‹ Petit cérémonial selon le rit romain [microforme]Chapitre 33 sur 191 · Un quart d’heure avant la Messe, les Acolytes, qui · texte numérisé non relu

Un quart d’heure avant la Messe, les Acolytes, qui

doivent être autant que possible de taille égale (Cærem. Episc., lib. 1, cap. xt, n. 8), s'étant revêtus de surplis, se rendent à l’autel, et prévoient tout ce qui est nécessaire. Ils allument les cierges de l’autel, à moins que, pour plus de commodité, quelqu’autre ne soit désigné pour cela. Si c’est à eux à le faire, ils le font l’un d’un côté, l’autre de l’autre, en commençant par les cierges les plus rapprochés de la croix.

on commence au contraire par les plus éloignés. Si un seul les allume, il commence par le côté de l’épître, et finit par le côté de l’évangile ; c’est le contraire lors-

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de laisser tomber de la cire sur la nappe de l’autel. Les À Acolytes, après avoir prévu ce qui est néce: saire à l’au- |

tel, aident au Célébrant à s’habiller.

(1) Les Cérémoniaux en usage ici disent généralement que, lorsque le Thuriféraire porte son encensoir avec quelque solennité, il le tient de la main droite, mettant le pouce dans le gros anneau, et le doigt annulaire dans le petit. Cette manière est la plus commode ; il est plus facile de porter le poids de l’encensoir avec le pouce qu’avec le petit doigt.

(2) Si l’on doit faire avant la Messe l’aspersion de l’eau bénite, les so pe pourront consulter pour leurs fonctions le chapitre vir pré cédent.

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2. Le second Acolyte emporte à la sacristie de quoi allumer les ciers *s de tous les deux.

3. Au signe du Cérémoniaire, ils prennent leurs chandeliers, et se rapprochant, ils font à la croix ou à l’image de la sacristie la révérence convenable ; puis, les yeux modestement baissés, ils s’en vont à l’autel, précédant le Clergé d’un pas grave et modéré (Rubr., Miss. part. nt, tit nt, n. 5).

4. Le premier Acolyte marche à la droite du second, et tient son chandelier de la main droite par le nœud, en même temps qu’il le soutient de la gauche par le pied. Le second letient, au contraire. de la gauche par le nœud,et de la droite par le pied. (Cærem. Episc., ibid.)

5. En arrivant à l’autel, ils font in plano la génuflexion d’un genou, et se retirent aux deux côtés à l'angle des degrés, tournés en face l’un de l’autre (1).

6. Lorsque le Célébrant est arrivé, les Acolytes se tournent vers l’autel, et font avec lui la génufiexion, puis déposent leurs chandeliers sur le second degré, à chaque coin de l’autel, vont se meître à genoux, tx plano, un peu derrière le Célébrant, tournés vers l’autel, les mains jointes et répondent à l’Jntroïbo et à la confession du Prêtre (2). Quand celui-ci monte à l'autel, ils relèvent le devant de son aube jusqu’à ce qu’il soit monté sur le plus haut degré, descendent, font

(1) On suppose une entrée solennelle du Clergé, et en ce cas on demande deux génuflexions des Acolytes; celle qui est marquée ici et celle dont il sera parlé au n. suivant. Mais si les Acolytes précèdent seulement le Célébrant, cette dernière génuflexion suffit.

(2) Les Cérémoniaux ajoutent ordinairement les développements qui suivent : Les Acolytes font le Eu tte de la croix toutes les fois que le Célébrant le fait sur lui-même. Îls s’inclicent comme lui vers la croix à ce mot Oremus avant les oraisons, comme aussi au nom de Jésus et au verset Gloria Patri ; ils s’inclinent simplement devant eux aux autres paroles, auxquelles s’incline le Célébrant. Il font la génuflexion lorsque le Célébrant la fait en disant certaines paroles, comme Adjuva nos etc. ; Veni, sancte Spiritus, etc. ; Ut in nomine Jesu, etc. Et procidentes adoraverunt eum ; Et procidens adoravit eum; Et incarnatus est, etc.; Et Verbum curo faclum est. Ils se conforment en outre au Chœur pour les inclinations et les génuflexions à deux genoux, quand ils ne sont pas occupés d’ailleurs comme quand on chante Adjuva nos, etc. ; Veni Sancte Spiritus, etc. ; et aussi dans les Messes des morts et aux féries majeures durant les oraisons, et depuis le Sancius jusqu’à Paz Domini.

la génuflexion en même temps que le Prêtre baise l’autel, puis prennent leurs Chandeliers et vont à la cré-

dence. Au premier encensement, le premier Acolyte.

