CHAPITRE X
De l’Office du Céremoninire (1).
1. Le Cérémoniaire doit connaître les offices de tous les Ministres de l’autel et avoir l’œil à tout, pour avertir chacun par quelque signe, maïs sans jamais pousser personne et sans le tirer par les habits: quand une faute n’est pas importante, il vaut mieux la laisser faire.
2. Ün quart d’heure avant la Messe, il se rend à la sacristie, après avoir fait une courte prière dans l’église. F1 se revêt d’un surplis. Aidé des Acolytes, il dispose toutes choses, et a soin qu’il se trouve sur la crédence : les burettes garnies, l’une de vin, l’autre d’eau; le manuterge et la clochette. Il place le missel sur le coussin ou le petit pupitre au coin de l’épiître, et l’ouvre à l’endroit de la Messe que l’on doit chanter.
5. Il fait signe aux Acolytes de partir lorsqu’il en est tems ; et lorsque le Clergé est en marche, il avertit le Célébrant et fait avec lui l’inclination à la croix. Il marche lui-même (2), tête nue, c’est-à-dire qu’elle ne doit être
(1) Si l’on doit faire l’aspersion de l’eau bénite avant la Messe, le Cérémoniaire consultera le chap. vir, précédent.
(2) Sa place naturelle est devant le Célébrant, mais aucune place ne lui est précisément assignée, si ce n’est dans quelques circonstances particulières, par ce qu’il doit être là où sa présence est nécessaire ou utile.
couverte ni d’une barrette ni d’une calotte ; ce qu’il doit tie également observer dans toutes les autres fonctions, ainsi SR des que l’a décrétéla S. Congrégation des Rites, le 7 juillet pe
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&. S'il y a des degrés à monter avant d'arriver à 4 l’autel, le Cérémoniaire relève l’aube du Célébrant. A ! vit l'entrée du Sanctuaire ou à l’arrivée du Célébrant à [S ret l'autel, il reçoit sa barrette avec les baisers ordinaires, et, PS fle: la génuflexion füite, il la place sur la banquette où il #5 qu’ doit s’asseoir. 11 se met ensuite à genoux au coin de ret( Pépître, la face tournée vers le côté de l’évangile ; il pas répond au Prêtre à demi-voix, fait sur lui-même les signes fai de croix accoutumés et les inclinations prescrites (1). W j
5. La confession finie, il monte à l’antel avec le Thu- M cels riféraire, et fait mettre l’encens (2). Il se plate ensuite B& pre à la gauche du Célébrant, et soulève de sa droitela Æ le C chasuble, tenant la gauche sur la poitrine. Après mus
l’encensement, étant descéndu du côté de l’épître, il se place à la droite du Thuriféraire, pendant qu’il encense le Célébrant.
6. Après l’encensement de l'autel et du Célébrant, il indique de la main, s’il est à portée de le faire, le commencement de l’introït ; ce qu’il fera toujours lors- À qu’il servira le Célébrant pour le livre, ayant soin de M Pélever, de le baisser selon le besoin, de tourner les feuillets, de lui indiquer où il doit lire, où ildoïit chanter,etc. |!
7. Quand le Célébrant a dit le dernier Kyrie, sile chant doit être long, il l’invite à aller s’asseoir à la banquette préparée à cet effet (3), car le Célébrant doit Ps avoir une banquette, conformément au Cérémonial des M Evêques (lib. 1, cap x, n. 22), et au décret de la sainte Congrégation des Rites du 27 août 1822, et non pas un fauteuil. Le Cérémoniaire, près de la banquette, se
() Il avertit au besoin les Chantres de commencer l’introït, ce qu’ils ne doivent pas faire avant que le Célébrant ne soit arrivé à À l’autel, conformément au décret de la S. Congrégation des Rites du #% 14 avril 1753. F
(2) Si le saint Sacrement est dans le tabernacle, il fait avec le Thuriféraire la génuflexion avant de monter.
