L.'in i : jJ Lv L.i
AMÉLIORATION LES SOLS
iV.i
post Généralement, voici comment on procède: on fait un tas de curures de mares, de gazons, de balayures de cours, ou môme de terre prise dans le champ que l'on veut chauler. Ce tas, qui ne doit jamais être trop humide, est ouvert au milieu, jusqu'aux deux tiers de son épaisseur; on dépose la chaux dans cette tranchée, et on recouvre avec la terre qui en est sortie. Le tas présente ainsi la forme d'une tombe, ce qui le garantit un peu des eaux pluviales. Trois ou quatre jours après que la chaux y a été mise, on recoupe la masse et on la reforme en tombe, pour la remuer de nouveau après un même intervalle de temps. Plus cette opération a été renouvelée, plus le tas est vieux, et meilleur il est *, à condition que l'on prenne soin de boucher les crevasses qui s'y produisent.
213. Quoique ce procédé ait pour lui la force de l'usage, il serait peut-être meilleur de disposer par couches la chaux et les matières qu'on y mélange, en ayant soin d'employer deux parties de chaux pour une de ces matières. On recoupe la masse au bout de dix à douze jours, même au bout de vingt-quatre heures si le terreau est très-frais. Alors on forme un tas qu'on recouvre de ferre. Si l'on s'est servi d'herbes faciles à décomposer, on peut
* On appelle composts les engrais artificiels formés de substances fertilisantes mélangées à de» matières inertes, qui leur servent de milieu pour se décomposer et s'étendre. On ne traite pas ici des composts, parce que chaque cultivateur en fait à son gré et qu'il y en a autant d'espèces qu'il y a de fermes.
s 11 est bon de se souvenir que la ebauï provoque ia formation des nitrates par l'azote de l'air, et que c'est sous cette forme que l'azote est le plus utile aux plantes.— On n'a pas à craindre que la chaui, en vieillissant, ne perde de sa causticité ; la croûte qui se forme à la surface des tas, et qu'on peut en cas de sécheresse provoquer par un léger arrosage, garantit l'intérieur de toute altération.