‹ Petit manuel d'anatomie descriptive, ou, Description succincte de tous les organes de l'hommeChapitre 53 sur 97 · APPAREILS DE LA VIE DE NUTRITION · texte numérisé non relu

APPAREILS DE LA VIE DE NUTRITION

Premier Ordre.

Cet appareil se compose: i". de la bouche, du pharynx et de l'œsophage , ou des organes de la mastication et de la déglutition; a", de l'estomac, des intestins grêles et des gros intestins, ou des organes de la chymification^ de la chylification et de l'excrétion des matières fécales.

Deja Bouche. ( Ôs.)

Situation. Entre les deux mâchoires;, au-dessous des fosses nasales, au-devant du pharynx. Forme. Cavité ovalaire , à laquelle on distingue six parois. Direction. Horizontale. Organisation. La bouche est tapissée par une membrane muqueuse ; ses parois sont formées par les lèvres, le voile du palais, les tonsilles, les joues, le palais et la langue.

i". Membrane muqueuse buccale. En haut, cette membrane tapisse la face postérieure de la lèvre supérieure , ou elle forrae le frein de la lèvre supérieure ^ se réfléchit sur l'arcade alvéolaire , envoie un prolongement aux ulvéoles, recouvre la voûte palatine, et passe ensuite sur le voile du palais. En bas, elle tapisse successive-

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ment la face postérieure de la lèvre inférieure , en formant son frein ; les faces antérieure et postéi'ieure du corps de l'os maxillaire inférieur, toute la surface de la langue, en formant le frein de cet organe près de la symphyse ; elle se continue plus loin avec la membrane du larynx et celle du pharynx. Sur les côtés, elle tapisse les joues, au milieu desquelles on voit le canal parotidien , forme en arrière les piliers du voile du palais, et recouvre les tonsilles.

2°. Des lèvres ( labia. ) Situation. Au-devant des deux mâchoires , distinguées en lèvres supérieure et inférieure. Forme. Ce sont deux espèces de voiles mobiles, symétriques et aplatis d'avant en arrière , séparés l'un de l'autre par une fente transversale , qui est l'ouverture antérieure de ia bouche, divisés en deux faces et un bord. Face antérieure. Convexe. Face postérieure. Concave , appliquée sur les arcades alvéolaires et dentaires, et offrant le frein de chaque lèvre. Bord. Il est libre, convexe, arrondi, rouge, couvert d'un épidémie très-prononcé. Les deux extrémités du bord d'une lèvre se réunissent avec celles du bord de l'autre lèvre , pour former les angles ou les commissures des lèvres. Organisation. Les lèvres sont composées : i°. par nne couche dermoïde, fine et délicate, adhérente aux parties sous-jacentes par un tissu cellulaire qui ne contient presque point de graisse, recouverte chez l'adulte d'une plus ou moins grande quantité de poils , qui font partie de la barbe ; 2°. par une couche musculaire , qui a été décrite plus haut ; 3". enfin, par une coache muqueuse, remarquable par sa rougeur et son épiderme qui est très-marqué, appliquée sur des follicules mucipares très - nombreux , appelés glandes labiales , dont les canaux excréteurs s'ouvrent à la face postérieure des lèvres. Les artères des lèvres tiennent de la carotide externe; leurs veines se jettent

DE LA BODCHE. 349

dans la jugulaire ; leurs nerfs sont fournis par les sousorbitaires , les mentonniers et les faciaux.

5°. Du voile du palais. Situation. Sur le bord postérieur de la voûte palatine , entre la bouche et le pharynx , qu'il sépare. Forme. Celle d'une espèce de cloison mobile , molle , large , quadrilatère , divisée en deux faces et deux bords. Face antérieure. Offrant à sa partie moyenne une petite saillie. Face postérieure. Lisse et plane. Bord Supérieur. Fixé à la voûte palatine. Bord inférieur. Libre , flottant au-dessus de la base de la langue ; présentant à sa partie moyenne un appendice conique , plus ou moins long, appelé la luette (uvula) , et offrant à ses extrémités les piliers du voile du palais, distingués en antérieur et et postérieur, dirigés, le premier obliquement en devant, le second verticalement; séparés par un intervalle triangulaire qui loge les tonsilles. Au dessous du voile est l'ouverture postérieure de la bouche, qui est quadrilatère , bornée par la langue , le voile et ses piliers et la voûte palatine.

Organisation. Le voil« du palais est formé : x^. par une couche muqueuse, qui forme une dupiicature dans laquelle est contenue la couche musculaire, se continue avec la membrane de la bouche et celle des fosses nasales , et se compose de deux feuillets , dont l'antérieur, moins rouge, recouvre une multitude de follicules muqueux , très-serrés , jaunâtres et arrondis ; 2°. par une couche musculaire , dont les muscles ont été décrits. Les artères du voile viennent de la carotide externe ; ses veines vont à la jugulaire interne ; ses nerfs sont fournig par le ganglion de Meckel et par le glosso-pharyngien.

5°. Des tonsilles ou amygdales (tonsillae sive amygdalae). Situation. Entre les piliers du voile du palais, dans un enfoncement particulier. Forme. Celle d'un ovoïde dont la grosse extrémité est tournée en haut , et la petite en

bas. Face externe. Adhérente au muscle consti^icteur su périeur du pharynx. Face Interne. Libre, saillante, formant les côtés de risthme du gosier. Côté antérieur. Appliqué contre le muscle glosso-staphylin. Côté postérieur. En contact avec le pharyngo-staphylin. Organisation. Les tonsilles , d'une couleur grisâtre , divisées en plusieurs lobes , forroées par un tissu d'apparence pulpeuse comme celui des follicules mucipares de la langue , présentent intérieurement des cellules qui s'ouvrent sur leur face interne par des orifices excréteurs assez larges. Les artères des tonsilles xàennent de la carotide externe, et ses nerfs du lingual et du glosso-pharyngien.

