‹ PestalozziChapitre 40 sur 201 · Ghap. xvn, p · texte numérisé non relu

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que de ne plus prêcher. Il renonce même à faire apprendre aux enfants le catéchisme.

Il marqua de sa main dans leurs livres les quelques sentences sages et pieuses qu'il leur permit encore d'apprendre par cœur; de tout le reste, questions oiseuses, vains prétextes à disputes, qu'il voulait effacer de leur esprit, il ne dit plus mot : et lorsqu'on lui demandait pourquoi il ne parlait pas plus de ces choses que si elles n'eussent pas existé, il répondait : « Je vois tous les jours plus clairement qu'il n'est pas bon pour l'homme de se martyriser la cervelle pour y faire entrer tant de pourquoi et de parce que; l'expérience montre que plus les hommes se mettent de ces pourquoi et de ces parce que dans la tête, plus ils perdent leur bon sens naturel et l'usage pratique de leurs mains et de leurs pieds ! ».

Et après avoir expliqué en quoi le pasteur fait consister « la véritable religion humaine », la seule qu'il veuille désormais enseigner à ses paroissiens, Pestalozzi ajoute : « Mais le plus méritoire en lui, c'est qu'il déclarait franchement que s'il n'eût pas vu de quelle façon le lieutenant et la bonne Marguerite s'y prenaient à l'école avec les enfants, il n'aurait jamais essayé de lui-même de rien changer à la vieille routine, et qu'il serait resté jusqu'à la mort l'ancien pasteur de Bonnal, tel qu'il avait été trente années durant 2 ». C'est une chose caractéristique que la façon dont Pestalozzi fait incliner ici l'ecclésiastique devant la supériorité du laïque, ce Ainsi, dit-il quelque part, parlait l'homme dont la force venait de ce qu'il connaissait le monde, au prêtre dont la faiblesse venait de ce qu'il ne le connaissait pas 3. » La différence du point de vue, entre la

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