‹ Petit cérémonial selon le rit romainChapitre 11 sur 168 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

I>e l'Office du Tliurifféraire (1).

L Le Thuriféraire se trouve à la sacristie un quart d'heure avant la Messe, se revêt d'un surplis, et au défaut des Acolytes, il aide les Ministres à s'habiller.

2. Au c.-^mmencement de la Messe, il prépare du fen dans l'encensoir (2)- Quand le Prêtre monte à l'autel, il

(1) Si l'on doit faire l'aspersion de Peau bénite, le Thuriféraire, pour son Otfice en cette circonstance, consultera le chapitre précédent.

(2) Si l'on devait se rendre à l'autel processionnellement, le Clergé précédé de la croix, le Thuriféraire tiendrait son encensoir prêt, et ferait bénir l'encens auparavant; car il doit marcher le premier avec bon encensoir fumant, et précéder immédiatement la cwix. (Cérémon. des Evtq, lib. ii, cap. viir, n. 24).

PART. I, CHAP. IV

s'approche, monte sur le marchepied au coin de l'épître, donne la navette au Cérémoniaire, et fait mettre l'encens dans l'encensoir; après que l'encens est mis et bénit, il laisse tomber le couvercle, donne l'encensoir au Diacre, reprend la navette dans sa main gauche, et descend in planum la droite appuyée sur la poitrine (1).

3. Il se tient près du Diacre (2), pendant que celuici encense le Célébrant, auquel il fait une inclination avant et après l'encensement. Il reprend l'encensoir de la main droite, et le reporte à sa place, en faisant In génuflexion, s'il passe devant l'autel, et si le saint Sacrement est présent (3); puis il retourne au chœur (4).

4. Après que toutes les oraisons sont chantées, il va préparer son encensoir: et aussitôt que le Célébrant a fini de lire l'évangile, à moins qu'il n'y ait un long trait à chanter, il s'approche de l'autel pour faire mettre l'en-

Le Thuriféraire, en arrivant à Pautel, après avoir fait les révérences convenables, va, s'il a l'encensoir, se placer vis-à-vis du coin de Pépître, au bas des degrés, sur le pavé. Mais lorsqu'il n'a pas l'encensoir, l'Auteur suppose qu'il est à sa place du chœur. En France, il est généralement d'usage qu'il se place alors à la crédence, où il se comporte comme les Acolytes. Et il nous semble qu'en effet le Thuriléraire peut-être regardé comme un troisième Acolyte. 11 est même désigné comme Acolyte par le Cérémonial des JEvêques (lib. i, cap. XXIII, n. 1 et 2, et alibi passim).

(1) Si le saint Sacrement est dans le tabernacle, le Thuriféraire fait d'abord une génuflexion avant de monter, et ensuite une seconde génuflexion avant de descendre. Il est bon de remarquer que, si l'Evêque est présent, c'est toujours lui qui bénit l'en cens. Le Thuriféraire, au lieu de monter à l'autel, se rend donc, accompagné du Cérémoniaire, auprès du Prélat, devant lequel il se met à genoux en tenant l'encensoir ouvert, jusqu'à ce que l'Evêque ait béni l'encens. Il ne doit pas oublier les révérences convenables in accessu et recessu,

(2) A droite, un peu derrière lui, disent généralement les Cérémoniaux.

(3) On suppose que l'encensoir reste sur une crédence. Si on le reporte à la sacristie, comme cela se fait assez généralement en France, le Thuriféraiie doit faire la génuflexion avant de quitter le sanctuaire.

(4) Assez généralement on assigne au Thuriféraire une place à la crédence, à gauche du second Acolyte ; ce qui le dispense de retourner au chœur.

DE l'office du thuriféraire. 37

cens (1). Après la bénédiction de l'encens, il prend l'encensoir de la main droite et la navette de la gauche, et, étant descendu sur le pavé, il va, en précédant les Acolytes, au milieu et en face de l'autel, à quelque distance des degrés, où il S3 place entre les dits Acolytes. Au signe du Cérémoniaire, il fait, en même temps que les Ministres sacrés, la génuflexion à l'autel et le salut au Chœur (2). Il s'en va ensuite pour l'évangile, de manière à se trouver placé à la gauche du Diacre, un peu derrière lui et en face du premier Acolyte.

5. Il donne en temps convenable Pencensoir au Cérémoniaire (3); et, lorsqu'il l'a repris, il soulève un peu le couvercle et agite légèrement l'encensoir pour que le feu ne s'éteigne pas : car il doit servir pour l'encensement du Célébrant.

6. Lorsque l'évangile est chanté, il s'approche du Diacre, lui remet l'encensoir, et fait avec lui les révérences convenables avant et après l'encensement du Célébrant. Ayant repris l'encensoir, il fait la génuflexion à l'autel avant de le reporter en son lieu et de retourner à sa place : cette génuflexion se fait derrière le Sous- Diacre ; et, si on dit le Credo, le Thuriféraire s'arrête au même lieu, et s'incline au mot Deum. Si l'on ne dit pas le Cndo, le Thuriféraire, ayant fait la génuflexion à l'autel, va s'occuper de son encensoir, afin de le tenir prêt pour l'encensement des oblats et de l'autel.

7. Vers la fin du Credo, il va préparer son encensoir, et fait en sorte d'être prêt pour s'approcher de l'autel aussitôt après l'ofirande du calice. 11 fait mettre de l'encens de la minière ordinaire, reprend la navette, la pose sur la crédence (4), et se tient in cornu episiolœ, les

(1) Si le saint Sacrement est dans le Tal)ernacle, Je Thuriféraire fait la génuflexion avant de naonter, et une autre avant de descendre. Il fait de même dans toutes les circonstances analogues.

(2) On suppose le Chœur devar.t l'autel. Dans les instructions pour le Cérémoniaire (ch. iv. n. 14), on explique de quelle manière le Thuriféraire et les Ministres de Pautel se placent en cette circonstance.

(3) C'est au Cérémoniaire à le présenter au Diacre lorsque celuici doit encenser le livre.

(4) Dans les églises de France, le Thuriféraire a coutume de cons<^rver la navette ; il ne la pose point sur la crédence, mais la tient constamment à la main toutes les fois qu'il a l'encensoir.

PART. I, CHAP. IV

mains appuyées sur sa poitrine. Il assiste le Diacre quand celui-ci encense le Célébrant, le Chœur et le Sous- Diacre : pendant tout ce temps il Paccompagne, se tenant à sa gauche, un peu derrière lui, faisant les saints et les génuflexions en même temps que lui ; il reprend ensuite l'encensoir, et, quand le Diacre est arrivé à sa place derrière le Célébrant, il Pencense de deux coups (1)5 puis il encense les Acolytes d'un coup chacun ; enfin (s'avançant à l'entrée du chœur), il encense le peuple de trois coups, dont le premier au milieu, le second à sa gauche et le troisième à sa droite : il a soin de faire toujours les saints convenables avant et après, et les génuflexions devant l'autel quand il y passe. Cela fait il reporte l'encensoir en son lieu.

8. Il renouvelle le feu, et, un peu avant l'élévation (2), il s'approche de l'autel au côté de Pé pitre, à la droite du Cérémoniaire, lequel met de l'encens dans l'encensoir. Cela fait, le Thuriféraire se met à genoux in piano ^ et il encense le très saint Sacrement de trois coups au moment de l'élévation de la sainte hostie, avec une inclination profonde avant et après : il fait de même à l'élévation du calice (^RuÒ7\, Miss,, part, ii, tit. viii, n. 8) (3). L'élévation finie, il s'en va reporter son encensoir en faisant auparavant la génuflexion, et, après l'avoir déposé en son lieu, il revient à l'autel.

