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ne retrouva plus sa veste d'ouvrier, mai*, à sa place, un vêtement complet de drap noir, tel que les jeunes cavaliers de famille ont coutume d'en porter. Sa surprise et sa joie eu augmentèrent.
— IS'en doutons point , s'éciia-t-il, le voile qui me couvre va se déchirer aujourd'hui même , et c£ changement de costume qu'on me prescrit est un gage assure du changement de mon état.
Quoique les jalousies ne fussent point ouvertes, il y avait assez de clarté dans la chambre pour lui permettre de faire sa toilette. Accoutumé d'ailleurs à une mise commune , Petit - Jules n'avait aucunes prétentions ; mais il ne put s'empêcher d'être satisfait de sa bonne mine sous ce nouvel habit, qui lui allait véritablement
ri tit - j xi r< i ; .i\ ii tt« M li«v<v , il courut ou-
> t h 1 1 fi et pensa se <l« r en
i ' «lu château <Un
5 liai ; il Il \ <-
ittentivement les oh <is , et . qu'il ne ne n trom- I . T. >nic I i ( »uti n. munit à
ie , ne trouvant ii tt I Ir» apparence que l'espoir dont! il t'était flatté pût se i i d ids cette m lîson , et la seule
ication (ju'il pût donner < cette singui irenture, fa) qu'on avait voulu se i i de lui. Il est vrai qu'un pareil
diTertissemenl ne paraissait guère coni e de la dame dû château* j
in.i |wiu-(irc Bel rtlétS se donnaient-ils celle li.cmc i min ii^ii. Ce dertàfcf soupçon mit Petit-Jules dans une telle colère >
Ll saliela. ij«
qu'il était près de sortir de ta chambre pour s'aller plaindre à M.m" de Saint- Itouuuu , lorsque le prisonnier de Nevers se présenta devant lui. L'orphelin , le saisissant au collet, lui demanda avec indignation ce qu'il avait prétendu faire.
— i Apprenez , continua- t-il , que je ne suis pas d'humeur à être joué plus longtemps , et que je réclamerai enfin des tribunaux la justice que vous me refusez. Dans quel but m'avez- vous amené ici?
— Monsieur, lui répondit le prisonnier de Nevers , d'un ton calme , il me semble que vous le savez aussi bien que moi , et pour vous prouver que je suis fidèle à mu promesse, je vous invite a descendre dans le salon , où madame votre mère vous attead.
\ 9 Tfttt - .11 utâ
I1T-JUL1 s.
M.» mnc' dites-vous ! quoi! I-i
' terait ici * à qui appartient cette
ni lisnn ;
le prisowrier de wevers,
\ nous m. m • , Monsieur.
PETir-n i.hS.
IinpOi - 1 «*in , oaei vous nu* répondre avec Uni d'atodaefe et m craignes r>u§ pas que je ne rons faste repeutii Ûé cette iniul-
tante Ironie Je ittSs ehtes madame de
: Romain.
1 1 raisonna de nevers.
M<m ici.M, puièqoe vous n'ajoutes point de foi à m i paroles, daignez me suivre ,
i r. swrru.n . i"5/)
madanM votre mère vous persuadera sans doute mieux que moi.
Jules , dont l'agitation était au comble, le suivit sans rien ajouter davantage. Ils arrivèrent dans une belle salle, dont le Prisonnier de Nevers lui ouvrit la porte , en se rengeant respectueusement pour le laisser passer. Madame de Saint- Romain s'y trouvait avec Palmyre, assises l'une et l'autre sur un canapé, le visage tourné du côté de la porte , d'un air qui marquait une extrême impatience.
— C'est lui ! s'écrièrent-elles en même temps , en apercevant Petit-Jules. Madame de Saint-Romain pâlit et se renversa sur le canapé , comme si elle était prête à s'évanouir. Palmyre lui ayant fait respirer de Veau de Cologne , elle se rani-
roi.fi ma promptement , et , tendant lei 1m jeune serrurier, <|ui demeurait interdit (ii v i présence :
— \ » iu / . mon fils . mon i hei lils ! vous (jm1 j'ai pleuré ti l' nez <!.ms lei brai ne \ otre nu i <■.
J l LES , 4P précipitant à ••! pM
— \ ous . ma mère, en croirai-jc mon
m i rnoii m.>.
