PAPIN
Paque A Bou, s. m., le dimanche des Rameaux, pâques à bois ou à buis.
Paque à-z-ou, s. m., Pâques à os, le jour de Pâques, ainsi nommé de ce qu'on se régalait à manger de la viande après en avoir fait abstinence durant six semaines, à l'époque où le carême était observé dans toute sa rigueur.
Par, prép., a le même sens qu'en français et remplace pendant, de; é-je vodrois qu'V pleuche par nuit, je voudrais qu'il plût pendant la nuit; /irai par your, j'irai de jour.
Parcour, s. m., valet de ferme dont les occupations consistent dans les soins de la basse-cour; le parcour fait les corvées et le travail de la cour.
Paré, èe, p. p., qui est mûr, bon à manger, en parlant d'un fruit.
Parer, v. n., mûrir, laisser les fruits en tas pour qu'ils s'attendrissent; é-je m'en vos foire pjarer des corgnole.
Parigou, otte, s. m. et f., diminutif, petit Parisien,
petite Parisienne, enfant de Paris; nourrisson qu'on est allô chercher à Paris; — fig,, enfant bien habillé, qui a toujours ses vêtements très propres.
Paron, s. m., omoplate du train de derrière des animaux.
Parquet, s. m., espace de terre en carré ou en rectangle pour la culture du jardinage, planche ; parquet de pois, d'ognon, etc.
Part (ête à s'n à), loc, être à son compte, ne plus faire bourse commune avec ses père et mère.
Part mi (à), â part li, Ioc. adv., en moi-môme, en lui-même.
Pas moins, loc. adv., cependant, néanmoins, toutefois; favois dit que tu n'irois point, tu y os 'tè, pas moins.
Passemen de temps, loc, passe-temps.
Passette, s. f., passoire.
Patapouf, s. m., homme qui a de l'embonpoint; que g rou patapouf 1
Patelavache (en), loc. adv., en plan, dans l'embarras; tout est en patelavache da se maison, tout est en désordre dans sa maison.
Patelet, s. m., plateau à quêter employé dans l'église; — le produit des quêtes elles-mêmes.
Patelou, s. m., se dit d'un enfant dodu, potelé; ch'est un grou patelou.
Patrouiller, v. a., agiter de l'eau, de la boue liquide, patauger; — faire des travaux sales; quoi que tu pat roule?
Patrouilleu, oire, s. m. et f., celui, celle qui a l'habitude de patrouiller.
Patrouillis, s. m., mélange de vesce et de bisaille.
Paturon, s. m., potiron, cucurbita maxima; — ongle d'un porc que l'on détache lorsqu'il est grillé.
Peile, s. f., paille.
Peine, v. a., peindre.
Peinturlurer, v. a., peindre quelque chose de plusieurs couleurs; se dit ironiquement.
Pelate, s. f., pelure de fruit, écorce d'arbre.
Pendrillant, s. m., pendant d'oreille, vx.
Pengnier, s. m., panier; — pengnier-aux-pain, (peng no-pain), panier à pains.
Pengnierrèe, s. f., le contenu d'un panier.
Pengnon, s. m., vase en grès, de forme sphéroïdale, aplati sur une face, qui sert aux moissonneurs pour contenir leur boisson; il est pourvu de deux oreilles près du goulot pour y passer une ficelle afin de le suspendre au cou.
Penne, v. a., pendre. Imparfait, os pendoime, V pendaint. Subjonctif, qu'é-je penche, qu'os pendonche.
PÉNO, s. m., morceau de toile qui sert à envelopi)er les pieds en guise de bas; — fig., femme malpropre.
Pensiu, iusse, s. m. et f. et adj., celui, celle qui est pensif, qui a l'air morne, triste, abattu, rêveur.
PÉPÉRE, s. m., grand-père, vieillard; — fig., qui a l'air vieillot, qui est de petite taille.
PÉPETTE, s. f., terme enfantin pour désigner la soupe.
PÉQUER, V. a., pêcher, prendre du poisson.
Percheute, s. f., intelligence, compréhension, perception.
Percou, s. m., perche {\)0\?,?,on), perça Jluviatilis.
Persin, s. m., cerfeuil sauvage dont les lapins se montrent très friands, anthriscus sylcestris.
Pertri, s. f., perdrix.
Pertriquer, v. a., manier, tâter;— fig., faire des travaux de peu d'importance ou inutiles; syn., Cafi- QUER, Cafouiller. (V. ces mots.)
Pertriqueu, oire, s. m. et f., celui, celle qui pertrique.
Pertrir, v. a,, pétrir.
