DES PLANÈTES
Il n'y a pas sous le firmament du Ciel d'aor lires astres que la Terre, le Soleil et la I^une* Le surplus n'est qu'illusion de catoptiique, «'est-^-dire des réflexions pins ça moine éloir §u4w de ces trois astres.:
Vém$ H M^Tùwe.
' Lefnregularitésetr^étrogradatiaiisdôXetii enre et Vénus font reconnaître qua ces deux planètes sont doublet ainsi qu^ Pavaient pensé les Anciens ; qu'il y a une Vénus et un M er^ cnré lk>réals nomme U jr a une Vénus et un Mercure australs. Le ^oieii et 1^ Lune uais'- •eut leurs rayons isurles ^ces du isercle po^ iaiw aii 79^ degrés ^ çsM» union t k iCauM de la spJbiérimté des glaces, 4e div&se .en dbux ïéAe^ufi^ qui $e>epprf;ent sur le plaa ésliptiqitte , l'une % %o deg. de réquateur pou; dooiner V^us , l'autre à ao degrés en ayant de i'orbe solaire pour donner Itf^rcur^. Le 79^ df^é de latittiMle est à 60 degrés de la Lune et k i90 à^* du Soleil^ ce qui. fait une «aoyemie de 9o degrés poujr la div^ision des rayons ;
^amup dpîf ^J^ ètte renvpyé ji ép déliés
en avant de l'orbe solaire et à 60 degrés de la marche du Soleil, eh MBj (fig. IV) pour la réflexion boréale , et en MA pour la réflexion australe. Quant à Vénus qui doit se placer aussi à 80 degrés du point d'incidence^ vers l'orbe lunaire, elle ne peut trouver cette distance sur le plan écliptique, qu'à 10 degrés de l'orbe lunaire et à 76 de la marche du Soleil en VBj et VA. Ces doubles réflexions nous procui'ent l'avantage de voir paraître Mercure et Vénus tantôt au lever ^ tantôt au coucher du- Soleil , qui , bien qu'à 60 et 75 degrés du Soleil méridien , ne s'écartent pas effectivement à plus de a8 et 47^ du Soleil couchant ou levant IS; et l'on voit que Mercure se rapprochera de a8 à 1 5 deg., Vénus de ^'J k aS degrés , si par rinclinaison du pôle boréal ou par la congélation des cercles avant le 79 degré de latitude au pôle austral , le Soleil et la Lune unissent leurs rayons avant le 79* degré; car, n'employant pas alorsla totalité de leurs forces lumineuses^ et la ligne d'incidence, comme la ligne de réflexion étant moindre de 80 degrés, Vénus et Mercure pourront se rapprocher insensiblement du SoleiL En outre , dans la position indiquée ci-dessus, ces deux planètes sont réflexions du Soleil et de la Lune au même ii)^«
ridieki en SJfet Ll;Tnais si la Lune était en Lj^ le point commun d'incidence sur les glaces polaires boréales étant avancé de 3o degrés vers le Soleil, les réflexions MBj et YBj seraient aussi avancées de 3o degrés en MB et YB* , D'autre part la Lune retardant d'une heure par jour sur le Soleil, si aujourd'hui ils forment Tangle SJf, Lj, Ls, demain ils formeront l'angle SJf , Ll , Lj , et Vénus qui suit le mouvement de la Lune pourra paraître se diriger à l'ouest tout en s'approchant du Soleil. C'est donc au retard dé la Lune sur le Soleil ou variation d'incidence lumineuse des deux astres sur les pôles en vertu de leur mouvcr ment diurne , comme à l'inclioaison du pôle boréal et à la congélation plus étendue du pôle austral, que sont dues les rétrogradations, les irrégularités apparentes de Vénus et Mercure, mais il est facile de reconnaître mathéjnatiquement, qu'avec le Soleil à j,5oo lieues et la Lune à a5o lieues de l'équateur autour duquel ils circulent journellement : i* Mercure doit, ainsi que le constatent les observations astronomiques, tantôt comme réflexion boréale, apparaître le soir dans le crépuscule , se dégager de plus en plus les jours suivans; après être arrivé à la distance angulaire de ^2 degrés 3o minutes du Soleil, re«