4°. Des joues (genœ). Ce sont les parois latérales de la bouche. Forme. Aplaties transversalement , larges , quadrilatères. Face externe. Convexe ou concave , suivant le degré d'embonpoint. Face interne. Contiguë aux dents et aux gencives ; offrant , vis-à-vis l'intervalle de la seconde et de la troisième dent molaire supérieure , l'orifice du conduit salivaire de Sténon, et çà et là un grand nombre d'orifices des glandes buccales. Organisation. 1». Couche dermoïde. Très-fine, couverte en partie de barbe chez l'adulte , appliquée svir un paquet graisseux. 2". Couche musculaire. Formée par des muscles déjà décrits. 3". Couche muqueuse. Plus mince que dans les autres parties de la bouche , recouvrant un grand nombre de glandes buccales , et , tout-à-fait en arrière , deux petits corps formés par l'agglomération de glandes muqueuses , et désignés sous le nom de glandes molaires , lesquelles ont leur orifice excréteur vis-à-vis la dernière dent molaire. Les artères des joues viennent de la carotide externe , et ses nerfs des maxillaires supérieur et inférieur et du facial , etc.

5°. Du palais (palatum, fornix palati). C'est la paroi supérieure de la beuche. Forme. Espèce de voûte para-

DE LA BOCCHE. .>5l

baliquc, un peu plus longue que large , horizontale, un peu concave, immobile, traversée d'avant en arrière, à sa partie moyenne , par une ligna blanchâtre légèrement enfoncée , terminée en devant entre les deux dents incisives moyennes par un tubercule peu saillant. Organisation. 1°. Portion osseuse. Formée par les os maxillaires supérieurs et palatiivs décrits plus haut. 2°. Membrane muqueuse. Plus dense , plus épaisse et moins rouge que sur les autres parties de la bouche ; oifrant en devant des rugosités transversales, lisse dans le reste de son étendue; parsemée de trous qui sont les orifices excréteurs des follicules muqueux qui sont situés sous elle ; continue en devant et sur les côtés avec les gencives. Celles-ci sont formées par un tissu rougeâtrc , ferme et résistant , qui couvre les deux côtés de chaque arcade alvéolaire , et remplit exactement les intervalles qui restent entre les dents. Les artères du palais et des gencives sont fournies par la carotide externe , et leurs nerfs par les maxillaires, le facial , etc.

60. De la langue. Elle a été décrite avec les organes des sens.

Du Pharynx ou arrière-bouche. ( Pharynx. )

Situation. Derrière les fosses nasales , la bouche et le larynx, devant la colonne vertébrale, au-dessous de la base du crâne , au-dessus de l'œsophage , entre les artères carotides primitives et internes , les veines jugulaires internes et les nerfs pneunio-gastriques. Forme. Celle d'un canal muscalo- membraneux, symétrique, plus large à sa partie moyenne qu'à ses extrémités , manquant de paroi en devant. Sa surface interne présente : 1°. une paroi postérieure , assez large et concave ; a", une partie antérieure^ où l'on voit l'ouverture posté-

352 APPABKIL DIGESTIF.

rieure des narines , la face postérieure du voile du palais, Touverture gutturale de la bouche , la base de la langue , l'épiglotte , l'entrée du larynx et la face postérieure de cet organe; 3°. deux parois latérales , étroites, dont la partie supérieure offre l'ouverture de la trompe d'Eus tachi ; 4°» une partie supérieure j qui répond à l'apophyse basilaire de l'occipital ; 5°. enfin, une partie inférieure , qui se contiaue avec l'œsophage. Organisation, i". Couche musculeuse. Formée par des muscles décrits plus haut. 2°. Membrane muqueuse. Elle se continue en haut avec la membrane pituitaire , au milieu avec celle de la bouche, en bas avec celle du larynx et de l'œsophage , et sur les côtés avec celle des trompes d'Eustachi, et tapisse toute la cavité du pharynx. Cette membrane, d'an rouge assez marqué, est plus épaisse en haut qu'en bas,, et recour verte d'un épiderme très-mince. Le pharynx reçoit deux artères de la carotide externe, et ses nerfs, des glosso-phalyngiens, pneumo-gastriques, et des ganglions cervicaux.

De l'Œsophage. (Gula, œsophagus. )

Situation. A la partie antérieure et inférieure du cou -. et à la partie postérieure et moyenne de la poitrine. Etendue. Depuis la partie inférieure du pharynx jusqu'à l'orifice supérieur de l'estomac. Forme. C'est un canal musculo-membraneux , cylindroïde , légèrement comprimé d'avant en arrière. Direction. Vertical, offrant quelques légères inflexions. Rapports, i». au cou^ en devant , avec le larynx , le lobe gauche du corps thyroïde , les vaisseaux thyroïdiens inférieurs gauches , et le muscle sterno-thyroïdien ; en arrière, avec le ligament vertébral commun antérieur et le muscle long du cou gauche ; sur les côtés , avec les artères carotides primitives et les veines |u^laires internes î^ et à droite avec la trachée-artère -j

DE l'estomac. 355

2». dans la poitrine , en devant un peu arec la trachée- ' artère , ensuite avec la bronche gauche , la base du cœur , la partie postérieure du péricarpe ; en arrière avec la colonne vertébrale , la courbure de la veine azygos , le canal thoracique , et inférieurement avec l'aorte ; sur les côtés , avec les poumons et l'aorte à gauche. Surface externe. Lisse, rougeâtre en haut , blanchâtre en bas, offrant des stries longitudinales. Surface interne. Lisse , blanchâtre et plissée.

