‹ Petit carême; sermons et morceaux choisisChapitre 71 sur 116 · DOUTES SUR LA RELIGION · texte numérisé non relu

DOUTES SUR LA RELIGION

Tandis que vous avez vécu avec pudeur et avec innocence , vous n'avez pas douté. Rappelez ces temps heureux où les passions n'avaient pas encore gâté votre cœur : la foi de vos pères ne vous offrait rien que d'auguste et de respectable; la raison pliait sans peine sous le joug de l'autorité; vous ne vous avisiez pas de vous former à vous-mêmes des difficultés et des doutes : dès que les mœurs ont changé, les vues sur la religion n'ont pas été les mêmes. Ce n'est donc pas la foi qui a trouvé dans votre raison de nouvelles difficultés, c'est la pratique de vos devoirs qui a rencontré dans votre cœur de nouveaux obstacles. Et si vous nous dites que vos premières impressions, si favorabtes à la foi, ne venaient que des préjugés de l'éducation et de l'enfance; nous vous répondrons que les secondes, si favorables à l'impiété, ne vous sont venues que des préjugés des passions et de la débauche; cl que, préjugéspour préjugés, il nous semble qu'il vaut encore mieux s'en tenir à ceux qui sont formés dans l'innocence , et qui nous portent à la vertu , qu'à ceux qui sont nés dans l'infamie des passions , et qui ne prêchent que le libertinage et le crime.

C'est ici où je voudrais en appeler, avec Terlullien , à ce pécheur mourant, et le faire parler ici à ma place contre l'incrédulité : c'est ici où, à l'honneur de la religion de nos pères, je ne voudrais pas d'autre témoin de la faiblesse et de la mauvaise foi de l'impie , que cette âme qui expire , et qui ne peut plus parler que le langage de la vérité : c'est ici où je voudrais assembler tous les incrédules autour du lit de sa mort; et , pour les confondre paru" témoignage

qui ne saurait lour être suspect, lui dire avec Tortullieii : 0 àme! avant que vous sortiez de ce 'corps lerroslrc, dont vous allez vous détacher, souffrez que je vous appelle ici en témoignage : Consiste in medio , anima (Tkrtut.l.) : parlez dans ce tlernier moment où vous ne donnez rien à la vanité , et où vous devez tout à la vérité ; dites-nous si vous regardez le Dieu terrible , entre les mains duquel vo.us allez tomber, comme un être chimérique dont on fait peur aux esprits faibles et crédules? dites-nous si tout disparais santà vos yeux, si toutes les créatures retombant pour vous dans le néant, Dieu seul ne vous parait pas immortel, immuable, l'Être de tous les siècles et de l'éternité , et qui remplit le ciel et la terre ? Nous consentons maintenant , nous que vous avez toujours regardés comme des esprits superstitieux et vulgaires , nous consentons que vous soyez le juge entre nous et l'incrédulité , à laquelle vous avez toujours paru si favorable : .4 te testimonium fJagitant christlani, ah extranea adversus tuos. Quoique vous ayez été jusqu'ici étrangère par rapport à la foi , et ennemie de la religion , la religion s'en rapporte h vous contre ceux que le lien affreux de Timpiéte vous avait si étroitement unis : A te testimonium fagitant christiani, ab extranea adversus tuos. Si tout meurt avec vous, pourquoi la mort vous parait-elle si fort à craindre ? Cur in toUnn times mortcm, si nihil est tibi iimendum post mortcjn? Pourquoi ces mains suppliantes vers le ciel, s'il n'y a point de Dieu qui puisse se laisser toucher à vos gémissements et écouter vos prières? Si vous n'êtes rien vous-même, pourquoi démentez-vous donc lu néant de votre être , et tremhlez-vous sur les suites de votre destinée ? Si nihil es ijjsa, cur mentiris in te? D'où vous viennent, dans ce dernier moment, ces sentiments de crainte, de respect pour l'Être suprême ? n'est-ce pas parce que vous les aviez toujours eus , que vous aviez imposé au public par une fausse oslentaliou d'impiété, et que la mort ne fait que développer les dispositions de foi et de religion , que vous aviez toujours conservées pendant votre vie? .4 te testimonium f agitant cbristiani, ab extranea adversus tuos.