((6» ) tâttnicr de nouveau Ttrs cet astre, y paviâiapd atationaaire il i8 degréSi puis rétrograder, eoiir tinuer cependant d'approcher du Soleil et se. perdre de nouYeau le soir danS Ses rayons | tantôt comme réflexion australe ^ après être resté iaTÎsible pendant quelque temps, pa« raitre , de noureau le matin , se dégager, des rayons solaires et se séparer du Soleil , rede«( ▼enir rétrograde comme avant sa disparition^ arrivé k |8« rester encore stationnaire , s'éloîi^ gner jusqu'à aa degrés 3o minutes, retoumep de nouveau et disparaître le matin dans la lun mière de l'aurore. a« De même, Vénus doit tantôt comme réflexion australe , paraître d'à* bord le matin , quelques jours après sa coa« jonction avec cet astre, se diriger à l'ouest, rar lentir son mouvementé mesure qu'elle avanee^ et s^arréter quelque temps, r^rendre sa course vers t'est avee une rapidité graduels lement accélérée jusqu'à ce qu'elle ait atteint le Soleil; tantôt, comme réflexion boréale ^ sortir des rayons du Soleil du côté de l'orient fX paraître sur' l'horizon après le coucher du Soleil; à mesure qu'elle s'éloigne du Soleil vers l'orient augmenter de grandeur, s'appro^ dber ensuite du Soleil } 6e plonger, dans sep «ayons et rester quelque temps invisible»
Fèstaj Junon^ Cires y Pallas.
La Véaus et le Mercure boréals sont placée sur la ligne aimantée ou plan écliptique^ U Venus et le Mercure australs sont placés au^ dessous. J'omettrais cette petite différence si elle n'apportait une différence sensible de distance dans les quatre planètes télescopiques , réfleiciokis des deux Vénus et des deux Mer- Cures. Ces doubles planètes ont 40 degrés de force lumineuse : le point de réflexion de lA Vénus boréale ou Junon, doit donc en être, à 40 degrés , et il trouve cette distance en ligne oblique à 10 deg. en avant de l'orbe solaire et 39 deg. au-dessus du plan écliptique, comme ïa Vestaou le point de réflexion de la Vénus australe trouve pareille place , mais à 36 deg. Seulement au-dessus de l'écliptique. Quant aux deux Meiicures, attendu leurs réflexions verticales , il n^y a pas de différence sensible dan^ leur distance de l'écliptique , et Cérès comme Paltas se placent à 40 degrés au*dessus de l'é- ^iptîqae et 10 degrés en avant de l'orbe solaire. Il est à remarquer que Vesta et Cérès Véflexrons de la Vénus et du Mercure australs, ^arrivant qu'à tt^avers le miroir de la ligne aili>àntée , ^aviéssent avoir un diamètre beai»-
coup plus petit que les réflexions boréales, Junon et Pallas: effet d'optique auquel ou doit pareillement la diminution apparente des diamètres de Mercure et Vénus lorsqu'ils sont réflexions australes*
Mars.
Cest aussi à la combinaison des rayons solaires et lunaires réfléchis qu'est due la planète Mars , qui se place sur le plan même de l'éclip^ tique à lo degrés de l'orbe solaire; mais y ainsi que nous allons le reconnaître par quatre observations prises dans l'Annuaire de i83a:
le concours du Soleil n'est pas indispensable, et la Lune , quand elle est à plus de i6o dt^grés de cet astre, suffît pour produire Mars, qui paraît toutefois plus ou moins brillant, a un diamètre plus ou moins grand, selon qu'il est réflexion isolée ou combinée, i^ Dans la position du ai février, la Lune Lf (fig. IV) est écarr tée du Soleil d'environ 160 degrés, somme de leursforces lumineuses, puisque le Soleil en a 100 et la Lune 60. Leurs rayons d'incidence s'unissent au point Rf et sont reportés à 80 degrés, moyenne des deux incidences en ^f quia passé au méridien à 9 heures du matin. Il faut remarquer que l'incidence commune se ren-
contre à moins d'un degré au^essus du plan ëcUptique , puisqu'il s'en manque au plus d'un degré que les deux astres soient écartés de i6o degrés; mais le lendemain , par son relard diurne, la Lune se sera rapprochée du Soleil d'environ 1 5 degrés : le point d'incidence s'élèvera d'autant, au-dessus de Rf » et la réflexion Mars se trouvera presque au même point , avancée seulement de quelques minutes vers l'ouest de ^ en f, pour participer au mouvement du Soleil, a* Dans la position du a 1 juin, Fincide^ce commune s'élève verticalement à lo /degrés au-dessus de Rj qui est à peu près à 58 degrés de Lj et 9a de Sj , et la réflexion est renvoyée à 80 degrés' moyenne de deux incidences en ^j, qui passe au méridien à 6 heures et demie du matin.
