‹ Petit dictionnaire raisonné des difficultés et exceptions de la langue françaiseChapitre 170 sur 520 · EST · texte numérisé non relu

EST

ESSAYER. V. a. ou transit II se coD]ugue comme payer- Dans le sens de Tâcher, faire ses efforts, U est neutre on Intransit., et alors II prend à ou de devant un Infinitif. Essayer à mar" cher, de marcher (Acad.). J*ai essayé de le persuader. Sur auoi nous ferons remarquer que essayer à se dit plus particulièrement quand il s*agit de faire une action qui n'est pas habituelle, ou que Ton sait présenter de grandes difflcultës.

Vn jeune enfant essaye à marcher. Un musicien essaye à Jouer un air difficile. Un homme faible et valétudinaire essaye de se lever, de marcher.

L'Académie donne encore cet exemple, qui vient à l*appul de notre observation : Je ne sais si J'en 'Viendrai à bout, je n*y ai point essayé.

S'essayer veut toujours à devant un infinitif, et son participe passé 8*accorde avec l*un des pronoms me, te, se, nous, vous, qui le ^vécèûei S'essayer à nager. Elles se sont essayées à la course,

ESSUUB-MAIN. s. m. L'Acad.

définit ce mot Linge qui sert à essuyer les mains; il faudrait donc écrire^ tant au singulier qu*au pluriel, essuie-mains; c*est ravis de tous les grammairiens.

EST. s. m. L'orient. On prononce le /. Nord-est, sud-est.

Les marins prononcent nordè, sue,

ESTIVAL, ALB. adj. L'Académie ne l'emploie au pluriel qu'avec les mots fleurs, plantes. Ifons ne pensons pas qull puisse se dire au plur. masc.

ET

ESTOC, s. m. On fait sentir lec.

ESTOMAC, s. m. On ne fait pas sentir le c.

ESTOMAQUER (S'), v. essentiellement pronominal. Le part, passé s'accorde avec le pronom qui le précède. Elle s'est estomaquée de ce que je ne UU ai pas rendu sa visite,

ET. coojonct. Les parties d'un complément unies par et dot' vent être des mots de même espèce, ou des locutions de même nature. On ne dira pas :

J'apprendrai à dessiner ex la musique. Saint Louis aimait la justice et à chanter les louan»

ères du Seigneur. Il faut dire :

J'apprendrai le dessin et la musique. Saint Louis aimait à rendre la justice et à chanter les louanges du Seigneur.

On ne met pas ordinairement la conjonction et devant plus et moins répétés ou mis en opposition : Plus on est élevé en dignité, plus on doit être mo»

desie. Plus vous lui en direz, moins il en fera, Ct ne serait pas cependant une faute, comon l'a cru , que de Joindre les deux membres de la phrase par la conjonction et. On cq trouve des exemples dans tous nos bons écrivains, et Lemare a démontré par l'analyse que l'Idée exige l'emploi de cette conjonction , et que, lorsqu'elle n'est pas exprimée, elle est nécessairement sous -.entendue.

Voici, par exemple» une phrase de Voltaire : Plus les hommes seront éclairés, et plus ils sC' ront libres; cela veut dire : Les hommes seront plus éclaifés, ET par cela même ils ••eront

plus libres. La phrase suivante ▼lent à Pappol de cette tfiéoric :

Plus Je rentre en mot, plus Je me consmUe, et plus Je Ut ces mots écrits dans mon dme s Sois Juste, et tu seras heureux {j. J. Bouiseau). Que l*on supprime la conjonction et» la phrase perdra de sa clarté»

parce que ks trois propositions commençant par plus se présenteront comme trois termes d»un même rapport, ou plutôt parce que tout rapport sera détruit par défaut de liaison entre les deux termes.

ST et m. V^. ICI.

ET CiBTEEA . Lc ^dC tf# SepTO-

nonce. H 8*emplolc quelquefois substantivement. Bfettre trots et caetera de suite.

