DEVELOPPE MENA
Du Fluide lumineux*
On a cru long-temps que le fluide lumineux était une émission du Soleil. La science actuelle admet qu'il est répandu dans l'espace , et que la présence du Soleil, en accéiéiant le mouvement du fluide, augmente ou accroît la lumière. Ainsi tout corps a le principe de la lumière , et il ne s'agit pour la faire jaillir que d'enlever vivement ce principe comme en ' soutirant l'étincelle électrique, ou d'accélérer le mouvementdu principe s'il est libre comme dans les gaz ou fluides permanens, tels que l'air. C'est ce qu'opère par son attraction la présence ou le voisinage d'un astre quelconque. Par exemple , plus nous sommes près du Soleil , plus son attraction se fait sentir sur la * couche atmosphérique , plus le mouvement ' du principe lumineux augmente , plus la lumière devient vive.
Le principe ou fluide lumineux est doué d'un mouvement perpétuel et régulier en ligne droite de i'£stà TOuèst^ c'est-à-dire dans
le sens de la marche du Soleil : n'est-ce pas alors Une conséquence forcée que chaque molécule de ce fluide, conservant une même position , attire le Sud par son pôle supérieur , et le Nord par son pôle inférieur, .puisque sans cette position primordiale et cette double attraction le fluide ne suivrait pas une ligne droite vers l'Ouest. En effet , si à un cylindre tenu verticalement, j'imprime un mouvement, et qu'il soit attiré d'une manière égale en haut et en bas, il faudra, de toute nécessité, qu'il suive une ligne droite. Maintenant si le fluide lumineux est troisième principe constituant de l'air et placé entre les deux autres , Toxigène et l'azote, l'un à son pôle boréal ou supérieur, et l'autre à son pôle austral ou iniférieur, nous voyons que présentant une surface libre au courant direct , le fluide sera entraîné par lui , et que , par conséquent , la loi imposée au fluide lumineux répandu dans l'espace de se diriger de l'Est à l'Ouest, emporte nécessairement la décomposition et recomposition instantanée de l'air. Car la molécule du fluide lumineux uni aux deux autres molécules d'oxigène et d'azote le^ quitte pour s'unir aux deux voisines, et ainsi de suite.
Cette décomposition et recomposition instantanée de Tair, qui est d'une si grande
à Foecident et reparattre à IV^eHt au fiir et à mesure de la marche en Soleil : les unes aTofr sinant le cercle zodiacal ne s'efifaceroht que lorsqqe'le Soleil sera écarté de 90 degrés des pGfintB de'^on orbe qui leur sont le plus rap* prochéa; moins de 3 heures suffiront pour -faire •disparaître les autres.Xii effet (fig, VI) TétotleFà id5^de Gcomme deGJ etàfSode Vorbe s^siire , n'emploie que 545 degrés de force lumineuse : elle peut donc laisser le Soleil s'écarter dans sa marche journalière jus<^ qu'à 95 degrés, sans que cela f empêche d'aroir tsonstamment 1 5 à 1 4 heiiresd'appaiition ; tandis que B à 1 8o* du Soleil, mais à m5* deCJ ou ig5 degrés de G n'apparattra qu« 5 heures au polstiee de juin et parviendra à 9 au solstice de décembre;.faQdS« qcie 114 190 du Soleil et à a»5 deCfOu aïo de Of^ura an polstiee de dé^ eembre «ne apparition de S heures^ quiVélè- Tera jusqu'à 6 au polstiee* de juin. Enftn Aà î65 du Soleil et aiSo« de G J ou aaS de G ne se montrera qu^un moment au polstiee defitin^ et parviendra au plus à 4 heunes d'apparition att polstiee de décembre.
Je viens de poser ici les hases des mouvemens diurne et annuel apparens des étMcs par rapport aux habkans du pôle boréal ,' et comme elles ^ont conformes afux observations
des astronomes , il demeure constant 'que le Ciel est env un plan droit à i8o degrés audessus de Fécliptioue; que ses limites hiém^les sont à i65 degrés et ses limites estivales à :iio degrés de la Polaire; que le p6le s'inclii^e de afio et demi ou s3' et demi du çôt^ estival^ que la gravité de la terre tient une ligne oblique k2iÀ degrés et demi des pôles ; que cette gravité a une force lumineuse de 120 degrés; que le Soleil en a une de 100 degrés, et les étoiles une de lao : car si une seule de ces propositions n'était pas vraie, elles ne concorderaient pas entre elles ct^âvec les faits astronomiques.