Organisation, i". Couche musculeuse. Elle est épaisse et composée de deux plans de fibres , l'un externe et l'autre interne. Les fibres du premier sont longitudinales , divergentes ^ et écartées près de l'estomac , où elles se continuent avec celles de cet organe. Les fibres du plan interne sont transversales et annulaires, souvent interrompues dans les cercles qu'elles forment; elles cessent à l'estomac ; 1°. Membrane muqueuse. Molle, blanchâtre, assez mince j continue en haut avec celle du pharynx et en bas avec celle de l'estomac , offrant des plis longitudinaux plus ou moins nombreux, recouvrant un petit nombre de follicules muqueux. Les artères de l'œsophage viennent de la carotide externe et de l'aorte; ses nerfs sont fournis par les plexus pharyngien et pulmonaire, le* nerfs cardiaques, les pneumo-gastriques, etc.

De l'Estomac. (Ventriculus.)

Situation. A la partie supérieure de l'abdomen , dans l'épigastre et une portion de Thypochondre gauche, au« dessous du diaphragme , au-dessus de l'arc du colon et du méso-colon transverse , entre le foie et la rate. Forme. C'est un réservoir musculo-membraneux, conoïde, allongé , recourbé de d«vant en arrière et de haut en bas sui-

vant sa longueur, légèrement aplati sur ses deux faces, se continuant en haut avec l'œsophage , en bas avec le duodénum. Direction. Presque transversal, un peu oblique, en bas, à droite et en avant. On distingue à Testomac deux surfaces, deux bords ou courbures, et deux extrémités qui offrent chacune une ouverture.

1°. Surface extérieure. Face antérieure. Convexe, tournée un peu en haut , en rapport de gauche à droite avec les fausses côtes, le diaphragme et le lobe gauche du foie. Face postérieure. Aplatie , dirigée un peu en bas , cachée dans l'arrière cavité des épiploons , correspondant au méso-colon transverse. Bord antérieur, ou grande courbure de l'estomac. Convexe, formé par la réunion des deux faces, étendu d'un orifice de l'estomac à l'autre , en rapport avec le méso-colon transverse et l'arc du colon, logé dans un écartement des lames du grand épiploon. Ce bord forme à droite une espèce de coude , appelé/)e*/f cul-de-sac, et à gauche, une saillie considérable, novnvaéb tubérosité , on grand cul-de-sac (extrémité splènique, Gh.), placée dans Thypocondre et unie à la rate par les vaisseaux courts. Bord postérieur , ou petite courbure de l'estomac. Concave, répondant à l'aorle, à la grande scissure et au lobule du foie , placée entre les deux lames de l'épiploon gastro-hépatique.

2°. Surface intérieure. Lisse, veloutée, d'un blanc un peu rougeâtre , enduite de mucosités, offrant des rides plus ou moins nombreuses, présentant deux ouvertures, l'une gauche et l'autre droite. Cardia ou orifice gauche. Placé à ia réunion des deux tiers droits et du tiers gauche de l'estomac , au-dessous du diaphragme, recevant la terminaison de l'œsophage. Pylore, ou orifice droit. Situé dans l'épigastre, plus bas que le cardia, au-dessous du foie , au devant et au-dessus du pancréas , près du col de la vésicule biliaire, faisant communiquer l'estomac avec

DE L'iSTOBIAC- ilS-S

le duodénum, présentant une sorte de bourrelet infundibuliforme, appelé valvule pytoriquc.

Organisation. L'estomac est composé par trois membranes ou tuniques, une séreuse, une musculeuse et l'autre muqueuse , et par des vaisseaux et des nerfs ;

1°. Tunique séreuse. Formée par le péritoine, n'existant point le long des courbures lorsque l'estomac est vide ; lisse , blancbe , transparente , unie à la tunique musculeuse par un tissu cellulaire assez lâcbe, excepté à la partie moyenne des faces.

2°. Tunique musculeuse. Assez mince, unie en dedans à la membrane muqueuse par un tissu cellulaire serré ; formée par des faisceaux de fibres blanchâtres , molles , lesquelles sont de trois espèces. Celles de la première espèce sont longitudinales et superficielles, se continuent avec celles de l'œsophage , et suivent les deux courbures sous la forme de faisceaux ; quelques-unes d'elles se portent sur les deux faces de l'estomac. Celles de la deuxième espèce sont circulaires , plus nombreuses au milieu de l'estomac qu'à ses extrémités , parallèles entre elles ; elles ne fout pas entièrement le tour de l'organe. Enfin celles de la troisième espèce sont obliques, et se répandent les unes du cète gauche du cardia , sur les deux faces de l'estomac, et les autres du côté droit du même orifice, sur le grand cul-de-sac.

o". Tunique muqueuse. Fougueuse, molle,d'un bîancrougeâtre , et d'apparence légèrement marbrée ; couverte de villosités, enduite d'un fluide visqueux, offrant des rides plus ou moins nombreuses. On voit entre cette tunique et la précédente , le long des courbures, des follicules muqueux {Glandes de Brunnér), très-ténus, ouverts dans l'estomac par de petits orifices. L'extrémité la plus étroite du pylore présente la valvule pylorique , boun-elet circulaire , aplati, répondant a-jx cavités gas-

trique et duodénale par ses deux faces, ayant uùû petite circonférence mince et flottante ^ et une grande circonférence, que constitue un anneau fibreux blanc et solide, formé par un repli des tuniques muqueuse et musculeuse. Les artères de l'estomac viennent de la coronaire stomachique , des deux gastro-épiploïques , de la pylorique et de la splénique. Ses veines se terminentà la veine-porte; ses vaisseaux lymphatiques vont- aux ganglions placés le long des courbures; ses nerfs viennent des pneumogastriques et du plexus cœliaque.

