CHAPITRE VI
De l'Office du Cèrèmoniaire (1)
1. Le Cérémoniaire doit connaître les offices de tous les Ministres de l'autel et avoir l'œil à tout, pour avertir chacun par quelque signe, mais sans jamais pousser personne et sans le tirer par les habits: quand une faute n'est pas importante, il vaut mieux la laisser faire.
2. Un quart d'heure avant la Messe, il se rend à la sacristie, après avoir fait une courte prière dans l'église. Il se revêt d'un surplis, prend le calice et le prépare. Il prépare également le ciboire, s'il doit y avoir une communion du Clergé, et y met autant d'hosties qu'il en faut. Il prépare deux missels, en mettant les signets en lieux convenables, et porte le tout sur la crédence, qui doit être couverte d'une nappe blanche (Rub.j Miss., part, ii, tit. ii, n. 5). Aidé des Acolytes, il dispose toutes choses, et a soin qu'il s'y trouve : les burettes garnies, l'une de vin, l'autre d'eau 5 le manuterge, la clochette, l'encensoir avec la navette, et les flambeaux pour l'élévation (2). II laisse un missel sur la
(1) Si l'on doit faire l'aspersion de l'eau bénite avant la Messe, le Cérémoniaire consultera le chap. 11 précédent.
(2) Dans la plupart des églises, ces derniers objets restent à la sacristie, où l'on va les prendre en temps convenable. La pratique
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crédence, place l'autre sur le coussin ou le petit pupitre au coin de Pépître, et ouvre celui-ci à l'endroit de la Messe que l'on doit chanter. Enfin, il couvre la crédence du voile long qui convient à la covfleur des ornements de la Messe.
3. Il avertit les Ministres sacrés lorsqu'il est temps qu'ils s'habillent, et il les aide à le faire, conjointement avec les Acolytes. Il a soin, avec eux, de donner le manipule au Diacre et au Sous-Diacre, et de les aider à se revêtir des chasubles pliées les jaiirs où Fon s'en sert, mais seulement après que le Célébrant est habillé.
4. Il fait signe aux Acolytes de partir lorsqu'il en est temps; et lorsque le Clergé est en marche, il avertit les Ministres sacrés, lesquels font tous ensemble l'inclination à la croix. Il marche lui-même avec eux (1), tête nue, c'est-à-dire qu'elle ne doit être couverte ni d'une barrette ni d'une calotte ; ce qu'il doit également observer dans toutes les autres fonctions, ainsi que l'a décrété la S. Congrégation des Rites, le 7 juillet 1734^. Il donne de l'eau bénite au Sous-Diacre et au Diacre.
5. S'il y a des degrés à monter avant d'arriver à l'autel, le Cérémoniaire relève l'aube du Célébrant. A l'entrée du sanctuaire ou à l'arrivée des Ministres sacrés à l'autel, il leçoit du Diacre et du Sous-Diacre les barrettes sans baiser, et, la génuflexion faite, il les place en ordre sur k banquette où ils doivent s'asseoir. Il se met ensuite à genoux au coin de l'épître, la face tournée vers le côté de l'évangile; il répond au Prêtre à demivoix, fait sur lui-même les signes de croix accoutumés et les inclinations prescrites (2).
indiquée par l'Auteur, et qui est conforme aux dispositions du Cérémonial des Evêques, offre peut-être plus de difficultés et demande plus de soins de la part des Ministres inférieurs de l'aulel, qui doivent tenir du feu toujours prêt ; mais elle présente l'avantage de ne pas les obliger à quitter le sanctuaire.
(1) Sa place naturelle est devant le Sous-Diacre; mais aucune place ne lui est précisément assignée, si ce n'est dans quelques circonstances particulières, parce qu'il doit être là où sa présence est nécessaire ou utile.
(2> Il avertit au besoin les Chantres de commencer l'introït, ce qu'ils ne doivent pas faire avant que le Célébrant ne soit arrivé à, Pautel, confoi-mément au décret àe la S. Congrégation des Rites du U avnl 17óa
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6. La confession finie, il monte à l'autel avec les Ministres sacrés, et fait mettre l'encens (l) ; il descend ensuite au bas des degrés, in cornu epistolœ ; et quand le Célébrant doit encenser cette partie de l'autel, il ôte le missel, et le remet après, sans faire de génuflexion.
