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BURGDORF ET MUNCHENBUCHSEE (1801-1805). 481

gouvernement, les défauts et les lacunes des procédés d'enseignement qui y étaient employés, son histoire n'en demeure pas moins un intéressant objet d'études.

Reprenons-la au point où nous l'avons laissée, quelques semaines après la fondation de l'institut au château de Burgdorf.

Le successeur du ministre Stapfer, Mohr l, montra beaucoup d'empressement à soutenir l'entreprise de Pestalozzi. En janvier 1801, on le voit inviter les préfets à s'occuper de la souscription en faveur de l'institut. En février, à la suite d'une pétition cle Pestalozzi, le Conseil exécutif, après avoir accordé un nouveau secours matériel à l'institut (500 francs et 20 toises cle bois), charge le ministre des arts et sciences d'engager les communes suisses à envoyer leurs instituteurs suivre les cours normaux cle Burgdorf, et de recommander l'achat des livres élémentaires dont la prochaine publication est annoncée. Par arrêté du 29 avril, la subvention de 500 francs accordée en février est portée à 1600 francs (100 louis) \

On a le texte de la pétition adressée par Pestalozzi en 1801 au ministre des sciences et arts, pour obtenir un secours pécuniaire et du bois de chauffage : ce document a été publié par Niederer en 1828. Pestalozzi insiste sur ce point, que les divers établissements organisés ou à organiser, pensionnat déjeunes gens, école

1. J.-Mclchior Mohr, né en 1762, d'une famille patricienne de Lucerne, d'abord chanoine du chapitre de sa ville natale, s'était rallié en 1798 à la Révolution helvétique. Successivement secrétaire du ministère des affaires étrangères, ministre des arts et sciences (de décembre 1800 à octobre 1801), puis président de l'Assemblée des notables en avril 1802, sénateur, ministre des affaires étrangères, il renonça à la politique en 1803, et reprit alors ses fonctions ecclésiastiques, qu'il exerça jusqu'à sa mort (1846).

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