JE L'EN DÉFIE
Tout en attendant ce rapport , j'ai présenté de nouveaux mémoires pour lesquels l'Académie, contrairement à ses statuts^ n'a pas or-
(i) C'est M. PûissoD qui a fait répudier le premier de mes mémoires , parce que le système de Copernic, selon lui, ne fait plus de doute, allant en cela beaucoup plus loÎQ que M. Delaplace, qui se contentait de le donner comme une réunion imposante de probabilités.
(9) Voir mon mémoire sur fUniU m Moêhénuaifigues, page gi*
( 89 ) donné de renvoi à la commission nommée , bien que j'aie eu soin de .faire afficher à sa porte, et de faire distribuer à tous ses membres , l'annonce de l'exposition du VRAI système du monde, TACITEMEÎÏT RECONNU PAR ELLE. Cela rappelle Tusage des Cours judiciaires au Civil. Lorsqu'elles se croient suffisamment instruites, elles enlèvent la parole à l'avocat en faveur duquel elles doivent rendre arrêt, pour laisser parler l'avocat adverse tant qu'il lui plaira. Je prends acte de la silencieuse bienveillance de l'Académie à mon égard, et je lui en fais d'avance mes remercîmens.
Le mémoire ei^après fait pour ainsi dire partie de ma Polémique. Je youlais montrer à F Académie , qui contre V examen de mon système mettait toujours en avant Vinjail" lihilité des axiomes mathématiques , sur lesquels était hàsé la Théorie Coperàicienne, que cette èase rMthié n^était pas solide. Il a été-pem^é auss m/mes eommissmi^ts^ MM* Ampère , Arago^ Puissant, Je n*ai pas insisté pour quiljr eût de rapport spécial. Je suis disposé à ne laisser a VAcadé^ mie aucun repos, jusqu'à ce qu'elle ait répudié les erreurs de Copernic^ mais f abandonne à son bon couloir le choix du temps le plus opportun pour refaire son algèbre , content d'atfoir tiré de V oubli le précieux ouvrage de M. Deleau (i), qui na contre lui qvHun avant^propos trop diffus*
(I) Dëcouyerte de TUnité et gënëralité de prindpe, d'id^ et d'expontion de la science des nombres ou des grandeun en gâterai» in-do , â Paris» chez Bachelier*