9. Ici se termine l'ofîice du Thuriféraire, à moins que les Acolytes ne restent avec leurs flambeaux jusqu'après la communion : car alors c'est lui qui, en temps convenable, délie et ôte le voile de dessus les épaules du Sous- Diacre, le plie et le porte sur la crédence (4).

(1) Cette expression rend assez bien la manière d'encenser telle qu'elle se pratique généralement en France. Si nous voulions exprimer celle des églises d'Italie, nous dirions plutôt qu'iZ r encense à deux fois ou quHl lui présente à deux fois la fumée de P encens.

(2) S'il a porté l'encensoir à la sacristie, il en revient avec les Porte -flambeaux, les précédant ou marchant au milieu d'eux, s'ils ne sont que deux.

(3) Lorsque le Sous-Diacre ne tient pas la patène, comme aux Messes des morts, c'est lui qui doit encenser le saint Sacrement pendant l'une et l'autre élévation. Le Thuriféraire lui remet donc pour cela l'encensoir entre les mains immédiatement auparavant.

(4) Cela se fait après le Dimitte nohisàxi Pater , ainsi qu'il est expliqué chap .VI, n. 28. D'après le Cérémonial des Evêques, cet office

DE l'office du thuriféraire.

10. Après avoir reçu la paix de son voisin du Chœur ou du Cérémoniaire, selon le lieu où il est placé, il porte sur Tautel, au côté de l'évangile, le voile du calice, présente en temps convenable les burettes pour la purification du calice et l'ablution des doigts; et, après avoir tout disposé sur la crédence, il retourne à sa p]ace(l).

11. S'il y a communion du Clergé, le Thuriféraire, après avoir reçu la paix, prend la nappe de communion, passe de l'autre côté, et se met à genoux in piano. Après que le Prêtre a dit Indulgentiam, il monte, se met à genoux sur le bord du marchepied sur le côté de l'autel, étend et soutient la nappe conjointement avec le Cérémoniaire. Quand la communion est donnée, il descend, fait la génuflexion en même temps que le Cérémoniaire, et retourne à la crédence pour présenter les burettes, comme nous l'avons dit (2).

JYota I, Le Thuriféraire fait la génuflexion d'un genou, toutes les fois qu'il sort du Chœur ou qu'il y rentre, qu'il s'éloigne de l'autel ou qu'il s'en approche, et quand il va ou revient d'un côté à l'autre de l'autel.

J\fota IL Quand il n'y a pas d'encens bénit dans l'encensoir, on tient toujours celui-ci de la main gauche ; mais quand il y a de l'encens, on le tient de la main droite. La navette se porte avec la main opposée.

d'ôter le voile de dessus les épaules du Sous-diacre n'est pas exclusivement réservé au Thuriféraire (lib. i, cap. x, n. 6); noire Auteur le lui assigne pour ne laisser lieu dans la pratique, à aucune indécision.

(1) On suppose dans tout ceci que les Acolytes sont occupés à tenir les flambeaux : autrement ce serait leurs fonctions.

(2) L'Auteur ne parle pas du retour du Thuriféraire à la sacristie après la Messe, parce qu'il le suppose au Chœur, et que dés lors il doit s'en retourner en son rang avec ceux du Chœur. Mais comme en France, assez généralement, il se place à la crédence, voici ce qu'il observe pour le départ. La Messe étant finie, il fait la génuflexion au bas des degrés de l'autel avec tous les Ofliciers, à la gauche du premier Acolyte ; et, ayant ensuite salué le Chœur avec eux, il marche le premier, les mains jointes, pour retournera la sacristie, où il salue la croix et le Célébrant comme il a fait avant la Messe. Si le Clergé sort conjointement avec les Officiers, le Thuriféraire, en ce cas, fait la génuflexion au milieu des Acolytes, denière les Officiers sacrés. Ces points sont tracés par divers Céiémoniaux. On ne détermine, du reste, ces dispositions que pour ne pas laisser le Thuriféraire dans l'incertitude de la place qu'il doit occuper.