Oui p je n"< 11 laurab douter , vous f mon i î i s ; le barbare <[iii me sépara <ie totre enfrnee m'a tout découvert! dani un moment ou le d it de?
\ tiit Ii térité. Je vous expliquerai tout , (jiuunl mon coeur sera un peu plui
câline , maintenant, je ne pins que iedtïr ma félicite 5 mais croyez-en les tr.m iportl dune mère, et répondez- y avec ime parfaite confiance.
Ali ! croyez qu'il ne m'en coûtera rien de vous accorder les sentimens d'un fils; mais, au nom du ciel, prenez garde de me tromper par une illusion si flatteuse, je sens que je ne pourrais la perdre sans mourir.
Madame de Saint -Romain le rassura avec toute la tendresse imaginable. Elle était ravie de l'entendre s'exprimer avec une élégance et une facilité qu'elle ne s'at^ tendait guère à rencontrer dans un jeunc^ homme de sa profession , et admirait ausmv
ave complaisance l'air agréable «!•' tout* sa personne. I ll«- lui j i Palm] i c ,
comme m cousine , el 1 " < > I » j « • t qu'elle cké-
it le plus après lui , lui repétant , ce qu'il seyait déjà, qu'elle ii'.iv.ut trouvé que
ion effet tion quel [^'adoucissement a ses ennuie. Jules adressa s la jeune demoiselle un compliment tendre et flatteur, quifut reçu arec beaueoupdi « t , lesonTenant'en < e moment dei rœux
qu'il avait formel ï lOn sujet , il sentit un
(.-jM.il tejçrel se glisseï su fond «le son nsssu .
Les domestiques du château, instruits que léser )«'nne maître \iv;iit, et qu'il se trouvait anprèi de sa mère, attendaient
ini|) itienunent dans l'antichambre qu'il lut permit de le saluer, Ou'on se re-
ht SAtJTTTtTH. 14°'
; résente leur étonnement en reconnaissant en lui le jeune serrurier qui était venu travailler au château un an auparavant.
Ils admirèrent la singularité de sa fortune, mais tous, satisfaits de ses manières nobles et généreuses , convinrent qu'il était maintenant à sa véritable place.
Pendant que ces choses se passaient , ou vint avertir Petit - Jules qu'une bonne vieille femme , toute en pleurs rodait aux environs , en demandant des nouvelles de son cher fils. Il ne douta point que ce ne fût Isabeau , et s'empressa d'aller la consoler. Elle ne le reconnut point d'abord sous ce nouvel habit , mais son erreur ayant été bientôt dissipée , elle écouta avec admiration ce qu'il lui raconta de saréunion avec sa véritable mère. Isabeau
lui apprit à son tour comment elle se trou lieux, L'ordre qu'avait donné i ion lujet le nritonnief «le Nevera ne fut point exi enté, ^<>it p ir la i , ou
qu'ont l'eût mal conquis, de sorte que I i Mira veuve attendit inutilement sur le
ch< min k retoui de ion lils adoptii. A la
fin, inquiète de ne le point \oii revenir, elle
miiilii mu set pis . en l'informant de lui à ctni quelle rencontrait* Lu mendiant lui appui que celui qu'elle cherenait Tenait de pu tu dam une voiture, dont il lui lit même remarquer, sur le chemin, la
trace dés rouet. I ibean , fort alarmée de
H départ extraordinaire, se mit à suivie • 01 ti n < s | jusqu a ce que le jour lui manquant tout-à-fait , elle se retira dans une tubane bâtie an milieu d'une VJgBC, pour
illettré à l'abri ceux qui gardent les raisins, dans li saison, et y pas a la nuit à pleurer. Dès que le matin parut , la veuve Auhert continua de suivre les trices c'a carosse , qui la conduisirent au château, où elle retrouva en effet son fils adoptif. Jules Vayant amené «à madame de Saint' Romain, en réclamant pour elle son amitié et sa reconnaissance, cette dame fit de tendres caresses à Isabeau , et lui dit avec beaucoup de sensibilité :
— Puisque votre bon cœur m'a conservé autrefois mon enfant, et que parla vous avez acquis sur son cœur des droits égaux: aux miens, je veux que nous partagions ensemble son affection jusqu'à la fin de nos jours. Il n'y aura rien de changé pour vous,
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