‹ PestalozziChapitre 37 sur 201 · Pàedagogium, 1881, p · texte numérisé non relu

Pàedagogium, 1881, p

3. Lienhard und Gertrud. Ein Buch fûrs Volk. Dritter Theil. Francfort et Leipzig, 1785. La préface est ainsi datée : « Écrit dans ma solitude, le 10 mars 1785 ».

ter le tableau de l'état d'ignorance et de misère où vivaient les paysans. Maintenant il veut faire œuvre de réformateur, indiquer les remèdes qui doivent être appliqués aux maux qu'il a décrits. Ce qu'il faut réformer en premier lieu, c'est l'école et l'église. Mais pour changer l'école, il faut changer le maître d'école.

« Quand j'y réfléchis bien, dit au Junker l'homme le plus sensé du village, l'industriel Meyer, il me paraît qu'avec tout ce que vous pourrez faire, vous n'arriverez pourtant pas à votre but, à moins que vous ne chassiez l'individu qu'on appelle maître d'école, et que vous ne supprimiez l'école, ou bien que vous ne la réformiez complètement. Depuis cinquante ans, tout a tellement changé chez nous que la vieille méthode de tenir l'école ne vaut plus rien pour les gens tels qu'il les faut aujourd'hui... Vous savez quel maître d'école nous avons. Le malheureux n'a pas la moindre idée de ce qu'un homme doit savoir pour se tirer d'affaire avec honneur dans le monde. Il ne sait pas même lire; quand il lit, il semble qu'on entende bêler un vieux mouton, et plus il veut être édifiant, plus il bêle. Et quel ordre dans sa classe ! La puanteur vous fait reculer quand on ouvre la porte. Il n'y a pas une étable dans le village où les veaux et les poulains ne soient mieux soignés que nos enfants dans une école pareille 1. »

L'ancien magister de Bonnal est remplacé par un personnage nouveau, en qui Pestalozzi a bien certainement voulu se peindre lui-même : c'est le lieutenant Glùphi, un militaire invalide, devenu l'ami et le conseiller d'Arner 2. A côté de lui apparaissent d'autres

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