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R. On peut employer le bois pour le drainage dela manière suivante : dans les fossés ouverts, comme il a été dit plus haut, on couche deux morceaux de bois rond, de la grosseur du bras ou de la jambe, comme, par exemple, des sapins dépouillés de leurs branches. Entre ces deux morceaux de bois, on laisse un espace libre de deux à trois pouces. Par. dessus ces deux tronçons de sapin, on en couche un troisième, ou on les recouvre d’une croûte. On continue ainsi à disposer ces morceaux de bois dans toute la longueur du fossé jusqu’au fossé principal ou collecteur, Ces fossés, ou drains, sont ensuite remplis de terre.
Q. Connaissez-vous encore une méthode de dra:nage qui peut être facilement employée en ce pays ?
R. Cette méthode consiste dans l'emploi de dosses de pins (s/abs).
Q. Comment disposez-vous ces dosses ?
R. Absolument comme les tronçons d'arbres; c'est à-dire qu'on couche au fond des fossés où drains deux dosses côte à côte, en laissant entre les deux un espace de deux à trois pouces. Ges deux dosses sont ensuite recouvertes d’une troisième ou d’une croûte.
Q. Dites quels sont les avantages qu'offre le drainage sur les fossés ouverts dans les terres fortes ou franches.
R. Ces avantages sont les suivants: 1° un terrain drainé, n'étant pas coupé par des fossés ouverts, peut être ensemencé dans toute sa longueur et largeur ; 2° l’'égouttement étant beaucoup plus parfait
avec le drainage qu'avec les fossés ouverts, il s’ensuit qu'on peut ensemencer au moins quinze Jours plus tôt au printemps et labourer plus tard à l’automne ; 39 par le drainage les terres fortes et froides deviennent plus chaudes ; 4° les opérations du labour, du hersage, du fauchage se pratiquent bien plus aisément; 9° ces travaux, une fois exécutés, n'exigent aucune réparation, et on se débarrasse une fois pour toutes de l'entretien des rigoles et des fossés, pour sa vie et celle de ses enfants.
Q. Quel est le résultat de l’expérience des pays étrangers sur la valeur du drainage ?
R. Le-résultat de cette expérience est que le drainage seul suflit pour doubler et tripler le rendement de la terre, et qu'il n’y a ordinairement que les terres trèes-légères qui peuvent s’en passer.
Q. À quelle profondeur doivent être creusées les tranchées dans lesquelles on introduit les tuyaux ou autres matériaux de drainage ?
R. A la profondeur de trois pieds et demi à quatre pieds, quand le sol le permet, et lorsqu'il est possible de trouver une décharge pour leau.
Engrais et Fumiers
Q. Qu’entend-on par engrais ?
R. On entend par engrais toutes les substances qui, introduites dans la terre, ont l’effet de l'engraisser, c’est-à-dire de lui fournir les substances dont les plantes ont besoin pour leur nourriture.
Q. Quelles sont les espèces d'engrais qu’on peut le mieux utiliser au Canada ?
R. Ces engrais sont : 19° le fumier d’étable ; 2 les engrais verts ; 3° les cendres ; 4° Ja chaux ; 5° le plâtre ; 6° les os moulus ; 7° le poisson et le varech ; 8° les eaux sales et ordures de toute espèce, les excréments humains, etc.
Fumier d'Étable
Q. Le cultivateur peut-il aisément augmenter la quantité et La valeur du fumier d'élabie ?
R. Le cultivateur peut aisément augmenter la quantité et la valeur du funuer d’étable au moyen des litières.
Q. Qu'entendez-vous par litières ?
R. On entend par litières toutes les substances qui, étendues sous les animaux où dans leur voisinage, peuvent leur servir de lit et se mèler au fumier.
Q. Quelles sont les substances le plus fréquemment employées comme litières ?
R. Les substances le plus fréquemment employées comme litières sont : Les pailles de toutes espèces, les feuilles d'arbres, les mauvaises herbes provenant des sarclages, les fougères, la sciure de bois, le tan, la terre de savane, la terre forte.
Q. Quelles sont les litières les plus économiques que l’on peut employer au Canada ? |
R. A cause de la longueur de nos hivers et de la rareté du fourrage, les litières les plus économiques