AMENDEMENTS PROPREMENT DITS
257. Du moment que nous avons admis eu principe que toute substance qui, mise dans la terre, cède aux plantes quelqu'une de ses parties, est un engrais, les amendements ne sont plus pour nous que des substances qui peuvent modifier la nature du sol. Ainsi un fermier amendera sa terre s'il porte sur un champ trop argileux, c'est-à-dire dont la terre est trop forte, partie d'une terre voisine qui serait trop sableuse, c'est-à-dire trop légère, ou réciproquement. Mais il est rare que L'on puisse amender beaucoup de terre à moins de grands frais, et cette pratique ne peut généralement s'exécuter que sut une très-petite échelle et par l'échange que nous venons d'indiquer. Quant à aller chercher au loin sur la terre d'autrui les amendements nécessaires a un sol, il n'y faut pas songer, à moins de circonstances extraordinaires et bien difficiles à prévoir.
258. Peu de choses améliorent mieux la nature d'un sol que les labours fréquents. Mais ceci ne rentre point dans un cours de chimie agricole; le labourage est complètement du ressort de la pratique, et nous ne pouvons que renvoyer pour cette question à ce que nous avons dit ci-dessus sur la question des labours profonds.