‹ Petit cérémonial selon le rit romainChapitre 14 sur 168 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

©e l'Office du Tliurifèraire (1).

1. Le Thuriféraire se trouve à la sacristie un quart d'heure avant la Messe, se revêt d'un surplis, et au défaut des Acolytes, il aide le Célébrant à s'habiller.

2. Au c.'>mmencement de la Messe, il prépare du fen dans l'encensoir (2)* Quand le Prêtre monte à l'autel, il

(1) Si l'on doit faire l'aspersion de l'eau bénite, le Thuriféraire, pour son Office en cette circonstance, consultera le chapitre précédent.

(2) Si l'on devait se rendre à l'autel processionnellement, le Clergé précédé de la croix, le Thuriféraire tiendrait son encensoir prêt, et ferait bénir J'encens auparavant; car il doit marcher le premier avec son encensoir fumant, et précéder immédiatement la croix ( Cérémon. des Evèq. lib. ii, cap. viii. n. 24).

Le Thuriféraire, en arrivant à l'autel, après avoir fait les révérences convenables, va, s'il a l'encensoir, se placer vis-à-vis du com de l'épitrè; au bas des degrés, sur le pavé. Mais lorsqu'il n'a pas

DE l'office du thuriféraire.

s'approche, monte sur le marchepied au coin de l'épître, donne la navette au Cérémoniaire, et fait mettre l'encens dans l'encensoir; après que l'encens est mis et béni, il laisse tomber le couvercle, donne l'encensoir au Célébrant, reprend la navette et se place à la droite du Célébrant, pour l'assister pendant l'encensement (1).

3. 11 encense le Célébrant, auquel il fait une inclination avant et après l'encensement. Il reporte l'encensoir à sa place, en faisant In génuflexion, s'il passe devant l'autel, et si le saint Sacrement est présent (2); puis il retourne au chœur (3).

4. Après que toutes les oraisons sont chantées, il va préparer son encensoir: au signe du Cérémoniaire, il s'approche de l'autel pour faire mettre l'encens (4). Aprés la bénédiction de l'encens, il prend l'encensoir delà main droite et la navette de la gauche, et, étant descendu sur le pavé, il va, en précédant les Acolytes, au milieu et en face de l'autel, à quelque distance des degrés, où il s? place entre les dits Acolytes. Au signe du Cérémoniaire, il fait, en même temps que les autres Servants, la génuflexion à l'autel. Il s'en va ensuite

l'encensoir, l'Auteur suppose qu'il est à sa place du chœur. Ici, il est généralenaent d'usage qu'il se place alors à la crédence, où il se comporte conime les Acolytes. Et il nous semble qu'en effet le Thuriléraire peut-être regardé con^inae un troisième Acolyte. Il est ' même désigné comme Acolyte par le Cérémonial des Evèques {lih, i, I cap. XXIII, n. 1 et 2, et alibi passim).

j (1) Si le sairjt Sacrement est dans le tabernacle, le Thuriféraire I fe.it une génuflexion avant de monter. Il est bon de remarquer que, si 1 PEvêque est présent, c'**st toujours lui qui bénit l'encens. Le Thuriféi raire, au lieu de monter à l'autel, se rend donc, accompagné du Céi rémoniaire, auprès du Prélat, devant lequel il se met à genoux en I tenant l'encensoir ouvert, jusqu'à ce que l'Evêque ait béni l'encens. ' Il ne doit pas oublier les révérences convenables in accessu et recessu,

(2) On suppose que l'encensoir reste sur une crédence. Si on le reporte à la sacristie, comme cela se l'ait ici, le Thuriféraiie doit fa.re la génuflexion avant de quitter le sanctuaire.

(3) Assez généralement on assigne au Thuriféraire une place à la crédence, à gauche du second Acolyte ; ce qui le dispense de retourner au chœur.

(4) Si le saint Sacrement est dans le Tabernacle, le Thuriféraire fait la jfénuliexion avant de monter, et une autre avant de descendre.

! Il fait de même daris toutes les circonstances analogues.

PART. I, CHAP. Vili.

au coin de l'évangile, où il se tient in piano, entre les deux Acolytes, tourné du côté du Célébrant.

5. Il donne en temps convenable l'encensoir auCérémoniaire (1); et, lorsqu'il l'a repris, il soulève un peu le couvercle et agite légèrement l'encensoir pour que le feu ne s'éteigne pas : car il doit servir pour l'encensement du Célébrant.

ô. Lorsque l'évangile est chanté, le Thuriféraire ayant fait la génuflexion avec les autres Servants, devant l'autel, encense le Célébrant, faisant les révérences convenables avant et après l'encensement. Il fait la génuflexion à l'autel avant de reporter l'encensoir en son lieu et de retourner à sa place : et, si on dit le Credo, le Thuriféraire s'arrête au milieu de l'autel et s'incline au mot Deum. Si l'on ne dit pas le Credo, le Thuriféraire, ayant fait la génuflexion à l'autel, va s'occuper de son encensoir, afin de le tenir prêt pour l'encensement des oblats et de l'autel.

