DEUXIÈME PARTIE
le relire généralement des cendres qu'on obtient en brûlant les varechs, c'est-à-dire les plantes marines. U est donc contenu dans l'eau de la mer, où ces plantes le prennent.
70. On donne le nom de brome à un corps simple, de couleur rouge-brun sombre, liquide, pesant, doué d'une odeur particulière et forte. Ce corps, qui existe en petite quantité dans les plantes, colore l'amidon en jaune 1 .
71. Le fluor est un corps simple qui n'a jamais été isolé de manière à en étudier les propriétés. On peut dire qu'il n'existe qu'en combinaison avec d'autres corps, et notamment avec le métal de la chaux (calcium). En combinaison avec l'hydrogène, il forme un gaz fumant quand il se répand dans l'air, parce qu'il absorbe avec avidité l'eau de l'atmosphère. Ce gaz (acide fluorhydrique) corrode protuptement le verre 3 . Le fluor existe
1 Le brome est un corps relativement très-rare dans la nature. Il eiiste dans l'eau de mer et dans quelques sources d'eaui salées. On n'a constaté sa présence que dans un très-petit nombre do plantes. — On fera remarquer au* élèves qu'on ne mentionne le brome que pour parler de toutes les substances contenues dans les terres arables.
1 11 serait difficile au maître de faire voir du gnz fluorhydrique à ses élèves; cependant, pour ceux qui auraient plus que d'autres le moyen de faire quelques manipulations, voici le procédé le plus simple qu'ils pourraient employer. Ils mettraient dans une petite capsule, faite avec une lame de plomb, un peu d'un minéral trèsrépandu, et qu'on trouve chez les droguistes, sous le nom de spath fluor (pour les chimistes, fluorure de calcium). On verse sur ce spath (réduit préalablement en poudre) un peu d'acide sulîurique, puis on chauffe avec précaution pour ne pas fondre le plomb. Au bout de quelque temps il se produit des vapeurs blanches qui sont l'acide fluorhydrique. l'ourle démontrer, on recouvre la coquille de plomb d'un morceau 'de verre à vitre; celui-ci ne tarde pas à être corrodé, c'est-à-dire dépoli. — Si la maître a coulé un peu de cire sur ce verre et y a tracé, avec une épingle, un dessin ou des c&-
ÉTUDE LU SOL. 51
à. l'état de combinaison en petite quantité, dans les os des animaux et surtout dans les dents. "
SECTION IV
Recherche des matière» organique» dana la ' lerre arable.
72. La fertilité des terres résultant de leur richesse en principes organiques et en certaines substances inorganiques, l'agriculteur doit désirer savoir par quels moyens chimiques il pourra s'assurer de la nature de son sol.
ractères, le fluor n'attaquant pas la cire, son action se portera sur les seules parties où elle aura été enlevée par l'épingle, et fera sur le yerre une gravure en creux. — Le fluor étant contenu, bien qu'en petite proportion (îu grammes sur 1 kilo) dans les dents, on pourrait faire la même expérience avec des dents de bœuf réduites en poudre après avoir été calcinées; mais l'opération est plus délicate. — Il faut aussi remarquer que les traits que l'on a faits sur la cire n'apparaissent bien que lorsqu'on a effacé cette cire de dessus le verre, en la faisant fondre.— Lemaitre n'oubliera pas, en tout cas, que les vapeurs fluoriques sont dangereuses à respirer, et que si l'on avait les mains humides, il serait dangereux de les tenir exposées à ces vapeurs.
1 Ces mots,àlV/«f de combinaison, auront peut-être besoin d'être expliqués. Il importe que les élèves ne croient pas que les sols contiennentà l'état naturel les substances dont on leur a parlé. Presque toujours elles y sont combinées les unes avec les autres. Ainsi il y a de la potasse et de l'acide sulfurique combinés pour faire du sulfate de potasse; de la chaux et de l'acide phosphorique combinés pour faire du phosphate de chaux, etc. Ces substances ainsi combinées perdent leurs caractères spéciaux et prennent celui du corps qu'elles forment. C'est ainsi que l'acide chlorhvdrique et la soude, tous deux acres et corrosifs, font le sel commun, si nécessaire à notre alimentation {V. n" 64, à la note).