‹ PestalozziChapitre 94 sur 201 · Morf, I, pp · texte numérisé non relu

Morf, I, pp

normale d'instituteurs, orphelinat, ne sont pour lui que de simples moyens, d'une valeur toute relative et transitoire, et subordonnés à un but supérieur : ce but est « l'organisation d'une méthode psychologique d'enseiguement, qu'il se propose, d'une part, d'élaborer théoriquement comme écrivain, et, d'autre part, de généraliser le plus promptement possible dans la pratique par tous les moyens dont il dispose l ». Il ajoute expressément : « A mes yeux, le pensionnat n'est, pour cette œuvre, qu'un besoin momentané, et je chercherai, dès que cela me sera possible, à le remettre en d'autres mains; car ce que je désire, ce n'est pas la possession d'un établissement, c'est l'achèvement de ma méthode 2 ». Ainsi, la vérité qu'il devait proclamer si haut vingt-cinq ans plus tard, il l'avait déjà reconnue alors : il ne considérait sa présence à la tête de l'institut que comme une obligation passagère, dont il était résolu à s'affranchir le plus tôt possible.

En mai 1801, Tobler quitta l'institut avec sa cousine pour retourner à Baie, où il ouvrit lui-même un pensionnat. On ne sait pas bien quel fut le motif de son départ : il semble qu'il y ait eu mésintelligence entre lui et quelqu'un de ses collègues; mais la bonne entente entre Pestalozzi et lui ne fut pas troublée n. Le vide qu'il laissait fut comblé par l'entrée de deux nouveaux

Page 1