‹ PestalozziChapitre 44 sur 201 · Chap. xli, p · texte numérisé non relu

Chap. xli, p

mensonge : les réformes dont Arner et ses amis ont prouvé la possibilité et l'efficacité en les expérimentant dans un village, vont être étendues au pays tout entier par le duc, désormais converti aux idées nouvelles.

La personnalité de Glùphi se confond avec celle de Pestalozzi dans ce quatrième volume plus que dans le précédent. Cet homme, que l'orgueilleuse Sylvia dédaigne parce qu'il taille lui-même les cheveux et les ongles des petits villageois *, cet homme qui a connu la misère, et à qui les paysans ont crié d'une voix railleuse : Joggeli, hast Geld? Joggeli, wïllt Geld? 2 cet homme que des ingrats calomnient et bafouent, et qui garde une si calme et si fière attitude, qui est-ce, sinon Pestalozzi lui-même? N'est-ce pas à Pestalozzi que s'appliquent ces paroles du pasteur parlant du lieutenant :

Sa tournure d'esprit, qui, dans toutes ses paroles, dans toutes ses actions, le fait se préoccuper des besoins de l'humanité, ne lui laisse de repos ni jour ni nuit; un tel homme ne peut aspirer qu'aux plus grandes entreprises, j'en suis certain. L'autre jour, comme il se croyait seul, je l'ai entendu dire, se parlant à lui-même : « Je leur ferai voir qui je suis » ; et un instant après : « Quand les degrés de l'échelle seraient brûlants, j'y monterai 3 ».

Et lorsque, après nous avoir montré Bylifsky visitant l'école de Glïiphi et lui exprimant son admiration *, l'auteur s'écrie : « Et c'est à cet homme, qu'hier encore la canaille de Bonnal poursuivait de ses cris insultants : Joggeli, as-tu de l'argent? Joggeli, veux-tu

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