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et cette inclinaison doit être du nord au sud. On obtient cette pente ou inclinaison, en faisant le cadre ou la bâche du côté du nord un tiers plus haut que du côté du sud.
Q. A quoi sert cette penté on inclinaison du nord au sud ?
R. Elle sert à deux choses : 1° à rendre plus facile l'écoulement de l’eau des pluies et des orages; 2° à faciliter la concentration des rayons du soleil.
Q. Au-dessus du lit de fumier contenu dans lintérieur de la bâche ou du cadre de bois, que mettezvous ?
R. Au-dessus de ce fumier on met une couche de 3 pouces et demi à » pouces de bonne terre franche légère et grasse sablonneuse. Si cette terre est mélangée à du terreau, ou à de bonne terre des bois ou de savane bien pourrie, elle n’en vaut que mieux.
Q. Combien de temps après la préparation de la couche appliquez-vous cette épaisseur de terre franche ou de terreau ?
R. Quatre ou cinq jours après la préparation de la couche, c’est-à-dire, lorsque le fumier est en fermentation.
Q. Comment prépareriez-vous le fumier nécessaire pour une couche chaude en ce pays?
R. Ce fumier peut être préparé de plusieurs mauières : mais la méthode suivante est peut-être celle qui convient le mieux dans la plupart des cas. On prend trois-quarts de fumier frais de cheval, ou de mouton, et on les mêle, à la fourche, à un quart de
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fumier de vache. On laisse ce mélange chauffer ou fermenter en tas pendant une semaine, et on le mêle ou le brasse de nouveau à la fourche. Au bout de ces quinze jours, ce fumier a toutes les qualités voulues pour être mis en couche.
Q. En quel temps ces couches chaudes doivent-elles être préparées et ensemencées ?
R. Ces couches chaudes doivent être préparées et ensemencées du {5 mars au {er avril,
Q. De quelle manière se fait l'ensemencement dans ces couches ?
R. Environ 10 jours après que la couche a été préparée, c'est-à-dire, lorsqu'elle à jeté son feu et Nerdu sa grande chaleur, on trace sur cette couche, à l'aide du doigt, de petits sillons d’un demi-pouce de profondeur à peu près. On sème les graines dans ces sillons, on les recouvre d’un peu de terre, on égalise le sol de la couche, on arrose aussitôt, et on a le soin d’étiqueter chaque sillon, afin de pouvoir distinguer plus tard les plantes les unes des autres.
Q. Quelles précautions devez-vous prendre après l'ensemencement de ces couches ?
R. Ces couches doivent être arrosées ou mouillées deux ou quatre fois par semaine. Tous les jours, quand il ne gèle pas, les châssis doivent être légèrement ouverts pendant 4 ou 5 heures, de 10 heures du matin à 3 heures de l'après-midi, afin de permettre à l'air de se renouveler, et aussi afin de refroidir la couche lorsqu'il sy développe une trop grande chaleur.
Q. Quelle autre précaution faut-il prendre durant le jour ?
R. Durant le jour, lorsque le soleil est trop ardent, les châssis doivent être recouverts d’un peu de paille, ou de branches de sapins, afin d’abriter légèrement les plantes contre l’action trop vive des rayons du soleil. Au Canada, cependant, cette précaution est le plus souvent inutile.
Q. Quels soins exigent les couches chaudes durant la nuit ?
R. Durant la nuit, c’est-à-dire, aussitôt après le coucher du soleil, il faut recouvrir ces couches de paillassons ou de catalognes, afin de protéger les plants contre l’action du froid.
Repiquage
Q. Que fait-on des plants qui ont ainsi levé sur les couches chaudes ?
R. S' l’on veut obtenir les plus beaux produits possibles, et avec le moins de risque, on doit repiquer ces plants.
Q. Comment se fait ce repiquage ?
R. On enlève les plants de la couche, en avant soin de ne pas froisser les racines ou les feuilles, et on les replante dans une autre couche, ou dans une autre partie de la même couche qu'on a réservée au repiquage. Pour cela, on pratique dans cette nouvelle couche de petits trous à Paide du doigt ; ces trous doivent être à une distance d’un à deux pouces
les uns des autres. On introduit un plant dans chacun de ces trous, en le disposant de manière que ses racines ne soient pas gèuées, et on recouvre ces racines avec un peu de terre.
Q. En quel temps doit se faire ce repiquage ?
R. Ce repiquage doit se faire aussitôt que les feuilles des plants ont acquis assez de développenent pour nous permettre de distinguer les diverses espèces les unes des autres.
Q. Comment doit-on traiter les plants après le repiquage ? |
R. Immédiatement après le repiquage, il faut arroser les plants, fermer complétement les châssis recouverts de leurs paillassons ou catalognes, et ne pas les ouvrir pendant ? ou 3 jours.
