinterlassene Schriften. Karlsruhe, Macklot, 1827. (M. P.)
Niederer, Pestalozzi' 'sche Blâtter fur Menschen- und Volksbildung, oder Beitrag e zur Kenntniss Pestalozzi'' s als Menschenbildners und zur Beforderung seiner Entwickelungs- und Unterrichtsweise. Ouvrage formé de la réimpression de divers articles de Niederer, Krûsi, ïobler et Xiigeli, ainsi que de manuscrits inédits de Pestalozzi, publiés d*abord dans YAllgemeine Monatschrift fur Erziehung und Unierriclrf de J.-P. Rossel, paraissant à Aix-la-Chapelle. Il comprend un volume portant la date de 1828, et le commencement d'un second volume resté inachevé. (M. P.)
J.-H. Fichte, Fichte's Leben und literarischer Bricfwechsel. Sulzbach, 1830.
Krûsi et Tobler, Beitrdge zu den Mitteln der Volks erziehung im Geiste der Menschenbildung . Publication périodique qui parut durant quatre années. Zurich et Trogen, 1832-1835.
Zschokke, Erinnerungenan H. Pestalozzi, dans le Prometheus fur Recht und Licht, Impartie, pp. 245-261. Aarau, 1832.
[Fellenberg ] , Heinrich Pestalozzi'' s bis dahin unedirtc
Briefe und letzte Schicksale. Berne, Jenni, 1834, publié sans nom d'auteur. (M. P.)
Hecssler, Pestalozzi's Leistungen im Erziehungs fâche. Bàle, Schweighauser, 4838. (M. P.)
Ramsauer, Kurze Skizze meines pddagogischen Lebens. Mit besonderer Berùcksichtigung auf Pestalozzi und seine Anstalten. Oldenbourg, Schulze, 1838. (M. P.)
Kiiiïsi, Erinnerungen aus meinem pddagogischen Leben und Wirken, vor meiner Vereinigung mit Pestalozzi, wàhrend derselben und seither. Ein Freundeswort an die Seminaristen des dritten Lehrkurses bei ihrer Schulprùfung am 49. August 1839. Stuttgart, Cast, 1840. (M. P.)
A. NicoloviuS, Denkschrift auf G. H. L. Nicolovius. Bonn, Wéber, 1841. La « communication sur Pestalozzi faite à la Société littéraire d'Eutin en 1804 », qui se trouve dans ce volume, pp. 140-148, a été réimprimée dans les Pestalozzi Blàtter de Zurich, année 1885.
Krusi, Meine Bestrebungen und Erfahrungen im Gebiete der Yolkserziehung. Gais, 1842. (M. P.)
Xiederer, Briefe- von 1 797-1803 an seinen Freund Tobler. Genève, 1845.
Ackermann. Erinnerungen aus meinem Leben bei Pestalozzi. Francfort-sur-1 e-Mein, Jiiger, 1846. (M. P.)
Bandlin, Der Genius von Voter Pestalozzi. Zurich, Hôhr, 1846. (M. P.)
Blochmann, Heinrich Pestalozzi. luge aus dern Bilde seines Lebens und Wirkens nach Selbstzeugnissen, Anschauungen und Mittheilungen. Leipzig, Brockhaus, 1846. (M. P.)
Eman'UelFrôhlich, Erinnerung an Vater Pestalozzi. Inséré en 1846 dans l'ouvrage de Bandlin, Der Genius von Vater Pestalozzi. Publié à part, d'après une copie manuscrite, par le I)1' J. Keller, dans les Pddagogische Bldtter de Kehr, 188i, n° 3. (M. P.)
Ramsauer et Zahn,. Pestalozzi-Bldtter, erstes Heft. Elberfeld et Meurs, 1846. — Ce recueil n'a eu qu'uu seul numéro; il contient un écrit de Ramsauer intitulé Memorabilien. (M. P.)
Vortrdge gehalten bei der Pestalozzi-Feier am i%. Jenner 1846 in Basel; recueil contenant : Heussler, J.-H. Pestalozzi; J. Lehmann, Pestalozzi und seine Gehillfen, etc. Bâle, Schweighauser, 1846. (M. P.)
Joseph Schmid, Pestalozzi und sein Neuhof. Zurich, Schult-
hess ; imprimé à Paris chez Renouard , rue Garancière, 1847. (M. P.)
Lange, Erinnerungen ans meinem Schulleben. Potsdam, Riegel, 1855. (M. P.)
Môrikofer, Heinrich Pestalozzi und Anna Schulthess; étude publiée dans le Zûrcher Taschenbuch de 1859. Zurich, Orell, Fûssli et Ci0. (M. P.)