Pertronner, v. a., faire des travaux peu importants tout en y consacrant beaucoup de temps.
Pertronneu, oire, s. m. et f., celui, celle qui passe beaucoup de temps pour faire des riens, des choses inutiles ou de peu d'importance, qui tourne autour de son travail sans avancer dans sa besogne.
Pertrouiller, V. a., manier salement; — faire des travaux insignifiants.
Pertrouilleu, oire, s. m. et f., celui, celle qui manie des objets sans soin, qui n'avance pas dans sa besogne.
Perzure, s. f., présure.
Perzureu, oire, s. m. et f., celui, celle qui passe beaucoup de temps pour faire des travaux insignifianls, qui se montre minutieux à l'excès, vétilleux.
Pessé que nan! loc. interj., ah! bien non! que non!
Pétête, adv., peut-être.
Peu, s. m., pouce; i' chuche sen peu pour avoir é-de l'onc, dit-on par dérision de celui qui n'a point obtenu ce qu'il a demandé ou que l'on vient de prendre la main dans le sac; on dit quelquefois à celui qui n'a point réussi : chuche ten peu.
Peucher, v. a., serrer avec le pouce.
Peuchet, s. m., sorte de gaîne en cuir ou en toile qui sert à maintenir un bandeau qui enveloppe le pouce malade.
Peuchie, s. f., pincée, petite parcelle, petite quantité prise entre le pouce (peu) et l'index.
Peu-je ou? loc, puis-je, vx.
Peupale, s. m. et f., celui, celle qui parle peu; ch'est un peupale.
Peupe, s. m., peuplier.
Phlipe, V. Flipe.
Piaf (foire sen), loc, faire des embarras, se montrer dans tout son beau.
Pied de cochon (foire un), loc, jouer un mauvais tour à quelqu'un, lui manquer de parole.
PiE-pou, s. m., renoncule sauvage, ranunculus repens.
Pierrette, s. f., petits grains qui se trouvent dans les fruits pierreux; —fruit de l'aubépine.
PiEssENTE, s. f., sentier pour les gens de pied, chemin à l'usage des piétons.
PiÉTAiN, s. m., tumeur qui se forme dans la bifurcation de l'ongle des moutons produite par un séjour trop prolongé dans les éteules.
Pieu, s. f,, peau; — memlDrane végétale ou animale, écorce; — fig., terme de mépris pour désigner une femme ou une fille malpropre, nonchalante, ])ropre à rien ou de mauvaise vie; on dit d'une jeune fille : Aile o ieu un moi d'ormieu fou de bourseu), ch'est enne pieu; — foire des pieu, vomir par suite d'un excès de boissons; on dit ironiquement en apprenant la mort de quelqu'un qui inspire peu de respect :
0 li fero pus d'honneur qu'à un vieu, 01 l'enterro aveu se pieu.
PiGNÈE, S. f., lutte dans laquelle on s'empoigne par les cheveux, peignée.
PiLÉMANCHE (EN), loc. adv., en bras ou en manches de chemise, c'est-à-dire habit bas ou sans blouse, n'avoir sur les bras que les manches de sa chemise.
PiLURE, s, f,, pilule.
PiNCHiE, S. f., pincée.
PiNCHOu, s. m., pinson et pinçon.
PiNGNiE, s. f., poignée; enne ping nie de main.
PiNPiN, s. m., bête à bon Dieu, coccinelle; — pépin.
Pionne, s. f., bouvreuil, /)(/rr/ia/a Europœa.
PiPiE, s. f., pépie.
PiPiNE, s. f., diminutif de Philippine.
PiQUELOU, s. m., petite pointe, piquant, épine, picot.
Piquette, s. f., onglée; — mauvais cidre; —piquette du Jour, point du jour.
Piquïte, s. f., pituite.
Pis ou mieux Pi, adv., s'emploie toujours après et et signifie puis, ensuite; à celui qui, dans la conversa-
tion, répète souvent et pi, on dit, épi pi épi, a /oit deux épi.
PissiATE, s. f., urine.
PissiER, V. a., pisser.
PissiEu, CIRE, s. m. elf. et adj., celui, celle qui pisse souvent.
PissoLiT, s. m., pissenlit, plante de la famille des chicoracées, que l'on mange en salade au printemps lorsqu'elle a blanchi dans les taupinières, leontodon taraxacum.
PisTOLE, s. f., monnaie de compte équivalant à dix francs; d'un fréquent usage.
Plache (à le), loc. adv., au lieu; à le plache é-que tu cienches, J'irai.
Placul, s. m., cellier.
