‹ Petit cérémonial selon le rit romain [microforme]Chapitre 35 sur 191 · CHAPITRE XI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI

Instructions pour le Cereémoniaire à la Messe des Morts. avec quelques points particuliers qui con» cernent les autres Ministres (1).

1. On prépare à la sacristie les ornements noirs, et, comme à l’ordinaire, toutes les choses nécessaires.

(1) Les Cérérnoniaux de France disent généralement qu'aux Offices des morts on ne salu? pas le Chœur, et dans beaucoup d’églises on étend ce principe jusqu’à ne saluer personne. La Rubrique est abso- Jument muette sur ce point. Merati, qui développe et commente si bien la Rubrique (part. 11, tit. x11r), ne fait non plus aucune observation sur cet article; seulement, in accessu et recessu Celebrantis, il recommande les révérences à l’autel, sans parler du salut au Chœu:. Notre Auteur, ne faisant en aucun cas aucune observation particulière relativement à ces saluts, paraîtrait supposer qu’ils se font à l'ordinaire. Le Cérémonial des Évêques met, pour ces Offices, quelques restrictions aux règles communes; mais il ne pose pas le principe général et absolu des Cérémoniaux de France. Dans le chapitre vir du livre 111, ayant pour titre: De mutuis Reverentiis inter ecclesiarum Anlistites et Præsidem sive Gubernalorem aut Vice-Legatum, après avoir rappelé la manière dont l’Évêque salue les Chanoines eu les bénissant, il ajoute: Oportebit ut Archiepiscopus

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2. La banquette des Ministres sacrés doit être nue (Cœrem. Epise., lib. 1, cap. 11, n. 1).

3. À l’autel, les parements, ie tapis du marchepied, doivent être de couleur violette (1). Le tapis doit cou-

seu Episcopus capitis inclinatione Præsidem vel Gubernatorem aut Vice-Legutum salutet, quoties ad sedem suam ascendere, seu ab illa descendere incipiat : eique Præses sive Gubernator nel Vice-Legatus protinus birelo deposito assurgens muluam rependet sulutationen, caput simililer inclinando. Aces règles il met ces restrictions: Quos quidem reverentiales muluos actus omittere necesse erit in Matutinis Tenebrarum, per integrum Feriam sextam in Parasceve, ac Sabbalo Sancto usque ad solemnem Missum exclusive : sicut ebium in singulis mortuorum Officiis, quæ obvenire fortusse poterunt. Consentaneum quippe hoc erit legi, et praxi usque adhuc servatæ, abstinendi in præfalis conventihus etiam a benedictionibus tum solemnibus, lum privatis, et Cleriinferioris, et populi circumstantis, utpote quæ sunt uctus potestatis et solemnitatis, luctuosis hisce aclionibus repugnantes. Concionator vero salutationem hujusmodi nunquam prœtermittet, sive ealem Feriu sexta in Parasceve sermonem de Passione, sive de Laudibus alicujus defuncti post mortualem Missam sit facturus. Puis il renvoie au livre second, chapitres 11 et 25. Or, dans ces chapitres, où il est traité au long de l’Office des morts et de l’Office du Vendredi saint, à la vérité il n’est point question de saluts solennels au Chœur in accessu el recessu, mais, dans le détail des cérémonies, il est plusieurs fois mention des debitæ reverentiæ dans des circonstances où cela ne paraît pas se rapporter uniquement à l’autel. Et notre Auteur, comme on peut le voir en son lieu, veut qu’aux Offices des morts et aux Offices de la semaine sainte on fasse des saluts au Chœur en certaines circonstances, lors, par exemple, que le Sous-Diacre va chanter l’Epître, ou lorsqu'un Cierc viendra au milieu du Chœur chanter une lamentation. De tout cela nous concluons qu'aux Offices des morts et à ceux de la semaine sainte dont parle le Cérémonial des Evêques, on doit omettre les saluts qui sont comme actus potestatis et solemnitatis. Ainsi, par exemple, le Célébrant omettra le salut au Chœur in accessu et recessu ; mais nous croyons que les simples Ministres, lorsqu’ils n’accompagnent pas le Célébrant, et les autres Clerces, doivent faire les saluts à l’ordinaire. Ainsi ils doivent, dans les circonstances, saluer l'Évêque, le Célébrant, Le Chœur, lorsqu'ils y entrent, l’Office commencé, etc. Notre Auteur, qui ne retranche pas les salnts au Chœur dans les Offices des morts, et qui mème les détermine en certaines circonstances à ceux de la semaine sainte, les interdit absolument lorsque le saint Sacrement est exposé. C’est que dans ce dernier cas tous les honneurs sont dus à Notre-Seigneur, tellement qu’on ne s’occupe plus de personne, tandis que dans les autres cas on ne veut qu’ôter un peu de solennité à l’Office. Quant aux saluts qui accompagnent l’encensement dans cette circonstance, voir ci-après la note de la page 197.

