CHAPITRE XV
Aventure mystérieuse qui arriva a IV ti quelles en lia ont les suites.
Il est bien difficile à quelqu'i été vicieux toute sa vie , de rentr à-coup dans les voies de l'honnête si quelque chose est capable de dél un pareil changement, c'est, san
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point pendant le voyage. Elle retroui 10 m , <|ui 1.» m «ut . ainsi qUe Petit-Jut< s le lui avait l'ut <•<■ autant d'in-
dulgent c qne li pi lois. L'âge de
Florentin* ne lui permettant plus d'apprendre à couuJ l'iuc lui acheta un petit fonds <!<• boutique, qui , tout mince qu'il était, suflis.ùt pour la taire vivre honnêtement. Quand ses i\\< sortirent «le prison, ils allèrent là retrouver, et, convertii a leur ionr par le repentir de leur mei c <-r 1 1 de leur t.tnic , ils employèrent utilement lé reste de leur jeum iée. Pour Brigace, il était mort pendant -i i iptivite. Fïorènt ina , trop heureuse de goûter un sort si doux , après tant
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'1 imprudences et de fautes, montra da moins , par la reconnaissance qu'elle conserva «les bons trniteniens d'Isabeau et deson fils adoptif , que son cœur n'était pas fermé à toutes les vertus. Elle se fit ua devoir de les instruire de tout ce qui lui arrivait , et de leur répéter souvent que soa changement et celui de sa famille étaient le fruit de leurs conseils et de leurs exemples. Revenons maintenant a PetiuFules, Il était parvenu à la fin de sa dix-huitième année , sans recevoir de nouvelles lumières sur sa destinée , lorsque M. Evroul , qui jusqu'alors avait placé avantageusement pour l'intérêt de son pupille, le leg de mille francs provenant de la succession du eu ié , l'engagea à venir régler avec lui ses allaircs , que la loi lui accordait désormais
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roitde (i.i|).»i lui-même. L*orplielin
iKMihl (l'.iul.int plus volontiers qn'H
w\ ait le (!i:hi de k voir cette retpei -
1al»le r.unilli •, «M surtout son i lier l'ienj.i-
min. La --il' chose « j n i t'iriqtilét&l était «le .' i Kil>< m , Mont il ne voulait
pourl mf ptl v,. x, -ji.irei ', et <|ui lonnnen- \ • 1 1 i èttt «Ion |ge auquel on se déplacé
difl'n ilement. \.\ lionne vcnve le j.ria de
ne prendre à «et é ard aucun souci, que ■ i \ h ill' Me ■ lié lé portait a mer-
reill. e «eut. ut en état de le suivie
ju«(ju '.m bout du monde, si cela était né-
iiie.
I n dimanche soir qu'ils se promenaient
hors «le la ville , suivant leur coutume, en
l'entretenant de leur prochain départ,
J'eiit-Julcs vit passer un homme qu'il re-
connut pour le prisonnier tic Nevers* À la
Voe de ce personnage , le seul qui pût l'celaircr sur sa naissance , il sentit toutes ses espérances se ranimer, et, courant aussitôt sur ses traces , il le conjura de s'arrêter et de lui répondre.
— Que me voulez-vous? lui demandat-il brusquement.
Hélas ! regardez-moi , et vous devinerez aisément ce que je souhaite de votre humanité. Je suis l'enfant qne vous savez
qui fut marqué d'une feuille de myrte.... y n'ai rien oublié de tout ce qui s'est passé entre nous à Nevers.
LE PRISONNIER , ca souriant.
Puisque vous avez une si heureuse ni?'-