(3) On ne doit aller s’asseoir qu’après que le Chœur a fini de chanter l’introït. (Décret de la S. Congrégation du 3 octobre 1851.)
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tient debout à la droite du Célébrant, les mains modestement posées ante pectus ; ce qu’il observe toujours pendant le Gloria et le Credo lorsque le Célébrant est assis. |
8. Lorsque le Chœur chante le dernier Kyrie, il invite, par une inclination médiocre, le Célébrant à s’en retourner à l’autel, où il le précède ; ayant fait la génuflexion à la droite du Célébrant, il rélève son aube jusqu’à ce qu’il soit monté sur le plus haut degré, puis il retourne au coin de l’épître. Si le Célébrant ne s’est pas assis, quand le Chœur chante le dernier Kyrie, il lui fait signe d’aller au milieu de l’autel,
9. Lorsque le Célébrant a fini de dire le Gloria in excelsis, il l’avertit pour aller s’asseoir per breviorem. On prendra garde toutefois de ne pas le faire pendant que le Chœur chante les paroles Ædoramus le... Grotias agimus tèbi... Jesu Christe...Suscipe deprecationem nostram. S’il est assis lorsqu’on chante ces puroles, il l’avertit, par une inclination, de se découvrir ; pour lui, il demeure debout, et s’incline alors vers l’autel.
10. Lorsque le Chœur chante Cum sancto Spiritu, il fait signe au Célébrant de retourner à l'autel, où il l’accompagne comme il est dit au n. 9, puis il retourne au coin de l’épître. Iltrouve les oraisons que l’on doit chanter, les montre au Célébrant, et tourne les feuillets du missel.
11. Pendant que le Célébrant chante l’épiître, il fléchit avec lui le genou aux paroles 7n nomine Jesu, etc., et fait, comme lui, une.inclination de tête aux noms de Jésus, de Marie, et du Saint dont on fait la fête. Immédiatement auparavant, il avertit aussi le Chœur de fléchir le genou ou de se découvrir.
12. Après que l’épître est chantée, le Célébraut ayant récité le Graduel et tout ce qui suit l’épître, le Cérémoniaire descend in plano, et lorsqu'il en est temps, il remonte avec le Thuriféraire pour faire bénir l'encens; puis ayant pris le missel, il descend au pied de l’autel, à la gauche du premier Acolyte. À la répétition de l”A//«luia, ou lorsque l’on chante au Chœur le dernier Verset d’un Trait ou d’une prose, il fait la génuflexion avec les autr:s servants, et porte le missel
pour l'Evangile. 11 se place sur le jus haut deurés à gauche du Célébrant.
Nota I. Si lon chante au Chœur une prose ou un trait qui soit long, il invite le Célébrant à aller s’asseoir per breviorem, et il assiste à la banquette comme pendant le Gloria. Sur la fin, il lui fait signe de retourner à l'autel.
Nota II. Pendant les féries du Carême, au verset Adjuva nos, Deus, le Célébrant se met à genoux sur le bord du marchepied. Il est donc convenable de mettre l’encens auparavant, afin qu’il puisse commencer l’Evanyile, aussitôt que ce verset aura été chanté.
13. Après que le Célébrant a dit Sequentia sancli Evangelii, il lui donne l’encensoir, qu’il reprend après l'encensement du missel. Ayant remis l’encensoir au Thuriféraire, il assiste à l’évangile tout près du Célébrant à portée de tourner les feuillets du livre.
Nota. Si pendant l’évangile on doit se mettre à genoux, il en donnera le signal au Chœur.
14. L’évangile fini, il approche le missel au milieu de l'autel, puis descend faire la génuflexion, avec les autres servants, assiste à l’encenusement du Célébrant, et retourne ensuite au coin de l’épître.
15. Quand le Célébrant dit le verset Et éncarnalus est, le Cérémoniiire fléchit un genou. Quand le Célébrant a fini de réciter le Credo, il lui fait signe d’aller s'asseoir par le chemin le plus court. Il assiste à la banquette pour l’avertir lorsqu'il devra se découvrir. Quand le Chœur chante Et incarnatus, il se met à genoux ainsi que les autres Servants; le Célébrant se découvre seulement.