^*Le II septembre , la Lune Ls, étant à plus de 1,60 degrés du Soleil porte son incidence à 60 degrés en Rs et Mars en ^s qui passe au méridien à 4 heures 54 minutes du matin. 4^ Le 1 1 décembre où il y a aussi plus de j 60 degrés entre elle et le Soleil, sa réflexion est portée de Rd en ^d qui passe au méridien à 9 heures 10 minutes du soir. A cause de l'image qui suit ou précède le Soleil à 45 degrés. Mars lie peut s'en écarter de plus de 187 degrés; les observations astronomiques sont parfai-
tement justes. En effiit, pranant la poiltion du 9 notrembre i83m où Mars était ea pleine opposition avec le Soleil que noua Biipposerc»is en SSii la Luoe à peu près en L se r^echissaît en Rn et donnait Mars en ^n qui se trouYait également écâi^té de tij degrés des deux imagea solaires I&
Jupiter.
Pà)r le n6ml»^e de jours de la râvolutiofi de JUPITER ^ on iK)it qu'il est la somme dea réflê!tion^ du Soleil > de la Lune , de Mercure , Vénus et Mars ^ et les réflexions de ces 4 dei^ nières planètes forment ses 4 satellites. Mereure et Vénus, pretttier et deuitième; Mars troisième satellite; Lune , quatrième satellite^ L'orbite de Jupiter est parallèle à Fiôrbite solaire , à 6o degrés ou i,5o6 Ueuea au-dessus, et se trouve ainsi à t^Soo lieues de la Terre comme du Soleil t c'est ce que proutent les observar tionS astronomiques par lea moyennes diatances de Jupiter à la Terre et au Soleil , di^ tances identiques dans les oppositions quar drates. Si sur ma sphère Ton considère sép^*rément la révolution du Soleil et des quatre planètes , Mars, Mercure , Vénus et la Lun^, on reconnaît la marche de Jupiter et de B66 quatre satellites.
Quoique placé à 90 degrés au-dessus de Torbe solaire, Jupiter peut s'écarter du Soleil de 180 degrés et être ainsi en opposition parfaite. En eSety la force lumineuse du Soleil étant .••••.• ^ . , 100 degrés*
CeUe de la Lune 60 *^
Celle de Mercure ... ... 4^ —
Celle de Vénus .... si . 4^ *^
Le total du rayon d'incidence ^
est de 340 degréis:
Il reste donc encore 60 degrés libres pour l'obliquité horizontale et vertiéalé. Jupiter peut ainsi rester à 90 degrés de l'orbe solaire et en parcourir tous les points. Mais , comme Mars , il sera plus ou moins lumineux , son diamètre sera pluj» ou moins grand, suivant que le point commun d'incidence des 4 planètes aura plus ou moins absorbé de^ %£fi degrés; on peut le reconnaître par les 4 positions d^ Jupiter données (figure lY) à époques différeptes-et d'après les observations de l'Annuaire de 183^.