ôte le livre de dessus l’autel, fesant la génuflexion avant et après.

8. Lorsque le Uélélrant, avant l’évangile, met de l’encens dans l’encensoir, les Acolytes prennent leurs chandeliers ; et quand le Thuriféraire, ayant descendu les degrés de l’autel, se rend au milieu, ils le suivent, puis se placent de chaque côté de lui, et font en même temps la génuflexion à l’autel. Dans cette circonstance et dans toutes les actions où és ont à prendre part, on doit faire attention de bien s’accorder pour faire toutes ces actions en même temps et de la même manière, comme si l’on ne faisait qu’un seul corps qui se meut ou s'incline.

9. Ensuite les Acolytes vont au coin de l’évangile, in plano, et s’y placent de manière à avoir le Thuriféraire au milieu d’eux, le premier Acolyte à sa droite, le second à sa gauche, tous en ligne droite et tournés du côté du Prêtre. Pendant qu’on chante l’évangile, ils ne se mettent jamais à genoux (Rubr. Miss., part., 1, tit. xvu, n. 4). Ils ne font pas non plus les signes de croix en commençant, mais ils restent immobiles.

10. Quand on a fini de chanter l’évangile, ils retournent au milieu du sanctuaire, à trois ou quatre pas de distance des degrés antérieurs de l’autel, selon la disposition des lieux, font la génuflexion, et vont reprendre leurs places à la crédence. Ayant posé leurs chandeliers, ils se tiennent debout comme auparavant. A lIncarnatus est, ils fléchissent un genou seulement lorsque le Célébrant le dit ; ils fléchissent les deux lorsqu’il est chanté par le Chœur.

11. Après le Credo, lorsque le Célébrant a chanté Oremus, le second Acolyte va recevoir le voile du calice et le porte à la crédence. Il a soin de faire une génuflexion à l’autel en arrivant et en partant ; le premier porte les deux burettes, il les présente successivement au Célébrant. Après que le vin et ‘l’eau ont été mis dans le calice, il remporte le tout et se tient dehout à sa place.

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12. Pendant que le Thuriféraire encense le Célébrant, les Acolytes s’apprêtent pour le Zavabo. Le premier Acolyte prend le manuterge; le second, la burette d’eau avec le bassin. Aussitôt que le Thuriféraire s’est retiré, ils prennent sa place devant le Célébrant, qu’ils servent en versant l’eau sur ses doigts et en lui présentant le manuterge (Rub., ibid., n. 10), avec les saluts convenables avant et après. Après que le Célébrant leur a remis le manuterge, ils reportent toute chose à sa place et restent debout à la leur.

13. L’un et l’autre salue le Thuriféraire avant d’être encensé par celui-ci, et encore après avoir été encensé ; et le premier Acolyte fait une inclination à son compagnon immédiatement avant d’être encensé lui-mêtne.

14. Au Sanctus, ils prénnent leurschandeliers et marchant à côté l’un de l’autre, ils vont d’abord devant le milieu de l’autel, font la génnflexion, se séparent et se mettent à genoux 2n plano à chaque coin des degrés de l'autel. A l'élévation tous deux relèvent la chasuble, et se comportent comme aux autres messes.

15. Après l’élévation, s’il ne doit pas y avoir de communion, si ce n’est pas non plus un jour de jeûne ou quelque autre jour privilégié par la Rubrique, ils se rapprochent, font la génuflexion, et vont à la crédence. Si l’on devait donner la communion, ils resteraient à genoux avec leurs chandeliers, et après qu’elle serait distribuée, 1ls se retireraient comme nous venons de le dire.

