LE PRISONNIER DE NEVERS
J'ai promis de me taire avec vous. C'est dune autre bouche que de la mienne que vous obtiendrez enfin les eclaircissemens que vous désirez. On ne vous demande que d'être docile jusqu'à demain.
Votre rébellion à cet égard vous perdrait peut-être pour jamais. Jurez-moi donc de ne point sortir de cette chambre avant demain.
Petit- Jules lui en donna sa parole,. et le prisonnier de TSevers le laissa seul , livré à une foule de réilexions. Plus il y pensait, moins il lui paraissait probable qiK' sa rencontre avec cet homme fut uu
l3l FF.T1T -JUl.M
i:\riicniciit iimpme; ie citasse qui s'ét.ut
trouvé là m à propos, l'adresse arec laquelle oo l'avait éloigné de sa vieille compagne, tout lui prouTaifl que cette aven-
luur < t. m j.rc méditée , et il couosu| dé ce
grand invati re que sel paTtOJ ne jiouv. lient
connaître publiquement, et qu'ainsi il m* joiiii.ut point delà douceur de vivre librement avec « u\. Cette supposition, d'aillcuis .i^st / naturelle, tempera siu^u-
iiu r i f la joie qu'il icsscntait d être ,
k< ion toute eppatunce^ à la veille de les retrpuT< r,
— () mon père! ô ma mère! se dit-il les larmes aux yéta , et en regardant les meubles qui décoraient cette chambre y tout m'annonce* que vous êtes riclies et d'un lang élevé ? mais j'aimerais mieux cma
LE SAUTEUR. l33
vous n'eussiez d'autre demeure qu'une chaumière , et qu j! m'y lut permis de vous consacrer le reste -de mes jours.
Une fort belle pendule ayant sonné neuf heures , le prisonnier de Ne vers et un domestique apportèrent une table toute servie , en invitant Petit-Jules à s'y placer. Deux cailles rôties, une crème délicate, quelques pâtisseries froides , et un ragoût dont la fumée embaumait , le sollicitaient encore plus vivement de faire honneur au repas de son hôte. Aussi Petit-Jules, qui était jeune et de bon appétit, prit-il le parti de se mettre à table, et d'écarter de son esprit mille conjectures, qui ne servaient qu'à l'inquiéter, sans lui procurer aucune lumière.
— Je me suis engagé , se dit-il encore ,
tit - jru s a attendre docilement une explication
qu'on m»' promet pmu (1cm un, pourquoi une importune pievo\ .un e DM UTOuble-
« ll««, ta me faisant craindre des maux
<pn ii < \ist.Mii peut-être pas ! 1< - ucil
(juc dans cette maison ne nu- pr<
«âge rien que il heureux.
Auaaicêt aprèi ic nqupér, il se bita de eltne bu lit . appelant impatiemment
le sonimeil, à l'aide duijtiel il espérait
.•iiim'i ni lendemain , tant Vàptrderoir de l.t durée dei heni i «lien « apri>
I luit ordinairement ceux <jtii le ie-
cheacheut, et lv -lit .Iules , malgré tou elloits, avait I n.i.i^i nation trop occupée pour s (-inloiii.il-. U n'y réussit que lors , que la lassitude eut é\ a innés. A
.il, lorsqu'il voulut s'habiller ; il