Ces propositions sont encore confirihées par la réflexion du Ciel supérieur dont toutes les étoiles viennent se placer en ordre inverse d'excentricité à i5o degrés au-dessous du plan écliptique pour former le Çîel austyal. Chafque étoile douée de aao 4egrés de force lumineuse, ainsi qu'il a été dit, doit nécessairement se réfléchir à aaio degjrés dans un point commun à i ao degrés de la gravite terrestre et à 100 du Soleil, et nabire^épient les constellations du Ciel estival dirigeront leur incidence vers Içi gravité bpréale GJ, qui est de leur côté, tandis que les constellations boréales devront la porter vers la gravité ans-
traie g. Ainsi A viendra à aao degrés en rA pour se reporter à àao degrés en a, B de rB en bf C de Rc en c, P de rp en p, D derD en d, F de rF en/, H de rH en ^, se rendant toutes sur le même plan à i5o degrés del'écliptique , d'où Ton voit qu'il ne peut pas y avoir d'étoile formant nadir de la Polaire; et, en outre, que toutl'espace parallèle à l'équateur en reste aussi dénué : cet e space est connu en astronomie sous le nom de Nuages de Magellan.
Je n'ai pas le loisir de m'appesantir sur une parfaite exactitude des calculs, et tantôt je porte à a^^ i/a l'inclinaison du pôle, tantôt à a3® i/a pour me trouver d'accord avec la science , quoique je soupçonne une erreur en cela même. J'ai évalué aussi la force lumineuse du Soleil à loo*, et peut-être n'est-.elle que de 90< Cela se vérifiera plus tard,, mais n'a pas grande importance pour &ia théorie, dont toutes les parties n'en concorderaient pas moins dans une hypothèse ou dans l'autre.
Seulement si la force lumineuse du Soleil est de 90 degrés , celle des étoiles sera de a 10 seu* lement, et le plan du Ciel austral se trouvera à lao degrés de l'écliptique au lieu de i5o degrés.
Leâ Anciens appelaient les Cieux cristallins. Ils les croyaient par conséquent solides et ca«
AflàmM^itA. €ém€>
pables de réfléchir la lumière qui les frappe* Je suis de cette opinion , et je dis que les Cieux sont formés d'un fluide extraordinairemeut subtil dont chaque molécule a la propriété d'attirer- son homogène eu ligne droite, du Nord au Sud et du Sud au Nord, sans pouvoir être écarté de cette ligne vers le Nord ou vers le Sud 9 ou, en termes différens, je dis que le fluide attire à lui d'un côté le point le plus élevé que nous puissions imaginer dans l'étendue, et est attiré par lui ; attire de l'autre le point le plus bas et est attiré par lui , et qu'étant indivisible par sa nature et se trouvant entre deux forces égales d'attraction , l'espace des deux côtés, ou si on le conçoit mieux, s on homogène répandu à l'infini des deux côtés, il est invariablement fixé sur la ligne où il a été primordialement placé , ne pouvant se laisser pénétrer qu'en se condensant sur luimême. Tout annonce que ce fluide est le même que le fluide lumineux ou électrique, mais% renversé de la ligne verticale , et qui ne pou-^ vaut, à cause de sa position horizontale , s'élever vers le Nord ou descendre vers le Sud, ni être emporté par les courans lumineux ou électriques , tournerait alors sur lui-même ou serait rendu fixe par la congélation. Ce fluide ainsi fixé doit avoir toutes les propriétés du
qu'il feut chercher cette relation ; et attendu qu'elle ne petit partir que d'un point fixe, cette relation doit se trouver nécessairement dans l!étoile polaire ou centre du Ciel,
Tout se lie, se coordonne dans le système de la nature : la division de la gravité aux pôles et l'attraction de Tétôile polaire qui lui seirt de contre-poids d'un tropique à l'autre , ont suffi pour établir un cercle d'inertie ou de séparation dans sa position primordiale ou de création, le printemps. Il s'ensuit que le globe est partagé par une ligne ou cercle qui le coujie en deux hémisphères d'attraction inverse ; et, ainsi que nous l'avons vu plus haut , les eaux de l'hémisphère supérieur ne peuvent se mêler à celles de l'hémisphère inférieur.
Telle est la raison des courans de mer et des flux et reflux : par son balancement la Terre refouie les eaux sur la ligne équinoxiale en 24 heures ; mais elles sont arrêtées à cette ligne par la loi de séparation : pour qu^elles soient repoussées, il faut que l'action, de répulsion soit égale à l'action d'impulsion. Il y a donc sur notre hémisphère deux actions contraires sur les eaux en ^4 heures ; attendu que celles de l'autre hémisphère éprouven); pareillement ces deux actions, nous devons ressentir le contre-coup , et il Ëiut de toute nécessité qu'il
y ait un mouvement oscillatoire des eaux de 6 heures en 6 heures.
Du Soleil.
Peut«»on croire le Soleil à la distance fixée par les calculs astronomiques , 34 millions de lieues , lorsqu'une différencie de latitude de 5 d. sur la Terre sn£St pour procurer un change* ment notable de température ? Peut-on croire que le Soleil soit plus près de nous en hiver qu^en été, comme le prétendent les Coperniciens ? n'est-il pas plus naturel que Textrême froid soit le résultat de l'éloignement des rayons solaires, et. que l'extrême chaleur soit celui de leur rapprochement, plutôt que de supposer Tiàverse par un système hypothétique d'obliquité ou de perpendicularité de rayons*
Cette invraisemblance copemicienne n'est pas mieux couverte en- physique, où l'on con« fond l'absence des rayons avec leur obliquité^ qu'en géométrie où ne pensant qu'au diamètre apparent du Soleil, on oublie qu'alors, par rapport à lui, la Terre est comme un atome , et où Ton ne veut pas voir, qu'attendu la masse énorme accordée à cet astre, la Terre
pose le diamètre 1 1 1 fois celui de la Terre n'en forme que la huitième partie : je vais le prouver.
Par ma sphère, on voit que le vrai périgée du Soleil pour notre hémisphère , c'est-à-dire que le moment où cet astre se trouve le plus rapproché de notre pôle est le polsticede juin. D'autre part, les Copemiciens conviennent que le diamètre du Soleil est à son minimum au polstice de juin , en d'autres termes , que le Soleil parait plus petit à cette époque. Or , le diamètre ne peut diminuer au périgée que dans le cas seulement où l'angle visuel mesure exactement le diamètre à l'apogée, c'est-À^dire au moment où le Soleil se trouve à sa plus grande distance de la Terre. Le même phénomène ayant lieu pour la Lune , il en résulte que les deux astres sont pour le diamètre comme pour la distance dans le rapport de six à un.
En effet, examinons la figure n° m, nous reconnaîtrons que plus notre regard se porte loin, plus grande est l'étendue qu'il embrasse; et il est bien certain que tout ce qui peut nager , danser librement dans cette étendue com* me les deux globes G , parait successivement plus petit en proportion de son éloignement* Mais il n'en est plus de même lorsque l'objet
mesure la portée de notre regard; car, si j*ap* proche maintenant les deux globe9 G en^B G^ leurs diamètres , c'est-à-dire la ligne .^J? sera coupée par les deux côtés de l'angle , et diminuée d'autant. Les deux globes devront donc me paraître plus petits qu'ils ne sont en réalité. £h bien ! la figure de l'angle étant régulière 9 vous reconnaîtrez que si le premier globe >est à 1 pouce, lorsqu'il mesure exactement les deux côtés de l'angle, le second se trouvera six fois plus loin , c'est-à-dire à 6 pouces, pour pouvoir mesurer les deux côtés a^ec la même exactitude , et que si le diamètre, c'est-à-dire Ja ligne j4 B du premier globe a 6 lignes, le diamètre du second en aura 36.
Le vrai diamètre de la Lune, prouvé par l'ombre qu'elle forme sur la terre dans les éclipses dt Soleil , est de 6o lieues : donc le diamètre du Soleil est de 36o lieues , et non 3i5,ooo. Maintenant nous apercevons que le demi-diamètre du Soleil D...C, qui est de i8o lieues , forme à peu près les deux tiers d'une des six distances , c'est-à-dire de la sixième partie de la Terre au Soleil. Cette sixième partie doit donc être évaluée à uSo lieues : ce qui porte la distance de la Lune à a5o lieues , et celle du Soleil à i,5oo.