Des Intestins grêles.

Les intestins grêles commencent à l'estomac et se ter^ minent au cœcum. On les divise en trois parties; savoir, le duodénum, le jéjunum et l'iléon.

Du Duodénum. (Ventriculus succenturiatus. SœMw. )

Situation. A la partie moyenne et profonde de l'abdomen, caché par le méso-colon transverse et l'estomac. Forme. Allongé, plus vaste que les autres parties des intestins grêles ; succédant en haut à l'estomac , se continuant en bas avec les intestins. Direction. Sous ce rapport, on divise le duodénum en trois portions : la première , horizontale , se termine près du col de la vésicule biliaire ; la deuxième , verticale, descend jusqu'à la troisième vertèbre des lombes ; la dernière , transversale , se porte à gauche, au-devant de la colonne vertébrale. Rapports. En haut, avec le foie et le col de la vésicule biliaire ; en bas , avec le feuillet inférieur du méso-colon transverse; en devant, avec le feuillet supérieur de ce vepli , l'estomac et l'extrémité droite de l'arc du colon -^ en arrière, avec les parties antérieure et latérale droitH;

DU JKJOi\UM KT DE I. ILjio?(. OOJ

de la colonne vertébrale , le rein droit, la reine cave in- Jerieure , l'aorte et le pilier droit du diaphragme. Surface extérieure. Elle a , avec les parties voisines, les rapports indiqués. Surface intérieure. De nature muqueuse , elle présente les valvules connivenies , ou replis circulaires, rapprochés les uns des autres, d'une longueur variée; la plupart parallèles entre eux, ne formant point des cercles entiers. A la réunion des deux dernières portions de l'intestin , on aperçoit un petit tubercule percé des orifices isolés ou réunis des conduits cholédoque et pancréatique.

Organisation. i°. Tunique séreuse. Elle n'existe que dans une petite étendue , et seulement en devant. 2°. Tunique musculeuse. Formée par des fibres transversales on circulaires. 5". Tunique muqueuse. D'un blanc rougeâtre , molle , villeuse , formant les valvules cOTiniventes par ses replis , offrant les orifices excréteurs des follicules muqueux. Les artères du duodénum viennent de la mésentérique supérieure , de la pylorique , des gastro-épiploïques , etc. ; ses nerfs , des plexus solaires.

Du Jéjunum et de l'iléon, ou de l'Intestin grêle proprement dit. ( intestinum tenue.)

Situation. Dans l'ombilic , l'hypogastre , une partie des flancs, des régions iliaques et de l'excavation du bassin. Forme. C'est un long canal, qui fait suite au duodénum et se termine au cœcum , présente une multitude de plis et de replis sur lui-même, auxquels on donne le nom de circonvolutions , et forme , par le rapprochement de ses parties , un paquet qui offre une courbure générale, dont la convexité est antérieure, libre et flottante , et la concavité postérieure et adhérente au mésentère. Lo7igueur. A-peu-près quatre oh

358 APPAKEIL DIGESTIF,

cinq fois celle du corps. Rapports. En devant , avec le grand épiploon et la paroi antérieure de l'abdomen ; en arrière, avec la colonne vertébrale ; autour de sa circonférence, avec le gros intestin. Surface extérieure. Lisse, ayant les rapports indiqués. Surface intérieure. Semblable à celle du duodénum ; ses valvules conniventes , ti'ès-nombreuses, diminuent progressivement de haut en bas.

Organisation. i°. Tani^ue «ercu^e. Elle recouvre toute la surface de l'intestin grêle, excepté en arrière où le péritoine, en s'adossant contre lui-même pour former le mésentère, laisse un espace triangulaire. 2°. Tunique musculeuse. Unie au péritoine en dehors, et à la membrane muqueuse en dedans , formée par des fibres pâles, dont les unes sont superficielles, peu nombreuses et longitudinales , et les autres profondes , plus prononcées et transversales. 7)°. Tunique muqueuse. Plus épaisse que celle de l'estomac, formant les valvules conniventes, offrant des villosités très-nombreuses et très-apparentes , et un grand nombre de follicules muqueux {glandes de Payer), qui font une légère saillie dans l'intestin. Les artères de l'intestin grêle viennent de la mésentérique supérieure ; ses veines vont à la veine-porte ; ses nerfs naissent du plexus mésentérique supérieur.

Des gros Intestins. ( Intestina crassa. )

Les gros intestins sont divisés en cœcum , colon et j

rectum. J

Du Cœcum. t

Situation. Dans la fosse iliaque droite. Forme. Irrégu- | lièrement triangulaire , bosselé , trois fois plus volumi- 'A neux que l'intestin grêle , long de trois ou quatre tra-

DO COECUM. OOg

vers de doigt, continu avec Tiléon et avec le colon. Rapports. En avant, avec les parois de l'abdomen; en arrière, avec les muscles psoas et iliaque du côté droit; en dedans, avec l'intestin grêle. Surface extérieure. Elle offre trois saillies assez volumineuses , inégalement bosselées, séparées par trois enfoncemens longitudinaux, un antérieur et deux postérieurs. Elle présente plusieurs appendices, formés par des replis du péritoine et remplis de graisse; et en bas, à gauche et en avant, un autre appendice, appelé appendice vermi forme ou cœcal, cylindrique , fluxueux , de la grosseur d'un tuyau de plume à écrire , de deux à quatre pouces de longueur; ayant une cavité qui communique avec celle de coecum. Surface intérieure. Elle offre trois saillies longitudinales et des enfioncèmens placés dans leur intervalle et séparés les uns des autres par des replis transverses. En bas et en arrière, on voit l'ouverture de l'appendice vermiform.e; et à gauche , celle de l'iléon, garnie d'une valvule appelée iléo-cœcale , ou de Bauhin. Celle-ci est elliptique , transversale , divisée par une fente en deux lèvres , réunies par leurs extrémités , adhérentes par leur bord convexe, et flottant dans le cœcum parleur bord concave.