7. Après l'encensement de Tautel et du Célébrant, il indique de la main, s'il est à portée de le faire, le commencement de l'introït ; ce qu'il fera toujours lorsqu'il servira le Célébrant pour le livre, ayant soia de l'élever, de le baisser selon le besoin, de tourner les feuillets, de lui indiquer où il doit lire, où il doit chanter, etc.
8. Quand le Célébrant a dit le dernier Kyrie, si le chant doit être long, il l'invite à aller s'asseoir à la banquette préparée à cet effet (2), car le Célébrant doit avoir une banquette, conformément au Cérémonial des Evèques (lib. i, cap. xn, n. 22), et au décret de la sainte Congrégation des Rites du 27 août 1822, et non pas un fauteuil. Le Cérémoniaire, près de la banquette, se tient debout à la droite du Diacre, les mains modestement posées ante pedus ; ce qu'il observe toujours pendant le Gloria et le Credo lorsque les Ministres sacrés sont assis.
9. Lorsque le Chœur chante le dernier Kyi^ie, il invite, par une inclination médiocre, les Ministres sacrés à s'en retourner à l'autel, et pour lui il se rend au coin de l'épître (3). Si les Ministres sacrés ne se sont pas assis, quand le Chœur chante le dernier Kyrie, il leur fait signe d'aller au milieu de l'autel, où ils se mettent en flèche fun derrière l'autre ; et lorsque le Célébrant a entonné le Gloria in excelsis Deo, il fait signe au Diacre et au Sous-Diacre de monter à ses côtés pour le réciter avec lui.
10. Lorsqu'ils ont fini de dire le Gloria in excelsis, il les avertit pour aller s'asseoir per breviorem. On prendra garde toutefois de ne pas le faire pendant que le Chœar
(1) Si le saint Sacrement est dans le tabernacle, il fait avec le Thuriféraire la génuflexion avant de monter.
(2) On ne doit aller s'asseoir qu'après que le Chœur a fini de chanter l'introït, (Décret de la S. Congrégation du 3 octobre 1851.)
(3) Merati, Bauldry, du Molin et autres veultnt que le Cérémoniaire précède les Ministres à l'autel et fasse la génuflexion à la gauche du Sous-Diacre.
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chante les paroles Adoramus te... Grotias agimus Ubi. . . Jesu Chrisie. . .Suscipe deprecnttonem nostram. S'ils sont assis lorsqu'on chante ces paroles, il les avertit, par une inclination, de se découvrir ; pour lui, il demeure debout, et s'incline alors vers l'autel.
1 1 . Lorsque le Chœur chante Cum sancto Spiritu, il fait signe aux Ministres sacrés de retourner à l'autel, et lui se rend au coin de l'épître (1); il trouve les oraisons que l'on doit chanter, les montre au Célébrant, et tourne les feuillets du missel.
12. Lorsque la dernière oraison est commencée, il se rend à la crédence, y prend le missel, et le tenant des deux mains par les côtés, l'ouvertiire à sa droite, il le donne au Sous-Diacre avec une inclination avant et après ; puis il se met à la gauche du dit Sous-Diacre (^Cœr, Ep., lib. ii, cap. viii. n. 40), un peu derrière lui 5 et lorsque le Célébrant termine la dernière oraison, ayant incliné la tête à ces mots Jesum Christum, ils vont ensemble au milieu de l'autel, font la génuflexion, saluent le choeur (2), retournent à la place du Sous-Diacre 5 le Cérémoniaire lui montre du doigt l'épître, l'assiste à sa gauche pendant qu'il la chante, fléchit avec lui le genou aux paroles In nomine Jesu, etc. y et fait, comme lui, une inclination de tête aux noms de Jésus, de Marie, et du Saint dont on fait la fête. Immédiatement auparavant, il avertit aussi le Chœur de fléchir le genou ou de se découvrir.
13. Après que l'épître est chantée, il retourne avec le Sous-Diacre au milieu de l'autel, fait avec lui la génuflexion, salue le Chœur (3), accompagne le Sous- Diacre, qui se rend au coin de l'épître pour recevoir la bénédiction du Célébrant, reprend de ses mains, avec les inclinations accoutumées, le missel qu'il donnera avec les mêmes saints au Diacre, lorsque le Célébrant commencera l'évangile. L'évangile fini, il monte sur le marche-pied ou sur le degré le plus élevé in cornu
(1) L'observation de la note précédente convient également ici.
