Voir la note 3 de la page
2. Lienhard und Gertrud. Ein Buch fur'' s Volk. Vierter und letzter Theil. Francfort et Leipzig, 1787.
apprenons — ce qu'on ne nous avait pas dit jusqu'ici — que la seigneurie d'Arner fait partie d'un duché dont le souverain va devenir un des personnages du roman. Son attention a été attirée sur les réformes commencées à Bonnal. Un ministre du prince, Bylifsky, est l'ami d'Arner et encourage ses tentatives, tandis que le courtisan Helidor, sceptique et égoïste, cherche à les tourner en ridicule auprès du duc dont il est le favori. Longtemps le génie du bien et celui du mal, personnifiés en ces deux hommes, se disputent l'esprit du souverain, qui flotte irrésolu. Arner, cependant, continue son entreprise. Il y apporte tout son bon vouloir; mais c'est à Glùphi que Pestalozzi donne décidément le premier rôle. Dans le chapitre intitulé La philosophie de mon lieutenant et celle de mon livre, l'auteur indique les bases de la législation qui sera exposée dans les chapitres suivants; quoique cette législation doive s'appeler « la législation d'Arner », le militaire maître d'école en sera le véritable auteur : « car ce n'est ni d'un vieux pasteur ni d'un jeune gentilhomme qu'on pourrait attendre pareille œuvre, mais de l'expérience d'un homme comme lui * ». Les institutions nouvelles — dans le détail desquelles nous ne pouvons pas entrer ici et qui forment un code complet à l'usage des seigneurs éclairés désireux de faire le bonheur de leurs paysans — portent bientôt d'heureux fruits malgré les résistances de la routine; les machinations de l'astucieuse Sylvia, l'alliée d'Helidor, sont déjouées; Bylifsky parvient à décider le duc à faire une enquête sérieuse, et à se rendre lui-même à Bonnal; et, au dénouement, nous entrevoyons le triomphe final du bien sur le mal, de la vérité sur le