‹ Petit cours de chimie agricole, à l'usage des écoles primairesChapitre 34 sur 116 · TROISIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE

traire, onfumepour une plante sarclée, l'inconvénient sera bien moindre.

129. On peut dire encore en faveur de l'emploi du fu- ' mier frais que, passant directement de l'étable aux champs, il économise le temps employé a former les tas et à surveiller la fermentation; et lorsqu'on sait bien s'arranger

■pour le transport de ce fumier sur les terres, on trouve qu'après une année révolue on a couvert deux fois plus de superficie, que les récoltes se sont multipliées et qu'on a fait moins de chômages dans les champs. Peu de fermes, il est vrai, en font une assez grande quantité pour suivre cette méthode; mais, même dans celles-ci, moins on laisse les fumiers atteindre la fermentation complète, mieux cela vaut.

130. Le fumier de cheval est plus chaud que celui de vache; la raison en est bien simple : c'est que la vache urine beaucoup plus que le cheval *.

131. Un grand nombre d'agriculteurs répugnent à employer le fumier de porc. 11 est certain que ce fumier, quand on s'en sert sans le mélanger avec une grande quantiié de fumier d'étable, donne un mauvais goût et parfois même une mauvaise odeur aux plantes.

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