L'oxyde de fer est une combinaison du 1er 3 avec
1 11 est imitilf! san.; *W:\:i'\ •VixAAi'v -nv i'.u !.!;.- opw'iiiiuil. f-!. il i;sf. très-probable que le maître sera à même de citer à ses élèves, dans son voisinage, quelques fours à chaux. — 11 fera bien de se procurer un fragment de chaux cuite ou vive, de la leur faire goûter et d'en déliter en leur présence.
! 600" d'eau dissolvent environ 1" de chauv.
3 Nous avons déjà expliqué (p. 1R, à la note) ce que c'est qu'un oxyde. Le maître devra s'ansu i er ici que ses élèves n'ont pas oublié ce qu'il leur a dit. Il est facile de leur faire comprendre que l'oxygène de l'air, nidé par l'humidité, attaque le fer et le change en un corps tout nouveau que l'on nomme vulgairement rouille (que les chimistes appellent oxyde de fer), poussière jaune qui n'a plus aucun caractère métallique. Quand ils auront bien vu quelle profonde différence il y a entre ces deux corps, il sera aisé de leur
DEUXIÈME PABT1E.
l'oxygène. 11 n'est personne qui ne sache que ce métal abandonné a lui-même se couvre d'une rouille qui peu à peu le remplace entièrement. Cette poussière jaunâtre est de l'oxyde de fer (bien qu'elle n'ait plus aucun des caractères métalliques l ), d'où l'on pourrait retirer le fer, de même que nous avons (n° 15, à la note) séparé le mercure de l'oxygène par la simple chaleur. Seulement il faut, pour le fer, recourir à l'aide du charbon qui favorise la séparation de ce métal en s'emparant de l'oxygène qui en fait un oxyde s .
60. Voxyde de manganèse est encore une substance qui résulte de la combinaison de l'oxygène avec un métal nommé manganèse. Cet oxyde est une poudre noirâtre qui ressemble beaucoup à l'oxyde noir de fer, et qui
faire comprendre que la potasse, l&soude, la chaux> la magnésie ne sont elles-mêmes que des oxydes de métaux qu'il ne peut leur montrer, soit parce qu'ils sont difficiles à conserver, soit parce qu'ils sont d'un prix élevé. Le sodium et le potassium sont dans le premier cas; le calcium et le magnésium sont dans le dernier. Le maître expliquera que le nom latin de la chaux étant calx, c'est de lui que dérivent ce nom et celui de calcaire qu'on donne aux terres contenant de la chaus.
1 On donne le nom de caractères métalliques à un ensemble de propriétés particulières et distinctives que l'on trouve aux métaux, comme le fer, le cuivre, le plomb, le zinc, l'argent, l'or, etc. Les propriétés principales de ces corps sont d'être opaques, durs, brillants lorsqu'ils sont polis, de se chauffer rapidement, de fondre avec plus ou moins de facilité et de se laisser tirer en lames ou en fils. Le métal qui s'étend sous le marteau est dit malléable ; celui qu'on peut étirer en longs fils est ductile ; celui qui frappé vivement rend un son plus ou moins pénétrant, est dit sonore, etc. L'on comprend que l'oxjde de fer n'a plus rien de ces caractères métalliques, et l'on comprend aussi qu'on ne saurait confondre un métal avec une pierre quelconque, et, à plus forte raison, avec du bois.
2 S'il y dans tes environs un haut-fourneau, le maître dira à ses élèves que ce que l'on vient d'énoncer est l'explication sommaire de ce qui se passe dans ces usines.
L1l"3:[iZOd bv GlïO 1 ,
ÉTUDE DÛ SOL
abonde souvent, de même que celui-ci, dans le sol et dans les plantes.
61. La. silice ' est la substance qui forme presque en totalité ces beaux quartz (c'est-à-dire ces roches dures, cassantes, brillantes) que le cultivateur retranche chaque jour de ses champs : lorsqu'elle est divisée, elle constitue la plus grande partie du sable des terres arables.
62. L'alumine est une poudre blanche, sans saveur, et l'une des hases du sel nommé alun. C'est elle qui donne aux terres dites argileuses la consistance qui leur est propre. Associée à la silice, elle constitue les argiles qui servent à confectionner toutes les poteries et les faïences. Ainsi que la potasse, la soude, la chaux, etc., l'alumine résulte de la combinaison d'un métal appelé aluminium avec l'oxygène 2 .
63. L'acide sulfurique, dit vulgairement huile de vitriol 3 ,
1 La silice est considérée par les chimistes comme un acide formé d'caygène et de silicium.
« 11 serait bon que l'instituteur préparât de Ya/umine devant ses élèves. Pour ce faire, il versera de l'alcali volatil liquide (ammoniaque ordinaire) dans une dissolution d'alun. L'alumine est précipitée (c'est-à-dire qu'elle se dépose au fond du vase dans lequel on opère) sous la forme d'un magma gélatineux qu'on peut recueillir sur un linge ou sur un filtre en papier. (Tous les pharmaciens montreront la manière dont on fait un filtre et dont on s'en sert. II ne faut pas craindre d'apprendre ainsi l'usage d'un moyen qu'il y a lieu d'employer très-fréquemment.)