I* Le 31 février, passaient au méridien
Jupiter à nom. du soir; donc était à midi en J(
La Lune à 4 b. iS m., du matin . . *-r • • Lf
Mevcureà 10 h. 56 du matin • . • -r • MAf
Yénuft à 9 h 3j^ du matin —* • YAf
2* Le ai juin passaient au méridien
Jupiterà 5 h. 54 m. du mat; donc était à midi en Jj
La Lune à 5 h. 58 m — •••.• Lj
Mercure à ii h. a m. • • • • . mmd , . . MBj yéuusà II h. i8 m . . . YBj
3^ Le 1 1 septembre , passaient au méridien
Jupiter à aa m« du mat.; donc était à midi en Js
La Lune à 36 m -— Ls
Mercure à 1 1 h. 36 m. • • — - . • • • • • TABs Yéuus à 44 T^* du soir. . * -^ • • . • • .. YBs
4^ Le 1 1 décembre , passaient au méridien
Jupiter à 6 h. du soir; donc était à midi en Jd La Lune à 3 h. 8 m. du matin. • • — • • Ld Mercure à i h. ai m. du soir. . • • -^ • MA.d Vénus à a h. a4 m. du soin .•.••—. YAd Venons aux satellites : rappeions-nous avant tout qu'au moye& des réflexions particulières du Soleil et de la Lune, nous avons 3 orbes solaires et 5 orbes lunaires. Voilà les bandes de Mars, voilà les 8 bandes de Jupiter; et comme ces orbes viennent se peindre en sens vertical inverse, les orbes de Thémisphère austral forment les bandes boréales de Jupiter, et les orbes de Thémisphàre boréal for;
(69) ment les bandes australes. Or, comme la Lune^ Mars, Mercure et Vénus portent leur réflexion particulière à 67 degrés chacun au-dessus de leur propre orbite, elles se trouvent toutes sur le plan de Torbe lunaire du 67^ degré de latitude, et leur marche se trace ainsi dans la seconde bande australe de Jupiter. Les orbites des 4 satellites étant entre eux , et par rapport au Soleil 9 sauf la distance verticale , les mêmes que celles des planètes qui leur donnent nais^ sance , il est facile de reconnaître leur rang sur la figure IV. Nous voyons en effet, !• que de MBj à SJf position de Jupiter, il n'y a que 1 so degrés : la réflexion de Mercure est donc le premier satellite , puisque sa plus grande élongatîon de Jupiter est la moindre des 4* a® que de VBj, il y en a i35, Vénus nous donne donc le deuxième satellite ; 3* que de m , point que Mars ne peut passer , puisque c'est Textrémité du diamètre de son orbe efc qu'il est au-delà de Jupiter, il y a 180 degrés: voilà notre troisième satellite ; ^o que de L extrémité de Torbe lunaire, il y a j 90 degrés. La Lune nous fournit donc le quatrième satellite.
Saturne.
SÀTURinB est la réflexion de là Terre qui ,
(70) avec ses vrais et faux satellites, nous fait trouver les sept satellites de cette fausse planète. tTné autre preuve est donnée par son anneau , vraie figure de Torbe solaire. Certes si Ton voulait représenter le globe de ma sphère et la marche circulaire du Soleil dans leurs proportions exactes , on ne pourrait se dispenser de crayonner la figure V : voilà SATURKE tel qu'on le donne et le décrit dans les livres des Copemiciens.
Saturne, danssamarchepesante^ suitlaligne polsficiale à 1 20 degrés ou 3,ooo lieues au-dessus de Técliptiqùe , toutefois en sautant le cercle central du Ciel parallèle à Féquateur terrestre. Cette marche brisée et les différentes faces sous lesquelles se présente l'anneau , indiquent sulfisanimeut qu il y a un Saturne boréal et un Saturne austral; que le Saturne boréal parcourt le Ciel du côté estival , et que le Saturne austral le parcourt du côté boréal , sans entrer Fun ni l'autre dans Tespace parallèle à l'équateur. En effet, Saturne est la réflexion commune de la moitié de la Terre et de la moitié de l'orbe solaire. L'incidence devra donc partir (fig. IV) de T point commun de ces deux moitiés, puisqu'il est aussi éloigné des deux pôles qui forment le diamètre de la planète que de la demi-circonférence de l'orbe solaire AA qui forme l'an- .
iv )
Qtau; D'A k A, caiQio« de P à P,il y a laoïiegré^ , l'incidepc? , ayant une fQrçe commuai^ 4a i^Q d§gr4S| viendra nécessairement en 73 k 60 degré$» au*4aKus du plan de Vqvh^ polaire 1 et h nflexion se porte alor$ à 19Q 4e* gréa aiHleisug du point T pour douter Saturne en J^.
La réyçljition de Saturne d'après les calculs des astronomes est le tiers de celle d*Uranus , et cela doix étre^ puisque Tun est la réflexion de Fautre. Saturne par un écart oblique à éo deg. de la lij^ne polsticiale, porte à i9o deg. sur le plan écliptique , son point d'incidelice cjuï, s'élevant alors verticalement , forme Ui^ nus, positivement aux confins du Ciel connu, et à 1 80 deg, au-dessus du plan écliptique.
