Quand le Prêtre àiile Miser entur, il répond
puis cesse de s'incliner. Pendant Vlndulgeiitiam, il fait, comme le Célébrant, le signe de la croix.
28. Quand le Prêtre dit Oremus j le Servant se lève ; et lorsqu'il monte à l'autel, il relève le devant de son aube, puis il va posément au côté de l'évangile se mettre à genoux sur le dernier degré.
29. Il fait le signe de la croix, comme le Prêtre, au commencement de V Iniroït. Au Gloria Patri, il fait, comme lui, une légère inclination vers la croix. ]1 se conforme au Prêtre dans toutes les circonstances semblables, par exemple, lorsqu'il incline la tête au saint nom de Jésus ou de Marie, ou en prononçant le nom du Saint dont on fait la fête.
30. Il répond au Kyrie alternativement avec le Prêtre (Rvbr.^ ib., tit. iv, n, 2) ; il dit une fois Kyrie, deux fois Christe, et une fois Kyrie, Et les jours où le Prêtre dit ensuite : Oremus, fledamus gena a, il répond : Levate (Rubr,, part. 11, tit. v, n. 4). A chaque oraison que le Prêtre finit j)^r sœcula sœculorum il répond Amen ; après l'Epître il dit : Deo gr atlas.
31. Les Messes où le Prêtre dit Flectamus genua^ ont plusieurs leçons en forme d'Epîtres. Le servant répond à chacune : Deo gratios\ mais il ne se lève pour transporter le Missel, comme nous allons le dire, qu'après l'Epître qui suit le Dominus vobiscum,
32. Le Servant, ayant répondu Deo gratias, se lève, et, se tournant sur la droite, il va jusqu'au milieu de l'autel, sur le pavé ; là il se tourne entièrement vers le tabernacle ou la croix, et fait la génuflexion. Il va ensuite au côté droit du Prêtre.
33. Au moment où le Prêtre quitte le livre, le servant s'en approche, et, la face tournée vers le livre, il le prend à deux mains avec le coussin ou pupitre ; puis il se tourne sur la gauche, et descend les degrés directement vers le milieu de l'autel ; là il se retourne vers le tabernacle ou la croix, fait la génuflexion, et remonte de même directement vers le coin de l'évangile 5 il y place le livre
DE LA MESSE BASSE
de biais, de manière que le haut du livre regarde le coin postérieur de Tantel j puis il joint les mains, se luui ne sur sa droite, descend, comme il est monté, directement vers le milieu de Tautel, se tourne vis-à-vis le tabernacle ou la croix pour faire la gémiflexion, et va se placer modestement du côté de l'épître, regardant PÉ van gilè et restant debout.
31<. Lorsque le Prêlre dit Initium ou Sequentia, etc., le Servant fait comme le Prêtre, avec le pouce de la main droite, les petits signes de croix sur son front, sur sa bouche et sur sa poitrine, et répond, en joignant les mains : Gloria tibis Domine, Si le Prêtre fait la génuflexion pendant l'Évangile, le Servant la fait également: à la fin de PÉ vangile il répond : Laus tihi^ Christe {Rubr.y ib.. tit. IV, n. 3), et se met à genoux sur le dernier degré du côté de l'é})ître. Lorsqu'on dit la Passion, comme le dimanche des Rameaux, il ne dit pas : Gloria Ubi, Domine^ au commencement ; mais à la fin de cette partie qui tient lieu d'Evangile, et que le Prêtre récite après avoir dit le Munda cor meum^ profondément incliné au milieu de l'autel, le Servant répond : Laus Ubi Chiiste,
35, Lorsque le Prêtre découvre le calice, le Servant se lève, et, sans saluer l'autel, il va directement à la crédence prendre les burettes. Il a soin de les prendre une de chaque main, celle du vin de la main droite, celle de l'eau de la main gauche, toutes les deux par le pied, les anses en dehors, de manière qu'elles se trouvent du côté du Prêtre. Se tournant alors sur sa gauche, il les porte modestement, et, montant sur le degré le plus élevé, il attend que le Prêtre, quittant le milieu de l'autel, vienne mettre le vin et l'eau dans le calice. Il fait une inclination au Prêtre lorsqu'il arrive, et lui présente avec révérence, d'abord la burette du vin, et, pendant que le Prêtre en verse dans le calice, il fait passer la burette de l'eau dans sa main droite ; il reçoit avec la gauche celle du vin, puis il donne la burette de l'eau qu'il reçoit ensuite de la droite. Alors, après avoir fait une inclination, il retourne par la droite à la crédence, et y place les burettes.