7. Vers la fin du Credo, il va préparer son encensoir, et fait en sorte d'être prêt pour s'approcher de l'autel aussitôt après l'ofîrande du calice. Il fait mettre de l'encens de la manière ordinaire, reprend la navette, et se comporte comme au premier encensement. Après avoir encensé le Célébrant, il va encenser le Chœur, commençant par le côté de l'épître. Au retour, il encense les Acolytes d'un coup chacun, il a soin de faire toujours les saints convenables avant et après, et les génuflexions devant l'autel quand il y passe. Cela fait il reporte l'encensoir en son lieu.

8. Il renouvelle le feu, et, un peu avant l'élévation (2), il s'approche de l'autel au côté de l'épître, à la droite du Cérémoniaire, lequel met de l'encens dans l'encensoir. Cela fait, le Thuriféraire se met à genoux in piano, et il encense le très saint Sacrement de trois coups au moment de l'élévation de la sainte hostie, avec une inclination profonde avant et après : il fait de même à l'élé-

(1) C'est au Cérémoniaire à le présenter au Célébrant lorsque celui-ci doit encenser le livre.

(2) S'il a porté l'encensoir à la sacristie, il en revient av^ec les Porte-flambeaux, les précédant ou marchant au milieu d'eux, s'ils ne sont que deux.

DE l'office du thuriféraire. 63

vation du calice (Rubr.^ Miss,, part, ii, tit. viii, n. 8).

L'élévation finie, il s'en va reporter son encensoir en faisant auparavant la génuflexion, et, après l'avoir déposé en son lieu, il revient à l'autel.

9. Ici se termine l'ofiice du Thuriféraire, à moins que les Acolytes ne restent avec leurs chandeliers jusqu'après la communion : car alors c'est lui qui, en temps convenable, porte sur l'autel, au côté de l'évangile, le voile du calice, présente les burettes pour la purification du calice et Tablution des doigts ; et, après avoir tout disposé sur la crédence, il retourne à sa place (1).

10. S'il y a communion du Clergé, le Thuriféraire, prend la nappe de communion, passe de l'autre côté, et se met à genoux in piano. Après que le Prêtre a dit Indulgentiam, il monte, se met à genoux sur le bord du marchepied sur le côté de l'autel, étend et soutient la nappe conjointement avec le Cérémoniaire. Quand la communion est donnée, il descend, fait la génuflexion en même temps que le Cérémoniaire, et retourne à la crédence pour présenter les burettes, comme nous l'avons dit (2).

JVo/a /. Le Thuriféraire fait la génuflexion d'un genou, toutes les fois qu'il sort du Chœur ou qu'il y rentre, qu'il s'éloigne de l'autel ou qu'il s'en approche, et quand il va ou revient d'un côté à l'autre de l'autel.

J^ota. IL Quand il n'y a pas d'encens bénit dans Pencensoir, on tient toujours celui-ci de la main gauche ; mais quand il y a de l'encens, on le tient de la main

(1) On suppose dans tout ceci que les Acolytes sont occupés à tenir les chandeliers : autrement ce serait leurs fonctions.

(2) L'Auteur ne parle pas du retour du Thuriféraire à la sacristie après la Messe, parce qu'il le suppose au Chœur, et que dés lors il doit s'en retourner en son rang avec ceux du Chœur. Mais comme ici, assez généralement, il se place à la crédence, voici ce qu'il observe pour le départ. La Messe étant finie, il fait la génuflexion au bas des degrés de l'autel avec les autres Servants, à la gauche du premier Acolyte ; et, ayant eusuite salué le Chœur avec eux, il marche le premier, les mains jointes, pour retournera la sacristie, où i! salue la croix et le Célébrant comme il a fait avant la Messe.

le Clergé sort conjointement avec le Célébrant, le Thuriféraire, en '•as, fait la génuflexion au milieu des Acolytes, derrière le Céléi J int. On ne détermine, du reste, ces dispositions que pour ne pas Idibser le Thuriféraire dans l'incertitude de la place qu'il doit occuper.

PART. CHAP. IX

droite. La navette se porte avec la main opposée. Quand le Thuriféraire porte l'encensoir avec cérémonie, comme lorsqu'il va pour le chant de l'évangile, ou dans les processions, il passe le petit doigt dans l'anneau du petit couvercle qui tient toutes les chaînes, et le gros doigt de la même main dans l'anneau par lequel on soulève le grand couvercle (1). Dans les autres circonstances, comme quand il va faire mettre l'encens, etc., il prend ordinairement l'encensoir par les chaînettes audessous du petit couvercle, de manière à tenir le grand couvercle soulevé, ce qui ne doit pas avoir lieu^u moment où l'on encense.

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