(1) Le Cérémonial des Évêques, sur lequel l’Auteur s’appuie, indique la couleur noire. Mais nous croyons qu’il serait au moins

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vrir le marchepied seulement, et non les degrés (Cærem. Episc., ibid.)

4. On couvre la crédence d’une petite nappe de toile qui tombe un peu par les côtés. Outre le calice, les burettes, etc., on met dessus les cierges à distribuer au Clergé. On ne la couvre pas du grand voile, puisqu'on ne doit pas s’en servir.

5. Pendant que les Ministres sacrés font la confession au pied de l’autel, le Cérémoniaire se tient à genoux in cornu epistolæ, in plano. Après la confession il fait signe au Diacre et au Sous-Diacre, non pas de monter à l’aute!, mais de se mettre wnus post alium derrière le

Célébran‘: pendant que celui-ci baise l’autel, ils font la génuflexic:, et s’en vont în cornu epistolæ pour assister à l’introït à la manière accoutumée, car on n’encense pas lautel (Rubr., Miss., part, n,tit. x, n. 2). Le Cé- ‘sbrant, en disant Requiem æternam au commencement

à l’iutroit, pose la main gauche sur l’autel, en même teæps qu'il fait avec la droite un signe “e croix sur le nissel. Ainsi l’a décidé la S. Congrégriion des Rites, le Ÿ septembre 1816 (1).

6. Après avoir chanté l’épître, le Sous-Diacre ne se présente pas au Célébrant avec le missel, le baiser de la main et lu bénédiction ne devant pas avoir lieu; mais il salue le Chœur à l’ordinaire (2), et rend le livre au Cérémoniaire,

7. Quand on chante la prose, le Célébrant, ayant fini de la lire, va par le chemin le plus court s’asseoir avec le Diacre et le Sous-Diacre. Les Cleres qui en sont chargés distribuent au Chœur les cierges que l’on tient allumés pendant que l’évangile est chanté et depuis le Sanctus jusqu’à la communion du Célébrant énclusive (Rubr. ibid., n. 3).

convenable que le tabernacle ne fût jamais couvert de ncir, Le Cérémonial des Evêques n’en parle poini, parce qu’il ne suppose pas qu’on fasse jamais ces Offices à l’autel du saint Sacrement,

(1) Question: An Sacerdos in Missa de Requiem ponere debeat manum sinistram super altare, dum facit signum Cruris ad introïtum. Réponse : Affirmative.

(2) Nous pensons qu’en effet, si le Chœur est devant l’autel, le Sous-Diacre doit le saluer, par les raisons données ci-dessus, page 74,

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Pautel, le page 74,

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8. Sur la fin de la prose, c’est-à-dire quand il n’en reste plus à chanter que cinq ou six versets, le Célébrant,

au signe du Cérémoniaire, retourne à l’autel per brevio-

rem (1). Pendant qu’il dit au milieu le Mu da cor

meum, le Sous-Diacre transporte le missel avec le pupi-

tre in cornu evangelii. Te Diacre porte en son temps, more solilo, le missel sur ‘autel, et, après l’avoir posé, il se met à genoux sur le bord du marchepied, où il dit le Mundu cor meum, sans demander la bénédiction au Célébrant et sans lui baiser la main (Rubr., 1ibid.).