36. Il met le manu terge sur son bras gauche ou le tient en dessous du plateau, de manière que le Prêtre puisse
PART. I, CHAP. I, ART. IV
le prendre facilement ; il prend le plateau de la main gauche, et la burette à Peau de la main droite et retourne à l'autel, au même lieu et de la même manière que la première fois. Quand le Prêtre arrive pour se laver les doigts, il lui fait l'inclination ordinaire, (fa) puis verse de l'eau sur ses doigts sans précipitation, ayant soin de verser doucement jusqu'à ce que le Prêtre fasse quelque signe de cesser, et tenant le bassin à une hauteur convenable, afin que le Prêtre n'ait pas à se baisser ; il lui laisse le temps d'essuyer ses doigts, et, après avoir fait le salut convenable, retourne par sa droite à la crédence, où il place les burettes sur le plateau, celle du vin à droite et celle de l'eau à gauche. Ensuite, il joint les mains, retourne par sa gauche à sa place du côté de l'épître, et se remet à genoux sur le dernier degré.
JVota, Si le saint Sacrement était exposé, le Servant ne monterait pas à l'autel pour donner à laver au Prêtre ; il se placerait alors au bas des degrés, sur le pavé, le dos tourné au peuple, (f^)
37. Au Sanctus, le Servant sonne la clochette (Ruhr,, part. II, tit. VII, n. 8). (fc) (-f g?) Lorsque, aux approches de la consécration, lePrêtre, ayant étendu les mains sur l'hostie et le calice, commence à faire les signes de croix, le Servant se lève, va au milieu de l'autel, fait la génuflexion^ monte un ou deux degrés, selon qu'il est nécessaire, et se met à genoux près du Célébrant, derrière lui, un peu retiré du côté de l'épître. A chaque consécration, il sonne trois coups avec la main droite, et de la main gauche, pendant l'une et l'autre Elévation, il tient le bas de la chasuble, en l'élevant un peu {Rubr., part. II, tit VIII, n. 6).
(fa) Il baise la burette (Baldeschi).
(fô) Lorsque le Prêtre dit V Orate ^ Fratres, avant de répondre, il attend qu'il se retourne vers Pautel, puis il commence Suscipiai, se mettant à genoux où il se trouve alors (Baldeschi).
(fc) Il faut remarquer qu'aux Messes qui se disent à Pautel où le St. Sacrement est exposé, on ne doit point sonner la clochette au Sanctus ni à l'élévation (Baldeschi).
Qd) Après le Memento, ou un peu avant, il va allumer le cierge pour PElévation (Baldeschi).
DE LA MESSE BASSE
J^oia (1). Le Servant, avant la consécration, se rend au milieu de l'autel, les mains jointes 5 après la consécration, il s'en retourne à sa place, également les mains jointes : il n'emporte donc pas la sonnette. Pour cela, lorsqu'il a sonné avant la consécration, il a dû la mettre à sa gauche, de manière à l'avoir à sa portée lorsqu'il sera monté derrière le Prêtre ; et après la consécration, il a soin de la remettre à sa droite, de manière à pouvoir la reprendre facilement et sans bruit, lorsqu'il sera à sa place du coin de l'épître,
38. Au JsTobis quoque peccaioribus, il se frappe la poitrine, ensuite il rejoint les mains. Il répond au Per omnia sœcula sœculorum, au Pater, au Pax Domini, Il se frappe la poitrine trois fois à V Agnus Dei, à moins que le Prêtre ne dise la Me^se en noir.
39. Si quelqu'un doit communier, pendant que le Prêtre prend le précieux Sang, le Servant, à genoux, dit tout haut le Confiteor. Il met l'escabeau sur le marchepied de l'autel, s'il est nécessaire, pour ouvrir le tabernacle, et le retire un peu, mais non hors du marchepied, après que le Prêtre s'en est servi. Il répond Amen à Misereatur et à Indulgentiam^ faisant le signe de la croix pendant que le Prêtre fait cette dernière prière. Il prend le chandelier ou le cierge qui est au côté de l'épître, pour accompagner le saint Sacrement, à moins que la communion ne se donne à l'autel même, à des Clercs. Il se place, pendant la communion, à la gauche du Prêtre, prenant bien garde de l'approcher de trop près et de laisser couler de la cire sur les vêtements sacrés. Après que le tabernacle est fermé, il reprend l'escabeau et le reporte à sa place ; puis il va de suite à la crédence prendre les burettes.