{Sermoni)our le mardi de la 4* semaine de CarCmc.)

SUR l'injustice du monde.

Le premier objet sur lequel tombent tl'OFdinaire les discours du inonde contre la vertu , c'est sur la droiture des intentions des gens de bien. Comme ce qui parait de leurs actions donne d'ordinaire peu de prise à la malignité et à la censure , on se retranche sur leurs intentions : on prétend aujourd'hui surtout, où, sous un prince aussi grand que religieux , la vertu autrefois étrangère et moquée à la cour, y est devenue la voie la plus sure des grâces et des récompenses ; on |)rétend que c'est là où visent ceux qui en font une profession publique; qu'ils ne veulent qu'aller à leurs fins , et que ceux qui paraissent les plus saints et les plus désintéressés , n'ont par-dessus les autres que plus d'ait et plus d'adresse : si on leur fait givàce sur la bassesse de ce motif, on leur en prête d'autres aussi dignes de l'élévation , de la. vertu et de la sincérité ciirétienne. Ainsi , qu'une àme touchée de ses égarements revienne h Dieu ; ce n'est pas Dieu qu'elle cherche , c'est le monde par une voie plus fine et plus détournée : ce n'est pas la grâce qui a changé son cœur, c'est l'âge qui commence à effacer ses traits , et qui ne la retire des plaisirs , que parce que les plaisirs commencent à la fuir eux-raém.es. Si le zèle embrasse des œuvres de miséricorde , ce n'est pas qu'on soit charitable , c'est qu'on veut devenir important : si l'on se renferme dans la prière et dans la retraite , ce n'est pas la piété qui craint les périls du monde; c'est une singularité et une ostentation qui veut s'en attirer les suffrages : enfin , le mérite des plus saintes actions est toujours déprisé dans la bouclie des mondains , par les soupçons dont ils noircissent les intentions.

Je conviens que l'hypocrite est digne de l'exécration de Dieu et des hommes ; que l'abus qu'il fait de la religion est le plus grand de tous les crimes ; que les dérisions et les satires sont trop'douccs pour décrier un vice qui mérite l'horreur du genre humain ; et ([u'un théâtre profane a eu tort de ne donner ([ue du ridicule à un caractère abominable, si houleux et si affligeant pour l'Église; et qui doit plutôt exciter les larmes et l'indignation , que la risée des fidèles.

Mais je dis que ce déchaînement éternel contre la vertu; que ces soupçons téméraires qui confondent toujours l'homme de bien avec l'hypocrite; que cette malignité, qui, en faisant des éloges