Les Coperniciens de Paris , Londres et Cam-
( 5o ) brïdge, n'ont pu présenter aucune objectiod 'contre cette première preuve de la distance et 'du diamètre dû Soleil ; et elle sufEt pour renverser {leÙT théorie^ qui he peut subsister si le Soleil e^t i i,5od lieues.
J'ai développé plus haut Une seconde preuve qui lie leur est pas niôins redoutable, la cohcoriïance de mtes orbites lunaires et solaires avtéc le nombre d'or; 21 orbites lunaires égalant juste 18 orbites solaires, attendu la Vitesse double du Soleil, Une troisième preuve résulttei très isurabotidaniment de l'accord parfait de là distance ainsi fixée du Soleil et de ses images avec Taccroissement et le décroissement dû jour de l'équateur aux pôles. Et enfin une it^atrième preuve sera fournie plus loin par les révolutions des fausses planètes qiû comité réflexions ïi'auraient pas une tiftircbe tout- *à-fait conforme aux observations astronomiques et à mon hypothèse, si les distancés iixfées pat moi pout la Lune et pour le Solejil n'étaient pis exactes.
Dans un rapport sur un de mes Mémoires % l'Académie des Sciences , M. Savary a pré- 4:endu que, d'après ces données, le Soleil dé- Vrait avoir une apparence de diamètre â,ood fois plus grande.
. 1/assertion de M. Savary est fondée sur ce
ptineipe, tpw let diamèttes appavens 4'1ib# pUneta 8imt £B raisoa inverse de sa distanee ^ «I nous pftraissent d'autantplus g[rands ou font des ânf ies d'autant plus ouverts que la planète Mt plus proche de la Terre ; et d'après ce ppint eipe , #'i7 éiait eansiamrnent vrai^ une planète de 36o li^ies de diamètre réel à une dis|ance de ivSoo lieues devrait avoir un diamètre ap* parent de s^oo£ois 9 pouces, m^sur^ de celui du Soietl.
Ce principe n^^si pms €BH$ytmmeni vrai : \^ Tai prouvé pliis kaut pair wêa 6gnre géoiné-* trique du e^pport de distanee et de diamètre liu ftoieii ec de ia lune. $i Jif . fiaviurgr y eut lait atteaiîon , îl a'aarak pas induit en erreur r^U^Mléfliie en Ini piésent^int comme velable une ^jeetî#n dont la lélntation jUms. déjà fiite par aiFaace.
Que Monsîeiur Savary place son elickde k € pouces ^'ufe table àm douzp pieds de dia^ «aètrp y l'instrunent ujq doni^era qu'un angle MMiM$, parée qu'il ne pouri mesurer la totalité de la table» Si l'instrument est placé à Hf ieds^ l'Angle eera plus grande plus emvert; et e'«l est plareé à fa pieds , i'angU; se^aurera nloie da loialité de U table t ^t Iç difw^re appeeeot égalera le diaipètce réel« C'est à partir 4e4e f^ottit de dîstaoce â^jâiikmept^ que plus on
( 5« ) éloignera la table , plus TouTertore de Tangle diminuera , et alors le principe de la diminution de diamètre apparent en raison inverse de la distance , pourra recevoir son application. Mais j'ai posé par ma figure géométrique un principe bien moins incontestable , savoir :
« Que l'ouverture de l'angle visuel est de 60 m lieues de diamètre à a5o lieues et de 36o à « 1 ,5oo » 9 ce qui donne le moyen bien facile de connaître cette ouverture à chaque lieue en plus ou en moins, et l'avantage non moins important de déterminer le diamètre réel ou la distance réelle de chaque astre par son diamètre apparent, qui est toujours comme 9 pouces est à 60 lieues pour une distance de a5o lieues et à 36o pour une distance de i ,5ôo.
Cette loi de la sagesse divine pour les distances des corps matériels de différens diamètres entre Bux , mènera peut-être à trouver que les astres qui ne paraissent pas s'y conformer sont de simples réflexions^ et nous pourrons avoir un catalogue de vraies et défausses étoiles.