PART. I5 CHAP. V

Quand le Thuriféraire porte l'encensoir avec cérémonie, comme lorsqu'il va pour le chant de l'évangile, ou dans les processions, il passe le petit doigt dans l'anneau du petit couvercle qui tient toutes les chaînes, et le gros doigt de la même main dans l'anneau par lequel on soulève le grand couvercle (1). Dans les autres circonstances, comme quand il va faire mettre l'encens, etc., il prend ordinairement l'encensoir par les chaînettes audessous du petit couvercle, de manière à tenir le grand couvercle soulevé, ce qui ne doit pas avoir lieu au moment où l'on encense.

CHAPITPvE V. '

I>e l'Office des Acolytes (2).

1. Un quart d'heure avant la Messe, les Acolytes, qui doivent être autant que possible de taille égale (Cœrem, Episc, lib. I, cap. XI, n. 8), s'étant revêtus de surplis, se rendent à l'autel, et prévoient tout ce qui est nécessaire. Ils allument les cierges de l'autel, à moins que, pour plus de commodité, quelqu'autre ne soit désigné pour cela. Si c'est à eux à le faire, ils le font l'un d'un côté, l'autre de l'autre, en commençant par les cierges les plus rapprochés de la croix. Quand on les éteint, on commence au contraire par les plus éloignés. Si un seul les allume, il commence par le côté de l'épître, et finit par le côté de l'évangile ; c'est le contraire lorsqu'on les éteint. En cette circonstance, on prendra garde de laisser tomber de la cire sur la nappe de l'autel. Les Acolytes, après avoir prévu ce qui est néceî>saire à l'autel, aident au Diacre et au Sous-Diacre à s'habiller.

2. Le second Acolyte emporte à la sacristie de quoi allumer les cierges de tous les deux.

(1) Les Cérémoniaux imprimés en France disent généralement que, lorsque le Thuriféraire porte son encensoir avec quelque solennité, il le tient de la main droite, mettant le pouce dans le gros anneau, et le doigt annulaire dans le petit. Cette manière est la plus commode ; il est plus facile de porter le poids de l'encensoir avec le pouce qu'avec le petit doigt.

(2) Si l'on doit faire avant la Messe l'aspersion de Peau bénite, les Acolytes pourront consulter pour leurs fonctions le chapitic 11 précédent.

DE l'office du thuriféraire.

3. Lorsque le Célébrant est habillé, ils mettent le manipule aux Ministres sacrés, après le leur avoir fait baiser auparavant (1).

4« . Au sign e d u C é r é moniaire , ils prennent leurs chandeliers, et se rapprochant, ils font à la croix ou à l'imago de la sacristie la révérence convenable ; puis, les yeux modestement baissés, ils s'en vont à l'autel, précédant le Clergé d'un pas grave et modéré (Rubr,^ Miss, part, lî, tit II, n. 5).

5. Le premier Acolyte marche à la droite du second, et tient son chandelier de la main droite par le nœud, en même temps qu'il le soutient de la gauche par le pied. Le second le tient, au contraire, de la gauche par le nœud, et de la droite par le pied. (Cœrem, Episc, ibid,)

6. En arrivant à l'autel, ils font in piano la génuflexion d'un genou, et se retirent aux deux côtés à l'angle des degrés, tournés en face l'un de l'autre (2).

7. Lorsque les Ministres sacrés sont arrivés, les Acolytes se tournent vers l'autel, et font avec eux la génuflexion, puis s'en vont tous deux ensemble porter leurs chandeliers sur la crédence {Rubr., ibid.). Ils se mettent à genoux, tournés vers l'autel, les mains jointes et répondent à demi-voix à rintroïbo et à la confession du Prêtre. Quand celui-ci monte à l'autel, ils se lèvent et restent ainsi debout auprès de la crédence.