Q. Que faites-vous au bout de ces 2 ou 3 jours?
R. Au bout de ces 2? ou 3 jours, on ouvre un peu les châssis, si le temps n’est pas trop froid, pour donner de l’air aux plants : cette ouverture doit se faire de bonne heure le matin ou tard lPaprès-midi ; car, de dix heures à trois heures, les châssis doivent être fermés et recouverts de leurs paillassons. Au quatrième ou cinquième jour, on enlève les paillassons, les plants ayant acquis assez de force pour supporter l’action des rayons du soleil.
Transplantation
Q. Que faites-vous finalement de ces plants repiqués ?
R. Dès que les plants ont acquis assez de force,
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et aussitôt que la température extérieure est assez chaude pour les sauver de la gelée—c'est-à-dire dans la première dizaine de juin, ordinairement—on les transplante.
Q. En quoi consiste cette transplantation ?
R. Cette transplantation consiste à déraciner avec soin ces plants repiqués, et à les mettre en place, où en plein air, c’est-à-dire sur les carrés du Jardin, dont le sol doit avoir été préparé avec tout le soin déjà indiqué.
Q. Quelles précautions doit-on prendre avant, pendant, et après cette transplantation ?
R. Quelques jours avant la transplantation — lorsque la température le permet—on doit enlever les châssis qui recouvrent les plants repiqués, afin de les habituer au contact de l'air et de la lumière. Alors on déchausse les plants à laide d’une petite truelle, avec précaution, de manière à ne pas froisser les racines; et pour cela il vaut mieux enlever une petite motte de terre avec les racines. Les plants ainsi déracinés doivent être transplantés sur les carrés de jardin à des distances qui varient de 6 pouces à 4 pieds, suivant les plants.
Q. Quels sont les végétaux et les légumes les plus usités en ce pays que l’on doit semer dans les couches chaudes ?
R. Ces légumes sont : le céleri, la chicorée frisée, le chou pommé, le chou-fleur, le chou de Siam, le chou-navet, le chou-rave, le concombre, la laitue
pommée (salade), le melon, le piment, le poireau, le radis ou petite rave de toute espèce, les HRRAFS, le tabac, etc., et toutes les fleurs.
Q. Quels sont les principaux légumes que l’on sème ordinairement en place, c’est-à-dire en plein air ou dans le jardin, sans les faire lever préalablement sur les couches chaudes ?
R. Ces légumes sont : la betterave, la carotte, le chou de Siam, le navet, le concombre, la citrouille, l'épinard, la fève du marais (gourgane), le haricot (fève), l'oignon, le poireau, le panais,etc.
Q. Donnez les noms de quelques-uns des légumes les pius utiles que l’on peut cultiver avec le plus de profit dans les jardins du Canada.
R. Ces légumes sont par ordre alphabétique : l'ail, lartichaut, l’asperge, la betterave rouge à salade, le cardon de Tours, la carotte, le céleri, le cerfeuil, la chicorée frisée, le chou pommé, le chou-fleur, le chou-navet, le chou de Siam, le chou-rave, la ciboule, la ciboulette, la citrouille, le concombre, la courge à la moëlle, le crambé maritime, le cresson alénois et de fontaine, l’échalotte de Jersey, l’'épinard de Hollande, la fève de marais, le giramon, le haricot ou petite fève, la laitue de toute espèce, le melon, l’oignon, l’oseille, le panais, le persil, le poireau, le salsifis, le pissenlit, les tomates, le tétragone ou épinards de la Nouvelle Zélande, etc.
cm CT Des animaux nuisibles aux jardins
Q. Quels sont les principaux animaux nuisibles aux jardins ?
R. Les principaux animaux nuisibles en ce pays sont 10 /e ver blanc qu’on détruit surtout à la main ; 20 la pucette ou puce de terre qui s'attaque surtout aux Choux et aux navets ; on peut protéger les jeunes plants en semant une forte couche de cendre sur les feuilles lorsqu'elles sont humides, comme le matin après la rosée, ou encore en semant quelques graines de sarrasin entre les lignes ; 3 les chenilles vertes et grises ; comme elle se tiennent cachées durant le jour, il faut leur faire la chasse durant la nuit avec une lumière et les détruire à la main; 40 les limaces qu’on détruit à l’aide d’un petit bâton pointu le soir ou le matin, car, dans le jour, elles s'enfuient sous terre ; 6oles pucerons contre lesquels on emploie avec avantage les fumigations ; ou bien encore on supprime les feuilles ou les bour-
geons d'extrémité qui en sont infectés et on les jette au feu.
Q. Quand doit-on veiller à la destruction des animaux nuisibles ?
R. Aussitôt qu’ils font leur apparition, et la nuit, de préférence, pour un grand nombre, à la lmière d’une chandelle.
Q. Connaissez-vous un autre moyen bien efficace pour la destruction des insectes et animaux nuisibles ?
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R. Oui.; ce moyen consiste à protéger les oiseaux qui font de ces insectes et animaux nuisibles leur avurriture ordinaire, et en détruisent ainsi des millions.
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