' En faisant voir de l'acide sulfurique aux élèves, il faut leur recommander de ne pas en répandre sur eux ou sur leurs vêtements, car il produirait uno brûlure véritable, dans l'un comme dans l'autre cas. — On fera remarquer l'apparence huileuse de cette substance; on montrera qu'eu versant dans un verre, par parties égales, mais peu à peu (Y. n° 21 à la note), de l'eau et de l'acide sulfurique, il se produit une vive chaleur; que si l'on plonge dans cet acide (non mêlé d'eau) une allumette ou une paille, celles-ci sont promptement chaibonnées. — L'acide sulfurique, avons-nous
DECXIÈME PARTIE.
est un liquide âcre, corrosif, qui a l'apparence huileuse, et qui produit une vive chaleur quand on le mêle avec l'eau. On l'obtient en brûlant du soufre dans de grands appareils appelés chambres de plomb, où se trouve une certaine quantité d'eau-forte (acide azotique ou nitrique). L'acide sulfurique est un des deux corps qui forment lo plaire. II existe aussi dans l'alun, etc. Les sols ne le contiennent pas à l'état d'acide sulfurique, mais toujours combiné avec la soude, la potasse, la chaux, etc., et formant des sels '.
64. Le chlore est un gaz qui a une couleur verdatre, une odeur forte et suffocante; il est deux fois et demie plus lourd que l'air et soluble dans l'eau 2 : il n'est pas respirable. 11 est un des éléments du sel commun.
dit, s'obtient en brûlant du soufre en présence d'acide nitrique. Si le soufre brûlait seul, il produirait un acide gazeux dont l'odeur vive et pénétrante est conuue de quiconque a fait brûler une allumette; ce gaz contient moins d'oxygène que l'acide sulfurique, et il se nomme acide sulfureux. — Le maitredoitsavoir, sans qu'il cherche a en charger la mémoire de ses élevés, que quand t'oxygène forme avec un même corps des acides différents, oa'indique en chimie, par une terminaison spéciale, les diverses proportions dé l'oxygène. L'acide, dont le nom se termine en ique, en contient plus que celui qui se termine en eux. — Le nom latiu du soufre étant sulphur, on en a fait les mots acide sulfurique et acide sulfureux.
' Les corps qui sont composés d'un acide et d'un oxyde sont nommés sels par les chimistes. Il est bon de taire comprendre cela aux élèves qui, naturellement, seront étonnés de voir donner à beaucoup de corps un nom qu'ils n'appliquent qu'au sel commun. Celui-ci est bien une sorte de sel, mais il n'est pas le seul que la nature renferme.
' Il serait utile de préparer du chlore devant les élèves. Voici comment on procède dans les laboratoires: On mot dans un ballon en verre de l'oxyde de manganèse avec un peu d'esprit de sel (acide muriatique des droguistes ou acide chlorhydrique des chimistes); on chauffe ensuite avec précaution, sur une lampe à
ÉTUDE DD SOL. 47
65. Le chlore, en s'unissant à l'hydrogène, pour lequel il a beaucoup d'affinité, formé un acide dont les caractères sont analogues à ceux qui résultent de la combinaison d'un corps simple avec l'oxygène. Cet acide, dit autrefois esprit de se/, puis acide wvriatique, et enfin acide chlorhydrique , est toujours uni dans le sol' a des oxydes, c'est-à-dire forme des sels (n° fi3, à la seconde note) qui, lorsqu'ils sont privés d'eau, ne sont plus qu'une combinaison du chlore avec le métal de l'oxyde. Ces corps se nomment des chlorures '.
esprit-de-vin (à peu près comme dans la fig. 1). Il ne tarde pas à se former du chlore, qu'on reçoit dans des flacons d'où il' expulse l'air à cause de sa plus grande densité. On fera remarquer aux élèves sa couleur et son odeur; on leur fera voir ensuite que si l'on y introduit une bougie, elle brûle avec une flamme fuligineuse (c'est-à-dire comme la partie supérieure de U flamme d'une chandelle dont la mèche est trop longue). On pourra leur démontrer encore que, si l'on introduisait dans un flacon de chlore un petit morceau d'indienne {légèrement mouillé pour hâter le phénomène), il serait décoloré on peu de temps, car le chlore a la propriété de décomposer les substances animales et végétales et de les décolorer. — On leur dira que c'est cciti' propriété i|ui le fait employer tout à la fois pour le blanchiment des toiles et pour combattre les mauvaises exhalaisons. — Enfin on fera remarquer comment Dieu a voulu qu'un corps, aussi dangereux seul, format, en se réunissant au métal de la soude, le sel commun, l'un des objets les plus uiilus à l'homme. 11 faudra avoir soin, en préparant co corps, de ne
1 La terminaison ure indique en chimie la combinaison de
carbone uni à l'hydiuL'ciu' s'i.ppellerai'iiH-e d hi/drogène; le soufre uni au fer s'appelle sulfure de fer, elc. — Quand les deux corps simples sont deux métaux, on appelle leur combinaison un alliage. Le cuivre uni au zinc, par exemple, forme un alliage de cuivre et de zinc, plue vulgairement Dominé d'un seul mot laiton. — Enfin
DEUXIÈME PAHTlEi
66. L'acide chlorhydrique est un gaz soluble dans l'eau, doué de propriétés acides très-prononcées. L'eau .chargée de gaz chlorhydrique laisse dégager des vapeurs blanchâtres qui provoquent la tous Si on présente au contact de ces vapeurs une plume trempée dans de l'alcali volatil (ammoniaque des droguistes), ces vapeurs deviennent beaucoup plus intenses.