JV'ota L Toutes les fois que les Ministres sacrés vont s'asseoir, les Acolytes relèvent les tuniques et la chasuble, selon le besoin, pour qu'on ne s'asseye pas dessus. Si, dans cette circonstance, ils doivent passer devant le Célébrant, ils le saluent par une inclination. A l'épître et à l'évangile, récités par le Prêtre, ils fléchissent le genou, si le Célébrant le fléchit lui-même ; ils font, ainsi que lui, les signes de croix accoutumés à Sequentia sancii Evangelii (3).

(1) Nous avons voulu traduire littéralement, mais il eût peut-être été mieux d'écrire : Ils présentent le manipule aux Ministres sa- *^ crés, qui le baisent avant de le mettre."

(2) On suppose une entrée solennelle du Clergé, et en ce cas on demande deux (génuflexions des Acolytes; celle qui est marquée ici et celle dont il sera parlé au n. suivant. Mais si les Acolytes précèdent seulement les Ministres sacrés, cette dernière génuflexion suffit.

(3) Les Cérémoniaux ajoutent onlinairement les développements

PART. î, CHAP. V.

J^ota IT. Si le Diacre et le Sous-Diacre se servent de chasubles pliées, pendant que le Célébrant chante la dernière collecte, le second Acolyte aide au Sous-Diacre à ôter la sienne, et il lui aide à la remettre après qu'il a baisé la main du Célébrant. Le second Acolyte aide également au Diacre à ôter sa chasuble,pendant que lePrêtre récite l'évangile, et le premier Acolyte lui met l'étole ample. Après que le Diacre a transporté le missel pour la postcommunion, le premier Acolyte lui aide à ôter cette étole et le second à remettre la chasuble (1).

8. Lorsque le Célébrant, après avoir récité l'évangile, met de l'encens dans l'encensoir, les Acolytes prennent leurs chandeliers ; et quand le Thuriféraire, ayant descendu les degrés de l'autel, se rend au milieu, ils le suivent, puis se placent de chaque côté de lui, et font, en même temps que les Ministres sacrés, la génuflexion à l'autel et le salut au Chœur (2). Dans cette circonstance et dans toutes les actions où plusieurs ont à prendre part, on doit faire attention de bien s'accorder pour faire toutes ces actions en même temps et de la même manière, comme si l'on ne faisait qu'un seul corps qui se meut ou s'incline.

9* Ensuite les Acolytes vont au lieu où l'on doit chanter l'évangile, et s'y placent de manière à avoir le Sous-Diacre au milieu d'eux (Rubr,, Miss,, part, ii, tit.

qui suivent : Les Acolytes font le signe de la croix toutes les fois que le Célébrant le fait sur lui-même. Ils s'inclinent comme lui vers la croix à ce mot Oremus avant les oraisons, comme aussi au nom de Jésus et au verset Gloria Patri ; ils s'inclinent simplement devant eux aux autres paroles, auxquelles s'incline le Célébrant. Il font la génuflexion lorsque le Célébrant la fait en disant certaines paroles, comme Adjuva nos etc. ; Veni, sancte Spiritus, etc. ; Ut in nomine Jesu, etc.] Et procidentes adoraverunt eum ; Et procidens adoravii eum; Et incarnatus est, etc.; Ei Verbum caro factum est, lisse conforment en outre au Chœur pour les inclinations et les génuflexions à deux genoux, quand ils ne sont pas occupés d'ailleurs comme quand on chante jîdjuva nos, etc. ; Veni Sancte Spiritus, etc. ; et aussi dans les Messes des morts et aux fériés majeures durant les oraisons, et depuis le Sanctus iusnu^ à Pax Domini.

(1) Relativement à l'usage des chasubles pliées, on peut voir une note ci-après chap. vi, n. 13.

(2) On suppose le Chœur devant l'autel. On peut voir plus en détail ci-après, chap v, n. 14, p. 146, la manière dont les Ministres de Pautel se placent en cette circonstance.

DE l'office des ACOLYTES.