17. Le premier Acolyte porte, quand il en est temps, les burettes à l’autel pour la purification du calice et l’ablution des doigts; en même temps, le second porte le voile du calice sur l’autel au côté de l’évangile, et fait la génuflexion d’un genou lorsqu'il passe devant le milieu en allant et en revenant. S’ils conservent leurs chandeliers jusqd’äprès la communion, le Thuriféraire les remplace.

18. Pour la bénédiction à la fin de la Messe, ils se mettent à genoux wéroque genu ; au commencement de lévangile ils se lèvent et font les signes de croix ordinaires à Inttium sancti Evangelii.

l’évangile, ayant pris leurs chandeliers, vont tous deux devant le milieu, font la génuflexion et saluent le Chœur en même temps que le Célébrant.

19. Vers la fin de l’évangile, ils prennent leurs chandeliers, vont devant le milieu de l’autel, et, après avoir fait la génuflexion à ces paroles Et Verbum caro, ou si

c’est un autre évangile, après qu’il est fini, ils partent # aussitôt pour la sacristie. En arrivant, ils font d'abord !

une inclination à la croix, puis attendent le Célébrant, en conservant leurs chandeliers (1). Lorsque celuiei esc arrivé, les Acolytes font une nouvelle inclination en même temps que tous les autres (2); ayant

éteint les cierges, ils vont éteindre ceux de l’autel, quand

il n’y a personne assigné pour cela.

Nota. Les Acolytes sont toujours debout à la cré- }

dence, à l’exception des temps où nous avons marqué pour eux une autre position, ou à moins qu’ils ne soient ailleurs occupés à remplir quelques fonctions (3). En

règle générale, ils ont les mains jointes devant la poi- |

trine toutes les fois que le Célébrant chante ou lit quelque chose ; et quand il ne chante pas ou ne lit pas, ils les tiennent appliquées contre leur poitrine ( Lorsqu’ils saluent le Chœur, ils commencent par le côté le

plus digne, qui est ordinairement celui de l’évangile. #

Lorsqu'ils portent des flambeaux, ils les tiennent à la #

(1) Si les Acolytes sont immédiatement suivis du Célébrant etnon |

du reste du Clergé, en arrivant à la sacristie, ils se placent tout de suite

à chaque côté, et ne font à la croix que l’inclination dont il est parlé

dans la phrase suivante.

(2) Aprés avoir salué la croix, les Acolytes saluent aussi le Célébrant.

(3) Un décret de la S. Congrégation des Rites permet aux Acolytes de s’asseoir lorsque le Célébrant est assis : In Missa solemni, quando Celebrans et Ministri sacri sedent, possunt etiam in gradibus presbyterii sedere Acolythi, et etiam Thuriferurius, quando non gerit vicem Cœremoniarii (18 décembre 1779). Seulement il est d’usage ici qu’ils s’asseyent sur des tabourets. Mais ils ne peuvent jamais se couvrir, et 1ls doivent se lever aussitôt que le Célébrant est debout.

(4) Il s’agit ici de la lecture à voix haute. Le Manuel des Cérémonies romaines excepte le temps où le Célébrant chante l’épître et le graduel : il veut qu’alors les Acolytes aient les bras croisés. Mais au temps que l’Auteur leur assigne ici pour les mains jointes, il ajoute celui de la consécration à la communion.

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main du dehors, le premier Acolyte de la main droite, puisqu'il est à droite, et le second de la main gauche. Quand ils ont une main occupée, ils tiennent l’autre étendue et appuyée sur la poitrine. Lorsqu'ils présentent quelque chose au Célébrant, ils baisent d’abord l’objet présenté ; quand ils en reçoivent quelque chose, ils le baisent après l'avoir reçu: ces baisers n’ont pas lieu à la Messe des Morts, ni à celles chantées en présence du St. Sacrement exposé. S'ils doivent communier à la Messe, ils le font au rang qu’ils occupent ordinairement au Chœur, et ils ont soin de füire la génuflexiou d’un genou avant de communier, et encore après.

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