cOO MORCKAUX CHOISIS

pompeux (le la justice, no trouve presque aucun juste qui les mérite : je dis que ne langage , dont on fait si peu de scrupule dans le monde, anéantit la religion, et tend à rendre toute vertu suspecte : je dis que par là vous fournissez des armes aux impies , dans un siècle où tant d'autres scandales n'autorisent que troj) l'impiété. Vous leur aidez h croire qu'il n'y a plus de justes sur la terre; que les saints mêmes qui ont autrefois éditié l'Église, et dont nous honorons la mémoire , n'ont donné aux hommes que le spectacle d'une fausse vertu , dont ils n'avaient que le fantôme et les apparences ; et que l'Évangile n'a jamais formé que des pharisiens et des hypocrites. Comprenez-vous , mes frères, tout le crime de ces dérisions insensées? vous croyez rire de la fausse vertu , et vous blasphémez contre la religion. Je le répèle, en vous déliant de la sincérié des justes que vous voj'ez, l'impie conclut que ceux qui les ont précédés , et que nous ne voyons pas , leur étaient semblables ; que les martyrs eux-mêmes , qui couraient à la mort avec tant de fermeté, et qui rendaient à la vérité le témoignage le plus éclatant et le moins suspect que l'homme puisse lui rendre, n'étaient que des furieux qui cherchaient une gloire humaine par une vaine ostentation de courage et d'héroïsme ; et qu'enfin la tradition vénérable de tant de saints , qui de siècle en siècle ont honoré et édifié l'Église, n'est qu'une tradition de fourberie et d'artifice. El plût à Dieu que ce ne fut ici qu'un emportement de zèle et d'exagération ! ces blasphèmes , qui font horreur, et qui auraient dû être ensevelis avec le paganisme, nous avons encore la douleur de les entendre parmi nous. Et vous-mêmes , qui en frémissez , vous les mettez pourtant, sans le vouloir, dans la bouche de l'impie, ce sont vos censures éternelles de la piété, qui ont rendu en nos jours l'impiété si commune et si impunie.

Je n'ajoute pas que par là tout devient douteux et incertain dans la société. Il n'y a donc plus, ni bonne foi, ni droiture, ni fidélité, parmi les hommes. Car s'il ne faut plus compter sur la sincérité et sur la vertu des justes; si leur piété n'est que le masque de leurs passions, nous ne compterons pas sans doute plus sur la probité des pécheurs et des mondains : tous les hommes ne seront donc plus que des fourbes et des scélérats dont il faudra se défier, et ne vivre avec eux que comme avec des ennemis d'autant plus à craindre, qu'ils cachent, sous les dehors de l'amitié et de l'humanité ,

le dessoin ou de nous tromper, on de nous perdre. Il n'y a qu'un cœur profondément mauvais et corrompu, qui puisse supposer tant de noirceur et de corruption dans les autres.

Et voilà le second caractère de cette Icmérité dont nous parlons. Oui, mes frères , ce fonds de malignité, qui voit le crime à Iravers même les apparences de la vertu , et qui attribue à des œuvres saintes des intentions criminelles, ne peut partir que d'une âme noire et corrompue. Comme les passions vous ont gâté le cœur, a vous que ce dicours regarde ; que vous êtes capable de toute duplicité et de toute bassesse ; que vous n'avez rien de droit , rien de noble, rien de sincère : vous soupçonnez aisément vos frèresd'étre ce que vous êtes : vous ne sauriez vous persuader qu'il y ait encore dos cœurs simples , sincères et généreux sur la terre : vous croyez voir partout ce que vous sentez en vous-même : vous ne pouvez comprendre que l'honneur, la fidélité , la sincérité, et tant d'autres vertus toujours fausses dans votre cœur, aient quelque chose de plus vrai et de plus réel, dans le cœ.ur des personnes même les plus resiiectables par leur élévation ou par leur caractère : vous ressemblez aux courtisans du roi des Ammonites ; comme ils n'avaient point d'autre occupation que d'être sans cesse attentifs à se supplanter les uns les autres, et à se dresser mutuellement des pièges, ils n'eurent pas de peine à croire que David n'allait pas do meilleure foi avec leur maître. Vous croyez, disaient-ils a ce prince, que David pense à honorer la mémoire de voire père , en vous envoj'ant des députés qui viennent vous consoler sur sa mort : Putas qnod propter honorem patris tiii misent David ad te ronsolatorcs (m Reg. x , 3).^ Ce ne sont pas des consolateurs qu'il vous envoie , ce sont des espions; c'est un fourbe, qui, sous les dehors pompeux d'une ambassade honorable et pleine d'amitié , vient faire examiner les endroits faibles de votre royaume, cl [)rcndre des mesures pour vous surprendre : Et non idco ut invcstigaret et explorarct civitatcm. (Ibid.) C'est le malheur des cours surtout : comme on y est né et qu'on y vit dans le faux, on croit le voir dans la vertu aussi bien (juc dans le vice : comme c'est une scène où chacun joue un personnage emprunté, on croit que rhomme de bien ne fait qu'y jouer le personnage de la vertu : la sincérité rare ou inutile y parait toujours impossible.

