‹ Peter Brvegel l'ancien, son œuvre et son tempsChapitre 142 sur 273 · LE COMBAT DES TIRE-LIRES ET DES COFFRES-FORTS · texte numérisé non relu

LE COMBAT DES TIRE-LIRES ET DES COFFRES-FORTS

Au milieu du premier plan une tire-lire de terre cuite, harnachée, fêlée d’une flèche et laissant échapper des écus, la dague en bandoulière, pousse avec vigueur une lance au travers d’un coffre bardé de fer, les jambes enfermées dans d’élégantes cuirasses, qu’il renverse en lui faisant rendre ses écus, plus loin une tire-lire blessée d’une lance restée dans la plaie, s'attaque à une bourse qu’un coffre éventre en même temps d’un coup de lance. À gauche, un gros sac débordant d’écus et d’où sort une tête fend d’un coup de sabre un baril d’écus renversé. A droite, un soldat éventre de son couteau un tonneau d’argent monnayé servant de niche au chien hargneux qui le garde. Partout les lances se hérissent et se brisent, les glaives et les masses d’armes se dressent et s’abattent, les barils éclatent et les écus roulent. Des étendards ornés de grapins flottent sur les combattants et les couleuvrines et les canons lancent leur grêle au milieu des fumées.

Dans la marge du bas, en trois colonnes, trois distiques latins et trois distiques flamands : Quid modo divitie…. rapina feris. Wel aen ghy Spaerpotten, tonnen en kisten.…. waerder niet te rooven.

Signé dans l'angle inférieur droit P. BRVEGEL INVET.

Au milieu le monogramme du graveur Pierre Vander Heyden et entre les deux l'adresse de Jérôme Cock Aux quatre vents.

Ir Etat. Comme décrit.

II° Etat. Sous le nom de P. BRVEGEL l'adresse Foan Galle excudit. et dans le coin inférieur droit l’initiale Q qui paraît indiquer que la pièce fait partie d’une suite. Le monogramme du graveur a disparu, ainsi que

l'adresse Aux quatre Vents. À leur place on trouve en distiques séparés par des traits verticaux :

Divitiæ faciunt fures Les Richesses font les larrons Multos perdidit aurum et argentum| L'or et l'argent en a destruit plusieurs Ecceres:

Ryckdom maeckt dieven Goudt en silver heeft vele bedorve.

Hauteur 0,238. Largeur 0,304.

Une imitation de cette composition gravée sur bois a été publiée en Allemagne à Nurenberg en 1590 avec une inscription en vers. Voy. Monographien zur deutschen Kuliurgeschichte, t. II, G. STEINHAUSEN, Der Kauffmann in der deutschen Vergangenheit, p. 88-80.

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