Organisation. i«. Tunique séreuse. Elle enveloppe entièrement l'intestin, excepté supérieurement, où elle manque sur une petite partie de cet organe. 2°. Tunique musculeuse. Elle est composée de fibres circulaires, semblables à celles de l'intestin grêle , et de fibres longitudinales , qui forment trois bandelettes distinctes moins longues que le cœcum , et occupent les gouttières longitudinales de sa face externe. 3°. Tunique muqueuse. Elle offre peu de villosités, presque point de valvules conniventes , et un assez grand nombre de follicules muqueux. La valvule iléo-cœcale est formée par la tu-<^

o6o APPAnlIL DIGESTIF.

nique muqueuse, repliée sur elle-même. Sa lèrre inférieure contient un plan de fibres charnues. L'appendice « vermiforme a la même structure que le cœcum.

Du Colon.

Situation. Le long de la circonférence de Tabdomen, depuis la région iliaque droite, jusqu'à la gauche. Forme. Il décz'it un cercle autour de Tabdomen , et présente , dans toute son étendue, des bosselures interrompues par trois bandelettes charnues, longitudinales et enfoncées, de même qu'un grand nombre d'appendices adipeux formés par des replis du péritoine; à l'intérieur, il est semblable au cœcum. On le divise, suivant la situation qu'il occupe , en quatre portions :

1°. Colon lombaire droit. Etendu depuis le coecum jusqu'au rebord des fausses côtes correspondantes. Rapports. En devant , avec le péritoine et l'intestin grêle ; en arrière , avec le muscle carré des lombes et le rein di'oit ; en dedans, avec le feuillet inférieur du mésocôlon transverse et le feuillet droit du mésentère; en dehors , avec les parois abdominales.

2°. Colon transverse, ou arc du colon. Etendu d'une hypochondre à l'autre ; situé à la partie inférieure et antérieure de la région épigastrique , au-dessous de l'estomac , au-dessus de l'intestin grêle , au-devant du mésocolon transverse. Face supérieure. En rapport avec le foie et le bord antérieur de l'estomac , et à gauche avec la rate. Face inférieure. Appliquée sur l'intestin grêle. Bord antérieur. Uni au grand épiploon. Bord postérieur. Embrassé par le méso-colon transverse.

3°. Colon lombaire gauche. Entièrement semblable au droit.

4°. Colon iliaque. Situation. Dans la fosse iliaque gau-

DC KECTKM. 36 l

«jhe. Forme. Celle d'un S italique. Uap^ports. En devant, avec l'intestin grêle ; en arrière , avec les muscles psoas et iliaque -, les vaisseaux spermatiques et l'urètre. Il est fixé en arrière et en haut f)ar un repli du péritoine, appelé méso-colon iliaque.

Organisation du colon, i". Tunique séreuse. Formée par le péritoine , qui , après avoir recouvert l'intestin , le fixe aux parties voisines par deux grands replis, qui sont le méso-colon transverse et le méso-colon iliaque. u.°. Tuniques musculeuse et muqueuse. Semblables à celles du cœcum. Les artères du cœcum et du colon viennent des mésentériques; leurs veines s'ouvrent dans la veineporte; leurs nerfs sont fournis par les plexus mésentériques.

Du Rectum.

Situation. A la partie postérieure du bassin, deptiis le côté gauche de l'articulation sacro-vertébrale , jusqu'au coccyx. Forme. Cylindrique , un peu renflé à sa partie inférieure, légèrement concave en devant, dirigé presque verticalement. Rapports. Chez l'homme, en devant et en bas, avec le bas-fond de la vessie, la prostate , les vésicules séminales ; en devant et en haut , avec la vessie ; chez la femme, en devant et en bas, avec le vagin; en devant et en haut , avec l'utérus; en arrière, chez les deux sexes, avec le sacrum et le coccyx , auxquels il est fixé par un repli du péritoine, appelé m.cso -rectum; sur les côtés , avec du tissu cellulaire adipeux et les muscles releveurs de l'anus. Surface extérieure. Lisse, blanche, polie , offrant des stries verticales et parallèles. Surface intérieure. Lisse en haut, présentant inférieurement des rides longitudinales et parallèles , entre lesquelles on voit des replis semi-lunaires et membraneux , qui forment des espèces de lacunes , dont le fond est étroit et

.''>62 APPAKKU, D]GY.Mil .

tourné en bas. Extrémité, su pédicure. (]onliuue avec le colon iliaque. Extrémité inpTleiire. Terminée par un orifice étroit, arrondi et plissé, qu'on appelle anus.

Organisation. i°. Tunique .séreuse. Elle n'existe point à la partie inférieure du lectuin, 2". Tunique musculeuse. Analogue à celle de Tnesophage , assez épaisse , formée par deux espèces de fibres : les unes , superficielles et longitudinales, sont très-abondantes dans les deux tiers supérieurs de l'intestin; les autres, profondes et circulaires, existent presque seules dans son tiers inférieur. 3°. Tunique muqueuse. Semblable à celles des autres parties du tube digestif, formant les rides et les replis que présente la facs interne de Tiniestin, offrant les orifices de follicules muqueux. Les artères du rectum viennent de la mésentérique inférieure, de l'hypogastrique et de la honteuse interne ; ses nerfs sont fournis par les plexus sciatique et livpogastri^iue.