Un bon cœur, un cœur droit , simple et sincère, ne peut presque

comprendre qu'il y ait des imposteurs sur la terre : il trouve dans son propre fonds l'apologie de tous les autres hommes , et mesure , par ce(iui lui en coûterait à lui-même pour n'être pasde bonne foi, ce qu'il en doit coûter aux autres. Aussi , mes frères , examinez ceux qui forment ces soupçons affreux et téméraires contre les gens de bien ; vous trouverez que ce sont d'ordinaire des hommes déréglés et corrompus , qui cherchent même à se calmer dans leurs dissolutions, en supposant que leurs faiblesses sont des faiblesses de tous les hommes; que ceux qui paraissent les plus vertueux , n'ont par-dessus eux que plus d'habileté pour les cacher ; et qu'au fond , si on les voyait de près, on trouverait qu'ils sont faits comme les autres hommes : ils font de cette pensée injuste une ressource affreuse à leurs débauches. Ils s'affermissent dans le désordre , en y associant tous ceux que la crédulité des peuples appelle gens de bien : ils se font une idée affreuse du genre humaia, pour être moins effrayés de celle qu'ils sont obligés d'avoir d'eux-mêmes ; et tâchent de se persuader qu'il n'y a plus de vertu, afin que le vice plus commun leur paraisse plus excusable; comme si, ô mon Dieu, la multitude des criminels pouvait ôler à votre justice le droit de punir le crime.

Mais on a vu tant d'hypocrites, dites-vous, qui ont abusé si longtemps le monde, qu'on regardait comme des saints et des amis de Dieu , et qui cependant n'étaient que des hommes pervers et corrompus !

Je l'avoue avec douleur, mes frères : mais que voulez-vous conclure de là ? que tous les gens de bien leur ressemblent? la conséquence est affreuse : et où en serait le genre humain, si vous raisonniez ainsi sur tout le reste des hommes? On a vu tant d'épouses infidèles : n'y a-t-il donc plus de pudeur et de fidélité dans le lien sacré du mariage? tant de magistrats ont vendu leur honneur et leur ministère : la justice et l'intégrité sont-elles donc bannies de tous les tribunaux? les histoires nous ont conservé le souvenir de tant de princes perfides, dissimulés, sans foi , sans honneur; également infidèles à leurs ennemis, à leurs alliés, à leurs sujets : la droiture , la vérité , la religion n'environnent-elles donc plu< le trône? Levez les yeux, et regardez le prince grand et respectable qui l'honore et qui le remplit : les siècles passés ont vu tant de sujets distingués par leurs noms , par leurs charges , par les

bieiifails de leur souverain, trahir le prince et la pairie , et entretenir avec l'ennemi des intelligences criminelles : trouveriez-vous le maître que vous servez avec tant de zèle et de valeur, équitable, si là-dessus la fidélité d'un chacun de vous lui devenait suspecte? Pourquoi donc un soupçon qui fait horreur envers tous les autres hommes, ne sera-t-il supportable que contre les gens de bien? pourquoi une conséquence ridicule partout ailleurs, ne serait-elle sensée que contre la vertu ? la perfidie d'un seul Judas vous faitelle conclure que tous les autres disciples fussent des traîtres et des infidèles? l'hypocrisie de Simon le magicien prouve-t-elle que la conversion de tous les autres disciples qui embrassaient la foi, ne fût qu'un artifice pour arriver à leurs fins ; et qu'ils ne marchassent pas droit , comme lui , dans la voie de Dieu ? Quoi de plus injuste et de plus insensé, que de faire à tous un crime de la faute d'un seul ? 11 est difficile , je l'avoue, que le vice ne se pare quelquefois des apparences de la vertu ; que l'ange de ténèbres ne se transfigure quelquefois en ange de lumière, et que les passions, qui mettent tout en œuvre pour réussir, ne s'avisent pas quelquefois d'appeler à leur secours les apparences mêmes de la piété , sous un règne surtout où la piété honorée , est presque le chemin de la fortune et des grâces. Mais c'est une extravagance de faire retomber sur toute cette vertu l'usage impie que quelques-uns peuvent faire de la vertu même ; et de croire que quelques abus découverts dans une profession sainte et vénérable, déshonorent généralement tous ceux qui l'ont embrassée. C'est , mes frères , que nous haïssons tous les hommes qui ne nous ressemblent pas ; et que nous sommes ravis de pouvoir condamner la vertu , parce que la vertu, elle-même nous condamne.

