Noce villageoise
Bruxelles, Coll. de M. Van der Straeten-Solvay.
Vaste composition à nombreux personnages; la scène se passe dans un village aux habitations éparses entre les arbres. On y voit, à l’avant-plan, à dextre, les apprêts du festin, dans d'immenses chaudrons; à senestre, l’arrivée des invités apportant les cadeaux d'usage ; à l'arrière-plan, devant le drap d’honneur auquel est suspendue sa couronne, la mariée, présidant la table, où elle reçoit les présents. Au fond du paysage on aperçoit la tour de Notre-Dame d'Anvers.
Nous avons ici une composition personnelle de Peeter Baltens. Certes, elle s'inspire des Kermesses de Bruegel, mais le dessin des figures est tout différent. A ceux qui auraient quelque peine à reconnaître l'identité de style avec les deux Saint-Martin, faisons remarquer ce détail : à l'extrême avant-plan, à dextre, près de l’homme occupé à écurer un chaudron, se voit un groupe comprenant un homme debout, vu de dos, avec un bâton sous le bras gauche, et, un peu en arrière, un homme agenouillé, ayant un bandeau autour de la tête, et portant un autre homme sur le dos. Ces mêmes personnages se retrouvent dans la Saint-Martin d'Anvers, sauf que l’homme à la tête bandée y est assis et ne détourne pas la tête: on les y verra à dextre, au troisième plan, sur la route qui mène au village.
Voir notre reproduction.
4, — Kermesse villageoise, avec, au centre, un fou qui tient une lanterne.
Prague, Coll. du chevalier de Hoscheck de Mülheim.
Grande composition synthétique, où l’on voit, comme chez Bruegel, les divers épisodes d’une kermesse : à l’avant-plan, des arbalétriers préparent la cible; plus loin, on se livre à la course à l’oie; on danse ; on se bat, etc.
Dans le coin inférieur senestre, nous retrouvons le personnage debout vu de dos, avec le bâton sous le bras, mais diminué de taille, et transformé en jeune garçon; à côté de lui, un homme à la tête bandée très voisin de celui de la Saint- Martin d'Anvers.