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AMÉLIORATION DES SOLS
des pailles et de toutes les substances qui peuvent les remplacer comme litière, une dernière ressource : c'est l'emploi de la terre. Voici comment on procède : on choisit une terre qui soit de nature à modifier avantageusement un ou plusieurs des champs de la ferme. Ceux-ci sont-ils trop forts (trop-argileux), on choisit une terre sablonneuse ou calcaire; sont-ils trop légers, au contraire, on choisit une terre argileuse *. On l'épicrre, en la passant à la claie, pour donner aux animaux un coucher plus doux; on la fait sécher, puis on en fait une couche battue de 5 à 6 centimètres en place de litière, et on recouvre avec un peu de paille, pour entretenir la propreté des bestiaux. Au bout de quelques jours, cette terre étant déjà un peu imbibée, on la recouvre d'une nouvelle couche de terre et d'un peu de paille fraîche. Quand elle &■ en tout i'ô centimètres d'épaisseur, on l'enlève et- on la transporte dans le tas de fumier, où sa fermentation est facile a régler.
;140. Cette méthode est excellente, mais il faut prendre garde de l'exagérer. En effet, l'on ne peut jamais se passer de la paille, car le sol a besoin d'une certaine quantité d'humus, et s'il ne l'obtient point par la paille, il faut lui en donner par des engrais supplémentaires qui coûtent fort cher. Cette pratique exagérée aurait encore pour résultat de porter le fermier à vendre ses fourrages et à faire manger plus de paille au bétail; mais celle-ci ne doit pas dominer dans une ration, sous peine de rendre les animaux moins bien portants et les vaches moins bonnes laitières s .
1 Une terre sablonneuse serait eicellente pour donner à des prairies aigres ou infestées de mousses.
* Ces opinions peuvent être développées comme il suit : le fumier de ferme est généralement trop pailleux. Il faut, pour bien entretenir les terres, que dans la somme des engrais les substances
TROISIEME rARTIIÎ.