‹ Petit larousse illustréChapitre 711 sur 1236 · V. SUPREMIIM VALE · texte numérisé non relu

V. SUPREMIIM VALE

Parole* d’Ilorace à son esclave Davus (Satires. Il, 7, 6). En décembre se célébraient les saturnales, pendant lesquelles les esclaves jouissaient d une grande liberté.

C’cst-idirc Sois attentif à ce que tu fais, conseil que l’on donne a une personne qui sc laisse distraire par un objet étranger h son occupation. °

Mot italien, que l’on place au-dessus d’une phrase musicale dont 1 ezecutiou doit être vive, passionnée.

Fin d’un ver* de Virgile ( Enéide , IV, 23). C’est en ce* terme* que Didon, veuve de Sichée, avoue à ta soeur qu'elle retrouve en ellememe, pour Enée. la passion qu'elle éprouvait pour son premier époux. L*es allumions quon fait & ccs paroles ont toujours rapport à une passion mal éteinte. ê 1 y

Se dit de certains cardinaux choisis par le pape dans son entourage, d son cote, pour remplir des missions diplomatiques : Un légat a latrre.

Regarder un Jour comme heureux. Allusion h un usage antique. Four L s Romain», le blanc était le symbole du bonheur. Je noir celui du malheur.

Paroles fameuses qu’on attribue h César (Suétone. Csesar, 32) se préparant ft franchir le Ruliirnn. parce qu'une loi ordonnait A tout général entrant en Italie par le nord de licencier 6cs troupes avant de passer ce neuve. Cette phrase s emploie quand on prend une décision hardie et importante, après avoir longtemps hésité.

Mot latin, qu’on emploie pour marquer uoe variante : Molière, «lia* Poquehn. ’

Mots italiens qui, placés en télé d'un morceau de musique, indiquent quil faut I exécuter dans un mouvement net et vif, a la manière des marches militaires.

Locution anglaise : Tout va bien, tout est en étal, vous pouvez aller de lavant : ail rigbi.

Expression souvent employée parles poètes latin* pour désigner la patrie, et quelquefois pur les écrivains de nos jours pour désigner 1 Université. r *

Fiez-vous à lui, c'est mon aller ego - Ephestion était ('aller et.

a Alexandre,

Fin d un vers de % irgile (Eglogucs. III, 59). dans une égloguc où deux bergers chantent à tour de rôle, suiraut l'usage bucolique.

L’ami de tout le monde, c’est-à-diro l’ami de personne. C'est à un homme de ce genre que répond Alceste (Misanthrope, I, I) :

1/ami du antre but» mn n'est pas (lu tout mon fait.

Sentence tirée de la Fie d'Aristote par Ammouius, où elle s'applique a Socrate, et qui signifie : ■ qu’il ne suffit pas qu'une opinion soit recommandée par l'autorité d'un nom respectable, qu'il faut encore qu'elle soit conforme A la vérité ».

Exclamation poussée, dit-on, par le Corrège devant la Sainte Cécile de Itaphaél, et dans le premier élan d'une noble ambition. On peut la modifier en disant Anch* io aou* porta (Et moi aussi je suis porte), — ou de toute autre manière.

Expression qu’Horace (Odes, II, C. 13) applique h Tnrrnte, et que Ion peut rappeler au sujet de tout endroit qui nous charme.

Vers que l'empereur Adrien, d’après Sparlien, composa au moment de sa mort, et par lequel ce prince marquait le peu de foi qu'il avait dans l'existence de l'Ame.

Paroles que Virgile (Enéide, II. 12) met dans la bouche d'Enée commençant le récit douloureux de la guerre de Troie.

Formule tumulaire, que l'on fait suivre du chiffre d'années atteiat par la personne decedee.

LOCUTIONS LATINES ET ÉTRANGÈRES

. Affaire renvoyée • novo devant une autre cour.

A nova. .....

{De nouveau).

Aile mare, uni»

(Avant ta mer, les taux).

Aprrta llbro ........

(A livre ouvert).)

Aqa» potoribue .

(Par les buveurs d'eau).

Aquila non repli ■marna. . .

(Un aigle ne prend pas de mouches).

Arratlra amho . ......

(Arcadtens tous deux).

A rentoila .........

(A l’écart).

Arinntrnlnm aA rrumeuam.

( Argument à la bourse).

Argumenlum baroliuuaa. , .

(Argument au bâton).

Ara longe* alla breala ....

(L'art est long, ta vie est courte).

A aarrla . .

(A l’écart des choses sacrées).

Aalnaia aainaai frient. ....