ÉTABIiE. s. f. Une étakie à bœufs.

ÉTAL. s. m. Sorte de table chez les bouchers. Le plur. est étaux» (Voir ET AU.)

ÉTAMEE. ▼. a. ou tranilt.— ÉTAMBUR. s. m. Les mots ré^ tamer, rétameur, ne sont point dans le Dictionnaire de PAca* demie.

ÉTAIT, s. m. Machine k tenir, à serrer les «bjets qak)B tra« ▼aaie. Le pL e«t étaux.

ÉTAYER. V. a. on transit 11 se conjugue comme payer.

ÉTEINIOIE. V. a. ou transit, n se conjugue comme craindre.

ÉTEUF. s.m. On. ne pronAQoe point le /, si ce n^eat daps les vera, loiwfue te mot suivant ecHamenctt par une voyells. Potite baUe dont on se sert poitr Jouer k la longue paomç.

ÉTHBB. «k m. eu prononce er.

ÊTR

ÉTINCELANT. part prés, do ▼. étineâJer, et adj. rerb. Us étoiles les plus étinedantes.

Bes yeux étlnodaots de co^

ÉTIQUETER. T. a, w transit L'Académie ne double point le t devant un e muet ; elle éerlt :

Les apothicaires étiquetent leurs Jtotes,

ÉTOKGSAlfT. part. prés, du ▼. étonner, et adJ. vcrb. Adresse étonnante.

ÉTOUFFAKIT. part prés, du ▼. étoi^er. Il est adject verb.

dans le sens de Qui fiilt qu'on étouffe, qu'on respire difficilement. On ne l'emploie guère que dans ces locutions: Chaleur étouffante. Temps étoufftot.

ÉTOURDISSANT, part. prés, da ▼. étourdir, et adj. verb.

Ces cloches sont étonrdtsaantes.

ÊTRE, ▼.-•abst — IMMCAI.

Prés. Je suis, tu es, il est g nous sommes, wms êtes, ils sonl<^ Imparf . J'étais, tu étais, il étaHi noue étions, voue étiez, ils étaient. — Passé dé*. Je fus, tu fus, il fut; nous fûmes, wms ffUes, ils furent. — Futur. Je serai, tu seras, il seras nous sewns, vous serez , ils seront.

— GOVDIT. Prés* J* serais p tu serais, il serait,' nous serions, vous seriez , ils seraient. — iMPén. Soisi soyons, soyez. - SUBJ. Prés. Que Je eoU, que tu sois, qu'ilsoitt que noueeoyone, que vous soyez, qu'ils soient.

— Imparf Que Je fusse, que tu fusses, qu'il fûtt que noue fussions, que vous fueeUi »

qu'ils fussent. — »A»Ti Fréa.

Étant. -^ Passé, Été. Point 4c

ÉTR

fémfiriii. -« tes teaipar composés prennent toujours atroir: J*ai été, rawrût été, tfoe y aie été, qœ rtmsseétê, ete.

le yftrh^ êêre j/téwéOé &e ce oe peutse mettrewt piuriel que devant une troisième personat plurielle figurant comme attribut : Ce sont vos frères. Le turent les Phéniciens qui inventèrent Vécriture. Ce sont eux que l'on voit. Mais on dit e*est vousj c'est nous ouL etc., parce que nous et ^vous ne 9<fBt pêa de là troisième nersonne. *^

n n'est gaère possible «Féto- Diir comme règle ab^hie cet emploi du verbe être an plarlel devant une troisième penoone plurielle. L'Académ. dit: Quand ce serait ou quand ce seraient tes Romains qui auraient élevé cj^jnonument. Ce n'était ou ce n étaient que fesHns, bals, concerts. Et au mot être : Cest etêx ou ce sont eux qu'Ufaut récompenser.

^tutu^? écrivains ont ^l iL'*'?' ? **° '« singulier «fetw des cas tout k fait analegnes. Nous nous bornerons à dire que rusage le plus général est aojourd'liul de mettre le wbe »• Jrfwfel; n tàntexctp.

ter.totftefois, le cas oh le verbe

tZS^'S^f^'^ adjectif nn.