VI, n. 5), le premier Acolyte à la droite du dit Sous- Diacre, le second à sa gauche, tous en ligne droite et tournés vis-à-vis du côté gauche du chœur. Pendant qu'on chante l'évangile, ils ne se mettent jamais à genoux (Rubr, Miss., part., i, tit. xvii, n. 4). Ils ne font pas non i^liis les signes de croix en commençant, mais ils restent immobiles.

10. Quand on a fini de chanter l'évangile, ils retournent au milieu du sanctuaire, à trois ou quatre i)as de distance des degrés antérieurs de l'autel, selon la disposition des lieux, font la génuflexion, et vont reprendre leurs places à la créde n ce. Ayant posé leurs chandeliers, ils se tiennent debout comme auparavant. A Vincarnai II s est, ils fléchissent un genou seulement lorsque le Célébrant le dit ; ils fléchissent les deux lorsqu'il est chanté par le Chœur (1).

11. Lorsque le Sous-Diacre vient prendre le calice, le second Acolyte plie le petit voile qui le couvrait ; le premier suit le Sous-Diacre avec les deux burettes (^Rub. Miss,, part, ii, tit. vu, n. 9); et lorsque tout est disposé sur l'autel, il les présente successivement au Sous-Diacre. Après que le vin et l'eau ont été mis dans le calice, il remporte ce dont il n'a plus besoin, et se tient debout à sa place.

12. Pendant que le Diacre encense le Célébrant, les Acolytes s'apprêtent pour le lavabo. Le premier Acol^^te prend le manuterge; le second, la burette d'eau avec le bassin. Aussitôt que le Diacre s'est retiré, ils prennent sa place devant le Célébrant, qu'ils servent en versant l'eau sur ses doigts et en lui présentant le manuterge (Rub., ibid., n. 10), avec les saints convenables avant et après (2). Après que le Célébrant leur a re-

(1) Quand il y a par-dessus le calice Pécharpe, c'est-à-dire le grand voile destiné à être mis sur les épaules du Sous-Uiacre pour couvrir ses nriains lorsqu'il soutiendra la patène, les Acolytes le lévent un peu au moment où, après V Incarnatus est, le Cérémoniaire vient prendre la bourse, afin qu'il puisse le faire plus facilement. Ils aident de même le Cérémoniaire, en levant l'écharpe, lorsque le Sous- Diacre va prendre le calice.

(2) Dans les Messes où le Sous-Diacre ne tient pas la patène, c'est à lui à donner à laver au Célébrant : alors les Acolytes lui présentent la burette et le manuterge.

PART. î, CHAP. V.

mis le mannterge, ils reportent toute chose à sa place et restent debout à la leur.

13. L'un et l'autre salue le Thuriféraire avant d'être encensé par celui-ci, et encore après avoir été encensé ; et le premier Acolyte fait une inclination à son compagnon immédiatement avant d'être encensé lui-même.

14. Quand la préface est commencée, les deux Acolytes vont à la sacristie pour allumer les flambeaux (1). Au Sanctus, ils sortent de la sacristie (Rub,, ibid., tit. VIII, n. 8), et marchant à côté Pun de l'autre, ils vont d'abord devant le milieu de l'autel, font la génuflexion, puis le salut au Chœur (2) ; ensuite ils s'entre-saluent, se séparent un peu, et se mettent en ligne droite.

15. Après l'élévation, s'il ne doit pas y avoir de communion du Clergé, si ce n'est pas non plus un jour de jeûne ou quelque autre jour privilégié par la Rubrique, ils se rapprochent, font la génuflexion, et, sans faire aucun salut au Chœur, à cause que le saint Sacrement est présent, ils reportent leurs flambeaux. Ils font en rentrant la génuflexion à l'ordinaire, s'en vont à leurs places, où ils se tiennent debout. Si l'on devait donner la communion, ils resteraient à genoux avec leurs flambeaux, et après qu'elle serait distribuée, ils se retireraient comme nous venons de le dire : mais alors ils salueraient le Chœur auparavant (3).

