CHAPITRE VII (t
I>e la Messe cliantèe sans I>iacre et Sans Sous* I>iacre*
De r Aspersion de PEau bénite (Y),
1. L'aspersion de l'eau bénile se fait tous les dimanches, ainsi que le prescrivent le Missel et le Cérémonial des Evèques : il n'y a d'exception que quand l'Evêque
(t) Ce chapitre et les trois suivants sont rédigés spécialement pour la Province Ecclésiastique de Québec.
(1) La bénédiction de Peau se fait à la sacristie, ainsi qu'il est porté dans le Missel, par un Prêtre revêtu d'un surplis ou d'une aube, et d'une étole par-dessus. S'il est revêtu d'une aube, l'étole doit être croisée devant sa poitrine : c'est une règle générale pour les simples Prêtres toutes les fois qu'ils portent l'étole par-dessus l'aube. L'eau bénite peut se faire aussi dans l'église, aux termes du Rituel romain, In EccUsia vd in Sacristia»
PART. I, CHAP. VII
doit célébrer la messe solennelle (Cœr. Ep,^ lib. ii, cap. XXXI, n. 4).
2. Comme le Prêtre qui fait cette aspersion est celui qui doit célébrer la Messe (Ruhr, Miss, y de Bened,), on prépare au coin de l'épître, sur la banquette du Célébrant, le manipule et la chasuble du jour, afin qu'après que l'aspersion sera terminée, il puisse achever de s'habiller sans revenir à la sacristie.
3. Le Célébrant se revêt à la sacristie de ses ornements de la couleur du jour, à l'exception du manipule. 11 prend l'amict, l'aube, la ceinture, l'étole croisée sur la poitrine, et la chape de la couleur du jour (^Caer, Ep., iô,ïi. 3).
4. On se place à la sacristie ainsi qu'il suit : le Célébrant au milieu, les Acolytes, avec leurs chandeliers, un peu derrière, le premier à droite, le second à gauche, l'Acolyte portant le bénitier avec l'aspersoir, à la gauche du premier Acolyte : c'est naturellement le Thuriféraire qui remplit cet office. Quant au Cérémoniaire, on ne lui assigne pas déplace, attendu qu'il se met là où sa présence peut être utile.
5. Après avoir tous ensemble fait, la tête découverte, la révérence à la croix ou à l'image de la sacristie, les Servants saluent le Célébrant. Ensuite le Célébrant, se couvre, et tous vont à l'autel dans l'ordre qui suit : l'Acolyte portant le bénitier avec l'aspersoir marche le premier ; après lui viennent les Acolytes portant leurs chandeliers avec des cierges allumés ; et enfin le Célébrant, les mains jointes devant la poitrine, ayant à sa droite le Cérémoniaire, qui relève le devant de sa chape de la main gauche, et tient l'autre main appuyée sur la poitrine. Si le Célébrant n'est point en chape, leCérémoniaire marche devant lui.
6. En arrivant, ils saluent le Chœur, s'il est devant l'autel, ou s'ils y passent ; et lorsqu'ils sont auprès de l'autel, ils se placent au bas des degrés de la même manière qu'à la sacristie; le Célébrant donne sa barrette au Cérémoniaire, et tous font la gèmiûexion in plano^ à l'exception du Célébrant, qui ne fait qu'une inclination profonde, si le saint Sacrement n'est pas dans le tabernacle. Ensuite le Cérémoniaire porte la barrette
DE l'eau bénite.
sur la banquette. Les Acolytes vont à la crédence. Le Célébrant se met à genoux sur le dernier degré. Le Cérémoniaire et le Porte-Bénitier se mettent à genoux in piano. Le Porte-Bénitier s'approche à la droite du Célébrant.
7. Le Porte-Bénitier présente l'aspersoir au Célébrant, en baisant l'aspersoir d'abord, ensuite la main du Prêtre, qui, entonnant Asperges me ou Vidi aquam^ selon le temps, asperge Pautel par trois fois (Cœr. Ep.^ lib. n, cap. xxxi, n. 3), d'abord au millieu, puis au côté de l'évangile, et enfin au côté de l'épître. Mais si le saint Sacrement était exposé, le Porte-Bénitier présenterait l'aspersoir sans aucun baiser, et le Célébrant n'aspergerait pas l'autel.
8. Le Célébrant, étant encore à genoux, s'asperge lui-même, puis le Porte-Bénitier reprend l'aspersoir avec les baisers ordinaires.
9. On va ensuite faire l'aspersion du Chœur, après avoir fait à l'autel la révérence convenable, c'est-à-dire les Servants toujours la génuflexion, et le Célébrant seulement l'inclination profonde, à moins que le saint Sacrement ne soit dans le tabernacle. En allant au chœur, le Célébrant marche entre le Porte-Bénitier et Cérémoniaire. Après qu'ils ont salué le Chœur, le Porte- Bénitier présente de nouveau, de la même manière que la première fois, l'aspersoir au Célébrant, qui procède à l'aspersion dans l'ordre qui suit, disant submissa voce le psaume Miserere {Ruhr, Miss.) en même temps que le Chœur chante.
10. Il asperge d'abord le Clergé, à commencer "par le côté qui est le premier, selon l'usage des lieux : ensuite il fait l'aspersion du peuple. Dans les églises paroissiales, le Curé seul est aspergé en particulier (du Molin, de VEau béniie^ n. 11).
11. Après avoir fait l'aspersion du Chœur, le Célébrant va faire celle du peuple {Ruhr. Miss,). Il remet ensuite l'aspersoir au Porte-Bénitier qui le reçoit avec les baisers ordinaires. Puis, ayant salué le Chœur, ils retournent à l'autel, et font en arrivant la révérence convenable. Ensuite, le Porte-Bénitier présente de
PART. I, CHAP. VIII
nouveau l'aspersoir au Célébrant, qui asperge les Acolytes et les autres Clercs qui sont au service de l'autel.
12. L'aspersion étant ainsi entièrement terminée, le Célébrant devant l'autel dit, les mains jointes, le verset Ostende, etc., ceux qui suivent, et l'oraison {Ruhr, Miss.) sur le livre ou la carte que le Cérémoniaire et le Porte- Bénitier, placés à ses côtés, soutiennent devant lui.
13. Tous ayant ensuite fait à l'autel la révérence convenable, vont à la banquette, où le Célébrant quitte la chape et prend le manipule et la chasuble, aidé par les Acolytes.
14t. Le Célébrant ainsi revêtu va à l'autel où il fait la génuflexion avec les Acolytes, qui se mettent à genoux in piano f un peu derrière lui, pour le servir et lui répondre.
15. Cependant le Cérémoniaire et le Porte-Bénitier, après avoir fait la génuflexion, vont à la Sacristie où ils déposent la chape et le bénitier. Puis le Thuriféraire ayant pris l'encensoir et la navette, ils viennent se placer tous deux au coin de l'épître où, à genoux in piano, pendant les prières de la confession, ils répondent à demi-voix.