(L'dite frotte l’âne).

A tempo .

(En mesure).

Al borne (tC hém') ......

(A ta maison).

Audaeoa fnrtnna Je» al. . .

La fort une favorise Itsaudacieux).

Alitai lapeli aeiiua .....

(Audacieuse race de Japet).

Audi altérant parteaa. ....

( Ecoute l'autre partie).

Aura popnlarla .

(Le sauf /le populaire).

Anrea mnliorrltao. .....

(Médiocrité d’or).

Anrea habrut, et non awdlent

(Ut ont des oreilles, et ils n’entendronl point).

Aurl aarrn faaaea! . . . . .

(Exécrable faim de l'or/).

Auatrlm eal laaperaro orbl nnl*

acrao. . .........

(Il appartient à C Autriche de commander à tout l’univers).

Anl Corser, ont nibil. . . . .

(Uu empereur, ou rien).

Aee Caoaar (ou Imperator), rituel te aalntant . . . . .

(Salut César (ou Empereur], ceux gui vont mourir te saluent).

■eall pauperea apirttn. . . .

(Bienheureux tu pauvres d'esprit).

La cause précède l'elTct; le tout résulte de la réunion des partie*. Pour avoir une armes, il faut du soldats : Ante more, auta.

Traduire aperto libre. V. an apeuturam tuai.

Allusion à cette pensée fantaisiste d'Horace (Ç/Atres, T, 19, 3) :

. nec t'ivere carniina possunt,

Qum scribuntur aquao potoribus.

(Ils ne peuvent pas vivre, les poèmes qui sontécrits par des buveurs d’eau.)

S’emploie pour faire entendre qu'un homme supérieur ne doit pas s'occuper de choses au-dessous de lui, ot doit mépriser les petites questions.

Mots que Virgile (Egtogues. Vil, 6) applique au* deux bergers Tirci s et Corydnn, tous deux Ârcadiens, et. par conséquent, habiles a chanier. Aujourd'hui, ils s'emploient presque toujours ironiquement, en parlant J'un couple qui prête à la malice, à la plaisanterie.

Mettre un objet • ronaotlo.

A défaut de bonnes raUoni.ouvrir sa bourse- Dans le Barbier de Séville, le comte Almaviva emploie avec Basile l'stganeaian ad crumouan».

Donner des coups de bâton en guise d’arguments; employer la foroo pour convaincre, bans le Mariage forcé, de Molière. i> ganarelle emploie avec le pyrrhonitn Marphurlus l'esrgxsmamtmm baeullnum.

Traduction latine du premier Aphorisme d'Hippocrate (Ho bloo

brakbus, hé de trbbué makra).

Le prêtre interdit a «écris ne peut exercer aucune dte fonctiont de son ministère.

Se dit de deux personnes qui s'adressent mutuellement dos éloges outrée.

Expression italienne qui, en dehors de 1a musique, aiguille à propos. V. Tcuro (part. long.).

Locution anglaise : Se trouver bien at home.

Locution Imitée de l'hémistiche de Virgile ( Enéide , X, 284) :

Audentes fortuna Juvat...

Horace (Odes, I. S, 27) désigne ainsi Prométhée ; mais, dans l'application, il t'agit d’ordinaire de toute la race humaine.

Pour juger avec Impartialité, il fhui entendre la défense après l'accusation.

Uspresslon métaphorique, exprimant chex Virgile ( Enéide . VI, 816), Horace (Odes, 111, 5, 20), elc., rinconstaooe de la faveur populaire.

Expression d'Horace (Odes, H, 10, 6). pour dite qu'une condition moyenne, gage de tranquillité, doit être préférée à tout.

Pensée du Psalmiste (ps. exut), que l'on rappelle à propos de ceux chez lesquel* 1a passion étouffe la voix de la raison. V. oculos habent.

Expression de Virgile ( Enéide , III, 57). On dirait, en français : Exécrable soif de l'or.

Ambitieuse devise de 1a maison d'Autriche. Elle s’écrit par abréviation A. K. *. O. I’. Elle est composée sur les cinq voyelles de l'alphabet, et a élé traduite par dea mots allemands qui commencent par les mêmes lettres : Ailes Erdreich xsl Oeslerreich unterthan.

Devise attribuée k César Borgia, et qui peut servir à tous les ambitieux.

Paroles que, suivant Suétone (Claude, 21), prononçaient les gladiateurs romains en dédiant, avant le combat, devant la loge Impériale.

