ACADÉMIE DES SCIENCES
{Séance du a8 lundi octobre i833.J
<r L'Académie a renvoyé à l'examen d'une f commission de MiM. de Prouy, Becquerel^ a Navier, de F^*çycinet et de moi, un nouvel ^; écyit de M. Demonville, sur le Système du
« monde. Ce n'est pas : la première fois que « les idées de Tauteur sont ici l'objet d'un « rapport; ce serait abuser des momens de « l'Académie ) que d'essayer à lui faire couce naître un système dont la conséquence la « plus immédiate y par exemple, donnerait ff au Soleil une surface apparente déux^ mille a fois plus grande que nous ne la voyons, a Lorsque les faits les plus évidens sont mé- « connus à ce point, l'Académie ne peut que a persister dans les conclusions qu'elle a déjà (c plusieurs fois adoptées. L'ouvrage de M. De* ff monville n'est pas de nature à soutenir un «t examen sérieux. Signé, de Prony^ Becquê^ a rel; Savary^ rapporteur. »
Réponse remise le 4. novembre i833.
a M. le Président, réduire à l'absurde Ven* tension donnée par moi à la théorie des interférences de M. Arago; récuser, infirmer l'autorité que je prétends trouver dans £uler pour placer l'inertie au centre et porter la gravité aux extrémités; démontrer Tinexacti^ tude de la figure géométrique par faquélle j'établis la distance du Soleil et de la Lune â la Terre ^ dans le rapport de 6 à i: faire voir qu'avec les orbites des deux astres fixées par
ces distances , les intersections périodiques n'afuraient pas lieu d'une manière conforme aux observations; prouver que roscillation des pôles et leur gravité sont contraires aux phénomènes de Taiguille aimantée : telle est lar tâche qui avait été imposée à une commission de cinq membres; tâche que moi je de« vais redouter, et que devait espérer de voir remplir , tout le Corps de llnstructiou pubK'^ que.
c Au lieu de cela , qu'y a-t-il dans le rapport? Le reproche d'une invraisemblance, que M. le rapporteur a présentée d'une manière tellement vague y qu'il est impossible d'en apprécier le mérite.
ce L'Académie a pu remarquer, au surplus, ' que les bases fondamentales de mon système ne sont pas même heurtées par le rapport, et qu'à part Tin vraisemblance reprochée, que j'expliquerai quand M. le rapporteur aura fait connaître ce qu'il veut dire (i), une Commission composée des sections de Géométrie, Mécanique, Astronomie, IS^avigation et Phy-
(1) Ayant eu occasion de voir M. Savary > il s'est empressé de m'expliquer très gracieusement son objection^ «t j'y ai répondu le lendemain même. {Voir pag. il.)
iîtîiié, h'a pti présenter aucune objeètiôn,' {Quoique je mette en avant de toiis côtes le^ J)ropôsitîôns les plus cotitrali'es â Teriséigiiè-* iriètit, etc. »
Depuis cette lettre , sur Tenvoi de nouyéailK dëvelôppemens, l'Académie me donna pour commissaires MM. Ampère, Arago, Puissant qui n-ont pas encore fait de l'apport; et c'est à l'occasion d'un autre mémoire sur les PIom hètes dont je comtnençai la lecture daûs la séance du i5 septembre i834 ? que je fis dis^* tribuer la lettre ci^après.
« u4 MM. de Vudcadérnie des sciences,
«Les membres de l'Académie sont dans l'usage de causer entre eux ou de se retirer quand ils n'approuvent , pas un mémoire, oii que le lecteur les ennuie. Pat une faveur toute spéciale, on m'a écouté avec murmures, et ensuite interrompu pour faire reuvoyei> mon travail à une Commission, C'était le point important. Toutefois je «e - puis faire compliment à l'Académie de sa boutade en cette aecafeiôîi^ où là iùseeptlbîlité àstronotiiifc[Ue IM fàiï éarfl* He Isa dignité , des convenances . et à déliistrè sori vériiîs dliifaitlibilité. Carfil
m* irrtvl pïùÈ d^ulië Mi qïi*âhé théorie, chôi^iiM^ éâ {yf«mibï* àp^rçû ; à Ûhi pàt reiiipioftét. Ofv i^Uatid la Miéilhé èerà ûniTér^éÙèibélit iùiopte^ i fefc ELLE Le SERA plû^ tôt que ne le t^ôlëttt Ui Copertiieiens, le prôcèstèribàl dé là s;éibfce dii i5 Septembre sera là , hbh pàà sehléihedfc cohtre les membres îh^tessës qui m'ont éhleVë la parole; mais eoiitre le crii'pé entier qiii Ta permis , et à pai*ù ëpouifer kiti^i leut bppositibfi partiale.
a Lés superbes Géans de la science s'imaginent en vain couvrir, étouffer la voix du Pygmée j le î^ygmée a l'haleine longue, et les fatiguera jusqu'à extinction. Dans l'impossibilité ou i'iucapacite de réfuter ma théorie, rÀcàaémie aura beau proclamer qu'elle ne mérite pas de fixer l'attention publique , cette ksiàértion tonibéhl d'elle-même, tant qu'un i*à|>pôrt ràisbufaë he Tàurai pas prèûvëe.
c( Qui donc, en effet, pourrait être cru sur
psfslë ft .c^ ëgsrd? :;.:.....
toriit^tièé . ;
(iSernit-jce M. Poisson , plein de science, 9'«rii èolitiens } imis qui n'a pas la plu$ essentielle de toutes, puisqu'il ne éok fos dim-
(88) tet (i), M. Poisson , contre lequel M. Poinsi^ a très bien établi tout dernièrement, que les axiomes mathémathiques sont souvent dé^ « mentis (a) par des vérités plus palpables^ ai par des expériences physiques? D'
tt Monsieur Arago est peut-être le seul dans rAcadémie qui pût se permettre avec succès un tel genre de rapport non motivé. Si M. Arago signait que ma . théorie ne mérite pas de fixer lattention , je serais forcé de m'avouer vaincu. Mais M. Arago , un de mes commissaires, et qui, par conséquent, s'il a cette opinion de mon système, a l'occasion de la manifester, et le devrait, ne fût-ce que % pour soustraire l'Académie à mes obsession^; M. Arago ne signera pas un pareil rapport: