‹ Petit dictionnaire raisonné des difficultés et exceptions de la langue françaiseChapitre 314 sur 520 · G MOD · texte numérisé non relu

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'VOUS écriviez , évitez la bassesse (Bolleau). Mate quelque... que, dans le sens de peu nombreux , veut l'indicatif : Des /ruits et quelques mets que la ferme a fournis (Castel).

vni. On met aussi le subiouctif après certaines locutions conjonctives, telles que afin que , à moins que, avant que , bien que, de peur que, de crainte que, pour que, pourvu que, sans que, soit que, etc.

Afin qu'il vienne. Avant qu'il soit nuit. — Les locutions conjonctives de façon que, de ma' nière que, veulent l'Indicatif si l'on exprime un fait incoDtestable, et le subjonctif s'il s'agit de quelque chose d'incertain. ii<i nuit njint , de façon que Je fus forcé de me retirer (Âcad.}« Il faut mvre de façon qu'o» ne fasse tort à personne (Id.).

MODE INFINITIF. Comme complément, il faut préférer l'inilnitif 'à tout autre mode, pourvu toutefois que l'emploi de l'infinitif ne rende pas la phrase obscure ou équivoque.

Les hommes croient être libres quand ils ne sont gouvernés que parles /o«(Masslllon), vaut beaucoup mieux que les hom^ mes croient qu'Us sont libres, etc. Maison ne dirait pas bien :

C*esi pour être utile à tes parents que Je t'ai instruit.

Le sens est Ici équivoque ; dites :

C'est pour que tu sois utile à tes parents que Je Vai Instruit.

Deux infinitifs se placent fréquemment à la suite l'un de l'autre; on peut même employer de cette manière trois inflnitirs : // croit pouvoir faire Jouer tous tes ressorts de l'in-

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trigue; mais un plus grand nombre rendrait l'expressîoa traînante et désagréable.

MODELER. V. a. ou transit.

Ce verl>e ne double point le / devant un e muet. H modèle bien (Acad.).

MODÉRATEUR: s. m. Le fém. correspondant est modé'^ ratrice.

MOEURS, s. f. pi. a n*a point de singulier. L'Académie ne dit point si le f SA fait sentir; Laveaux préteuo qu'on ne doit le prononcer que devant une voyelle ou un h muet.

MOI. pron. pers. Voy. Me.

MOINDRE, adj. des deux genres. Comparatif de petit. U veut le verbe de la proposition suivante an subjonctif ou à l'Indicatif, selon que l'idée est RupposUive , douteuse , ou parfaitement positive. Cest la moindre récompense qu*on lui doive, c.-à-d. Je pense , il nie semble que c'est la moindre récompense, etc. C'est le moin" dre service que Je lui rendrai , c.-è-d. Ce service est le moindre de ceux que Je lui rendrai certainement.

MOINE, s. m. Le fém. correspondant est moinesse,' mais II est peu usité, et ne se dit qu'en plaisanterie.

MOINS, adv. On ne fait sentir le s que devant une voyelle ott h muet. Moins se met après les temps simples des verbes : U travaille moins. Ceci ^aut moins que cela. Mon suivi de que, il se place, dans les temps composés , entre l'auxlltatre et le verbe : Si Je Peusse tiutns aimé. En poésie, on pourrait

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dire ans^ : Si Je l'eusse avné moins. Il pourra suivre le participe s*U est modicatir d'un complément de ce participe :

lis ont travaillé moins bien, ou ils ont moins bien tpavailié. Il est des cas cependant où il suit nécessairement le participe : // a parlé moins haut. — Lorsque moins est suivi de que, il précède on 11 suit le participe : Si je Peusse moins aimé que ^ous , ou si Je l'eusse aimé moins que ^ous.

Après les locutions comparatives moins que, mieux que, plus que, si le premier terme de la comparaison est afflnnatlf , le second est ordinairement négatif. Les lions sont maintenant beaucoup moins communs qu'ils ne l'étaient anciennement (Buffon). L'homme se fait plus de maux à lui-même que ne lui en fait la nature ( Marmontel). La pensée est : Anciennement les lions n'étaient pas aussi peu communs que maintenant i La nature ne fait pas autant de maux à Vhomme que rhomme à lui-même. Si le premier terme est négatif ou interrogatif , le second est ordinairement affirmatif : Cette guerre ne fut pas moins heureuse qu'elle était Juste, c.-à-d.

Cette guerre était juste, elle ae fut pas moins heuieuse. On ne peut être plus occupé que nous le sommes tous deux de vous, c.*à-d. Nous sommes occupés tous deux de vous , on ne peut Pétre davantage.

Cette règle est générale, mais elle n'est pas absolue; car si Tklée l'exige, les deux termes peuvent être afHrmatifs ou négati£s. Ce ne serait pas faire

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ane faute que de dire : // est moins heureux qu'il l'était (Bonlface), si, dans la pensée de celui qui parle, l'idée dominante était celle-ci : // était plus heureux autreifols. (Voir Plus.)

Moins s'emploie aussi substantivement : Le moins que 'VOUS puissiezfaire. Il ne s'agit que du plus ou du moins.

A MOINS. Devant un nom ou un infinitif, à moins régit de :

Je ne lui pardonnerai pas, à moins d'une rétractation publique, A moins de lui parier.

Devant un verbe à un mode personnel , il régit que, et demande le verbe au subjonctif avec la n^ation : A moins que vous ne lui parliez. 11 faut remarquer, toutefois, que la négative ne n'est pas nécessaire, si le verbe de la proposition complétive est modifié par une expression adverbiale ayant un sens restrictif, comme peu^ à peine, etc.: C'est une règle assez générale, qu'un 'vers héroïque ne doit guère finir par un adverbe, à moins que cet adverbe se fasse à peine remarquer comme adverbe (Voltaire). La dernière proposition est équivalente à celleci : Excepté si cet adverbe se fait à peine remarquer.

On dit : /e sortirai, à moins qu'il ne pleuve, c.-à-d, à moins de pluie. Je resterai, à moins qu'il ne pleuve pas, c.-à-d. A moins de beau temps.

A moins que de devant un infinitif n'exige pas la négation.

On peut aussi supprimer le que. Je ne pouvais pas lui parler plus fortement, à moins que de le quereller. A moins

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A9 H«l«, BU -««^^

•%mploieirt maaez tiUttirtreiDmetkl l'une pour l'antoe, qum^ Il 8'aglt de restreindre l'Idée qu'oa a firéeiédemnieDtexprlnte. 11 en est de même de tout 4m moimt, tautdu ffoimr.

— Le pronom sujet dy verbe Milvttat peut ^e placer «vant Ott après le verbe t Sil n*est

du.'mBin$^t^t*il de quoi an^re.

.tle^ditcapotot/wwiwafA» P^or gepeadant.

ABN MOINS, ^olr Bteu»

VOL, MOLEE. ad], ^oyez Vou.

lièLE- s- f. Masse informe et ioanbnée dont les flammes accouchentquelquefoia,Jiuileu d'accoucher d'un enfant

If ÔtLE- «. m. 4etée de^plerrea Condée dans la meràPentrée d'un port.

MOLÉG&UI. s. r. dérivant du subst. fem. môte, masse.

MOIXAH. s. m. I>octBur ou prêtre musulman. On fott sentu* les deux /.

MOELE88E. 8. f. Il n'a point de pluriel.

MON- adj. possessif masç. Le fée . est ma, le plur. nies, des deux genres. Devant une voyelle ou un h muet , on fait usage de la forme mon au lieu du féminin ma : Mon é fiée» mon aimabie cousines mon heure West point venue.

On fait usage de Padjectlf possesstf, quoique l'Idée de possession soit «Tailleurs clairemeat exprimée :

KS! {^en -parie d*im malli»- ^ttuel, fluue partte du corvs •pdtnairement ou périodiquement malade : Ma tête me fait toujours mal. J'ai toujours ma migraine (de WalHy). Quoi' g uni soit un peu incommodé dé son aras (madame de SéVIgné). le me suis blessé à ma jmnbe, dira quelqu'un dont la Janibe est ordlnab-ement malade (BoniArce).

So Lonqu'oa vent , es -appuyant surridéB-depossessIOD, rendre l'expvesstoB plus v*ve , plitt éneei^ue, eu M tfomiar pbi»depniÀloa: Qkaqme tnot surman /iront fait dresser ^mes ehematx (Raein»). Je suis fus^ qut(^Us tout étonné -de pouvoir lever et abaieser mes i^eux {SHritmire).

De là cette régie , ou plutôt «e conaeii, que noue «mpruntaas.à beaare : 61 l'article suffit» vu Pensemble de la phrase, et que vous n'ayez pas besoin d'appuyeraur l'idée de posses- 9iOD,.contJentez^vou8 de l'arttole. Maisai le ssns> devient obscur par l'etltpse de l'adjectif possessif, ou si vousavez besoin de filtre trancher l'Idée de possMslon^ faites usage de , l'adjectif possessif:

non répété, voyez Soi.

HONACAI., ALB. adi. L'Ip . cadémie ne donne point d'exem* pie du plur. masc. Ce pluriel, sll était nécessaire, serait monacaux.

MONACHUMK. «. m. O 86 pnmoiraeik.

MONAUT. adj. mase. Qui Jta qu'une oreille : Un ehiem «l ehat»uneUêitai mosumt^Và^

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