C’est-à-dire ceux qui savent se détacher des biens du monde. Parole* qui se trouvent au début du Sermon sur la montagne (Evangile selon saint Matthieu, V. S), et qui, par un travestissement du sent, s'emploient ironiquement pour désigner ceux qui réussissent avec peu do science.

LOCUTIONS LATINES ET ÉTRANGÈRES

Rnll (IMiMhIm.

( üeureux ctuxqu t possèdent).

■«lia anntrihua itlrilal*. . .

(Les guerres, dont le» vitre t ont horreur).

■ •» dit, qui cite dal. . . . .

( Celui-là donne deux [oit, gui donne vile).

■la rrprlita placent. . . . .

( Les choses répétées, redemandées, plaisent).

Rona Adc .........

( Ue bonne foi).

■one Drus! ........

( Bon Dieu!).

Bouiim iluun Irliflral cor bat» in ta .

(Le bon vin réjouit le coeur <le l'homme).

Brtkrn.dowo (brô-k'o-da-oun).

(Urtté bai).

Cfrll «narrant (Inriau Del. .

lL‘-s deux racontent la gloire de Dieu).

Carlo tonantrm rrciUiliinua Javetn K'(ii(ra .

(Nous avons cru que Jupiirrrègne au ciel, en l entendant tonner).

( triera drkiilrraulnr .

(Les autre s choses sont regrettées;.

tara drua aoliole», ub««iiu Juvia inrrrarnlum . . . .

( Race cher ic des dieux, noble rejeton de Jupiter).

Oarcerednro(car-tchéTêdouro).

( Dur cachot).

Carpe dirai .

(Met* à profit le jour présent).

Carpe»! taa pona nrpole». .

( Te» arrière-neveux cueilleront les fruits).

Caalignt ridniilo aarci . . .

(Elle corrige tes mœurs en riant).

C'aaua bclli. ........

(Cas de guerre).

Cairaal rouealee ! .

(Que les consuls prennent garde!).

l'air ne cadaa .

(Prends garde de tomber).

Cédant arma toga» .

(Que le» armes le cèdent à la toge).

Cbl (ki) la aa ?

(Qui I» tait ?).

Locution dont il est fait de fréquente» Applications depui» que lo prince de Bismarck la mit à la mode. Elle signifie que. pour revendiquer utilement un pays ou son droit, il faut d abord en prendre pos session de fait.

Belle expression d'Horace (Ode». 1. !, 21-23). et qui a son reflet dans ce vers de A. Barbier, a propos de la colonne Vendôme, à Paris :

Ce bronze que jamais ne regardant les mère».

Proverbe latin signifiant que celui qui oblige promptement oblige doublement.

Aphorisme imaginé d'après un vers del'Ar/ poétique d’Horace (3Gè). où le poète dit que telle œuvre ne plaira qu'une fois, tandis que telle autre répétée dix foi» plaira toujours (llxcdecie* repetita placebit)

Agir, Se tromper boua flda.

Exclamation familière, qui exprime l'étonnement, la surprise : Bon* Deuil ! que me dites-vous la ?

Proverbe tiré d'un passage de la Bible (Ecclésiastique, XL, 20), dent le véritable texte est : Viiium et anuaira ImiiGcant cor (Le vin et lu musique réjouissent le cœur), et le texte ajoute : et plus que tout les deux, l'amour de la sagesse.

Expresiion anglaise. Se dit d'un cheval de course atteint de claudication subite : Tout cheval bruktit.éo*» est boiteux; mais tout cheval boiteux n'est pas nécessairement tirokiH.il»»».

Passage des Psaumes (avili. 2). Les mondes célestes rendent un témoignage éclatant de la sagesse et de la puissance du Créateur.

Nous sommes tous croyants quand le tonnerre gronde. C'est le débul d'une ode d'Horace (III, b, 1). Noue reconnaissons 1a puissance aux coups qu'elle frappe.

C'est-à-dire Le reste manque. Formule employée pour marquer qu’un ouvrage est incomplet. On dit aussi t'»trr» désuni (Le reste manque).

Vers de Virgile (Eglogues, IV, (9), au sujet d'un enfant illustre dont le poète annonce la naissance, et qu'on appliquo au rejeton d'une grande famille.

Expression italienne, usitée pendant la domination autrichienne pour désigner un système d'emprisonnement réservé aux condamnés politiques : Silvio l’ellico fut londamné au rsreert dnaro.— (L'augmentatif de ccttc expression est carcere duristimo.)

Mots d'Horace (O des. 1. 1 1, (t) qui aime & rappeler que la vie est courte, et qu'il faut se h&ter d'en jouir.