Du Péritoine. ( Peritonreum. )

Le péritoine est une membrane séreuse, mince, transparente , très-étendue, nyant la forme d'un sac sans ouverture, qui tapisse la surface interne des parois de l'abdoînen , recouvre la j-iupart des oz^ganes que celui-ci renferme, sans en contenir aucun dans sa propre cavité, t't forme différens replis, destinés à les maintenir dans leurs rapports naturels.

Pour rendre plus facile l'étude de son trajet d?.n=: l'abdomen, on divise ce! te cavité en trois régions ou zones, une supérieure ou cpigasirique , une moyenne ou om.biUcale , et l'autre inférieure ou hypogaslrlque. Ces régions sont séparées entre elles par deux lignes, dont une passe sur le bord inférieur de la douzième côte de chaque côté, et dont l'autre s'étend entre les deux

DU pÉKiruir-K. o*j >

cifclts iliaques. Chaciiuc du ces trois légions est partagée en trois autres par deux lignes qu'on supj>ose Jestf'endre verticalement de la partie intérieure du tliorax aux épines iliaques antérieures et supérieures. La région moyenne de la zone supérieure porte le nom à'épigostrc , et ses régions latérales c^Xm à' hypochondrcs. La région moyenne de la zùnelii' yenne s'appelle ombilic , et ses régions latérales flancs ou côtés; enfin, on nomme liypogastre la région moyenne de la zone inférieure, et fossts iliaques , ses régions latérales. Le péritoine est partagé en trois portions, qui correspondent à ces trois grandes régions. 1°. Portion ombilicale. Elle part de la^ ligne blanche, recouvre à droite et à gauche les muscles de l'abdomen , passe sur le colon, autour duquel elle forme un repli, appelé méso-colon lombaire., au-devant des reins, dont elle est séparée par une couche de tissu cellulaire; elie s'avance ensuite , de chaque côté, vers la colonne vertébrale ,^ en recouvrant les uretères, les vaisseaux spermatiques et rénaux, la veine-cave et l'aorte , et se reliéchit d'arrière en avant en s'adossant contre elle-même pour former le mésentère, vaste repli, fixé en arrière par son bord étroit à la colonne vertébrale, et en avant, par sou grand bord , à toute l'étendue de l'intestin grêle , formé par deux feuillets , entre lesquels se trouve un grand nombre de vaisseaux lymphatiques et sanguins, de ganglions et de nerfs.

2°. Portion hypogaslrique. Elle descend sur la ligne médiane, sur l'ouraque et les artères ombilicales, en formant trois replis assez saillans , recouvre la face postérieure des muscles droits, et pluâ haa, le sommet et la région postérieure de la vessie. Le péritoine tapisse ensuite, chez l'homme, la base des vésicules séminales et le rectum, en formant deux replis, appelés ligamcns posiérieurs de la vessie : et deirière 1« rectum , un autre

05| APPAKEII, DIGESTIF.

repli, nommé méso-rectum. Chez la femme, il se poiîr de la vessie sur le vagin et du vagin sur l'utérus, don! il revêt les laces antérieure et postérieure et le bord supérieur, et forme, en se prolongeant de chaque côté, deux replis qui portent le nom de ll^'amens larges; ii se comporte ensuite de la même manière dans' les deux; sexes, remonte au-devant de l'articulation sacro-vertébrale pour se réunir à la portion oinbilicale. Sur les côtés de la ligne médiane , le péritoine descend des parois abdominales dans chaque fosse iliaque qu'elle tapisse, et forme autour de l'S du colon et du cœcum deux replis, qui sont, à droite le méso-cœcum^ et à gauche le méso-colon iliaque. Derrière l'arcade crurale il forme deux enfoncemens, nommés fosses inguinales.

3". Portion épigasirique. Très-compliquée et disposée d'une manière diiiérente à gauche, à droite et au milieu. A gauche^ le péritoine recouvre la face inférieure du diaphragme , la partie postérieure des vaisseaux spléniques, la moitié postérieure delà face interne de la rate , sa face externe, sa circonférence, la moitié antérieure de sa face interne , la partie antérieure des vaisseaux spléniques, d'où il se porte à la tubérosité de l'estomac et se continue avec le feuillet antérieur du grand épi- ])loon. Les feuillets qui unissent la rate à l'eslomac portent le nom d'^épiploon gastro-splénique.

Au milieu, le péritoine passe du diaphragme sur la face antérieure de l'estomac, ensuite au-devant des vaisseaux gastro-épiploïques; il descend alors jusqu'à la partie inférieure de l'abdomen , se réfléchit de bas en haut jusqu'au bord convexe du colon transverse , en formant ainsi deux des lames du grand épiploon. Après avoir rpcouvert la face inférieure du colon , il se porte en arrière , vers la colonne vertébrale , pour former le feuillet inférieur du méso-colon transverse.

lic pÉaiToisB. 565

A dro'Ue , il se réfléchit du diaphragme sur le bord postérieur du foie, forme un repli, qu'on appelle son ligament coronaire ; tapisse sa face supérieure en donnant naissance à un autre repli triangulaire et vertical , qui la divise en deux parties inégales et qu'on nomme le ligamtnt suspense ur du foie; celui-ci se continue avec la faux de la veine ombilicale, repli qui contient cette veine dans son épaisseur. Plus bas , le péritoine tapisse d'un côté la face concave du grand lobe du foie et la vésicule biliaire, et forme , tout-à-fait à droite , un repli , nommé ligament latéral droit du foie; de l'autre côté , il recouvre la face inférieure de son lobe moyen , forme près de son bord postérieur le ligament triangulaire gauche, et en se portant sur la face antérieure de l'estomac, le feuillet antérieur de l'épiploon gastro-hépatique.