9. Après que le Célébrant a fini de lire l’évangile, comme on ne doit point alors mettre d’encens dans l’encensoir, le Cérémoniuire avertit le Diacre et le Sous- Diacre de descendre au milieu sur le pavé : les Acolytes s’y trouvent déjà disposés, les mains jointes et sans chandeliers (Rubr., ibid.) On va ainsi chanter l’évangile.

” 10. Le Diacre n'encense ni le livre au commencement, ni le Célébrant à la fin (Rubr., ibid.).

11. Le Sous-Diacre ne donne pas à baiser le commencement de l’évangile au Célébrant (Rubr., ibid.) ; mais aussitôt que le Diacre a fini, il remet le livre au Cérémoniaire, et, tous ayant fait la génuflexion, chacun des Ministres s’en retourne à sa place.

12. Aussitôt que le Célébrant a dit Oremus pour l’Offertoire, le Sous-Diacre, au signe du Cérémoniaire, fait la génuflexion,et va prendre à la crèdence le calice, qu’il apporte à l’autel couvert de son voile avec la bourse par dessus, et qu’il pose in cornu epistolæ.

13. Le Diacre prend la bourse, et étend le corporal à l'ordinaire ; le Sous-Diacre ôte le voile, et le denne à l’Acolyte: il met l’eau dans le calice sans la faire bénir.

(1) Ce retour à l’autel per brevivrem serait difficile à justifier en adoptant la pratique indiquée par notre Auteur. En le suivant à la lettre, le Célébrant ayant réservé l’évangile pour la fin de la prose, se rendrait directement au milieu de l’autel pour y dire le Munda cor meum ; mais alors pourquoi ne pas suivre la règle ordinaire et s’y rendre per longivrem? Les Auteurs généralement donnent une pratique différente ; le Célébrant dit more solilo l’évangile imméditement après avoir lu la prose, puis il va s’asseoir, A la fin de la prose, il remonte per breviorem et se trouve tout placé au coin de l’épitre pour entendre l’évangile chanté par le Diacre.

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Nota, Quand on présente au Célébrant ou qu’on reçoit de lui quelque chose, l’encens, les burettes, le manuterge, ou toute autre chose, on ne baise ni la main ni l’objet (Rubr., ibid.).

14. Comme le Sous-Diacre ne doit pas tenir la patène pendant l’oblation du calice, le Cérémoniaire l’avertit de passer à la gauche du Célébrant : il fait alors une génuflexion seulement au milieu de l'autel.

15. Après l’Offrande du calice, le Diacre met la patène un peu sous le corporal, et couvre du purificatoire la partie qui dépasse. En temps convenable, il présente l’encens à mettre dans l’encensoir. Après l’avoir béni, le Célébrant encense les oblats et l’autel à l’ordinaire, les Ministres sacrés relèvent sa chasuble. Ensuite le Diacre encense le Célébrantseulement (Rubr., ibid.).

16. Après que le Célébrant est encensé, le Sous- Diacre prend la burette d’eau et le bassin, qui lui sont présentés par un Acolyte ; le Diacre, de son côté, ayant rendu l’encensoir au Thuriféraire, prend le inanuterge, qui lui est présenté par l’autre Acolyte, et ils donnent ainsi à laver au Célébrant. Ils vont ensuite se placer en flèche. A l'Orate fratres, le Diacre répond: Suscipiat.

17 A la fin de la préface, le Cérémoniaire avertit le Diacre et le Sous-Diacre, qui montent, le premier à droite et le second à gauche du Célébrant, pour dire avec lui le Sanctus. Le Sous-Diacre redescend ensuite à sa place, et le Diacre passe à la gauche du Célébrant pour l’assister more solito.

