‹ Petit catéchisme agricole [microforme]Chapitre 25 sur 30 · LA SCIENCE AGRICOLE · texte numérisé non relu

LA SCIENCE AGRICOLE

D. L'agriculture a-t-elle besoin d’être enconragée d’une autre manière ?

R. Oui, par les connaissances agricoles, c’està-dire par la science agricole recommandée sûrcment et mise à la portée de tous les cultivateurs.

D. À quoi sert la science agricole ?

R. La science agricole enseigne à conserver et à augmenter la fécondité du sol, elle rend le travail plus facile et plus productif et elle donne des raisons véritables pour faire adopter les pratiques qu'elle recommande.

D. La science agricore est-elle nécessaire ?

R. O.. la science agricole est nécessaire au cultivateur comn'e la science de la médecine est nécessaire au médecin et comme la science de la loi est nécessaire à l'avocat.

D. Est-ce que généralement les cultivateurs possèdent la science agricole suffisante ?

R. Non, le nombre des cultivateurs instruits des choses de leur profession est bien petit.

D. La science agricole est-elle une science comme les autres sciences ?

R. Non, elle est plus étendue, elle embrasse plusieurs autres sciences dont elle sait utiliser les travaux et les découvertes, de sorte que celui qui possèderait la science agricole aurait des ‘onnaissances plus étendues que celles de la plupart des hommes.

D. Quels moyens les cultivateurs ont-ils de s'instruire ?

R. Ce sont d’abord les écoles d'agriculture,

les journaux d'agriculture, les conférences agri-

coles, les cours abrégés d'agriculture, puis les cercles agricoles, les sociétés d'agriculture, etc. Ces moyens d'instruction produiraient d’excellents résultats si les cultivateurs voulaient en profiter.

D. Vous dites que les cultivateurs ne profitent pas assez de ces moyens d'instruction qui leur sont offerts?

R. Oui, et c’est fort regerttable. Ainsi les renseignements fort utiles contenus dans le “ Journal d'Agriculture ”’ sont perdus pour un grand nombre.

D. Est-ce qu'un cultivateur qui suit les recommandations de la science agricole peut toujours espérer des récoltes plus abondantes ?

R. Oui, et même quand la température sera défavorable il obtiendra des récoltes suptrieures à la moyenne de celles des autres cultivateurs.

D. Croyez-vous qu'il y aurait un grand progrès agricole dans la province si tous les cultivuteurs s’appliquaient à acquérir la science agricui: et à la mettre en pratique ?

R. Oui, un grand progrès se produirait et eu peu d'années les revenus des cultivateurs, c'està-dire les produits de la terre pris dans l'ei.semble, seraient doublés.

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PS de

“ L'agriculture est la mère nourriciæe de l’humanité. C'est le grand rôle que le Bon Dieu lui a assigné dans le monde. Partant de ce principe, on comprend que, toujours, la classe agricole devra être la plus nombreuse sur la terre. Cette classe étant donc appelée à dominer par le nombre et jouant le rôte le plus prépondérant ici-bas, après celui du prêtre, étant de fait la seconde en importance au point de vue social, doit être à la hauteur de lz position. Pour y atteindre et s'y maintenir, elle doit donc “instruire dans tout ce qui concerne son état, et non £aspiller son temps et son argent à faire acquérir à ses enfants une science inutile et même propre à les déclasser. Au satraire, ele doit s'attacher à diriger leur éducation vers ‘out ce qui peut amélicrer leur position comme agriculeurs, vers tout ce qui peut élever l'agriculture à son vértable niveau dans la société, la perfectionner et en faire ce ‘elle est véritablement, quand elle est bien conduite,

n art admirable appelé à la haute fonction d'aider toutes -s autres classes de l'humanité à accomplir sur la terre la mission que Dieu a confiée à chaque créature humaine en

i donnant la vie.”

M. J.-C. Cuapais. L'Œurre des Ecoles Ménagères, conféave au Congrès des Missionnuires agricoles, 1906.)

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