Seconde partie d’un vers de Virgile (Eglogues, IX, HO). Le poêle s'inspire de cette pensée que l'homme ne doit pas seulement songer au présent et n lui-mémc. mais aussi à l’avenir et aux générations futures. La Fontaino a dit (Le Vieillard et les Trois jeunes hommes) :

Mes arrière-neveux me devront ce t ombrage.

Devise de la comédie, imaginée par le poète Santcul, et donnée k l'arlequin Dominique pour qu'il la mit sur la toile de son théâtre.

Se dit d'un acte qui peut provoquer les hostilités entre deux peuples : Une insulte (aile à un ambassadeur peut être un raïus brtli. — Se dit aussi, par extension, et avec quelque ironie, d'un différend entre particuliers.

Premiers mots d’une formule qui se complète par : q*ld deVri-

■nti mpukNra raplat (afin que la république n'éprouve aucun dovitnaqe), et par laquelle le sénat romain, dans les moments de crise, invitait les consuls ix désigner un dictateur. On l'emploie au flguré : L'émeute grpnde d nus portes : ramai ronaulra!

Avertissement que donnait au triomphateur romain un esclave pincé derrière lui, pour l'empécher de s'enfler d'orgueil. Ne s'emploie gurre qu'au figure, dans le sens de déchoir, être dépossédé d'une position clevée : Vous occupes un poste élevé, eava ue raJat.

rrctrier hémistiche d'un vers que Cicéron fil k sa propre louange.en mémoire de son consulat. On rappelle cette phrase pour exprimer que le gouvernement militaire, représenté par les armes, par l'épée, doit faire place au gouvernement civil, représenté par 1a toge, ou s’incliner devant lui.

Locution Italienne, fréquemment employée.

1120 LOCUTIONS LATINES ET ÉTRANGÈRES

Cbi (ki) «a piauo, va aaao . .

[Qui va doucement , va sûrement).

Proverbe italien. Il se complète par rhl va aaao, va loataua (qui va sûrement, va loin). Racine a dit (Pliideurs, I, 1) :

Qui veut voyager loin, ménage sa monture.

Clamlile jatn rivoa, parrl i aat pr^ta Libcruist ......

Fermes tes ruisseaux, enfants; les pris ont assez bu).

Dernier vers de la troisième églogue de Virgile. On le cite ironiquement pour dire : En voilà assez ; finissonS-en.

l'ogilo, tri* •HO» .

[Je pense, donc je suis).

Constatation fondamentale de l’existence d'un sujet pensant, sur laquelle Descartes (Discours de la Méthode), après avoir révoqué en doute toutes les assertions et tous les raisonnements des philosophes, construit son propre système.

Toi tant* ..........

(A etc te chant).

Locution italienne, employée en musique.

foiumt' il i ta il cil* arle ....

( Comédie de fantaisie).

Locution italienne appliquée à an genre particulier de pièces dans lesquelles le sernacio seul était réglé; les acteurs improvisaient le dialogue.

Coiupclle lulrare . .

( Force-les d'entrer).

Paroles de VEcangile. dans la parabole du festin et des invités qui refusent d’entrer (S. Luc, XIV, 23). Dans l'application, ces mots caractérisent la violence qu’on croit pouvoir exercer sur une personne pour la forcer h faire une chose quo l’on croit avsotageuso pour elle-

Ctimpoa nul . . .

( Maître de soi-mfmt).

Dans toutes les circonstances, le sage reste eompoo sul.

Conrrdo .........

[J'accorde).

Terme de logique: La guerre est parfois un mal nécessaire, coMeodei mais on doit tout faire pour l'éviter.

fouaanaua omnium .....

[Le consentement universel).

Prouver une chose par le consens» omnium.

Conailio maauque .

[Par l'habileté et par ta main).

Devise donnée par Beaumarchais à Figaro, dans te Barbier de SéoiUe (acte 1*% se. vt).

(‘onauniaaatiim e»l .....

[Tout est consommé).

Dernières paroles de Jésus-Christ sur la croix, d'après la traduction latine de ï Evangile Jdans la Vulgate (S. Jean, XIX, 30 J. Se rappelle h propos d’ur< désastre, d'une grande douleur.

[Les contraires se guérissent par tes contraires).

méopathie : Nimili* ■iniilihns curoutur (Les semblables s* guérissent

par les semblables).

Coram populo .

[En public).

Expression d’Horace (Art poétique, 185), k propos de certains spectacles qu'un auteur draraatiaue ne doit pas mettre sous les yeux du public.