67. L'acide azotique ou nitrique, vulgairement nommé eau-forte -, est un acide très-énergique. Il ne donne pas de vapeurs comme le précédent, maïs il jaunit la peau, et si on le verse sur du cuivre, il se dégage une vapeur rouge suffocante, en même temps qu'une couleur d'un beau bleu se manifeste dans le mélange 3 .
68. Lorsqu'on brûle du phosphore dans l'air, il se forme des vapeurs blanches. Ces vapeurs dissoutes dans
si l'un des métaux est le mercure, l'alliage prend lu nom particulier d'amalgame. Les glaces sont étamées par un amalgame d'ètain et
1 On pourra se procurer do l'acide chlorhydrique chez un droguiste, et démontrer les propriétés que nous lui assignons. Bien qu'il soit peut-être inutile d'en préparer sous les yeux des élèves, nous dirons pour le maître que cet acide s'obtient en traitant à l'aide de ta chaleur le sel commun par l'acide sulfurique, procédé sur lequel repose la fabrication de la soude, l'une des substances les plus essentielles à l'industrie, puisqu'elle est la base de la fabrication du verre, ainsi que de celle des savons, et est utilisée pour les buanderies, les lessivages de toiles, etc.
5 Les anciens chimistes ayant d'abord obtenu cet acide d'un sol qu'ils nommaient nitre ou salpêtre, le nommèrent acide nitrique. La science moderne le nomme acide azotique, parce qu'il provient de la combinaison de l'azote avec l'oxygène. '
s II sera bon de résumer une fois ou deus aux élèves les caractères distinclifs de ces trois acides : l'acide sulfurique ayant l'aspect huileux et carbonisant les pailles qu'on y plonge; l'acide chlorhydrique eïhalant des fumées blanchâtres; l'acide azotique jaunissant la peau et donnant sur le enivre une couleur bleue.
Digitizcd û/Coo
ÉTUDE DU SOL
l'eau constituent l'acide phosphorique (Ici acide, qui est tres-abondamment répandu dans la nature, ne se trouve dans le sol qu'en combinaison a\ec des oxydes, c'csl-udire à l'état de phosphate.
69. L'iode est un corps simple, solide, d'une couleur gris foncé et ayant presque un aspect métallique," d'une odeur forte et particulière. Ses émanations irritent les ycuï et son contact colore la peau en brun. Quand on chauffe l'iode, il passe à. l'état de vapeur d'une belle couleur violette; enfin, il communique une belle couleur bleue à l'amidon, par l'intermédiaire de l'eau s . On
1 Si ou le juge utile, ou pourra exécuter ici l'expérience de la combustion ri u phosphore dans l'air. A cet effet, on dépose sur une soucoupe lus [K-n de pliesphore. r'ré:Ll.Vnl':ivi':ut ûtî'.urhi- avec du papier sans colle, et on l'allume, ;'i l'aide d'un charbon rouge, sous le manteau de la cheminée. Los fumées blanches et abondantes qui se dégagent ont un goût acre facile à constaler. — Nous dirons, à cette occasion, qu'on I muve chez ks arùens on papier bleu
dit h de tournesol, » qui a la propriété de rougir quand il est en contact avec un acide; c'est un des moyens les plus simples pour constater l'acidité d'un corps liquide. Si le papier ainsi rougi est passé k l'eau et séché, on peut le conserver pour constaler la propriété inverse : il bleuit quand on le met eu contact avec une solulimi alcaline. — rti le maître n'a pas rie phosphore à sa disposition, il peut donner aui élèves une idée de l'odeur de ce corps en frottant doucement une allumette phosphoriquo sur un corps rugueux.
* 11 est aisé de démontrer toutes ces propriétés; la dernière est la plus importante en chimie agricole. En effet, 7 décigrammes d'iode dans un litre d'eau font une solution qui, si on en met un peu sur une tranche rie pomme de terre fraîche nu sur une graine broyée, produira la couleur bleue et démontrera que ces corps contiennent de l'amidon. — L'iode a d'abord été trouvé dans les plantes marines, et, par conséquent, dans l'eau de mer; ii existe aussi dans quelques plantes d'eau douce, notamment dansle cresson. . — Les cendres de certaines plantes en renferment, et on le regarde comme très-nécessaire à la belle végétation des espèces cultivées.