18. À ces mots Quam oblationem, le Cérémoniaire fait signe au Diacre de passer à la droite du Célébrant et il avertit le Sons-Diacre de se rendre 2n cornuw epistole. Celui-ci se met à genoux sur le degré le plus bas, et, tourné vers le côté de l’évangile, il reçoit du Thuriféraire l’encensoir, dans lequel on a mis d’abord de l’encens, et il encense le saint Sacrement de trois coups à chaque élévation ; et, ayant rendu l’encensoir, il retourne à sa place, fait en arrivant la génuflexion, et se tient debout au même lieu jusqu’à Pax Domini.

Nota. Les Acolytes demeurent à genoux avec les

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flambeaux jusqu’à la communion du Célébrant. (Rubr., ibid., tit. vit, n. 8).

19. Aux mots Dimille nobts, le Cérémoniaire fait signe au Diacre de monter à la droite du Célébrant pour lui présenter la patène: le Diacre fait la génuflexion avant de monter.

20. Un peu avant que le Célébrant dise Ægnus Dei, le Sous-Diacre, au signe du Cérémoniaire, fait la génuflexion et monte à la gauche du Célébrant: il fuit une nouvelle génuflexion avec le Prêtre et le Diacre, et, profondément incliné vers le très saint Sacrement, il dit l’Agnus Der, sans se frapper la poitrine.

21. Après l’AÆgnus Dei, comme il ne doit point y avoir de baiser de paix, le Cérémoniaire avertit le Diacre et le Sous-Diacre de changer de place : celui-là passe à la gauche, et celui-ci à la droite. TL’unet l’autre font une première génuflexion avant de partir, et une seconde en arrivant (Rubr., ibid., n. 1). Le reste se fait à l'ordinaire.

22. Après le dernier Dominus vobiscum, le Diacre, averti par le Cérémoniaire, chante Reguiescunt in pace, sans se retourner. Il le dit toujours au pluriel. Le Célébrant le dit aussi, tourné vers l’autel, ainsi que l’a décidé la S. Congrégation des Rites, le 7 septembre 1816. Il ne donne pus la bénédiction (Rubr., ibid.). Il dit le reste comme dans les autres Messes.

ç CHAPITRE XII.

De la messe chantée devant St. Sacrement expose (1).

1. Avant d’entrer dans le détail des Cérémonies de la Messe devant le saint Sacrement exposé, il nous semble à propos de donner quelques règles générales.

(1) A Rome on ne célèbre jamais de Messe solennelle devant le saint Sacrement exposé, si ce n’est, aux Quarante Heures. la Messe qu’ils appellent pro Repositione SS. Sacramenti. Le Cérémonial des Evêques enseigne qu’il est convenable de ne point célébrer de Messes solennelles à l’autel où est le saint Sacrement, même renfermé dans le tabernacle (lib. 1, cap xr1,n. 8 et 9). Plusieurs décrets de la S. Congrégation des Rites défendent de célébrer une Messe haute à l’autel où il est exposé,

19 Durant la Messe on fait toujours la génuflexion unico genu; on ne la fait ufroque genu qu’à l’arrivée à l’autel, et à lu sortie lorsque, la Messe terminée, on retourne à la sacristie: ainsi l’a décidé la S. Congrégation des Rites, le 12 novembre 1831, 29 Ni les Officiers sacrés, ni aucun autre, ne font les saluts ordinaires au Chœur. 39 Les Ministres de l’autel ne baïisent la main du Célébrant ni en lui présentant un objet, ni en le recevant. Voici seulement les baisers qui ont lieu: le Sous-Diacre baise la main du Célébrant lorsqu’après avoir chanté l’épitre il vient recevoir la bénédiction ; le Diacre la baise également lorsqu’il reçoit la bénédiction avant l’évangile ; à l’oblation, il baise la patène, le calice et la main du Célébrant ; il fait encore de même, lorsqu’il lui présente la patène après le Pater. Après que le Diacre a chanté l’évangile, le Célébrant baise aussi le texte à l’ordinaire.

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