Quoique les fausses planètM» par «1» <i£fob d^optique, paraiisent ua-ddUi du;Sdtoii^ 4iUft sont donc véritablement aurdéaaas k dM dia-; tances proportionnelles entre elles, conformes aux observations astronomiques. En effiit, Cénès et Pallas étaiit k 4o deg, au-deaeus du Soleil y mais k 10 deg. en avants doivent
feuÊflàn iSadeg»aa^elàderMrbei9laii;e(i),@|
r »— i^^jiMifcirf— hKfci ifcn^j— *^*— *Jé**^Éii>»^^>io*^»*N < m Al Si ft'i
(1) Aussi n'ai- je pM fait diffic«M J[«|d«c«tlViiMt«|#l
( 7^ se trouvent par là à moitié de la distance' de Jupiter qui est à 60 deg. au-dessus de cet orbe même. Jupiter est aussi à la moitié de la distance de Saturne , puisque celui-ci est à lao.du plan écliptique; et Uranus , par sa dis-' tance verticale de 180 deg. du plan écliptique, et sa distance horizontale de 60 deg. de la ligne polsticiale se trouve à une distance double de celle de Saturne. Ainsi Ptolémée avec ses épicycles semble avoir pressenti la nature des fausses planètes.
On m'a fait observer verbalement que si les planètes étaient de simples réflexions etnon des corps matériels, on devrait voir à travers; mais les réflexions ont un diamètre égal aux astrejs qui les produisent; et en partant de celui qui a le plus petit diamètre , Mars , quel que soit son diamètre apparent , n'en aurait pas moins, comme réflexion de la Lune, une intensité de lumière dé 60 lieues: la vue percerait-elle une lumière de 60 lieues ?
Des Comètes.
M. Mercier , le spirituel auteur de V An deux
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Hars à 10 degrés au-delà de l'orbe solaire, qaoiqu'il soit à 10 degrés au-dessus. Cela revient au mSme pour Toptique, et simplifiait.
( 73 ) mille quatre cent quarante et de Y Impossibilité du .Système de Copernic, prétend « que les As* « tronomes sUmaginent en vain guider la mar-* c che des comètes avec la longue lisière de leurs « ellipses. » Ce sont des enfans rétifs qui rom* peut souvent cette lisière, s^échappent, et qu'on peut rarement rattraper , malgré les secours perturbateurs de Jupiter , Saturne et Uranus. Mais s'il est prouvé que ces planètes sont de simples réflexions et non des corps* matériels, où ira-t-on chercher des perturbations ? On met aussi en avant une possibilité de diminution de lumière d'une apparition à l'autre , qui rendrait parfois invisibles les Comètes, quoique Êdèles à l'orbite et la marche assignées. Je ne puis concevoir la diminution de lumière d'un astre au même point donné et surtout dans le système des vibrations, s'il n'y a changement dans sa masse ou dans son diamètre, et alors sa loi de gravitation ne peut rester la même, son orbite est nécessairement changée. Le plus sage est donc de s'en tenir, pour les Comètes, à ce passage de l'Ecriture : « Chaque étoile se hâte d'aller où le Seigneur c l'envoie, et quand il parle, elles répondent « avec tremblement; nous voici, ecce adsu-^ « musn p
INCOHÉRENCES COPBBNIGIEIVmES.
bs:traites
De r Impossibilité du Système de Copernic
par Mercier.
,ROTÀTIOir DE lA TERKS.
Voici UD corps grave, de fer ou de plomb, oui tombe de 4o pieds de haut ; ce cprps si la Terre tourne avec son atmosphère $ur elle- f même avec la vitesse qu'on lui attribue , doit décrire dans le temps de deux secondes une lî^ne transversale et presque horizontale. Cependant ce corps qui va tomber dans la boue forme un trou parfaitement perpendiculaire , tandis que ce trou se trouve oblique lorsqu'il e^t formé par la chute ^d'un corps qui jtombe du mât d'un navire en mouvement, mouvement sans comparaison bien ihoiudre que celui qu'on suppose à la terre.
»A MVQLUTIQffp
Flamsteed a vu itérativement l'étoile po-
lairé en janvier et en jaillet depuis 16B9 jas^ qu*en 1699 sous le même triangle isoicèle) prenre évidente que relativement à l'étoile polaire ou au pôle boréal, le diamètre du déplacement de la Terre n'a pu être autre que U base de ce même triangle isocèle.
li'ELLIPTIGIl^ BE SOIT 0RfiE«
Flamsteed ayant par ses observations déterminé la mesure du diamètre vertical de Forbite que parcourt la terre, ainsi que celle du diamètre horizontal, et les ayant trouvés égaux , en a tiré la conséquence que la Terre ne peut se mouvoir sur une ligne elliptique : car il n'y a que le cercle qui ait des diamètres égaux dans les sens opposés.
