‹ Petit cérémonial selon le rit romain [microforme]Chapitre 46 sur 191 · DES MESSES CHANTÉES NON SOLENNELLES · texte numérisé non relu

DES MESSES CHANTÉES NON SOLENNELLES

(1) En France, il est assez d’usage que les Acolytes s’asseyent lorsque le Célébrant est lui-même assis Mais nous ferons remarquer : 1° qu’ils ne peuvent jamais s’asseoir que dans ce cas; 20 qu’il est inconvenant qu’ils s’asseyent sur la même banquette que le Célébrant. La S. Congrégation des Rites, consultée sur ce point, a répondu, le 18 décembre 1779 : Quundo Celebrans et Ministri eacri sedent, possunt etiam in gradibus presbyterii sedere Acolythi et etiam Thuriferarius, quando non gerit vicem Cæremoniarii,

quitter l’autel. Lorsqu’on chante des versets auxquels on doit s’incliner, iis s’inclinent tournés vers la croix, et le premier Acolyte avertit le Célébrant lorsqu’il faut se découvrir ou se couvrir. Pendant le Credo, lorsque le Chœur chante Et incarnatus est, ils se mettent à genoux, tournés vers l’autel (1).

10. Lorsque le Célébrant dit la dernière collecte, les Acolytes vont au côté de l’épître. Le second assiste le Célébrant, debout près de lui ; ie premier prend le missel sur la crédence, et va se placer d’abord derrière le Célébrant sur le pavé ; puis, à ces paroles de la conclusion Jesum Christum, il s'incline vers la croix, se rend au milieu, fait la génuflexion, et s’en retourne à sa première place chanter l’épître. Il la chante debout, posément, avec les modulations convenables. Quand il a fini, il fait à l’autel la génuflexion, et, sans baiser la main du Célébrant (Ruwbr. Miss., part. 1x, tit. vr, n. 8), il reporte le missel sur la crédence, et retourne se mettre à genoux à sa place.

Nota, Si après l’épître il y a une prose ou un trait qui doive être long, le Prêtre, après qu’il aura fini, ira s’as-

seoir comme pendant le Kyrie, et aux derniers versets, il retournera à l’autel per breviorem pour dire le Munda cor meum (2).

11. Le second Acolyte, en temps convenable, change de côté le missel par le chemin le plus long, et se remet à genoux en sa place. Quand le Prêtre commence l’évangile, ils se lèvent tous deux. A la fin, ils répondent

(1) C’est une coutume abusive introduite dans beaucoup d’églises, que les Ministres se comportent en tout comme le Célébrant. Il est des cas où les Ministres même sacrés doivent faire une génuflexion, tandis que le Célébrant ne fait qu’une inclination. Les Acolytes et les autres Ministres non parati doivent toujours se mettre à genoux au verset Et incarnatus est. Il est tout-à-fait inconvenant ct contre toutes les règles que des enfants on de jeunes Clercs restent assis à côté du Célébrant, pendant que tout Le réste du Clergé et du peuple fléchit les genoux.

(2) Nous pensons que, dans cette circonstance, il faudrait retourner à l’autel per longiorem, puisqu’il faut aller au milieu pour dire Mundu cor meum. Les Auteurs généralement ne permettent le retour à l’autel per breviorem que quand le Célébrant doit rester au coin de l’épître sans aller d’abord au milieu. On peut se reporter à la note de la page 77.

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