Plaidailleu, oire, s. m. et f. et adj., qui aime à plaider.
Plaidier, V. a., plaider; — fig., v. n., se dit d'une personne ou d'un animal dont la santé est chancelante; i' plaide, c'est-à-dire on ne sait pas s'il mourra ou s'il en reviendra; — i' plaide aveu ches oie pour savoir si ché sero du poil ou du duvet, dit-on ironiquement d'un jeune'homme qui reste longtemps imberbe.
Plaindeu, dire, s. m. et f. et adj., celui, celle qui se plaint sans cesse; on dit proverbialement : i' foit meilleur à le porte d'un plaindeu qu'à le porte d'un vanteu, ce qui doit s'entendre ainsi : les pauvres recevront plutôt l'aumône chez le premier que chez le second.
Plainne, v. a, et pr., plaindre, se plaindre. Indicatif, os nou plaindons, os vou plaindez, i' se plainte. Imparfait, os nou [jlaindoimes, os vou plainduite , V se plaindaint. Conditionnel, y'^ me plaindroi, os nou plaindroime, i' se plaindraint. Subjonctif, é-que je meplainche, qu'os nou plaindonche, qu'os cou plaindéche, qu'V se plainchete (plainch'te).
Plainne (elj, s. f., la place publique, de ce qu'elle forme une surface bien unie.
Plaisir (au), sous-entendu de vous revoir, loc. prép., formule de salutation.
Plaît-i', loc. interj. employée pour faire répéter ce que l'on n'a pas bien entendu; ne se dit qu'aux personnes auxquelles on doit le respect; pour les autres, on emploie les mots hein? quoi?
Plamuser (plan-muser), v. a., souffleter.
Plamusse, s. f., soufflet, coup donné avec la main étendue sur la figure, plat sur le museau.
Planque, s. f., planche.
Plaquer, v. a., plafonner, enduire un mur en torchis;— salir avec de la boue; — v. pr., se crotter, se salir les vêtements avec de la boue.
Platinne, s. f., l'une des pièces du jeu d'aiguilles à un métier de bas; — flg., se dit de celui ou de celle qui a bonne langue, qui parle sans cesse.
Platiule, s. f., sorte de croissant en fer qui sert au jeu de ce nom ; un caillou ou un morceau de brique jeté à une cer- --^ilx,-
taine distance constitue le but; celui dont la platiule est le plus près du but a gagné.
Plâtrée, s. f., platée, contenu d'un plat. 5^- "Srf"-
Plein (tout), loc. adv., beaucoup, "
en grande quantité; — en mi-plein, en désordre, dans l'embarras, inachevé, en patelavache (V. ce mot).
Pléne, s. f., plane, outil de charron, de menuisier et autres ouvriers qui travaillent le bois.
Pléner, v. a., travailler le bois avec la pléne, I>laner.
Plénette, s. f., bonne aventure; — fig., reproches, réprimande; viens qu'é-j'e té diche é-te plénette.
Plet, s. m., un brin, petite quantité, très peu.
Pleuf, s. f., pluie; quiote pleuf nbot grand vent; lorsqu'il pleut abondanmnent, on dit : Ch'est du temps du bon Diu, mais che n'est point de sen pus bieu.
S'emploie au figuré pour annoncer que (juelqu'un devra en rabattre, qu'il sera humilié, rabaissé.
Pli, s. m., ne pas se relever à la suite d'un coup reçu; — s. f., levée au jeu de caries.
Ploie, s. m., pli.
Plonquer, V. n., courber, fléchir, ployer sous le faix; — V. a., enfoncer, plonger dans l'eau; — marcher lourdement en pliant les jarrets.
Plotèf, s. f., platée, plein un plat (plot).
PlouI plou! interj., cri pour appeler les poussins quand on leur donne à manger.
Ploutoir, s. m., rouleau en fer qui sert à écraser les mottes de terre dans les champs.
Ployer, v. a. et n., plier, ployer.
Ployon, s. m., bâton servant pour la couverture des toits en chaume; — branche ployée en arc qui maintient le coutre de la charrue.
Ployure, s. f., pliure.
Plug, adj., se dit de celui qui a perdu au jeu tout ce qu'il avait.
Plummr, s. f., plume.
Plummer, V. a., écorcer, peler.
Pluquer, V. a., se dit des poules et des oiseaux qui becquettent en cherchant leur nourriture.
Pluquexiner, V. a., se dit de celui qui a peu d'appétit et semble choisir dans son assiette les morceaux les plus friands et les moins gros.
Pluquexineu, oire, s. m. et f. et adj., celui, celle qui a peu d'appétit, qui mange peu.
