DES JOUISSANCES DUES AUX BEAUX-ARTS
Edmond Morin.
Je venais d’entendre de la bonne musique, du Mozart et du Rossini,chez M. Sanzogno ; j’étais avec le dessinateur Ed. Morin. Vous avez vu ses croquis légers qui accompagnaient dans la Vie parisienne les contes parisiens de M. Gustave Droz ?
i8 TETIT MANUEL D'ART
— Oui.
— Je tiens pour Morin contre Droz : Ed. Morin, lui, il dit tout sans tout dire. Nous causions, nous causions d’art, parbleu! Et en causant nous allions devant nous. M . Morin attaquait; je ripostais. Nous marchions toujours; la pluie vint. Il était trois heures du matin, nous étions boulevard de La Chapelle, et il pleuvait! Nous bataillons. La pluie redouble. Je prends l’offensive , et j’atteins M. Morin dans les maîtres de son choix. Il ouvre son parapluie et entame la réplique. La belle nuit !
Une larme de comédienne, une larme de critique d’art.
Je dis à Lagouette :
— Un critique d’art raconte que regardant la Vierge à la chaise, accompagné d’une cantatrice, ils avaient eu tous deux les yeux pleins de larmes.