‹ PestalozziChapitre 95 sur 201 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

3. Morf, II, p. 61. — M. Heim, dans sa notice sur Tobler (Geschichte (1er schweizerischen Volksschide du Dr Hunziker, t. II, p. 126), présente les choses un peu différemment : « On avait engagé Tobler, dans l'automne de 1800, à se fixer à Bâle pour y diriger une école. Il refusa, par attachement pour Pestalozzi, et en récompense celui-ci lui signifia son congé l'année suivante, peut-être parce qu'il avait osé donner, en matière financière, des conseils qui déplurent. Les rapports personnelsde Pestalozzi cl de Tobler n'eurent jamais un caractère de réelle cordialité.»

BURGDORF ET MUNCHENBUCHSEE (1801-1805). 183

maîtres, l'Alsacien Neef, qui, après avoir été prêtre, puis soldat, s'était consacré à l'éducation, et le Zuricois Weiss : ce dernier, ancien commis, ne resta que quelques mois à Burgdorf.

Niederer, ami de Tobler, lui écrit le 30 juin de Burgdorf, où il était venu passer quelques jours : « Pestalozzi est définitivement décidé à abandonner l'institut; il regarde ses expériences pédagogiques comme terminées, et il va prier le gouvernement de placer l'institut entre les mains de quelque personne capable 1 ». C'est à Tobler que Pestalozzi eût désiré remettre la direction de l'établissement ; il lui fit même des ouvertures à ce sujet. L'été cle 1801 se passa en négociations qui n'aboutirent pas : Tobler ne crut pas devoir accepter. Devant ce refus, Pestalozzi se décida à rester encore à son poste.

C'est à ce moment qu'il perdit son fils. Depuis plusieurs mois, Jacques Pestalozzi était dans un état désespéré; il mourut à Neuhof le 15 août 1801. Ni le père ni la mère n'assistèrent à ses derniers moments : Mme Pestalozzi se trouvait à Hallwyl, et Pestalozzi était retenu à Burgdorf 2.

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