Ilélas ! mes frères , les tyrans ne faisaient autrefois des dérisions publiques des chrétiens, qu'en leur reprochant leurs superstitions prétendues : ils se moquaient des honneurs publics qu'ils leur voyaient rendre à Jésus-Ghrisl, à un crucifié, et de la préférence qu'ils lui donnaient sur .Jupiter et sur les dieux de l'empire , dont la pompe et la magnificence des temples et des autels , l'ancienneté des lois, et la majesté des Césars , rendaient le culte respectable; du reste , ils donnaient des éloges publics à leurs mœurs , ils admiraient leur modestie, leur frugalité, leur charité, leur patience, leur vie innocente et mortifiée, leur éloigiicment des cirques et

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(les plaisirs publics ; ils ne pouvaient s'empêcher de regarder avec vénération les mœurs sages, retirées, pudiques, douces, bienfaisantes de ces hommes simples et fidèles. Vous nu contraire , plus insensés, vous ne trouverez pas mauvais qu'ils adorent Jésus- Christ, et qu'ils mettent dans le mystère de la croix leur confiance et leur salut; mais vous trouvez ridicule qu'ils s'interdisent les plaisirs publics, qu'ils vivent dans la pratique de la retraite, de la mortification, de la prière; mais vous les trouvez dignes de vos dérisions et de vos censures , parce qu'ils sont humbles , simples , chastes et modestes; et la vie chrétienne, qui a pu trouver des admirateurs jusque parmi les tyrans , ne trouve auprès de vous que des traits moqueurs et des railleries profanes.

Quelle folie, mes frères, de ne trouver dignes de risée, dans un monde , qui n'est lui-même tout entier qu'un amas de niaiseries et d'extravagances , de n'y trouver dignes de risée que ceux qui en connaissent le frivole, et qui ne pensent qu'à se mettre à couvert de la colère à venir ! quelle folie de ne mépriser dans les hommes que les seules qualités qui les rendent agréables à Dieu, respectah'.os aux anges, utiles à leurs frères! quelle folie de croire qu'un bonheur ou un malheur éternel nous attend, et de trouver ridicules ceux qu'un si grand intérêt occupe î

Respectons la vertu, mes frères; elle seule sur la terre mérite notre admiration et nos hommages. Si nous sommes encore trop faibles pour en remplir les devoirs , soyons assez équitables |)our en estimer l'éclat et l'innocence ; si nous ne pouvons pas vivre comme les justes , souhaitons de le devenir, envions leur destinée ; si nous ne pouvons pas encore imiter leurs exemples, regardons les dérisions de la vertu, non-seulement comme des blasphèmes contre l'Esprit saint , mais comme des outrages faits à l'humanilé. que la vertu toute seule honore; reprochons-nous les vices qui ne nous permettent pas de ressembler aux gens de bien , loin de leur reprocher les vertus qui nous les rendent dissemblables ; et e;) un moi, |)ar notre respect véritable pour la piété , méritons d'oLc tenir un jour le don de la piété même.

{^SciiHon pour le mercredi de la 'i' semaine de Caréms.)

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