(2) On suppose le Chœur devant l'autel.
(3) Il faut observer tous les saluts au Chœur lors même qu'il serait éloigné de Pautel. (Déc. de la S. Congr. du 3 octobre 1851).
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eptstolœ, pour faire mettre de l'encens ; pour cela il donne la navette ouverte au Diacre.
J^ota I. Si l'on chante au Chœur une prose ou un trait qui soit long, il invite les Ministres sacrés à aller s'asseoir pe?- breviorem, et il assiste à la banquette comme pendant le Gloria. Sur la fin, il leur fait signe de se lever, puis il se rend au coin de l'épître, pour faire mettre de l'encens.
J\r ota IL Pendant les fériés du Carême, au verset Adjuva nos, Deus^ les Ministres sacrés se mettent à genoux sur le bord du marchepied. Il est donc convenable de mettre l'encens auparavant, afin que le Diacre puisse dire en même temps le Munda cor meum. Comme alors on ne touche pas de l'orgue, il pourra prier les Chantres de prolonger le chant, pour donner le temps de faire toutes les cérémonies sans confusion.
M. Pendant que le Diacre reçoit la bénédiction du Célébrant, il se met près de lui pour l'aider en tout ce qui pourrait se rencontrer. Etant descendu, il se met à la droite du Thuriféraire. Alors tous les Ofliciers de l'autel se mettent sur trois lignes : les Ministres sacrés forment la première, le Cêrémoniaire et le Thuriféraire la seconde, les Acolytes la troisième. Tous font la génuflexion et saluent le Chœur ensemble pour aller in cornu Evangelïi, au lieu où se chante l'évangile (1). Le Cêrémoniaire s'y place à la droite du Diacre, un peu derrière lui. Après que celui-ci a dit Sequentia sancii Evangeliiy il lui donne l'encensoir, qu'il reprend après l'encensement du missel. Ayant remis l'encensoir au Thuriféraire, il assiste à l'évangile tout près du Diacre, à portée de tourner les feuillets du livre.
JVota. Si pendant l'évangile on doit se mettre à genoux ou incliner la tête, comme au nom de Jésus, etc., il le fera, tourné vers l'autel, afin que cela serve de signe au Célébrant.
(1) Voici l'ordre tracé par le Cérémonial des Evêques pour se rendre au lieu où doit être chanté PE vangile: Praecedit Caeremoniarius, rnox ïhuriferarius cum thuribulo et navicula, sequuntur duo Ceroferari! cum candelabris ac cereis accensis, deinde Subdiaconus manibus junctis, ultimo Diaconus, librum Evangeliorum clausum ante pectus portans." (Lib. ii, cap. vni, n. 44).
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15. L'évangile fini, il s'en va vers le côté de l'épître et fait la génuflexion en même temps que les autres (1). Il reçoit du Sous-Diacre le missel avec les inclinations convenables, et le replace sur la crédence 5 puis il retourne in cornu epistolœ^ et s'y tient jusqu'à ce que les Ministres sacrés aient fini le Credo. Il fait les inclinations de tête comme le Célébrant, et se signe en même temps que lui.
16. Quand le Célébrant dit le verset Et incarnatus est y le Cérémoniaire fléchit un genou. Quand les Ministres sacrés ont fini de réciter le Credo, il leur fait signe d'aller s'asseoir par le chemin le plus court. Il assiste à la banquette pour les avertir lorsqu'ils devront se découvrir. Quand le Chœur chante Et incarnatus^ il se met à genoux ainsi que tous les Ministres inférieurs ; les Ministres sacrés se découvrent seulement.
JVota. Aux Messes où les Ministres sacrés se mettent aussi à genoux pour le verset Et incarnatus est, le Cérémoniaire a dû faire d'avance préparer des coussins.
17. Quand on a fini de chanter ces paroles : Et homo factus est, le Cérémoniaire fait signe au Diacre de venir avec lui prendre la bourse, et, après la lui avoir donnée, il retourne à la banquette. A ces mots Et vitam venturi sœculi, ou un peu auparavant, il avertit les Ministres sacrés de retourner à l'autel ; il retourne ensuite au coin de l'épître.