Mais, disent encore les Copemiciens, vos distances et vos diamètres sont totalement contraires à ce que nous prouvent constamment nos observations, fondées sur des méthodes inattaquables, Élites avec des instru-
mens éprouvés ; si nos instrumens sont justes, nous ne pouvons nous tromper ; car nous me* surons la hauteur des tours de Notre-Dame par les mêmes procédés qui nous font con* naître le diamètre et la distance de la Lune; or, comme il est constant que nos mesures sont exactes d'un côté , elles doivent Tétre de Tautre. A cela je réponds : Vos méthodes sont bonnes , vos instrumens sont justes autant que leur action est circonscrite dans le cercle pour lequel ils ont été faits, c'e^t-à-dire dans un milieu de même densité, dans la couche atmosphérique. Mais ils vous trompent du moment où vous voulez étendre leur puissance au-delà , sans penser à la différence de densité qui, enveloppant l'atmosphère, prolonge pour ainsi dire ces instrumens et leur ajoute un verre concave ; sans penser à la différence de densité qui enveloppe la circonférience de l'astre que vous mesurez, et le couvre par rapport à vous d'un verre convexe. Vos ins* trumèns se trouvent donc alors changés, leurs effets modifiés par l'énorme verre biconcave qui existe entre notre atmosphère et la planète inspectée. Donc les règles reconnues pour le décroissement et l'accroissement des diamètres et des distances dans l'atmosphère ne peuvent s'appliquer au-delà; et par con-
séquetit les observations astronomiques Bvat les distances et les diamètres des planètes ne peuvent être justes» Mais parce que le prin* cipe admis par vous en optique vous trompe de la même manière pour toutes vos observations! vos proportions de diamètres et de distancés des planètes entre elles sont vraies , sont exactl^ ; et il n est pas étonnant que sous •e rapport , quoique partant d'une basç oppo« eée ^ j'^rive aux mêmes résultats que vous | n'est-à-dire que mei^ proportioiçis de diamètres et de distances des fausses planètes entre elles soient conformes à vos observfttion^t comme Ml le tenra ti après.
De la Luné.
La Lun« passe pou^ «ne iyelle capricieuse ^i to'aime pas à se soumettre aux moindres Vègles : pure -èalomnie doM fs vais la venger» %ùti diamètre est la sixième partie de celui da ^leil » et 4a q^aranVê^huitième de la Terre ^ tinsi que nous venona de i<e voir. Son oiâ>ite est de io,5oo lieues , et «lie la parcourt jour* nellement à un vingt ^quatrième près , ce qui est prouvé parle retard d'une heurequ'éprewve son lever au polstice d'hiver.
La iemière ^ la Lune lui e^st pMfve : #
ciHe empruntait sa iomièr/e du Soleil ^ elle ÀCf ràit graduellement aussi brillante pendant le dernier quartier que pendant les jours de la pleine iune, et dans les jours de la nouvelle lune que pendant le premier quartier, puisque sa position par rapport au Soleil et à la Terre , y est à peu près la raême. Cïherdboas donc aâleurs ses moti£^ à ¥oil^ ou laoolrer son éclat.
Nous savons que f air est composé d'oxi^ gène, d'azote et du fluide lumineux, comme troi^èmé principe constituant. ISfous savons que le Soleil , dans sa marche journalière , attire Toxigène et le met en mouvement , que la îjune produit semblable effet sur l'azote, et que cette double attraction accélérant la décomposition de l'air, multiplie les ondulations Itiraineuses. Mais cette décomposition doit se faire dans certaines proportions , pour que la recomposition ait Keu sur les mêmes bases.
Si, par exemple, l'air est composé de six -molécules d'oxigène contre une d'azote,il fautpour que la décomposition etrecompciteitîon instantanée fi^opère régulièrement, que Tâttraction de,rim sur l'oxigène et de Fautre sur l'azote, reste dans les mêmes proportions de 6 à t , et si cette attraction a lieu sur un cercle de 36o degrés , ces proportions ne seront gardées
qu'autant que le départ de leut action sur ce cercle formera un angle de 60 degrés , si leur vitesse est égale , et de 3o degrés seulement si la vitesse de l'un est double de celle de l'autre. Ainsi l'accélération de la décomposition de Tair n'aura lieu régulièrement que lorsque les deux astres seront séparés par 3o degrés, et elle deviendra irrégulière quand leur sépara* tion sera au-dessus ou au-dessous de 3o de-' grés. Mais les molécules sur lesquels ils agissent ayant un nombre déterminé , on sent que la proportion se rétablira de 3o en 3o degrés , et qu'elle subsistera par conséquent autant de fois qu'il y a 3o en 36o , c'est-à-dire i a fois , c'est-à-dire quand cette séparation sera de 3o, 60^, go, 120, i5o, 180. Parla même raison la proportion sera tout-à-fait rompue , quand la séparation se trouvera seulem^t de 1 5 degrés et de toutes les divisions par i5 de 3o en 3o dans 36o. Elle se trouvera aux trois^quarts irrégulière quand la séparation sera de 7 7 , et d^un quart seulement quand elle sera de^a ^.