(1) En suivant ceci à la lettre, il n'y aurait personne pour sonner la clochette au Sanctus; il est donc nécessaire de faire quelques modifications aux règles tracées ici. D'abord les Porte-Ûarnbeaux peuvent être autres que les Acolytes, et la Rubrique, qui en demande deux au moins, suppose bien qu'on peut les prendre en dehors des Officiers de l'autel. En ce cas, on peut suivre à la lettre les dispositions de notre Auteur et se rendre à la sacristie pendant la préface. Mais si les Acolytes doivent être du nombre des Porte -flambeaux, alors ils ne peuvent partir qu'après le Sanctus, La Rubrique que cite l'Auteur dit simplement : Adfinem Prœfationis accenduntur duo saltem intortitia ab Acolythis. Ils peuvent se dispenser d'aller à la sacristie si les flambeaux sont préparés à Pavance. S'ils y vont, le premier Acolyte peut, ainsi que l'indiquent quelques Cérémoniaux, emporter avec lui la sonnette de la crédence à l'autel, dont il s'approche pour faire la génuflexion, afin de la trouver à sa portée lorsqu'à leur retour il devra s'en servir. Ils saluent à l'ordinaire l'autel et le Chœur, s'il est devant l'autel, tant en allant qu'en revenant.

(2) On suppose toujours le Chœur devant l'autel.

(3) Voici les termes de la Rubrique: Extinguuntur post eleva-

DE l'office des ACOLYTES.

16. Le premier Acolyte ôte en temps convenable le voile de dessus les épaules du Sous-Diacre (1), le plie et le place sur la crédence (2). Ils s'inclinent tous les deux pendant que le Célébrant communie.

17. Le premier Acolyte porte, quand il en est temps, les burettes à Pautel pour la purification du calice et Pablution des doigts ; en même temps, le second porte le voile du calice sur l'autel au côté de l'évangile, et fait la génuflexion d'un genou lorsqu'il passe devant le milieu en allant et en revenant. S'ils conservent les flambeaux jusqu'après la communion, le Thuriféraire les remplace.

18. Pour la bénédiction à la fin de la Messe, ils se mettent à genoux utroque genu ; au commencement de l'évangile ils se lèvent et font les signes de croix ordinaires à Initium sancii Evangelii,

JSTota. Si le Clergé reste au Chœur, les Acolytes, après l'évangile, ayant pris leurs chandeliers, vont tous deux devant le milieu, font la génuflexion et saluent le Chœur en même temps que les Ministres sacrés.

19. Vers la fin de l'évangile, ils prennent leurs chandeliers, vont devant le milieu de l'autel, et, après avoir fait la génuflexion à ces paroles Et Verbum caro^ ou si c'est un autre évangile, après qu'il est fini, ils partent aussitôt pour la sacristie. En arrivant, ils font d'abord

" tionem calicis, nisi aliqui sint eommunicandi, et tiinc exfinguuntur post communionem. In diebus etiam jejunioriim et in Missis pro defanctis tenentur accensa usque ad communionem." (Ibid.) L'Auteur ne parle que de la communion du Clergé, parce qu'il ne suppose que celle-là, attendu qu'en Italie les Messes solennelles sont ordinairement chantées à un autel où n'est pas le tabernacle ; mais quand il doit y avoir communion du peuple, comme cela arrive souvent en France, les Acolytes doivent également garder leurs flambeaux.

(1) A ces paroles du Pater , Bimitte nohis, le Sous-Diacre fait la génuflexion, et monte à l'autel à la droite du Diacre et du Prêtre» Le premier Acolyte s'approche en temps convenable de l'autel, fait la génuflexion en même temps que lui, monte à l'autel à sa droite ; et, aussitôt que le Sous-Diacre a remis la patène au Diacre, il lui ôte le voile de dessus ses épaules.