Pluvoter, V. imp., bruiner, pleuvoir finement, à petites gouttes; à Abbeville, on dit cachiner.
Pochetèe, s. f,, sac plein de sacs vides.
Pochie, s. f., contenu d'une poche.
PoFE, s. m. et f. et adj., pauvre; on dit : enne pofe ou enne povére femme, un povre homme, des povére gens; comme on le voit, ce mol s'écrit et se jjrononce de deux manières.
Poil, s. m,, s'emploie dans cette hyperbole originale : il 0 un poil da se main, dit-on d'un paresseux, d'une personne qui ne fait jamais rien et dans la main de laquelle le poil a le temps de pousser. V. Leu.
POINTF.LETTE DU JOUR, lOC, poiut du jOUr.
Poire blettes (des), loc. interj., exclamation signifiant qu'on ne croit rien de ce que l'on vous dit.
Poirette, s. f., fruit de l'aubépine.
Poirier (foire el), Ioc, se mettre sur la tête en s'appuyant sur les mains et tenir les pieds en l'air.
PoiRiON, s. m., poireau; les Picards, suivant la remarque de Crapelet, ont toujours conservé beaucoup de goût pour les tartes ou pâtés à poireaux; — verrue sur la main.
Poison, s. m., odeur nauséabonde, venin; — fig., personne méchante.
PoissiER, V. a., paître.
PoLAQUE, s, et adj., personne malpropre, sale, d'un extérieur repoussant. (V. 3* partie, p. 190.)
PoLYTE, s. m., diminutif d'Hippolyte.
PoMON, s. m., poumon; — résidu de pommes après que le jus en a été exprimé pour la fabrication du cidre.
PoMONîQUE (pon-mon-nic), s. et adj., pulmonique.
Pompette, adj., un peu ivre, légèrement pris de boisson.
PoNDOiR, s. m., sorte de nid où vont pondre les poules ou les oiseaux en cage; — morceau de craie en forme d'œuf que l'on place dans le nichoir des poules; — flg., postérieur, derrière; il est queu sur sen pondoir.
Pondoire, s. f., poule qui pond abondamment; — fig., femme qui a beaucoup d'enfants.
Pongne, s. f., poing, poignet; on dit de quelqu'un qui étreint fortement de la main : il o enne boine pongne. V. Puingne.
PoNNE, V. a., pondre; ches glinne i' vont ponne.
PoNNETTE, S. f., jument de petite taille, fém. de poney, (|u'on écrit aussi ponet ; —fig., femme fort petite.
PoRCHEU, s. m., porc, pourceau; pour indiquer que la mort de l'un profite à l'autre, on dit :
E-le mort d'é-che vieu,
Ch'est le santé d'é-rhe poreheu.
On dit des parents qui ont un certain avoir et qui ne font point de dot à leurs enfants :
r resanne-t-à che poreheu,
r ne font de bien qu'après eux.
On dit de ceux qui engraissent pendant la moisson : Ch'est comme ches poreheu, V graisse-té da ches éteule. — Fig., homme malpropre, luxurieux.
PoRLÉQUER, V. 8. et pr., pourlécher, se pourlécher
PoRsuiR, V. a., poursuivre.
PoRTE-AU-so, s. m., portefaix.
PoRTELETTE, S. f., anncau ou porte d'agrafe.
Portière, s. f., matrice chez les vaches.
Portrait (foire sen), loc, tomber tout de son long dans la neige ou dans la boue.
Pos DE POULAIN, loc. signifiant démarches, courses inutiles; on dit d'un jeune homme qui fait à une jeune fille une cour non agréée par celle-ci : V Jbit des pos de poulain.
Postillon, s. m. pi., mot qui exprime fort bien l'action de ceux qui, en causant, lancent des gouttelettes de salive sur la figure de leur interlocuteur; la salive précède les paroles : envoyer des postillon ; on prévient charitablement les auditeurs en leur disant : « Point si prés, i' broule », — n'approchez pas, il bruine.
PosTiQUER, V. a., poursuivre quelqu'un en le menaçant de coups.
Potière, s, f., sorte d'étagère placée sur la cheminée de la cuisine, servant à ranger la vaisselle, les cuillers et les fourchettes des grands jours; la potière a presque complètement disparu.
PoTOu, S. m,, neige ou terre qui se colle sous les chaussures; — fig., personne de peu d'énergie, qui demeure fixe comme un terme, comme un poteau.
Fouiller, s. m., poulailler,
PouiLLETTE, S. f,, poulette; — fîg., femme ou fille d'une bonne santé, de forte corpulence, d'un caractère enjoué, décidé; que pouiUette!
