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R. Oui, tous les travaux, quandils sont faits chrétiennement et honnêtement, méritent d'étre respectés.
D. Les autres travaux ont-ils autant de valeur que le travail agricole ?
R. Non: ils ne produisent pas le pain.
D. Les ouvriers pourtant soutiennent leurs familles avec leur travail ?
R. Les ouvriers soutiennent leurs familles parce qu'avec le prix de leur travail ils peuvent acheter le pain et les autres aliments que le travail des cultivateurs fait produire à la terre.
D. Et le travail des hommes qu'on appelle pro-
* fessionnels : avocats, médecins, nctaires, n’a-t-il
pus ii grande importante | à
R. Le travail de ces hommes peut rendre « grands services, mais il ne produit pas le pai i! n’entretient pas la vie comme le travail agr cole.
D. Le travail des Commerçants ne rend-il pc de grands services ?
R. Oui, il rend de grands services, maisil n produit rien.
D. Quels services rend-il ?
R. Il offre et il fait circuler les choses néces saires et utiles à la vie. Il ne les produit pas Il les achète pour les vendre plus cher qu'il ne les a payées, mais il n'augmente pas la valeu de ces choses.
D. Voulez-vous donner nn exemple?
R. Quand on achète un habit chez un marchand, on le paie plus cher que le marchand ne l'a payé lui-même et c'est juste : mais l'habit n'a pas plus de valeur que quand il est sorti de la boutique du tailleur. Ce n'est pas le mar-
chand qui a produit la laine, ou la toile, ou le coton dont l'habit est fait. C'est le cultivateur.
D. Pouvez-vous donner un autre exemple ?
R. Quand un m: ‘chand vend du beurre, ou des œufs, ou du lard, il a dû acheter ces effets du cultivateur qui les à produits par son tra
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vail. Illes revend plus cher qu'il ne les a payés, mais la qualité et la quantité de ces effets n’ont pas augmenté.
D. Le travail des cultivateurs rend service aux autres hommes sans doute, mais le travail des autres hommes rend aussi service aux cultivaleurs, est-ce que ce n’est pas égal ?
R. Non, ce n’est pas égal. Il ÿ a même une différence très grande.
D. Quelle est cette différence.?
R. Tous les autres hommes, qu'ils soient avocats ou médecins, notaires ou commerçants, millionnaires ou ouvriers, forgerons ou maçons, menuisiers ou cordonniers ont également et absolument besoin des aliments nécessaires à la vie qui sont produits par le travail du cultivateur, tandis que le cultivateur vit non pas avec le fruit du travail des autres, mais avec son propre travail. Le cultivateur n’a pas besoin du travail des autres hommes aussi impérieusement que les autres homines ont besoin du sien.
D. Vous êtes donc bien convaincu de l':mporlance et de la supéricrité du travail agricole ?
R. Oui, l'importance et la supériorité du travail agricole sont aussi évidentes que la lumière du soleil.
” L'agriculture fait l’homme grand. Il est bon d dire et de le redire bien haut, dans un siècle où on ser vouloir faire descendre l'agriculture du Piédestal où 1
l'a placée, où ia religion l'a maintenue, et où tou s
hommes nobles de cœur veulent la voir demeurer, la «
sidérant et avec raison la reine du monde et l'insigne b
faitrice de l'human'té. (MGR EF. Ricnarp, apôtre di colonisation en Acadie.)
” L'apôtre saint Paul exalte la grandeur du minist apostolique en disant : Nous sommes les coopérateurs Dieu.— Dei enim sumus adjutores.”" (Cor. 3, 9.) Lec tivateur, lui, doit se souvenir que Dieu nourrit l'humanm et de même que l'humanité, tous les jours adresse au P: céleste sa prière et lui demande son pain, de même, Di l'a voulu de la sorte, elle dit aussi à l’agriculture : Do nez-nous notre pain quotidien, “ Dei adjutores estis, ” Vous êtes les coopérateurs de Dieu.” Habitant canadie
digne et fier, voilà ton titre de noblesse, il en vaut bi d’eutres.”
(Sermon prononcé par l'abbé Dominique PELLETIER « cinquantième anniversaire de la fondation de l'Ec
ole d’agr culture de Sainte-Anne.)
bon de le on semble al où Dieu \ tous Îles er, la conigne bienpôtre de la
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Le culiumanté, e au Père me, Dieu e : Don- Betis, — anadieïi, vaut bien
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