Il y a donc ^ans la décomposition de l'air , accélérée "par le Soleil et la Lune, sa époques de proportions régulières ou 1 2 pleines lunes , 1 2 de proportions irrëgulières ou la nouvelles lunes, 12 d'irrégulières aux trois-quarts ou premiers quartiers 1 1 a d'irrégulières a£^ quart
(5?) OU derniers quartiers. Car c'est la régularité ou l'irrégularité de là décompositiou de l'air qui produit l'éclat ou l'obscurité de la Lune.
MM. Fresnel et Arago ont démontré, dans la Théorie des Interférences^ que là où deux ondulations lumineuses se croisent, loin que la lumière soit doublée , il y a obscurité. Qu'arrive*t-il quand les séparations entre ces deux astres sont irrégulières, quand ils forment un angle de i5 degrés seulement , l'action du Soleil sur l'oxigène est double de ce qu'elle devrait être; les molécules d'oxigène sont entrainés plus vivement que les molécules de fluide lumineux qui restent en arrière et viennent se croiser sur l'azote ; la décomposition de chaque parcelle d'air n'est alors que partielle : l'attraction solaire séparant du fluide lumineux i!i molécules d'oxigène, tandis que l'action lunaire n'opère que sur i d'azote au lieu de a qu'elle devrait dégager dans le même espace de temps.
Ainsi la Théorie des Interférences , qui n'est pas une des moindres gloires scientifiques de M. Arago , donne la théorie des phases de la Lune et celle des éclipses de cette planète.
Car dans les momens d'opposition parfaite , la Lune par son action attire avec l'azote 180 degrés d'ondulations lumineuses au moment où
le €k>leil en iattire 180 autres avec Votdgiàeâm ordre contraire ; or ces ondulations se croisent, et jT il a coïncidenœ; on voit néanmoins que fifitte coïncidence accidentelle, ef. q^^i n'est pas ibndée sur le nombre détermjlj^édtssfaQlé.culef 4^ lair , cessera aussitôt que le rai^pi^rf; 4^^ j^o degrés, sera rjompu.
Puisque U régularité de 1^ décoinpQsitio]^ 4e l'air est invari^Jblement fàxé à ^o degfé^s i} .s^pbleraijt ,que toutes les lunaîspns 4u^enjt àpce égales. Mais la Lune ne parxxM^ pas ^ 36p degrés de son prbite dans le n^ême tffi^f^ ^ue le Soleil parcourt la siexine^f^ là p|^J^ ^pnjoi^tion de position sucoède p;; vieff^§p f4^^ ^ l^ péripde ^ath^niatiqi^e 4'^rfégu^- Tité fo94^ 5^ ^ nombre déterminé des iff^' jLéci^le$ 9 la qtouyeUe Liuxe d.QJ4; êtjre p]l¥S IpQ- ^jijLe; ainsi f\e$ autres phasies*
JL'inclinaisoi^ 4es pôles de la T^gre.efp^q^ ^^, libratio|i de ji^ J^une ,en l^it|i4^ çop^n^ l'accroissement et la diminution de 6pn ^9r rinètr# , aijosi .qu'il .a ,été dit pour le ^l^, «Son ;4&y^Uon n'a pas plus de^réalijté que $^ ^ç^yei^- ^esq^i&ontrefet^les <îoïaci4€Wçes bMijipcw-
jèfis aju^i bi^ que les tach^$ du ^oki^; %^wXfi
^arjtie pbsc^e .touchant jij^ jp^gidiM: éfi^ixé smir JMle sp rearfpncçr et fuir.