«e»»l précédant mx nom de cbMei qot se comptent, on dit toi^Mm; aest dix heures aui soimentic'estvinet-cinqfranes ^^^' ^^^ ce Sont

Or m ordlnafremeni au sfn- SïLJ? J*^ *"'* forwiirtl 3* wivl 4e ptasieurs mbstantt» oj pMBoms du singulier:

CM r avarice et Pambitian qui

ÊTR

xn

troublent le monde. Excepté cependant lorsque la phrase est la réponse à ooe question :

QaeUet sont les troie vertus théologates? Ce sont la foU VEspérance et la Charité. ~ SI le premiersubstantir éstMi aloralier et le second an plwfel, le verbe être se met au sing»* Mer : Cest la gloire et les plaisirs quHl recherche.-^ Quoique le premier des deoxsobstsrntuk soit au plariet, si le second, étant an singulier, est accompagné «Tuné négation, on met être an singulier: Cest done les dieux et non pas la mer qu'Ufaut craindre (Fénelon;.

Dans tes phrases Interrbgattves , on met ordiaalrtment est'ce , si le mot ptnrfel est saivi de que; et sont-ce, s'U est suivi de qui : Bst'ce les sons graves de Vorgue que i*er^ ton<f/? (Chateaubriand.) Sontee des fièvres qui vous ont pris f (Madame de Sévigné.)

Au lieu de seront-ee, fussent" ce, farent-ce, ont-ce été, qui sont trop durs A l'oreille, on dit toujours sera-ce, fût-ce, sont-ce. sera-ce vos frères que ton chafMra? Fâf-ee nos pr©pres biens quHl fallût sacrifier!

Sont-ce des lièpres qui vous orU pris? Nbtis feroûs remarquer ici que quand le verbe suivant est au ftitur, ob peut mettre le verbe iere au présent ou au futur : Est-ce vous ou sera-ce vous qui le ferez? (Acad.)

On fhtt tonjoorsusa^e du sin»

gulier devant un substantif on un pronom au pluriel , précédé d*ane préposition , et employé comme complément indicée 1 de la proposition suivante : Ce fia aux Français qu'il dut sa vicm

ÊTR

totre, Cest des contraires que résulte Pharmonie,

Être» suivi d'un adjectif, s'emploie souvent comme Impersonnel, et II exige alors le verbe de la proposition complémentaire à Pindlcatlf ou au subjonctif, suivant qu'on exprime une chose positive ou douteuse:

S*il est vrai qtte /al chassé les ennemis de votre territoire, que ]*al forcé les débris de leurs armées, etc. , que nfos tribuns se lèvent (Vertotj. S*il est vrai qu'Homère ait fait F'irg-ile, c'est son plus bel ouvrage (Voltaire).

Jl est évident que , il est probable que, il est vraisemblable que, il est vrai que, il est certain que, etc., exprimant une certitude ou tout au moins une vraisemblance à laquelle on croit, veulent l'Indicatif. Accompagnés d'une négation ou sous forme interrogative , ils expriment le doute et veulent le subjonctif.

Il n'est... que ou qui veut aussi le subjonctif: Jl n^est rien qui puisse me consoler.On dit cependant avec l'indicatif: Il n'est que trop de gens qui font desjuge^ ments téméraires, parce que l'on affirme Ici un fait que l'on considère comme positif.

Ce n'est pas que veut le subjonctif lorsque le sens de la proposition est n^tlf , et l'indicatif lorsque le sens est positif: Ce n'est pas que Je n* pusse m'en dispenser. Ce n'est pas que Je veuille lui nuire ( Je ne veux pas lui nuire). Ce n^est pas qu'il faut savoir pardonner quelquefois (c.-à-d., il faut •avoir pardonner).

ftTBB dans le sens d^aller, '^•Ir Aller.

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