SA RÉVOLTJTIOir ET SA R0TATI0W#
Si la Terre tournait avec la vitesse qu'on lui suppQse^ c'est-à-dire parcourait 9,000 lieues par jour, ce qui fait plus de 36o lieues par heure , la Lune qui met a^ jours à en faire le tour changerait de phases dans cet espace de temps; et si à 9 heures du soir^ elle parait presque pleine , elle devrait l'être tôut-à-faît à l'heure qu'elle se couche, 6u du âiloins en
(96) cet instant elle serait totalement cachée pour nous, tes habitans qui la voient dans cette circonstance à une telle heure devraient quelques heures après la voir changer de phase.
Les peuples qui sont sous la ligne voient toutes les étoiles se lever perpendiculairement et décrire en i a heures le cercle de l'horizon , en sorte qu'au bout de 6 heures , elles sont toutes pour lui à son méridien^ chacune décrivant des cercles plus ou moins grands , suivant leur éloignement des pôles; aussi»
comme ils les voient se lever toutes au même moment, ils les perdent pareillement de vue au même instant.
A l'égard du Soleil et des Planètes , ils les voient également se lever et se coucher de la même manière dans l'espace du zodiaque qu'ils parcourent sans jamais s*en écarter, mais avec cette différence , quant au Soleil qui du ai septembre au. 2 1 mars est pour l'habitant de l'équateur dans la partie septentrionale du Ciel , et le reste de l'année se lève et se couche dans la partie méridionale.
Or, si la Terre n'avait aucun mouvement, les habitans ne pourraient voir ^ous cet aspect le Soleil , les Planètes et les Étoiles ; d'où il faut conclure que c'est véritablement le^oleil qui
(77) tourne en cercle autour de la Terre , et non la Terre qui tourne autour de lui.
De Gazas, physicien espagnol^ trouve absurde qu'on veuille nous faire faire par un mouvement si violent, en fendant les airs comme des oiseaux, 3oo lieues maritimes dans une heure, et plus de 7,000 dans ^4 9 ^^^^ V^^ nous nous en apercevions , ni que nous sentions la force de Tatmosphère. Il lui parait encore ridicule de prétendre que, pendant ^4 heures, un point de la surface du globe aille se présenter à tous ceux du cercle de Téquateur , parce que, outre que la pesanteur du globe terrestre ïie semble pas s'accorder avec une révolution journalière si violente sur son propre axe, il se persuade, que cela ne pourrait se faire sans que nous en ayons quelque indice. Il le démontre par la comparaison de ce qui arriva à Cadix à l'occasion d'un furieux ouragan qui fait quelquefois de grands ravages dans cette ville et dans sa baie, et qui malgré toute sa vitesse emploie au moins 4 heures pour aller se faire sentir au cap Saint-Vincent qui est à 4o lieues de là« Si un vent, dit-il, qui fait à peine 10 lieues dans une heure nous est si sensible , si insupportable, si incommode^ qu'il nous ôte le pouvoir de tra*
(78) Tailler sur àw écha&uds placés au haut d'os édifice, que devrait-il nous arrirer si nous étions obligés de fendre Fatmosphère et d'j Êdre 3oo lieues par heure ?' quelle comparaison y a-t-il d'une vitesse à l'autre ? qui poom se persuader qu'un homme qui met une croix ou toute autre chose au haut d'une grande tour et qui emploie quelques heures à cet ouvrage , parcoure 3oo 9 600 f et quelquefois xaoo lieues dans les airs^ suivant le temps que durera le travail, sans qu'il éprouve quelque chose qui lui fiasse au moins soupçonner cette immense révolution.
A cette première objection | Fauteur eu joint une autre tirée de la fluidité des eaux de la mer; celles, par exemple, qui baignent les côtes depuis le cap de Finistère en Galice) jusqu'au cap de Bonne*£spérance, terre la plus australe de l'Àfinque. Il prétend que quand le bord de ces côtes commencerait i se présenter vers la partie orientale du Ciel, les eaux devraient refluer avec violence ver$ la partie opposée de l'occident. U eu serait de même de celles de la Méditerranée, qui se précipiteraient avec la plus grande rapidité vers le détroit de Gibraltar, lorsque celui-ci commencerait dans sa révolution à s'appro-
(79) cher des poinu oHentaux du Ciel ; enfin les eainc inonderaient à chaque instant la sur&ce dn globe;
MSBGURE £T VjSjSTUS.