40. Si personne ne se présente pour la communion, le Servant se lève dès que le Prêtre commence à recueillir les parcelles avec le doigt sur la patène, et, sans saluer l'autel, il va directement à la crédence. Il prend les deux burettes par l'anse ou par le milieu, celle du vin de la main droite, celle de l'eau de la main gauche, et, se tournant du côté gauche, il monte jusque sur le
(1) Ce Nota n'est qu'un simple avis, qui peut être modifié selon 1« lieux et les circonstances.
PART. CHAP. ï, ART. IV.
degré le plus élevé clu côté de l'épître, ou même jusque sur la })late-forme, si cela est nécessire, poi.T verser commodément du vin lorsque le Prêtre lui présentera le calice. En arrivant au lieu où il doit s'arrêter, il fail la génuflexioïjr/ puis s'incline profondément jusqu'à ce que le Prêtre^ ait achevé de prendre le précieux Sang. Lorsque le Prêtre lui présente le calice, il verse du vin doucement jusqu'à ce que le Prêtre, en l'élévant un peu, lui fasse signe gue cela sufQt. Ensuite il se retire sur le degré le plus élevé. Et lorsque le Prêtre, tenant le calice par la coupe, vient à lui, il lui fait une inclination, et lui verse avec attention sur les doigts, au milieu du calice, d'abord du vin, ensuite de l'eau, jusqu'à ce que le Prêtre lui fasse signe, en élevant les doigts ou le calice. Il doit bien prendre garde de verser doucement, et non avec précipitation et étourderie, afin de ne rien répandre en dehors de la coupe du calice.
4 1 . Le Servant, ayant fait une inclination retourne à la crédence par sa droite, place les burettes sur le plateau, (f) va au milieu de l'autel, s' arrêt e pour faire la génuflexion, monte directement vers le livre, le tire doucement un peu du côté de l'évangile, le prend des deux mains, et, se tournant par sa droite, il descend les degrés vers le milieu de l'autel, se tourne vers le tabernacle ou la croix, pour faire la génuflexion, monte à l'autel directement vers le côté de l'épître, où il place le livre : puis, se tournant par sa gauche, il redescend devant le milieu de l'autel, fait la génuflexion, et va se mettre sur le dernier degré du côté de l'évangile.
42. 11 répond au Dominus vobiscum^ aux oraisons, à lie Missa est, ou Benedicamus Domino, ou Requiescant in paee. Pendant la semaine de Pâques, le Prêtre ajoutant deux Jllleluia à Vite Missa est, le Servant répond : Deo grattas, alleluia, alleluia,
43. Si le Prêtre, en quittant le livre, après les dernières oraisims, le laisse ouvert, c'est qu'il doit y lire le dernier Evangile. Alors le Servant le reporte du côté de l'épître au côté de l'évangile, en observant tout ce
(t) C'est alors qu'il éteint le cierge qu'il a dû allumer pour l'élévation (Bald.). Mais s'il y a eu communion, il l'éteint aussitôt qu'il est revenu d'accompagner le Prêtre à la Ste. Table.
DE LA MESSE BASSE
qui a été dit plus haut sur le transport du livre d'un côté à l'autre. En ce cas, il se met à genoux au lieu où il se trouve pour la bénédiction du Prètire, qu'il reçoit en s'inclinant et en faisant le signe de la croix, s'il a la main libre.
44-. S'il n'a pas le livre à transporter, il reçoit la bénédiction sans quitter sa place. ^ Il se lève aussitôt après, et, ayant répondu au dernier Evangile comme au premier, il fait ]es mêmes signes de croix sur son front, sur sa bouche et sur sa poitrine ; il passe au coin de l'épître, ayant soin de faire la génuflexion au tabernacle ou à la croix, et s'y tient debout, sur le pavé, tourné vers le Prêtre. A ces mots: Et Verbum caro factum est, il fait la génuflexion, et, à la fin de l'Evangile, il répond : Deo grattas,
45. Il va ensuite chercher la barrette au lieu où elle a été placée au commencement de la Messe, et, la tenant de la main droite, la gauche appuyée sur la poitrine, il vient modestement vers le milieu de l'autel, au bas des degrés, et se place un peu du côté de l'épître, pour attendre que le Prêtre descende de l'autel. Il fait la génuflexion à un genou, ou même à deux genoux, si le saint Sacrement était exposé, en même temps que le Prêtre salue le saint Sacrement ou la croix par une génuflexion ou une inclination ; puis il présente avec respect la barrette au Prêtre. Cela fait, il retourne d'un pas grave à la sacristie, les mains jointes, et précédant le Célébrant. En arrivant à la sacristie, il salue, à droite du Prêtre, l'image de la sacristie en même temps que lui, puis il salue le Prêtre lui-même, et se retire (1).