— Parler coram populo. Hautement et sans crainte.

Corpua delirti ......

[Corps du délit).

Objet qui prouve l'existence du délit, soit qu’il ait servi à le commettre, soit qu'il en soit le résultat.

Credo quia alnunlun . . . .

[Je le crois parce que c'est absurde).

Paroles inexactement rapportées de Tcrtullicn (De Carne Christi) et attribuées k tort k saint Augustin qui enseigne seulement quo le propre de la foi est de croire, sans avoir besoin de comprendre-

Cnlquo auum .

(il chacun le sien).

Aphorisme de la législation romaine : Il faut donner calque onum.

C'ojua regio, ejua religio. . .

[De tel pays, de telle religion).

Maxime latine par laquelle on Indique que l'homme est généralement de la religion qui domine dans son pays.

Cum pana aalia .

(Acre un grain de set).

Locution dans laquelle le mot sel ale sens figuré de Jovialité, enjouement, et que l'on emploie pour faire entendre que ce qu'on dit no doit pas être pris au sérieux.

Cnnrla awp'-rrllio uuiaulli. .

[Qui ébranle C univers d'un froncement de ses sourcils).

Vers d'IIorace (Odes, III, 1), k propos de Jupiter dont il exalte la suprême puissance.

Corrcal* ralamn*. .

[La plume courant).

Ecrire cnrrente ralamo. c'est-k-dire rapidement et sans beaucoup de réflexion.

Curriculum allas ......

[Carriers de la vie).

Mots latins désignant l'en semble des indications relatives k l'état civil et k la situation d'un candidat, d'un écolier, etc.

Data oltolum Drliaario . , .

[Donnez une obole à Bélisaire).

Faites l'aumfine à Bélisaire, ccst-k-dirc Tendez la main k l'homme éminent qu'a abattu la fortune. Ccstdans ce sons qu'on applique la locution latine, née d’ailleurs d une tradition fausse due k TzeUès.

K il Ttninu corvio, trial cto* aura raliimbaa ......

(La censure épargne les corbeaux, elle tourmente les colombes).

Juvénal [Satires. II, 63) met ce vers dans la bouclie de la Romaine Lai-onia, qui en fait la conclusion d'un énergique ntaidoyer en faveur de son sexe, attaqué par les stoïciens. Il sc rappelle chaque fois qu'on persécute les innocents et qu'on laisse les méchants impunis.

Patua a«a, non Œdipua

[Je suis Uavus, et non pas Œdipe).

Expression de Térence ( Andrienne , I, 2.24). Davus est le type do l'esclave dévoué mais un peu simple ; Œdipe, au contraire, est le héros subtil, qui a deviné l'énigme du Sphinx.

P« audlia . ........

(Par oui-dire).

Ne savoir une chose que é • aedlio.

LOCUTIONS LATINES ET ETRANGERES ntl

DtlMllarfi saper bo* .

( Renverser le* superbes).

MoU do Virgile ( Enéide , VI, B, 853). V. t-arcere subjbctis.

nrljfmnr siorti uns soi(rii|sr.

(Mou* somme» destiné» à la mort, non * et tout ce qui non* appartient).

Commencement d’tin ver* d’Horace (Art poétique, 62). Le poète, comparant le» langues, dont les termes sc renouvellent, aux arbres dont le* feuilles tombent périodiquement, est amené A songer aux homme», A la brièveté de leur vie et de ce qui les touche.

Derlpiainr apecle rfdi. . . .

l/ton» tomme » trompé* par l'appn retire du bien).

• Horace (Art poétique, 25) prétend ne parler que de* poète*; mai* tout le monde est dupe de la même illusion.

De coron» o do et inoomrondo .

( Ür l'avuntagcct de l'inconvénient).

Cette locution est presque cxcluslvemenl administrative : Ordonner une enquête de rowuiodo et iucouwoila sur de S travaux publics.

De rnjviM.

{Celui, celle de qui...).

Premiers mots de la locution juridique latine De ru jus succession* nqitur (Celui ou celle do la succession de qui il s'agit), et que l'on emploie par abréviation : Le* dernière* volontés du «l® rujus.

De farto .

{De fait).

On l'oppose à de jure, de droit : Pour le* légitimistes, Louis- Philippe était le roi de facto, et Uenri V le roi de jure.

De (oalibud et rolvribus hou dispntHntlnm .

{De» goAt » et de* couleur » il ue faut pat disputer).

Proverbe des scolastique* du moyen Age. qui est devenu français.

Chacun est libre de penser, d'agir comme il lui plait.

De jure. . .

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