‹ PestalozziChapitre 36 sur 201 · Le soleil, en allemand, est du genre féminin · texte numérisé non relu

Le soleil, en allemand, est du genre féminin

sait faire de la chambre de famille le sanctuaire de la divinité l.

Le 16 avril 1784, Zinzendorf écrivait à Pestalozzi :

La deuxième partie de votre roman populaire est écrite dans le même esprit que la première, et ne pouvait manquer par conséquent de me faire le même plaisir... Je ne doute pas que vous n'ayez auprès de vous des amis avec lesquels vous pouvez vous entretenir agréablement de vos idées philanthropiques : ce doit être pour vous un encouragement à persévérer dans la voie utile où vous marchez. S'il en est ainsi, vous êtes certainement plus heureux que bien des amis de l'humanité qui vivent dans une sphère plus brillante 2.

La troisième partie cle Léonard et Gertrude fut publiée au printemps de 1785 3. Cette fois, Pestalozzi avait élargi son cadre et abordé un sujet plus vaste. Dans la deuxième partie, il s'était contenté d'ajouter de nouveaux chapitres à son récit primitif, pour complé-

1 . Chap. xxiv, p. 307. Pour ceux de nos lecteurs qui connaissent l'allemand, nous reproduisons ci-après ce passage dans la langue originale :

« Léser, ich môchte dir dennoch ein Bild suchen von dieser Frau, damit sie dir lebhaft vor Augen schwebe, und ihr stilles Thun dir imraer unvergesslich bleibe. Es ist viel, was ich sagen will ; aber ich schâine mich nicht, es zu sagen.

« So gehet die Sonne Gottes vom Morgen bis am Abend ihre Bahn. Dein Auge bemerkt keinen ihrer Schritte, und dein Ohr hôret ihren Lauf nicht; aber bei ihrem Untergange weisst du, dass sie wieder aufstehet und fortwirkt, die Erde zu warmen, bis ihre Friichte reif sind.

« Dièses Bild der grossen Mut ter, die iiber die Erde brùtet, ist das Bild der Gertrud und eines jeden Weibes, das seine Wohnstube zum Heiligthum Gottes erhebt und ob Mann und Kindern den Himmel verdient. »

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