‹ Petit-Jules le sauterChapitre 6 sur 23 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

Des changemens qui survinrent dans la destinée de Petit- Jules, et de son départ pour la Bourgogne.

Les gens véritablement sages ne sont pas ceux qui se livrent avec enthousiasma à l'exercice de telle ou telle vertu , mais plutôt ceux dont la conduite consiste à les accorder toutes } la bonté avec la prudence, la bienfaisance avec la justice, la douceur avec la fermeté. Tel se montra le digne protecteur de notre jeune orphelin. De même que l'injuste jalousie de son frère , et les mauvais procédés qui en furent la suite, ne l'empêchèrent point d'exécuter

rLriT - jm.es

i l'< -.iid de Petit-Jules scs généreux desleins, ces mêmes torts ne i aveuglèrent

point sur ce qu'il «le\.ut à ses neveux.

Parvenu •! igc de 3oixante<rainse ans, et

d«Hl un rt.it d'infirmité qui lui .iniioii^ ait

s.» lin prochaine, il lit son testâmes! en

li\eui «le SOU litre. le-n.uit seulement '« s«.n protège une soinnic «le nulle h M

nom lui i.uilitei ion établUsemeni , lorsqu'il s. i lit an âge île le l.iiie. ( lt. -nnnie

lin bon et sur étal lui nt.iit hmi quiétude sur le suit .'» venir (U: Jules, .m-

qucl il .iv. ut donné d'ailleurs 4*)1 principes de religion et «le prafeifé qui lui irpmi- «lai* nt de la uMuluiir.

M. et madame Bvroul ne furent pas

plutôt insu mis tir (.es dispositions , qu'ils accoururent auprès de leur, Uuv, <ii

LE SAITELK. 3l

justice les surprenait et les touchait d'autant plus qu'ils s'attendaient que Petit- Jules serait son héritier. 11 en résulta une réconciliation qui s'étendit jusqu'à l'orphelin. Ils convinrent de leurs toits , promirent de lui servir de tuteurs et tirent venir Benjamin pour recevoir les derniers adieux de son oncle. Quoique la triste circonstance qui les réunissait jetât un voile un peu sombre sur la satisfaction des deux amis, ils. n'en sentirent pas moins combien ils se portaient mutuellement une affection sincère.

Satisfait d'avoir arraché à. la misère et au vice un innocent orphelin, d'avoir détruit dans le cœur de ses plus proches parens des ressenti mens injustes, et fait durant sa longue carrière autant de biea

3% r, 1 1 r - .in

qu'il iv. ni pu . le \ énér » 1 » 1 « - pasteur tourna toutes s< i |( h « ea \ et i le i iel et pendit p lisiblement !<• flei nier soupir. La paro

re, et beaucoup d'habitahs du roiiii . l'accompagnèrent à s.» dernière « l «^ meure, s.n Funèbre le lisait itir le

impie» , dont les pleins

ne sont jainais commandée ; mail personne

il phll tout lié île la perle (pie le p iumv lu!.-. Il ne lui fut pas possible de suivre le envoi , si douleur BU1 ut .ittm- »li il 1 - les îilus indillèrens. i\i les

promesses consolantes de M. ErronJ, qui

• il S lui len 11 de père, ni les ca-

Page 1