Nota. Aux Messes où le Célébrant se met aussi à genoux pour le verset Et incarnatus est, le Cérémoniaire a dû faire d’avance préparer un coussin.
16. À ces mots Ef vitum venturi sæculi, ou un peu auparavant, il avertit le Célébrant de retourner à l’autel; il retourne ensuite au coin de l’épitre.
17. Pour la bénédiction de l’encens à l’offertoire, et pour l’encensement de l’autel, il se comporte c1mme au commencement de la Messe. Il y a ceci de particulier. Il ôte le missel, descend sur le second degré, et
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remet le livre à sa place après que le Célébrant a encensé cette partie de l’autel. IL reste alors auprès du missel pour assister le Célébrant, lui indiquer à l’ordinaire les oraisons et tourner les feuillets.
18. Aces paroles, Qui pridie quam pateretur, il descend au coin de l’épître, et ayant mis de l’encens dans l’encensoir (Cær. Ep., lib. n1, cap. vu, n. 10.), il se met à genoux en même temps que le Thuriféraire, et à l’élévation il veille à ce qu’on sonne la clochette de trois coups distincts, ayant soin de faire avec le Thuriféraire une inclination profonde avant et après chaque élévation.
19. Après la seconde élévation, il se lève et retourne auprès du Célébrant avec les génuflexions convenables.
20. I1 reste au même lieu pour assister le Célébrant en ce qui regarde le missel jusqu’au Domine non sum dignus; il fait toutes les génuflexions avec le Célébrant, tourne les feuillets, etc. uw Domaine non sum dignus, il descend au coin de l’épître où il reste à genoux jusqu’après la communion du Célébrant.
NVota I S'il y a une communion du Clergé, pendant que le Célébrant prend le précieux sang, il dit le Con- Jiteor, et lorsque le Prêtre a dit Zndulgentiam il monte sur le bord du marchepied, où il se met à genoux et tient la nappe de Communion avec le Thuriféraire.
21. Après que le Célébrant a pris les ablutions, il va prendre le missel et le transporte au côté de l’épître.
22. Lorsque le Célébrant est revenu au côté de l’épttre, il l’assiste pour le livre, qu’il ferme après la dernière oraison, à moins qu’on ne doive dire à la fin un évangile particulier: en ce cas il laisse le livre ouvert, ei. après que le Célébrant a chanté l’Jle Massa est, il le transporte au côté de l’évangile.
23. Pendant la bénédiction, ilse met à genoux comme tous les autres Servants et se lève après qu’elle est donnée. Vers la fin de l’évangile il fait signe aux Acolytes de prendre leurs chandeliers et de venir devant le milieu de l’autel. Et après qu’ils ont fait la génuflexion à ces paroles Et verbum caro, ou si c’est un autre évangile, après qu’il est fini, ils s’en vont à la sacristie, suivis du Ciergé. Quant au Cérémoniaire, il prend la
barrette du Célébrant et, après avoir fait en temps convenable la génuflexion avec lui, il la lui donne.
24. On retourne à la sacristie dans le même ordre que l’on a observé en venant à l’autel. En arrivant, le Céréinoniaire, conjointement avec le Célébrant salue 1: Clergé, et, ayant fait une inclination à image de lu sacristie, l’aide à quitter les ornements sacrés, et, après s’être acquitté de son office auprès de lui, il s’occupe de mettre en lieu propre toutes les choses qui sont sur la crédence.
Nota. I. Si le Clergé reste au Chœur, les Acolytes peuvent ne prendre leurs chandeliers qu’après l’évangiie tout-à-fait terminé : ils vont seulement alors devant le milieu de l’autel ; et lorsque le Célébrant est descendu, ils font tous ensemble la génuflexion ; puis le Cérémoniaire donne la barrette, et l’on s’en retourne à la sacristie de la manière que not Pavons dit.
Nota II. Les Servants iont toujours la génuflexion in plano.