Si Mercure ou Venus décrivaient des ceroles ou des ellipses formés autour du Soleil fixe , au centre d'un orbe parcouru annuellement par la Terre, comment ces planètes pourraientelles finir leur i^éyolution à Tégard du Soleil, Tune en trois mois et l'autre en neuf , sans avoir passé devant tous les signes et degrés de Véeltptique et du Firmament qu'après le mèm^ espace de temps qui leur est nécessaire pour finir leu< révolution, à l'égard de la Terre ; savoir de treize mois pour Mercure et de dit:^ neuf mois pour Vénus 1 Et comment leurs orbes renfermeraient* ils la Terre , comme le Soleil dans leur enceinte , dès que , dans le sys^ ième terrestre, l'orbe annuel de la Terre doit 4es renfsrmer sans pouvoir y être contenu?
Comment serait-il aussi rare à ces planètes de passer devant le disque du Soleil et même d'un cours contenu entre la Terre et le Soleil^ si leur cours n'était pas réel dans les orbes égarés où il est apparenti Qu'on expUque pout^ quoi Mars a une direction de vingt mois et
Vénus une de dix-sept , et ensuite pourquoi Tun a une rétrogradation de quatre mois et l'autre de trois mois? Pourquoi de sixn^ois en six mois le Soleil se trouve plus près et plus loin des deux planètes de Jupiter et de Saturne y d'une différence de toute l'étendue du diamètre de Técliptique ?
LA TJBKRE, CEITTRE l^tT STSTÈKB.
Si la Terre n'était pas sensiblement au centre du firmament, on ne verrait pas ^ de tous les points de sa surface , la moitié du Ciel , comme l'on fait ; et deux étoiles diamétralement opposées comme sontl'œildu Taureau et le cœur du Scorpion , ne le seraient pas en tout temps et à l'égard de tous les hommes. L'une ne se lèverait pas tous les jours quand l'autre se couche; mais on les verrait quelquefois toutes deux sur l'ho- . rizonen même temps, parcequele mouvement de la Terre autour du Soleil, se faisant sur un cercle dont le diamètre est d^cnviron 7 millions 799,434 lieues , il doit arriver la même chose comme si la Terre avait ce même diamètre , et qu'elle tournât sur son axe paralr lèle à celui qui aboutirait aux deux pôles du firmament : auquel cas les étoiles et les planètes auraient une parallaxe deux mille quatre
cent trente<-deux fois plus grande qu*elles ne Vont, ce qui serait très sensible. Comme. aussi le mouvement rapide qui ferait tourner la Terre à Tentour de son centre, devrait être fort sensible à cause de son impétuosité; car ce mouvement, étant joint avec celui qui la porterait à Fentour du Soleil, elle devrait faire 3o lieues en une minute de temps et 43,aoo Ueues par jour, et s'élever ou s'abaisser du moins 890 lieues à chaque heure pendant lo mois : et alors, étant presque 8 millions de Ueues plus haut oa plus bas que l'horizon où paraissent les étoiles dont nous avons parlé,, cela ferait un changement si sensible, que tantôt on les perdrait toutes deux de vue, tantôt on les verrait beaucoup élevées sur l'horizon. Cependant on ne s'aperçoit jamais d'aucun changement de cette sorte.
lUATA.
Toyant Tiinage à 1 5 degrés en arrière, -i- ligne 1^3 , un' peu en arrière des orbes borâJ et auftirai en passant par le treatîèine ; lkê% . i«r les QnM| bonfil •• austral, au trentième.
Page 27 , ligne 24 , par le 90* degrë^ et méridien automnal , l'autre partie qui passe par le 27 (H degré ; Usez , par le 270« degré et méridien wtotnnai p l*autir« partie qu pa^se fm !# 90« degré.
Page 40, ligne 3, G de Kc en c, P de rp en p ; lisez , G de Kj ei| Cj P de rP en p.
Pag^ 76 , lig^e 2&f ^, ai la tanm Q'MTtît; l«ft, ^r» ai 1«
Page 79 , ligne 6 , ou 4e8 ellipses jbm^ ; U$^ %ni|^
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