18. Lorsque le Célébrant a dit Oremus avant l'oflertoire, il fait signe au Sous-Diacre, et celui-ci, ayant fait la génuflexion, se rend à la crédence. En arrivant, le Cérémoniaire lui met le grand voile sur les épaules, de manière que la partie la plus longue pende du côté droit (2); puis il l'accompagne à l'autel, en portant lui-
(1) C'est-à-dire en même temps que les Acolytes, lorsqu'il passe devant Pautel pour se rendre au coin de Pépître, où il doit recevoir le livre du Sous-Diacre.
(2) D'après Merati, le Cérémoniaire ne se rendrait pas àia crédence, mais au livre, pour indiquer l'Offertoire au Célébrant. Alors le Sous-Diacre va seul à la crédence, où il prend le voile aidé par les Acolytes. Cette dernière manière est plus conforme au Cérémonial des Evêques(lib. i, cap. x, n. 5; lib. 11, cap. viir, n. 60). Il semble naturel que le Cérémoniaire assiste le Célébrant de préférence à ses Ministres.
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même le ciboire, qui, au besoin, a dû être préparé sur Im crédence ; il aide à découvrir le calice, et, lorsque le Sous-Diacre s'est retiré avec la patène, il fait mettre l'encens à l'ordinaire,
19. Il se retire au coin de l'épître, et, pendant que le Célébrant enceiise la croix ou la partie de l'épître, il passe au côté de l'évangile, ayant soin de faire la génuflexion au milieu de l'autel ; il ôte le missel, descend au bas des degrés, et remet le livre à sa place après que le Célébrant a encensé cette partie de l'autel. Il reste ajors auprès du missel pour assister le Célébrant, lui indiquer à l'ordinaire les oraisons et tourner les feuillets.
20. Quand la préface est fuiie, il fait signe au Diacre de monter sur le marchepied à la droite du Célébrant pour dire le Sanctus ; il avertit également le Sous-Diacre, dans les lieux où c'est la coutume que celui-ci monte à la gauche du Célébrant pour dire avec lui le Sanctus, La S. Congrégation des Rites a déclaré, le 12 novembre 1831, que, sur ce point, chaque église pouvait suivre sa coutume. A Te igitur, le Diacre passe à la gauche du Célébrant, et le Cérémoniaire se rend au coin de l'épître : tous deux font la génuflexion en. passant au milieu de l'autel (1) A ces paroles, Qui pridie quant pater etur^ ayant mis de l'encens dans l'encensoir {Cœr. Ep.y lib. ii, cap. vu, n. 10.), il se met à genoux en même temps que le Thuriféraire, et à l'élévation il veille à ce qu'on sonne la^clochette de trois coups distincts, ayant soin d« faire avec le Thuriféraire une inclination profonde avant et après chaque élévation.
21. Après la seconde élévation, il se lève (2) et reste à la même place, ou bien il se met sur le degré le plus près de l'autel jusqu'à jYobis quoque peccatoribus. Alors il passe de l'autre côté en faisant la génuflexion au mi-
(1) L'Auteur ne suppose pas le saint Sacrement dans le tabernacle. Mais s'il est présent, il faut deux génuflexions; et, dans ce cas, on peut poser ce principe général, que, toutes les fois qu'un Ministre de l'autel passe d'un côté à l'autre du Célébrant, il fait toujours une première génuflexion au lieu du départ, une seconde au lieu de l'arrivée, et point au milieu.
(2) On suppose que le Chœur se lève : autrement le Cérémoniaire resterait également à genoux jusqu'à Nobis quoque peccatoribus.
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lieu de l'autel, mais toujours derrière le Sous-Diacre.
22. Lorsque le Diacre quitte la gauche du Célébrant, il prend sa place, fait de nouveau la génuflexion avec le Célébrant et le Ì)iacre, qui déjà doit être à droite. Le Cérémoniaire reste au même lieu pour assister le Célébrant en ce qui regarde le missel jusqu'à V Agnus Dei ; il fait toutes les génuflexions avec le Célébrant, tourne les feuillets, etc.
