LIBERTÉ ET L'INDÉPENDANCE DES CULTI
VATEURS
D. Pourquoi dites-vous que les cultivateurs ont us de liberté et d'indépendance #
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leur travail sans recevoir la direction de per sonne ; ils le commencent quand il leur plai pour l'interrompre quand ils le jugent à propos tandis que les ouvriers suivent les ordres di ceux qui les emploient, et qu'ils doivent com mencer et finir leur travail a l'heure fixée d'a vance, souvent même au son de la cloche.
D. Les ouvriers ne peuvent-ils pas aussi cesse: leur travail quand ils le reulent ?
R. Oui, mais s'ils cessent de travailler même une seule journée, leur salaire est diminut et leurs familles peuvent en souffrir. Si un ouvrier qui n'a que son travail pour vivre, cesse di travailler, même par maladie, la misère le guette ainsi que sa famille.
D. Les professionnels, les marchands, les en: ployés civils, les banquiers n'ont-ils pas autant d liverté pour leur trarail que les cultivateurs ?
R. Non, tous ces hommes doivent être as::dus tous les jours à leurs bureaux ou à leur comptoirs pour recevoir la clientèle dont ik vivent. S'ils sont absents leurs revenus seront aussi diminués et leurs familles pourront en souffrir.
D. Et vous croyez que les cultirateurs ne sont pas tenus au travail aussi assidüment ?
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R. Oui, j'en suis sûr. Quand un cultivateur 1 préparé ses champs de pâturages ou ses prairies, quand il a semé son grain, il peut regarder le ciel avec confiance et dire : Mon Dieu, j'ai fait ma part, à votre tour maintenant. Qu'il se repose où qu'il entreprenne un voyage, ses champs et ses troupeaux progressent tous les jours.
D. Qui est la cause de ces progrès ?
R. C'est la Providence du Bon Dieu. Elle s'est associé le cultivateur dans l’œuvre de la conservation et de la continuation de la vie et elle réclame de lui pour sa part le travail de la préparation de la terre; mais c’est elle qui donne la vie au germe du grain et des plantes, c'est cile qui les fait grandir et qui les fait môûrir. Ce que le cultivateur ne peut faire, c’est la Providence divine qui l’accomplit, et cela prouve la grande liberté du cultivateur et son indépendance vis-à-vis des autres hommes. Le travail de ceux-ci peut être béni par la Providence, mais elle ne le complète pas et elle ne le perfec-
tonne pas comme elle fait du travail du cultivateur.
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