‹ Petit catéchisme agricole [microforme]Chapitre 13 sur 30 · CHAPITRE SIXIEME · texte numérisé non relu

CHAPITRE SIXIEME

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et qu'elle | Le travail agricole, le travail industriel et le rôle le = la richesse publique

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mes a: D. Dites-vous que la prospérité de l'agricul-

s citoyens. # {ure augmente la richesse publique ? R. Oui, dans ur pays, plus les cultivateurs sont nombreux ct plus ils s'appliquent à leur

travail, plus est grande la richesse publique.

D. Qu’'appelez-vous la richesse publique ?

R. Ce sont toutes les choses qui servent aux besoins de la vie. Quand ces choses sont abon- * dantes, la richesse publique est grande et les + hommes sont plus heureux.

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+ D. Toutes ces choses sont-elles également néréats (lu : cessaires ?

+ R. Non, les unes sont absolument nécessaire’. et indispensables, les autres sont moins néce: saires, d’autres sont seulement utiles.

D. De quoi est faite la richesse publique ?

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R. La richesse publique est faite de tout qui est produit par le travail des l\ommes.

D. Tous les hommes sont-ils obligés de trava ler ?

R. Oui, tous les hommes sont soumis à la du travail. Le St-Esprit nous dit que l’homi est fait pour travailler comme l'oiseau po voler et que celui qui ne travaille pas ne mér pas de manger.

D. Comment le travail industriel des usines des manufactures concourt-il à augmenter la : chesse publique ?

R. Dans les usines et les manufactures, | ouvriers prennent les matériaux à l’état bru le bois, le fer, la laine, le cotcn, etc. : ils tran forment ces matériaux qui ont ensuite plus « valeur et qui servent aux besoins de tous li hommes.

D. Le travail des ouvriers dans les usines et |, manufactures augmente-t-il autant la richesse pt bliquè que le trarail agricoie ?

R. Non. Les ouvriers travaillent sur des m:

tériaux existants, ils ne les font pas sortir de entrailles de la terre, ads qué les cultivateur travaillent pour pro uir» ce qui n'existe pas Les cultivateurs foni s« ..r de la terre ce eu

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î D. C’est donc le travail agricole qui contribue plus que tout autre à produire la richesse publique ?

R. Oui, c'est le travail agricole qui de plus 2 profite à tous les hommes, tandis que certain travail industriel ne profite qu'à un petit nom-

)1re.

DE Ut SEEN PETIRENCRERERER

* Plus que toute autre, la profession d’agriculteur est d'une nécessité indispensable. C'est elle qui détient la vraie richesse de toute la nation. Elle est vraiment la nourricière du peuple, tout dépend d'elle dans l'ordre matériel. Elle est l'instrument naturel dont la divine Providence, qui veille sur les besoins de l'humanité, se sert pour donner à tous le pain quotidien, c'est-à-dire tout ce qui appartient à la vie physique. C'est à elle que s'adresse la confiance publique dans les perturbations sociales. Sans

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| «oute le commerce importe beaucoup à la prospérité géi nérale, l'industrie joue elle-même un rôle très grand, sur- + tout en ce qu'elle maintient l'équilibre de l'activité hu- É maine, et qu’elle répartit dans toutes les sphères, selon la 3 ‘lemande, les choses façonnées pour l'agrément et les commodités de la vie ; mais, l’on peut aisément se figurer un peuple vivant en dehors de tout échange international de produits, et sans industrie autre que celle qui s'exerce au sein des familles, ou au moins dans une mesure très res-

treinte, tandis qu'il est impossible de supposer, même instant, que l’on puisse vivre sans l'agriculture : et | ailleurs l’industrie et le -ommerce ne Sauraient exis qu'autant que l’agriculture leur fournit ia matière de le opérations. Et c'est bien ce qui est rendu manifeste I les circonstances actuelles.

“ L'agriculture est donc véritablement la coopératr de Dieu, pour fournir la nourriture corporelle aux ho nes, et par voie de Conséquence, c'est à elle qu'il app: tient de remplir le rôle bienfaisent qui consiste à pr voir et à prévenir les désastres ruineux, suite naturel et terrible des crises sociales.”

(Lettre Pastorale de Mgr J. M. Emard, évêque de Valle, field, 25 avril 1915.)

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