‹ Peter Brvegel l'ancien, son œuvre et son tempsChapitre 5 sur 273 · DAT · texte numérisé non relu

DAT

souvent, après avoir accompli leur désir à cet endroit, retournent à la patrie avec expérience, faculté et honneur ». Si l'on veut scruter plus profondément l'intention qui pouvait guider spécialement notre artiste, on y trouvera aussi une envie de voir du pays, toute naturelle à l'élève d’un homme qui en avait vu autant que Pierre Coeck d’Alost. Et cette raison se confirme par ce fait frappant que les seules œuvres qu'on puisse rapporter à ce voyage par des dates certaines ne sont que des paysages, à l'exclusion de toute étude de figures autres que celles qui les animent d’une façon très subordonnée.

Au moment où Bruegel se met en route les événements politiques ne sont guère favorables au voyageur. En juin 1551 la guerre se rallume dans le duché de Parme entre la France, le pape, Charles-Quint et Farnèse. En octobre, Maurice de Saxe conclut un traité d'alliance avec Henri II: c’est la coalition de la France et des princes protestants contre l’empereur, qui oblige celui-ci à quitter l'année suivante à la hâte et en grand secret la Haute Allemagne pour essayer de rentrer aux Pays-Bas, puis le force à rebrousser chemin pour se réfugier en Carinthie, au moment où Henri s'empare de la Lorraine et de l'Alsace. La France n'offre guère plus de sécurité au voyageur. Mais il semble bien que lorsque van Mander dit que Bruegel alla en France et en Italie, c'est effectivement par la France que le voyage commence.

Les deux dessins authentiques les plus anciens que nous connaissions, datés tous deux de 1552, ne nous montrent effectivement ni des vues du Rhin, ni des sites alpestres. L'un (du Cabinet des dessins du Louvre), à la plume sur un papier bleuté, et daté de la main de Bruegel dans un cartouche expressément réservé dans l'avant plan, est l'étude d’un coude de rivière tranquille, bordée d'une montagne de hauteur moyenne et dont le cours est divisé par une digue. Ce paysage qui trouverait son modèle dans de nombreux sites français ou allemands, ne pouvait séduire notre voyageur qu'au sortir des horizons monotones des plaines flamandes, avant qu'il fut blasé des sites alpestres ou rhénans.

Un second dessin plus petit (1), daté également de 1552 dans un cartouche analogue au premier, offre déjà un caractère nettement

(x) Cabinet de Berlin, donation de M. de Beckerath.

INTER. VTRYMQVE VOLA . LMEDIO TVTISSIMVS 1815.

| Qu ve —vt futas agutars Dudalus alas 2 ACempe qued hic alte' demussius 4]le—velabat : | ne nn aquas À am pins ambo non habure suas

| Pine Brougl fi. Rome 3

Errud Fra” nm pré Ca*

Agir iNGENIS rrATDAINE MORÇE Deus Pilier Aion ds Fe ad Sydra tollms

Prgmw sandi Sjdisa pub dout Pins Brespl

bigeme Hgpaduns pofun confmdrre Eglum

“St mundi seras fais léuare vel

Page 1