23. Avant que le Pater commence, il fait signe au Diacre, qui, ayant fait la génuflexion, se retire derrière le Célébrant sur son degré ordinaire. A Dimilte nobis, le Cérémoniaire avertit de nouveau le Diacre et aussi le Sous-Diacre, lesquels, ayant fait la génuflexion, montent au côté de l'épître. Le Sous-Diacre y dépose la patène, quitte l'écharpe, et, au signe du Cérémoniaire, ayant fait la génuflexion, il retourne à sa place in piano j tandis que le Diacre reste à la droite du Célébrant. Quant au Cérémoniaire, il reste à la gauche jusqu'à ce que le Célébrant ait chanté les paroles Pax Domini : alors il fait signe au Sous-Diacre, et celui-ci, ayant fait la génuflexion en sa place, monte à la gauche du Célébrant, où il fait une nouvelle génuflexion (1), et dit avec lui V Agnus Dei {Ruhr, Miss., part, ii, tit. x, n. 8). Le Cérémoniaire, ayant fait la génuflexion au moment de l'arrivée du Sous-Diacre, et en même temps que lui, avec le Célébrant, descend sur le pavé, et attend le Sous-Diacre pour l'accompagner lorsqu'il ira donner la paix. On la donne d'abord au côté de l'évangile, en commençant par le plus digne, puis au côté de l'épître, en ayant soin de faire la génuflexion lorsqu'on passe devant le milieu de l'autel (2).
(1) Si le Sous-Diacre fait ici une seconde génuflexion, c'est parce qu'il se trouve à côté du Célébrant au moment où celui-ci la fait avec le Diacre et le Cérémoniaire. Mais on peut faire cette remarque générale, que toutes les fois qu'un ministre de l'autel se déplace après la consécration, (on même avant la consécration, si le saint Sacrement est dans le tabernacle), pour aller à côté du Célébrant, ou le quitte pour venir se placer derrière lui, s'il ne doit pas passer au milieu de l'autel, il fait seulement la génuflexion avant de partir, et ne la fait point en arrivant^ à moins que^ comme ici, des circonstances particulières ne l'exigent.
(2) On suppose que le premier Chœur est toujours du côté de
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24. La paix étant donnée au Chœur, ils retournent à l'autel ; et, le Cérémoniaire ayant fait la génuflexion in piano à la droite du Sous-Diacre, il reçoit de celui-ci la paix, en lui faisant une inclination avant et après ; puis il va la donner {Rubr,, ibid.) au premier Acolyte, ou bien au Thuriféraire, si celui-ci assiste à la crédence en place des Acolytes occupés à tenir les flambeaux. Cela fait, il se tient en sa place ordinaire Ì7i cornu epistolœ jusqu'après la communion du Prêtre.
J^oia L S'il y a une communion du Clergé, après que le Célébrant a pris le précieux Sang, le Sous-Diacre couvre le calice de la pale, puis le Diacre et le Sous- Diacre, ayant fait la génuflexion, changent de côté. Le Diacre découvre le ciboire, et tous deux font une nouvelle génuflexion avec le Célébrant (1). Ensuite le Diacre, descendant sur le degré le plus élevé, du côté de l'épitre, dit, profondément incliné et la face tournée du côté de l'évangile, le Confiteor. Le Célébrant, se tenant droit sur le marchepied et tourné vers le Diacre, dit le Misereatur et VIndulgentiam en faisant un signe de croix sur les communiants avec la main droite, tandis qu'il tient la gauche appuyée sur sa poitrine. Au moment où le Diacre descend pour dire le Confiteor, le Sous-Diacre se retire également sur le degré le plus élévé, du côté de l'évangile, où il reste jusqu'à InduU gentiam inclusive, debout, les mains jointes, la face
l'évangile : s'il en était autrement, on aurait é^ard aux dispositions locales, et l'on comnnencerait par le plus digne du prenaier Chœur.
(1) S'il faut tirer le ciboire du tabernacle, le Célébrant, pour laisser le milieu de l'autel au Diacre, se retire avec le Sous-Diacre vers le coin de l'évangile, et tous deux se mettent à genoux sur Je marchepied près de l'autel. Tous les autres ministres de l'autel se mettent également à genoux, aussi bien que'les communiants ; mais ceux qui sont au chœur restent tous debout, à l'exception de ceux qui doivent communier. Le Diacre óte d'abord le carton; puis il ouvre le tabernacle, fait la génuflexion sans mettre les mains sur l'autel (car cela n'est jamais permis qu'au Célébrant), se relève aussitôt, tire Je ciboire du tabernacle, et le pose sur le corporal. Ensuite, pour l'ouvrir, il óte d'abord le pavillon, s'il y en a un, et le met sur la nappe de l'autel, puis le couvercle, qu'il pose sur le corporal; alors il fait encore une génuflexion. Au moment où il se retire pour dire le confiteor, le Célébrant se lève, ainsi que le Sous-Diacre, et va prendre le milieu de l'autel. Il fait la génuflexion avant de se tourner pour dire le Misereatur (Merati, part, ii, tit. x, n. 52 et 53).