46. En quittant le Prêtre à la sacristie, le Serv^ant va d'abord éteindre les cierges,(f ) puis il rapporte à la sacris-
(1) Dans quelques églises, le Servant aide au Prêtre à se déshabiller et à replacer les ornennents; mais, à moins que ce Servant ne soit un Clerc, nous pensons qu'il est plus convenable que le Prêtre fasse tout lui-même.
(t) Il éteint d'abord celui du côté de l'Epître et ensuite celui du côté de l'Evanfj^ile. S'il doit éteindre les cierges avant de quitter l'autel avec le Prêtre, (afin qu'ils restent allumés jusqu'à la fin de l'Evangile), il élemt d'abord celui du côté de l'Evangile, après avoir répondu Deo ^raiias ; et non avant, et ensuite celui du côte de l'Epître (Baldeschi).
PART. I, CHAP. I3 ART. V
tie le Missel (1)J1 retourne à l'autel ponr le couvrir de son tapis, et rapporte les burettes en revenant à la sacristie. Après voir mis chaque chose en ordre et à sa place, il se déshabille, salue le Prêtre avec grand respect, et sort de la sacristie dans l'église, où il prie quelques instants avant de se retirer.
ARTICLE V
De ce guHlfaut observe?^ lorsqu'au y a deux Servants*
47. Les deux Servants doivent bien s'accoider dans la manière de répondre, dans les saluts, les signes de croix et les autres choses qui leuf sont communes.
48. Après qu'ils ont tout préparé à l'autel, ils se placent à la sacristie de chaque côté du Prêtre, saluent la croix en même temps que lui, et vont à l'autel marchant devant lui, les mains jointes.
49. En arrivant à l'autel, ils se rangent comme à la sacristie : celui qui est du côté par où vient le Prêtre, se retire un peu en arrière pour le laisser passer, celui qui est à droite, reçoit la barrette ; et tous deux font ensemble la génuflexion, pendant que le Prêtre fait le salut convenable au saint Sacrement ou à la croix.
50. Pour Vlniroïbo, ils se mettent à genoux sur le pavé, vis-à-vis les deux coins de l'autel, et ils répondent
^ ensemble au Célébrant, du même ton de voix, sans anticiper l'un sur l'autre. Lorsque le Prêtre monte à l'autel, ils relèvent un peu son aube, chacun de son côté.
5 1 . Quand l'un d'eux doit transporter le Missel d'un côté à l'autre, ou aLer à la crédence,ils ne vont point auparavant saluer au milieu de l'autel; mais seulement celui qui passe devant le milieu doit toujours faire une génuflexion.
53. Celui qui est du côté de l'épître peut présenter seul le vin et l'eau à mettre dans le calice ; mais, pour le lavabo, celui qui est du côté de l'évangile vient aussi, ayant soin de faire la génuflexion en passant devant le
(1) Dans quelques églises, le Servant rapporte le Missel en revenant de l'autel après la Messe, et de la même manière qu'il l'a porté en allant à Pautel. Mais il est difficile alors de présenter convenablement la barrette au Célébrant, ou de tenir décemment le Missel pendant cette action.
DE LA MESSE BASSE
milieu de Tautel. Il prend le petit linge plié en même temp que l'autre Servant prend le plateau avec la burette d'eau, et ils vont tous deux ensemble au coin de répître donner à laver au Prêtre. Après l'avoir salué tous les deux ensemble, celui qui a la burette d'eau lui en verse sur les doigts, ayant soin de la recueillir sur le plateau, et l'autre lui présente le petit linge déplié. Ensuite, l'ayant sa lué comme auparavant, ils vont tout reporter à la crédence, et retournent chacun à sa place, celui qui passe devant le milieu de l'autel faisant la génuflexion.
54. Celui qui est du côté de l'épître sonne seul la clochette aux temps convenables.
55. Pour la consécration, ils font l'un et l'autre la génuflexion avant de monter derrière le Prêtre, A l'élévation, ils lèvent chacun de son côté l'extrémité de la chasuble. Quand l'élévation est finie, ils se lèvent, se tournent en face, et, après avoir fait en bas la génuflexion, ils se remettent à genoux à leurs places.
56. Après la communion, celui qui est du côté de l'épître donne seul le vin et l'eau pour les ablutions, l'autre transporte le livre au côté de l'épître. Pour tout le reste, ils pratiquent ce qu'on peut voir dans l'article précédent.
57. A])rès la Messe terminée, et avant de retourner à la sacristie, ils peuvent éteindre les cierges de l'autel (Rubr., ibid., part, ii, tit. xii, n. 6).