PouiLLU, s. m., thym, thymus.
Poule d'Inné, s. f., dindon, dinde; V resanne à ches poule d'Inné, il o pu grands yu que grand' panche, dit-on de celui qui emplit son assiette ou qui coupe un gros morceau de pain et qui ne mange pas tout.
Poulnèe, s. f., fiente de poule.
PouRE, s. f., poudre, poussière.
PouRER, V. n., qui fait ou produit de la poussière; lorsque l'on engrange le fourrage qui n'est pas dans un état complet de siccité, on dit qu'il poure plus tard.
PouRETTE, s. f., poudrette.
PouRQUER, s. m., porcher.
Poussiu, lussE, s. m. et f. et adj., poussif.
PouTRiN, s. m. pi., poussière, débris de tourbes écrasées.
PovERTÈ, s. f., pauvreté.
PovRESSE, s. f., mendiante.
PoYÉLE, s. f., poêle à frire.
PoYER, V. a., payer.
PoA's, s. m., pays.
Prangéle, s. f., heure de midi ; — sieste que l'on fait après avoir dîné avant que de reprendre son travail de l'après-midi; V foit le prangéle, —j'irai à prangéle.
Précepteu, s. m,, percepteur; —appellation burlesque appliquée aux pauvres qui vont mendier leur pain.
Précheu, s. m., prédicateur, — sauterelle verte des blés, locusta verrucivora; — fig., celui qui parle beaucoup; au fém., préchoire.
Prêcieu, eusse, s. m. et f., celui, celle qui apporte beaucoup de soin dans sa mise, et dont la démarche paraît fort étudiée et pleine de recherche.
Précœutionneux, oire, s. m. et f. et adj., celui, celle qui se montre prudent, avisé, qui est précautionné.
Prenne, v. a., prendre.
Prévisant, ante, s. m. et f. et adj. , qui regarde de très près pour que rien ne soit perdu, pour qu'un travail soit parfait, pour que toute chose soit bien en ordre, qu'il ne manque rien, minutieux, méticuleux.
Primme (au), loc. adv., seulement, à l'instant, en retard, après l'heure; de quelqu'un que l'on attendait le matin et qui n'est veiau qu'à midi, on dit : il arrive au primme.
Prisieu, oire, s. m. et f., celui, celle qui fait usage de tabac en poudre.
Prognier (pron-gnier), s. m., prunier.
Prognieu (pron-gnieu), s. m,, pruneau.
Proler, V. a., n'avancer de rien dans son travail, s'amuser, lambiner, muser.
Proleu, oire, s. m. et f., celui, celle qui s'amuse beaucoup, qui s'arrête de porte en porte pour bavarder, qui n'avance pas dans son travail.
Pronne, s. f., prune; pronne d'hiver, pronne d'ennejette, pronne d'amàu, pronne à cochon, différentes espèces de prunes; — fig., on dit : quant i'. s'y met, che n'est point pour des pronne, lorsqu'il se met à l'ouvrage ou lorsqu'il se mêle de quelque chose, ce n'est pas pour rien, il fait beaucoup de besogne; — fîg., i' sue des goutte comme des pronne; — on dit en quittant la personne chez laquelle on était allé pour avoir ou pour apprendre quelque chose, mais sans résultat : é-Je m'en vo aveu chanque J'ai de pronne é-de cueullu; — pour ne point employer le mot de Cambronne, on répond à celui qui vous importune : des pronne! comme on dit : des corgnole! — du mié! — des poire blettes! etc.
Pronnèe, s. f., prunée, confiture de prunes.
Propet, ette, s. m. et f. et adj., celui, celle qui est propre sur ses habits, propret, proprette.
Prouvoir, Pruvoir, V. n., prouver.
Provéne, s. f., provende, ration d'avoine ou de son donnée aux bestiaux.
Prumme, adj., premier; men prumme, mon premier.
PsER, V. a., fesser.
Pucher, V. a,, puiser, épuiser; —mes seuler i'pucheté ieu, dit-on des souliers qui sont troués; mais lorsqu'on traverse une flaque, un fossé, une mare, etc., et qu'on a de l'eau au-dessus des chaussures, on dit qu'on a pris un poisson.
PucHoiR, s. m., puisoir.
PucHOu, s. m., trou fait dans la terre pour recevoir de l'eau, puisart, petit puits peu profond.
PuÈGNE, s. m., cornouiller femelle, cornus sanguinea.
PuiGNET, s. m., poignet.
PuiNG, s. m., poing.
PuiNGNE, s. f. , poigne, la force du poignet.