Au-dessous du col de la vésicule biliaire , le péritoine s'enfonce dans une ouverture triangulaire, appelée /i/fl/ «5 £/.3 TVinslow , s'adosse contre lui-même , descend sur la face postérieure de l'estomac ,iiensuite derrière les vaisseaux gastro-épiploïqueSi et parvient à la partie inférieure de l'abdomen avec la première lame du grand épiploon. Il remonte ensuite jusqu'au bord convexe de l'arc du colon , recouvre sa face supérieure , forme le feuillet supérieur du méso-colon transverse et vient sortir par l'hiatus de Winslow. Dans ce trajet, cette portion du péritoine forme les pcrois d'une cavité appelée arrière cavité des èpiptoons et termine le grand épiploon, vaste repli, libre et flottant, quadrilatère, fixé par sa base au bord antérieur de l'estomac et à l'arc du colon , formé de deux feuillets , qui sont composés chacun de deux lames , une superficielle et l'autje profonde.

Face interne du péritoine. Lisse, très-polie, sans cesse humectée par une sérosité ténue , en contact avec elîemôme. Facecxlcrnc. Adhérente à la plupart des organes

'>66 APPAREIL BESPIRAXOIKE.

de l'abdomen d'une manière plus ou moins intime, appliquée contre elle-même dans plusieurs endroits.

Organisation. Semblable à ^:elle de toutes les membranes séreuses.

Deuxième Ordre.

Les poumons sont les seuls organes dont il se compose. DES POUMONS.

( Pulmones. )

§. i^''. Conformation générale. Situation. Ils sont renfermés dans les deux cavités delà poitrine, séparés l'un de l'autre par le médiasMn et le cœur, et distingués en droit et en gauche. Volume. Il est exactement le même que la capacité des cavités thoraciques ; celui du poumon droit est un peu plus grand que celui du gauche. Pesanteur spécifique. Les poumons sont plus légers que les autres organes et surnagent à la surface de l'eau: leur poids est en général, à celui du corps , comme un esta vingt-huit ou trente-cinq. Couleur. Elle est d'un fauve pâle , "tirant sur le blanc ou le gris , interrompue par de petites taches bleuâtres, noires ou brunes, irrégulièrement disséminées et plus ou moins multipliées. Densité. Les poumons sont mous, très-flexibles, élastiques et crépitans. Figure. Celle d'un conôïde très-irréguiier , aplati en dedans, ayant sa base on bas et son sommet eu haut. On dislingue à chaque poumon deux laces, deux bords, une base et un soinmet.

DliS POtjWOJIS. o6j

Face externe. Elle est lisse, polie, liumtclée par un fluide séreux, convexe dans toute son étendue , surtout en arrière , presque plane en devant , libre et en contact avec les parois de la poitrine. Sur le poumon gauche , elle présente une scissure très-prolbnde , dirigée obliquement en bas ,du bord postérieure l'antérieur, et divisant le poumon en deux lobes , un supérieur et antérieur plus petit, et l'autre inféiieur et postérieur plus grand. Une fente semblable divise le poumon droit en deux lobes : le lobe supérieur est partagé en deux portions par une rainure secondaire , dirigée obliquement en bas et en dehors.

Face interne. Plane ou légèrement concave, contiguc au médiastin en devant, et en arrière à la colonne ver, tébrale, recevant l'insertion des bronches et des vaisseaux pulmonaires vers le milieu de sa hauteur.

Bord antérieur. Mince , tranchant , plus ou moins inégal , échancré du côté gauche eeulement pour recevoir la pointe du cœur. Bord postérieur. Epais , arrondi , vertical , logé dans les gouttières qui sont placées sur les côtés dsla colonne vertébrale.

Base. Légèrement concave, un peu oblique en bas et en dehors , appuyée sur la face supérieure du diaphragme. Sommet. Etroit, obtus, arrondi, situé au niveau de la première côte.

§. 2. Organisation. Les poumons sont recouverts à l'extérieur par les plèvres et formés par un assemblage des innombrables ramifications des bronches, de l'artère et des veines pulmonaires , réunies entre elles par du tissu cellulaire et parsemées de vaisseaux lymphatiqucset de nerfs.

APPAREir, BESPIKATOIRE,

Des Pleures. ( Plcurse. )

Les plèvres sont deux membranes séreuses , miûces , Iransparentos , ayant la l'orme d'nn sac sans ouverture. Trajet. Elles tapissent la face interne des côtes, de leurs cartilages, des muscles intercostaux et la face supéi^ieure du diaphragme de chaque cavité pectorale ; elles se por- • tent ensuite sur les parties latérales du corps des vertèbres , s'avancent et se rapprochent l'une de l'autre en laissant entre elles un espace triangulaire et étroit , appelé mêdiastin postérieur , dans lequel sont loa es l'artère aorte, l'œsophage, la veine azygos , le canal tlioracique, la partie inférirure de la trachée-artère , l'origine des bronches et un grand nombre de ganglions lymphatiques. Plus loin, les plèvres recouvrent les côtés du péricarde dans une petite étendue, et se portent sur la partie postérieure des vaisseaux pulmonaires et des poi>mons. Alors elles tapissent successivement le bord postérieur de ces organes, leur face convexe, leur bord antérieur, leur face plane et la partie antérieure des vaisseaux pulmonaires. Elles recouvrent ensuite le reste des côtés du péricarde , au-devant duquel elles sont rapprochées. Elles s'éloignent alors de nouveau et gagnent la face postérieure du sternum , en interceptant un espace , nommé mèdiaslin antérieur , lequel représente une espèce ^'^'-^ et loge le thymus supérieurement. I|

Surface exlernedes plèvres. Adhérente assrz solidement aux parois pectorales, et d'une manière beaucoup plus intime à la surface des poumon^. Surface interne. Lisse , j polie, sans cesse mouillée par la sérosité, libre et conti-' giië avec elle-même.

