CHAPITRE II
E.'l]ifilvifla.
Le citoyen. — Comment il emploie son temps. — Les occupations de la matinée. — Les hearcs des repas. — Lé costume et Phabillement. — La uourrituro. — La boisson.
Le citoyen. — « Si l'on veut définir le citoyen des temps antiques par son attribut le plus essentiel, il faut dire que c'est l'homme qui possède la religion de la cité. C'est celui pour qui Tarchonte ou le prytane
offre le sacrifice de chaque jour, qui a le droit d'approcher des autels, qui peut pénétrer dans l'enceinte sacrée où se tiennent les assemblées^ qui assiste aux fêtes, qui suit les processions et se mêle aux panégyries, qui s'assied aux repas sacrés et reçoit sa part des victimes. Voyez les termes de la langue : être admis parmi les citoyens, cela s'exprime en grec par les mots fxîrcîvoi Twv tecwv, entrer en partage des choses sacrées. »
Il y eut naturellement des moments et des pays où un tyran ou bien quelques nobles furent les maîtres du gouvernement : alors la masse des citoyens n'avait aucun devoir public à remplir. Mais, même dans ce cas, le commerce, le bavardage, les exercices du corps suffisaient à remplir la journée. La conversation était un des passe-temps favoris des Grecs, sauf cependant à Sparte où l'on apprenait aux jeunes gens à garder un silence modeste, et aux hommes faits à réfléchir avant d'ouvrir la bouche, et à condenser leur pensée en des formules brèves, concises et fortes. Mais ce n'était là qu'une exception. En ce point, la plupart des Grecs ressemblaient plutôt aux Athéniens qu'aux Spartiates.
Emploi de la journée. — Les Grecs avaient appris des Babyloniens la division du jour en douze heures ; Platon aurait même inventé une horloge d'eau marquant les hem*es de la nuit comme <;elles du jour.