(2) Il est bon d'ajouter ici que si, au moment de la paix, les Acolytes ne tiennent pas de flambeaux, ils la reçoivent du Cérémoniaire, ou, pour parler comme la Rubrique, de l'Acolyte qui a accompagné e Sous-Diacre (part, ir tit. x, n. 8.)

PART. 1^ CHAP. V

noe inclination à la croix, puis attendent les Ministres sacrés, en conservant les chandeliers (1). Lorsque ceuxci sont arrivés, les Acolytes font une nouvelle inclination en même temps que tous les autres (2) ; ayant éteint les cierges, ils aident au Diacre et au Sous-Diacre à oter leurs manipules et la chasuble pliée, quand ils en sont revêtus; puis, après que le Célébrant est déshabillé, ils aident le Diacre et le Sous-Diacre à achever de se déshabiller eux-mêmes ; enfin, ils vont éteindre les cierges de l'autel, quand il n'y a personne assigné pour cela.

JSoia. Les Acolytes sont toujours debout à la crédence, à l'exception des temps où nous avons marqué pour eux ime autre position, ou à moins qu'ils ne soient ailleurs occupés à remplir quelques fonctions (3)' En règle générale, ils ont .les mains jointes devant la poitrine toutes les fois que le Célébrant chante ou lit quelque chose ; et quand il ne chante pas ou ne lit pas, ils les tiennent appliquées contre leur poitrine (4). Lorsqu'ils saluent le Chœur, ils commencent par le côté le plus digne, qui est ordinairement celui de l'évangile. Lorsqu'ils portent des flambeaux, ils les tiennent à la main du dehors, le premier Acolyte de la main droite, puisqu'il est à droite, et le second de la main gauche (5). Quand ils ont une main occupée, ils tiennent l'au

(1) Si les Acolytes sont immédiatement suivis des Ministres sacrés, et non du reste du Clergé, en arrivant à la sacristie, ils se placent tout de suite à chaque côté, et ne font â la croix que l'inclination dont il est parlé dans la phrase suivante.

(2) Après avoir salué la croix, les Acolytes saluent aussi le Célébrant.

(3) Un décret de la S. Congrégation des Rites permet aux Acolytes de s'asseoir lorsque le Célébrant et les Ministres sacrés sont assis : In Missa solemni, quando Celebrans et Ministri sacri sedent, -possunt etiam in gradihus presbyterii sedere ^colythi, et etiam Thuriferarius, quando non gerit vice in Cœrtinoniarii (18 décembre 1779). Seulement il est d'usage ici qu'ils s'asseyent sur des tabourets. Mais ils ne peuvent jamais se couvrir, et ils doivent se lever aussitôt que le Célébrant, ou même un des Ministres sacrés, est debout.

(4) Il sagjit ici de la lecture à voix haute. Le Manuel des Cérémonies romaines excepte le temps où le Célébrant lit i'épître et le graduel: il veut qu'alors les Acolytes aient les bras croisés. Mais au temps que l'Auteur leur assigne ici pour les mains jointes, il ajoute celui de la consécration à la communion.

(5) Lorsqu'on est obligé de mettre les deux mains, c'est la plus élevée qui est censée tenir le flambeau, l'autre ne fait que le souter.ir par le bas.

DE l'office des ACOLYTES.

tre étendue et appuyée sur la poitrine. Lorsqu'ils présentent quelque chose au Célébrant, ils baisent d'abord l'objet présenté ; quand ils en reçoivent quelque chose, ils le baisent après l'avoir reçu : ces baisers n'ont pas lieu à la Messe des Morts, ni à celles chantées en présence du St. Sacrement exposé. Lorsqu'ils vont allumer et prendre les flambeaux, s'ils passent devant l'autel, ils font la génuflexion. S'ils doivent communier à la Messe, ils le font après les Ministres sacrés, et aussi après les Prêtres, au cas où quelque Prêtre ferait la communion ; ils remettent alors leurs flambeaux entre les mains de deux Clercs, et ils ont soin de faire la génuflexion d'un genou avant de communier, et encore après.

Page 1