DES rOLMOiXS. 069

2". De la Trachée-artère et des 7?ronc/jeA'.(Aspera-arteria et broncliia. )

Situation de la tracltèe-arlére. Au-devant de la colonne vertébrale, depuis la partie inférieure du larynx jusqu'au niveau de la seconde ou de ia troisième vertèbre du dos. Figure. Celle d'un tuyau cyliudroïde , aplati en arrière , de huit ou dix lignes de diamètre environ. Rapports. En devant et de haut en bas, avec le corps thyroïde, les veines thyroïdiennes inférieures, les muscles sterno-hyoïdiens et sterno - thyroïdiens , le thymus, îa veine sousclavière gauche , l'artère brachio-céphalique et la crosse de l'aorte ; en arrière , avec l'œsophage, et un peu à droite avec le corps des vertèbres; sur les côtés, avec les artères carotides primitives, les veines jugulaires internes, les nerfs pneumogastriques et le nerf grand sympathique.

Extrémité supérieure. Elie est unie, par une substance fibreuàe, au bord inférieur du cartilage cricoïde. Extrémité inférieure. Elle se bifurque , et donne naissance à deux autres conduits plus petits, nommés les bronches, qui s'écartent l'un de l'autre à angle presque droit, et pénètrent dans le poumon correspondant , à la hauteur de la quatrième vertèbre du dos. Parvenues dans les poumons , les bronches se divisent chacune en deux branches, qui se bifurquent hientùt elles-mêmes, et se subdivisent en rameaux de plus en plus décroissans qui se comportent à la manière des artères.

Organisation. La trachée artère et les bronches sont formées par des cerceaux fibro-cartilagineux , des membranes , des ganglions lymphatiques, des vaisseaux et des nerfs.

Cerceaux fibro-cariilagiueux. Nombre. De seize à vingt à la trachée-artère. Forme. Celle d'anneaux élastiques ,

ÙJO APPAREIL RESPIRATOIRE.

incomplets, Interrompus dans leur tiers postérieur, placés horizontalement les uns au-dessous des auti^es, séparés par des intervalles étroits, divisés en deux faces et deux bords. Face externe. En rapport avec une membrane fibreuse. Face interne. Couverte par une membrane' muqueuse. Bords. Donnant attache à la membrane fibreuse. Dans les bronches, les cerceaux, d'abord plus minces et plus petits, deviennent de plus en plus irréguliers , et finissent par disparaître dans les dernières ramifications de ces conduits.

Membrane fibreuse. Elle s'étend depuis le cartilage cricoïde jusqu'aux dernières divisions des bronches ; en i arrière , elle est aplatie , et forme seule la trachée-artère; dans, les autres parties de ce canal, elle est interrompue ^ par les cerceaux fîbro -cartilagineux. Surface externe. Parsemée en arrière de petits follicules muqueux rougeâtres , nommés glandes irachcalcs. Surface interne, (lowiiguë en devant à la membrane muqueuse trachéale , et en arrière à une couche de fibres musculeuses, transversales, attachées aux extrémités des cerceaux.

Membrane muqueuse. Mince, rougeâtre , plissée sur sa longueur en arrière, continue avec celle du larynx, étendue jusqu'aux extrémités des ramifications bronchiques, en contact en dehors avec les cerceaux fibror cartilagineux et la membrane fibreuse, percée en dedans par les orifices excréteurs de ses follicules muqueux.

Ganglions lymphatiques des bronches ( glandes bronchiques). Situation. Au devant de la bifurcation de la tra-| chée, autour des bronches et même dans les poumons.] Forme, Ovoïdes, arrondis, lobulaires, etc. Couleur. l^oïré ou d'un brun obscur. Organisation. Tissu peu consistant, facile à écraser.

Les vaisseaux de la trachée-artère viennent des thyroïdien* supérieurs et inférieurs ; ses nerfs^ des pneumo-gas-

DES POr.MO.NS. Îi-I

triques. Les artères des bronches naissejit de l'aorte, et ses rserts des plexus pulmonaires.

5°. Parenchyme des Poumons.

Le tissu propre des poumons paraît formé en dernière analyse par des lobules extrêmement petits , dans lesquels viennent se rendre les dernières ramifications des bronches , de l'artère et des veines pulmonaires. Ces lobules , réunis entre eux par le tissu cellulaire, forment des lobes de plus eu plus volumineux, dont Tensemble constitue la masse des poumons.

DtrThyinus.

Situation. A la partie supérieure du médiastin antérieur. Volume. Etendu chez le fœtus depuis le corps thyroïde jusqu'auprès du diaphragme ; atropié et très-étroit chez l'adulte. Figure. Oblong , bilobé , glandiforme , mollasse, aplati d'avant en arrière, bifurqué à ses deux extrémités. Rapports. En arrière avec la trachée-artère , h;s veines thyroïdiennes intérieures, la veine sous-clavière gauche, la veine cave supérieure, la crosse de l'aorte et le péricarde ; en devant , avec le sternum et la partie inférieure des muscles sterno-hyoïdiens et sternothyroïdiens.

Structure. Le parenchyme du thymus est mou, jaunâtre ou blanchâtre, recouvert par une capsule celluleuse, qui envoie des prolongemens dans son intérieur et le divise en lobules d'un volume inégal, qui contiennent chacun plusieurs vésicules remplies d'un liquida laiteux et paraissant communiquer entre elles.

CIBCL'LATOIRE.

Troisièrae Ordre.

Il se compose du cœur et de son enveloppe, des artère;* et des veines.

Article premier.

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