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tournée vers le Diacre. Changeant ensuite de côté avec celui-ci, ils font en même temps que le Célébrant la génuflexion l'un derrière l'autre en passant devant le milieu de l'autel ; ils accompagnent ensuite le Célébrant, se tenant à ses côtés, le Diacre du côté de l'évangile, et le Sous-Diacre du côté de l'épître (1).
JSTota IL Si les Ministres sacrés doivent communier, après Indulgentiam, ils se mettent à genoux sur le bord du marchepied devant le Célébrant. Lorsqu'ils ont reçu la sainte communion tous les deux, ils font la génuflexion au même lieu, puis vont se placer aux côtés du Célébrant comme nous l'avons dit. Pour passer, ils prennent chacun un bout de la nappe des mains de ceux qui la tiennent, et la leur remettent lorsqu'ils sont passés. Le Diacre prend la patène, et la tient un peu au-dessous de l'hostie, accompagnant ainsi la main du Prêtre qui donne la communion. Le Sous-Diacre se tient près du Célébrant, les mains jointes, la face tournée vers le peuple, pendant tout le temps de la communion. Lorsqu'elle est finie, le Thuriféraire reporte la nappe à la crédence, et le Cérémoniaire assiste aux ablutions.
25. Lorsque le Célébrant est revenu au côté de l'épître, il l'assiste pour le livre, qu'il ferme après la dernière oraison, à moins qu'on ne doive dire à la fin un évangile particulier; en ce cas il laisse le livre ouvert, et après que le Diacre a chanté Vite Missa est, il le donne, pour plus de commodité, au Sous-Diacre, qui le transporte au côté de l'évangile.
26. Pendant la bénédiction il se met à genoux comme tous les autres Ministres, et se lève après qu'elle est donnée. Vers la fin de l'évangile il fait signe aux Acolytes de prendre leurs chandeliers et de venir devant le milieu de l'autel. Et après qu'ils ont fait la génuflexion à ces paroles Et verbum caro, ou, si c'est un autre évangile, après qu'il est fini, ils s'en vont à la sacristie, suivis du Clergé. Quant au Cérémoniaire, il prend les barrettes des Ministres sacrés, et, après avoir fait en temps
(I) Il est peut-être bon d'ajouter ici cette remarque, que pendant que le Célébrant dit Ecce Agnus Dei, etc., et Domine, non sum dignus, etc., les Officiers sacrés sont tournés et inclinés vers la sainte hostie, et non tournés vers le peuple.
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convenable la génuflexion avec enx, il les leur donne, commençant par celle du Célébrant, qu'il remet entre les mains du Diacre.
27. On retourne à la sacristie dans le même ordre que Ton a observé en venant à l'autel. En arrivant, le Cérémoniaire, conjointement avec les Ministres sacrés salue le Clergé, et, ayant fait une inclination à l'image de la sacristie, il aide le Célébrant à quitter les ornements sacrés, et, après s'ê're acquitté de son office auprès de lui, il s'occupe de mettre en lieu propre toutes les choses qui sont sur la crédence.
J^ota I. Si le Clergé reste au Chœur, les Acolytes peuvent ne prendre leurs chandeliers qu'après l'évangile tout- à-fait terminé : ils vont seulement alors devant le milieu de l'autel ; et lorsque les Ministres sacrés en sont descendus, ils font tous ensemble la génuflexion ; puis le Cérémoniaire donne les barrettes, et l'on s'en retourne à la sacristie de la manière que nous l'avons dit.
JVota IL Les Ministres sacrés font la génuflexion in piano en arrivant ia première fois à l'autel, et en le quittant pour retourner à la sacristie. Dans les autres circonstances ils la font sur le degré autant que possible.